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 La dernière beuverie ?

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MessageSujet: La dernière beuverie ?   Sam 19 Jan - 22:33

Il reprit conscience, adossé contre un mur. Un pied dans une flaque d'eau, une main dans un pot de fleurs ou il n'y avait pas de fleur mais un terreau si boueux que sa main s'était enfoncée dedans jusqu'au poignet. L’autre pied était ramené près de son corps et sa deuxième main, à peu près propre, reposait sur son ventre.

Il se massa les tempes avec sa main propre avec l’idée de faire passer la migraine qui lui faisait pulser l’esprit. Qui était-il déjà ?

La réponse à sa question traversa le barrage que posait son mal de crâne. Accompagnée de tous les souvenirs qu’il avait tenté d’oublier en buvant. Il se maudit de se poser des questions si stupides.

Une douleur soudaine et lancinante le saisit à la mâchoire, lui rappelant qu’il n’avait pas fait que boire dans une taverne pour oublier. Il s’était aussi battu. D’ailleurs avait-il bien but dans une taverne ? Peut-être avait-il bu chez lui, puis était-il sortit avec l’idée de se défouler un peu. Non, la taverne était plus vraisemblable. Sinon, il se serait réveillé entre deux gardes. Quoique.

En observant sa main pâle et crasseuse, il lui revint en mémoire l’exposition morbide qui avait marqué le début de sa dépression. Il se rappelait exactement ou se trouvait la tête de sa femme. Septième marche, deuxième tête en partant de la droite. Il la revoyait, les yeux figés dans une pose terrorisée, les lèvres accrochées avec du fil de façon à donner l’impression qu’elle souriait.

Il resta ainsi quelques minutes, les yeux dans le vague, en proie à des visions cauchemardesques.

Puis il brisa le cycle de ses pensées morbides et se dirigea d’un pas mal assuré vers le tuyau qui sortait du mur en face de lui. Une fontaine, si on pouvait appeler ça une fontaine.

Il commença par placer sa tête sous le jet. Il n’existait pas de meilleure méthode pour dissiper les dernières brumes d’une déchéance d’alcoolique. Surtout quand on n’avait pas peur d’attraper la mort. Un fois l’esprit bien clair, ce fut au tour de la main de passer sous l’eau crasseuse. Il remarqua à cette occasion que son pantalon était si sale qu’on ne distinguait plus le noir de la toile.

Il retira finalement sa main et se dirigea vers la taverne la plus proche. Il était prêt pour une nouvelle bagarre. Le feu de l’action et les coups le ferait oublier pour un instant le passé.

Il rentra dans quelqu’un. Il était si concentré sur ses pieds qu’il ne l’avait pas vu.


− ‘Scusez, madame.

Il allait continuer son chemin quand il s’aperçu qu’il avait déjà rencontré cet homme. Mais quand ? Ce devait être pendant une bagarre car il se voyait, plus ou moins nettement, abattre une chope sur le crâne de cet homme. La bagarre de la veille ? Peut-être. Mais il en avait fait tellement. Le type le regarda d’une drôle de façon, la tête tournée vers la gauche et l’œil droit fermé.

− J’te connais toi.

Ce qui est bien quand on rencontre un autre alcoolique, c’est qu’on cherche la même chose. Ainsi au moins l’un des deux est satisfait.

− Tu m’as frappé, hier. Ettttt Attrape celle-là.

Le gars lui envoya son poing, avec une lenteur et une maladresse peu commune, vers le visage. Ses réflexes, ces maudits réflexes, jouèrent. Waïn s’effaça au dernier moment et percuta le ventre de l’autre avec son poing. Dès que l’homme fut plié en deux, il frappa sèchement sur la nuque et le type d’écroula, inconscient.

Sans plus se soucier de son agresseur, il repris sa route. Et s’arrêta de nouveau. Quelqu’un l’observait, il en était sûr. Il se mit à détailler les gens qui passaient dans la rue. Qui pouvait bien s’intéresser à lui ?
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MessageSujet: Re: La dernière beuverie ?   Mar 22 Jan - 19:29

Cath était arrivée à Tara quelques heures auparavant, quand il faisait encore nuit. A vole d’oiseau, le trajet avait été rapide même si elle n’avait pas put emporter d’arme avec elle. Celles-ci arriveraient sûrement en milieu d’après midi, apportées par son cheval. Depuis les six mois qu’elle avait passé aux milieu des êtres humains –pour la plupart- elle avait pu remarquer le net avantage qu’avaient les chevaux elfiques. Ceux qu’elle avait croisés en ville n’étaient plus que des serviteurs qui exauçaient les moindres souhaits de leur maître tandis que ceux de son village étaient toujours sauvages et libres. On ne pouvait les monter que si eux l’acceptaient. Cath avait eu la chance de grandir avec le sien ce qui avait permit de tisser des liens entre les deux êtres. Par respect pour celui-ci, elle n’avait jamais pris la forme d’un cheval et ne lui avait jamais donné de nom. D’ailleurs, ils avaient toujours réussis à se comprendre sans la moindre parole.
Voilà pourquoi Cath avait décidé de s’autoriser une petite balade en ville le temps qu’il la rejoigne.
Cela ferait bientôt une heure que la jeune Gallisenae se errait entre les ruelles de Tara. Quand elle croisait des habitants, elle souriait de toutes ses dents en leur lançant un joyeux « bonjour ». Peut-être qu’ils la prenaient pour une folle mais bon, elle s’en fichait, et le salut d’un fille aussi jolie, même folle, c’était simpa pour commencer la journée.
En s’approchant du centre ville, les auberges se firent de plus en plus nombreuses… les alcooliques aussi. Cath n’avait jamais tenue l’alcool, c’était d’ailleurs pour cela qu’elle évitait de s’en approcher de trop près. Les effets de ce liquide étrange pouvaient se révéler désastreux, chose prouvée par un groupe de quatre hommes qui n’avaient pas encore finit leur tournée des bars bien qu’on soit en pleine matinée. Ils tanguaient légèrement en s’approchant de l’adolescente et la dévisageait avec une drôle de lueur dans les yeux. Cath ne compris pas leur intention et ne bougea pas d’un pouce. Il faut dire qu’elle n’arrive absolument pas qu’on arrive à la trouver désirable, l’amour ayant toujours était réservé aux autres personnes. Elle ne s’en plaignait pas. A vrai dire, elle s’en fichait complètement et n’y pensait jamais. Pour l’instant, elle trouvait simplement bizarre que ces ivrognes s’approchent d’elle ainsi. Peut-être voulaient-ils un peu d’argent pour finir leur nuit ? Elle n’en avait aucune idée et attendit qu’ils soient assez près d’elle pour le leur demander.
Quand elle les questionna sur les raisons de leur approche, un sourire mauvais et avide apparu sur leurs lèvres. Cath prit peur et crut qu’ils voulaient non pas quelques pièces mais sa bourse entière –cherchez pas, elle comprendra jamais…-. Comme pour affirmer son hypothèse, un des ivrognes tandis la main vers sa hanche, là où pendant sa petite bourse de pièce –elle se trompe encore complètement mais je vais éviter les détails-. Cath réagit aussitôt et attrapa le bras de l’homme. D’une brusque torsion, elle le tira en avant et le fit tomber sur le sol. Voyant leurs compagnon à terre, les trois autres hésitèrent un instant. L’adolescente en profita pour finir d’assommer celui qui gisait sur le sol. Quand elle releva la tête, les trois autres couraient en tibutant vers une auberge. Celle du fin fond de la rue.
Décidemment, les jeune filles n’étaient plus ce qu’elles étaient il y a quelques années.

Cath remit machinalement une de ses mèches rebelles derrière son oreille et repartit tranquillement dans la rue. Après être passée devant toutes les auberges sans rien trouver d’intéressant, elle décida de s’assoire face à l’un d’elle, choisie au hasard. Ayant choisit son point d’observation, elle sauta avec agilité sur un petit muret et attendit.
Les passants pouvaient être un sujet très captivant quand on y faisait suffisamment attention. Petite, elle pouvait passer des heures assise dans un arbre à regarder des fourmis courir le long des branches. Les habitants de Tara pouvaient très bien être comparés à ces minuscules insectes car, comme eux, ils bougeaient dans tous les sens mais gardaient toujours un but précis. Ici c’était un homme qui décrotté les sabots de son âne, là une mère de famille qui s’en allait au marché pour trouver de quoi nourrir sa famille.
Soudain, le regard de Cath se figea. Là, au milieu de la foule des passant, une chevelure argenté se dirigeait vers l’auberge dont elle guettait la porte. Elle fut prise d’un doute, mais l’apparition d’une oreille beaucoup plus pointue que la moyenne le dissipa aussitôt.
La jeune Gallisenae fut transportée de joie. Cela faisait six mois qu’elle n’avait vu le moindre elfe –bien qu’ils soient assez nombreux sur Erin (à croire qu’ils la fuient tous)- et cette brusque apparition de l’un d’eux la projeta brusquement dans son village dans la forêt, là où elle avait grandit.
Voyant qu’il tournait la tête vers elle, elle n’y tint plus et sauta de son petit promontoire pour courir vers lui. Un sourire angélique ornait son visage et ses yeux pétillés de bonheur.


« Bonjour ! Je m’appelle Cath et je suis ravie de vous rencontrer ! »
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MessageSujet: Re: La dernière beuverie ?   Mer 23 Jan - 18:40

[HRP:]Désolé. C'est un peu court, et pas terrible, mais ça fait très longtemps que je n'ai pas refait de RP. j'ai perdu l'habitude.[/HRP]


Il vit d’abord la couronne rousse d’une femme, ou d’une fille. C’était la première chose qui retenait l’attention. Le sourire, les traits fins, les yeux vairons, Waïn les vit après, quand elle s’approcha. Elle était jeune, le demi elfe lui donnait à peine la majorité, et d’une beauté saisissante mais trop naïve. Qu’est-ce qui lui prenait d’errer dans un quartier comme celui-ci ? Son maintint, ses vêtements en bon état, l’empreinte de fraîcheur qui semblait la suivre. Tout cela criait son appartenance à une autre vie que celle que menaient les êtres qui se traînaient dans leur saleté en vivant dans cette partie de la vile.

C’était un miracle qu’elle n’ait pas déjà été attaquée et dépouillée. Quoiqu’en plein jour… Mais elle ferait mieux de disparaître de ces rues avant que le soleil s’évanouisse. On pourrait se demander pourquoi, alors qu’il cherchait l’oubli dans la boisson, l’oubli de tout et de tous, il se souciait de la vie, de la mort ou de la sécurité d’une jeune fille. Et bien parce que, quand il était sobre, il lui arrivait de se dire que telle ou telle personne avait de quoi apporter le bonheur à quelqu’un d’autre.

Elle arriva finalement devant lui, un sourire accroché aux lèvres et les yeux brillants. Le demi elfe savait qu’il lui présentait un sourire qui semblait chaleureux et qu’elle le prendrait sûrement pour cela. Mais il ne pouvait pas quitter ce sourire. Un sourire qui symbolisait à ses yeux la joie de vivre qu’il avait perdu.


− Bonjour ! Je m’appelle Cath et je suis ravie de vous rencontrer !

Il la jaugea de nouveau du regard, la détaillant. Il s’aperçu qu’elle n’était pas armée. Quelle inconsciente elle était. C’était pourtant la plus élémentaire des précautions. Elle devait tout de même savoir se servir d’une arme ! Et même dans le cas contraire, en arborer une suffisait à décourager la majorité des agresseurs potentiels.

− Pour le bien que ça peut me faire, rétorqua-t-il. Moi je serais ravi de ne plus me rencontrer. Et vous feriez mieux de récupérer une arme en vitesse ou de fuir ce quartier. En tous cas avant la nuit.

Il l’observa encore juste un instant puis se détourna et poussa la porte de la taverne. La beauté, il ne voulait plus la voir. Elle l’avait amené au bord du gouffre.
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MessageSujet: Re: La dernière beuverie ?   Ven 25 Jan - 20:30

Cath resta quelques instant immobile au milieu de la rue, La réaction de l’elfe l’ayant médusée. Mais pourquoi avait-il réagi ainsi ? Avait-elle fait quelque chose de mal ? Peut-être ne fallait-il pas interpeller les gens comme elle l’avait fait avec lui… Peut-être même avait-il était gêné quand elle s’était présentée en pleine rue… Pourtant, quand elle l’avait fait avec les elfes de son village, ils n’avait pas réagit ainsi. Bien sûr, là bas tout le monde la connaissait, c’était donc très différent. Mais quand même ! Ca faisait six mois qu’elle n’avait pas vu le moindre elfe et dès qu’elle en croisait un, celui-ci l’envoyait sur les roses. Ca n’allait pas se passer comme ça.
Cath entra à grands pas bruyant dans l’auberge et fonça droit vers l’homme aux cheveux argentés –faut dire qu’il était facilement repérable parmi la foule…-. Elle se planta en face de lui et le fusilla du regard. Elle ne savait pas vraiment pourquoi, mais elle était vraiment très en colère contre lui, et peut-être un peu contre elle-même aussi. Maintenant qu’elle le voyait de plus près, elle pouvait juger de l’état lamentable dans lequel il se trouvait. Ses vêtements étaient déchirés par endroit et étaient carrément crasseux (Cath ne trouva pas d’autres mots pour définir l’état de saleté dans lequel ils se trouvaient). Une multitude de bleus plus ou moins récents couvraient son corps, témoignant de ses nombreuses bagarres. Mais le plus frappant, c’était l’odeur d’alcool qu’il traînait sur lui.
Cath était paralysée. Mais comment un elfe pouvait-il tomber aussi bas ? Qu’avait-il bien put lui arriver pour que tout cela arrive ? Dans le corps de l’adolescente, la colère montée. A en croire le petit ventre de l’homme, ça faisait pas mal de temps qu’il menait cette vie. Quel imbécile. Bien sûr elle ne pouvait pas juger le passé et celui de l’être qui se trouvait en face d’elle paraissait terrible. Mais était-ce une raison pour abandonner tout espoir ? N’avait-il jamais apprit à se battre ?
Pendant qu’elle engueulait intérieurement l’elfe sans oser prendre la parole pour tout lui déballer en face –imaginez une fille plantée au milieu d’une auberge face à un elfe et au milieu d’ivrognes sans que rien ne se passe pendant plusieurs minutes…L’effet est assez comique en fait-, les chuchotements montaient dans la salle. Un homme un peu plus sobre que les autres se leva et se dirigea vers la jeune fille. Cath, elle n’avait toujours pas bougeait et essayer de transmettre par son regard tout son mépris pour ce qu’était devenu l’elfe.


« Hey ma cocotte, tu sais, c’est pas vraiment un endroit pour les demoiselle ici… Si tu veux, je peux nous trouver une chambre. Rien que toi, m et mes copains ! "

Toute la salle éclata de rire mais Cath n’y fit même pas attention. Elle saisit l’ivrogne par le col et lui enfonça son poing dans le ventre.

« Sachez, monsieur, elle lâcha l’homme qui s’écroula sur le sol et se retourna vers l’elfe, que je suis parfaitement apte à me défendre. Je n’ai DONC AUCUNE INTENTION DE PARTIR D’ICI ! COMPRIS ! »

L’adolescente avait finit sa phrase en hurlant aux oreilles de son interlocuteur. Elle n’avait pas réussit retenir sa colère plus longtemps et avait crié un bon coup pour se défouler. Autour d’elle, de nombreux gémissement retentirent comme pour témoigner des effets néfastes de l’alcool. Il faut dire qu’ils étaient assez étonnés qu’une si frêle jeune fille ait un si bon souffle et soit capable e mettre un homme bien portant –quoi qu’un peu ivre- au tapis en si peu de temps.
Cath, elle, était de nouveau calme mais ne souriait toujours pas. Elle s’assit à la table du jeune homme et plongea ses yeux dans les siens. Ceux-ci étaient cristallins et brillaient dans son visage aux traits parfaits. Ses longs cheveux argents coulaient sur ses épaules pour lui donner une apparence angélique. De nouveau Cath fut prise d’un brusque envie de retourner chez elle, au près des elfes. De tout abandonner. Mais c’était impossible, elle devait continuait. Et cela était une chose certaine, aussi certaine qu’elle ne laisserait pas un instant de plus cet être au plus bas de son existence. Elle devait l’aider. Et s’il ne voulait pas se battre contre lui-même et contre les fantômes de son passé, elle le ferait pour deux. Et elle ne lâcherait pas.
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MessageSujet: Re: La dernière beuverie ?   Sam 26 Jan - 14:30

Waïn s’assit à la première table vide qu’il trouva et fit signe au tenancier qu’il voulait quelque chose à boire. Celui-ci devait sans douter par ailleurs car le demi elfe avait visité plusieurs fois chaque taverne du quartier. Dès qu’il eut son verre, il se fit un devoir d’observer les autres buveurs, la disposition des lieux et la solidité des meubles.

Le tavernier avait apparemment l’habitude que des bagarres se déroulent dans son établissement car il avait mit des chaises et des tables peu chères. Plutôt des planches de bois clouées les unes aux autres. Il notait tout cela au moment où la porte s’ouvrit et où la jeune fille entra d’un pas décidé.


*Là, ce n’est plus de la stupidité, c’est de l’aveuglement, pensa-t-il simplement en la voyant s’avancer vers lui.*

Lorsqu’elle se mit çà le foudroyer du regard, Waïn reprit ses observations. Il était rentré dans la bonne taverne : les clients étaient déjà pas mal éméchés et la plupart semblaient costauds. Une aubaine.

Les murmures et les ricanements s’amplifièrent un instant et un homme se leva. Il semblait un peu moins saoul que ses compagnons de table. Ça sentait les ennuis pour la jeune fille. Enfin, elle les avait cherchés.

− Hey ma cocotte, tu sais, c’est pas vraiment un endroit pour les demoiselle ici… Si tu veux, je peux nous trouver une chambre. Rien que toi, moi et mes copains !

L’homme ne devait pas fréquenter les tavernes depuis très longtemps sinon la proposition aurait été moins prude. Le rire gras de ses compagnons couvrit les bruits des autres tables, où certains riaient aussi et où d’autres étaient si imbibés qu’il en dormait sur leur table.

− Sachez, monsieur, que je suis parfaitement apte à me défendre. Je n’ai DONC AUCUNE INTENTION DE PARTIR D’ICI ! COMPRIS !

*Tu fais comme tu veux, jeune fille. Mais ce n’est pas parce que tu as étalé un homme à moitié ivre que tu dois te mettre à crier comme ça.*

Le semi elfe avait eut envie de lui lâcher le fond de sa pensée et s’était retenu. Elle n’en aurait, de toute manière, tiré aucune leçon.

Les gémissements avaient suivit la fin de la phrase. Incroyable comme cette fille était chanceuse. Les habitués se contentaient de jeter un regard noir à Waïn comme pour le rendre responsable des actes de la jeune fille qui venait de s’asseoir à sa table. Bon dieu, il n’avait plus vu de fille qui se colle autant à lui depuis qu’il avait laissé tombé son ancienne vie. Et il avait la certitude que lui dévoiler son âge n’allait pas lui faire lâcher prise à elle. Ce n’était pas pour ces raisons qu’elle l’observait.

Il vida son verre d’un seul trait, et déchira un bout de sa manche qui s’était prise entre un clou et la planche.


− Que me voulez-vous ? Si c’est juste pour me regarder, faites-le de plus loin. Et si ce n’est pas pour ça, je ne vous ai rien demandé. Vous n’avez qu’à me laisser.

Au moment où le tavernier s’approchait pour remplir son verre, et en servir un à la jeune rousse, Waïnwhisper lui fit un signe négatif. Il ne boirait pas de second verre avant que cette jeune impétueuse soit partie, et elle-même ne devait pas être du genre à boire de l’alcool.

− Je vous fais pitié, hein ? Et bien je n’ai rien à faire de votre pitié, elle m’écoeure. Laissez-moi à ma misère et retournez dans votre monde.
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MessageSujet: Re: La dernière beuverie ?   Mar 29 Jan - 19:24

[je m'escuse pour ce poste nul de chez nul mais je n'ai pas beaucoup de temps ! J'espère seulement que le prochain que je ferais sera de meilleure qualité !^^]

Pitié ? Non, ce n‘était pas ça. Certes elle était en colère mais surtout, c’était son propre désespoir qui l’habitait. En revoyant cet elfe, elle avait crut revoir les siens. Mais celui-ci l’avait rejeté et une nouvelle barrière s’était dressée entre elle et son passé. Seulement voilà, cette fois-ci, elle n’avait pas réussi à le laisser s’en aller. Ce qu’elle était égoïste… Elle avait honte de ne pas avoir pensé un peu plus à l’elfe, à sa situation, à son propre passé. De la pitié ? Elle avait honte de ne pas y avoir seulement songé. Quelle égoïste mais quelle égoïste !
Le regard de la jeune fille se fit vitreux. Elle se dégoûtait. Elle n’avait pensée qu’à elle en suivant cet homme et visiblement celui-ci ne réait que de la voir s’en aller. Regroupant les quelques forces qui ne l’avaient pas abandonnée, elle se releva, ses poings sur la table. Elle ne pleurait pas, ç n’en valait pas la peine. Après tout, tout était de sa faute. Elle n’était qu’une idiote stupide et naïve.


« J…Je suis désolée… Je m’en vais tout de suite. »

Sur ce, Cath fit demi tour et se dirigea vers la porte. Oui, elle allait retourner à son monde. Mais son mode aussi avait disparu. Elle avait promis qu’elle ne retournerait pas au village avant d’avoir finit sa quête ou que quelqu’un d’autre le face à sa place. Si cela se trouvait, des Erewents qui n voyaient pas revenir ceux qui les avaient attaqués papi branchette et elle la dernière fois étaient venus au village plus nombreux pour se venger. Si cela se trouvait, ils étaient déjà tous mort. Eldalòtë…le chef du village…ses amis… Elle ne les reverrait sûrement plus jamais, même s’ils étaient vivants et que tout allait bien pour eux. Sa quête serait longue et sûrement jamais aboutie. De plus, elle risquait de mourir à tout instant si elle se faisait prendre en chasse par des disciples de Fall. Elle était forte, mais pas tant que ça…Elle n’avait que seize ans bon sang !
Une larme coula sur sa joue mais elle l’essuya d’un revers de manche. Elle ne voulait pas à son tour attirer la « pitié » de quelqu’un alors que ses problèmes pouvaient paraître bien plus simple à régler que ceux d’autres personnes. Après tout, il lui suffisait d’abandonner et de retourner à son village… Oui, abandonner, c’était tellement plus simple…

Derrière elle, les chuchotements avaient repris. On pointait du doigt le corps inanimé de l’ivrogne, puis l’adolescente toujours immobile devant le cadran de la porte. Cinq hommes finirent par se lever et se dirigèrent vers la jeune fille. L’un deux dégaina un poignard et un autre un morceau de bois long comme un bras qui traînait là. Ils avancèrent d’abord prudemment puis accélèrent voyant que l’adolescente ne bougeait pas. Elle semblait ailleurs. Et c’était tant mieux. Ce serait beaucoup plus facile pour eux si elle ne se débattait pas trop.

Cath avait entendu les hommes se lever et se diriger vers elle. Mais elle n’avait pas réagit. Elle avait peur de voir ses souvenirs disparaître si elle faisait le moindre geste. Et puis, après tout, ce serait une façon comme une autre de finir cette quête idiote. Sauver le monde, quelle stupide idée. Le monde était voué à disparaître avant même que l’Être intelligent n’apparaisse sur Erin et ce ne serait pas une petite Gallisenae qui y changerait quelque chose. En fait, elle ne ferait que partir un peu avant eux…

Le premier homme, celui qui tenait le bâton lui donna un coup violent dans le dos. Cath tomba à genoux sous la violence du coup. Ce n’était qu’un mauvais moment à passer. Si c’était le seul moyen pour elle de lutter contre son destin déjà tracé, elle était prête à le subir jusqu’au dernier moment sans broncher.
Un deuxième coup sur la tête lui fit perdre connaissance.


*Désolé Cheval…mais je ne serait pas là la prochaine fois…*
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MessageSujet: Re: La dernière beuverie ?   Mer 30 Jan - 21:20

*Allons bon… Voilà que je l’ai blessé, songea-t-il en voyant le regard devenu vitreux de son interlocutrice. Quelle idée ont ces gens de s’immiscer dans les problèmes des autres en croyant qu’ils peuvent les résoudre ? Enfin, elle me laisseras tranquille.*

La jeune fille se leva avec cette dégaine qu’il connaissait si bien. Cette dégaine qu’il voyait tous les jours, des dizaines de fois par jour. Cette dégaine qu’il avait lui-même. Cette manière de bouger si spéciale à ceux qui s’accusent d’un événement. Les yeux vides, comme secs, l’âme semblant crier de peine face à cette culpabilité, les épaules légèrement voûtées… Et la voix creuse.

− J…Je suis désolée… Je m’en vais tout de suite.

Elle se détourna et s’éloigna. Un soulagement mêlé du sentiment que ç’aurait été mieux si ça s’était déroulé différemment. Une sensation d’abandon et de liberté. Quelque chose de contradictoire qui emplissait l’esprit du demi elfe.

Elle releva sa main et passa sa manche sur sa figure. Un geste que Waïn avait fait, lui aussi. Si souvent au début. Quand il ne s’était pas encore vidé de toutes les larmes que l’on peut verser en une existence. Comme à chaque fois, il revit Aelïs lui souriant avant son départ, puis le sourire que ses tortionnaires avaient cousu sur sa bouche. Et encore cette question. Cette inévitable question… Sa présence aurait-elle changé quelque chose pour sa bien-aimée ?

Tandis que le semi elfe se perdait dans ses pensées et qu’une larme coulait sur sa joue, un raclement de chaise signala le début des hostilités. Les compagnons de l’homme qui gisait au sol avaient décidés que leur devoir était de venger leur ami. Ou bien ils pensaient que c’était le meilleur moyen pour aller embrasser la mort.

Waïn regarda sans vraiment les voir les cinq hommes qui s’approchaient de l’humaine. L’un d’eux s’était armé d’un morceau de planche qui avait traîné dans un coin et un autre tenait un objet brillant que le demi elfe n’identifia pas dans son état de semi conscience.

Ce ne fut que lorsque le premier coup percuta la jeune fille que Waïnwhisper se rendit compte de ce qui se passait réellement. Et ses réflexes, aidés d’une année passée à se battre dans des tavernes, jouèrent immédiatement.

D’un seul mouvement, il se leva et projeta sa table sur les deux traînards du groupe, les écrasant contre le comptoir. S’armant ensuite de sa chaise, il se précipita vers les trois restant. Le premier qu’il affronta se retournait juste, surpris qu’un autre ivrogne l’attaque. Il pris un tel coup sur le coin du crâne qu’il ne se relèverait sans doute pas avant un moment.

Le deuxième fut plus coriace, il lui fit une entaille aussi longue qu’une main dans le ventre. L’éclat qu’il avait vu était dû à un couteau. L’entaille semblait peu profonde mais déjà le tissu de sa chemise était rouge. Avec sa main libre, il attrapa la tête de son adversaire et le poussa violement vers le mur. Il fallait absolument qu’il se mette entre la fille et ses agresseurs.

Le troisième s’était si profondément enfoncé dans les vapeurs de l’alcool qu’il ne se rendit même pas compte qu’on l’envoyer valser dans le comptoir.

Enfin il pouvait tenir une protection correcte pour l’humaine. Il se retourna en brandissant sa chaise afin de dissuader les autres éventuels agresseurs. Personne ne semblait partant pour l’affronter et il saisit l’occasion pour soulever la jeune fille et la porter hors de la place.

Il hésita un instant puis se décida à l’emmener chez lui. C’était à deux pas.

Là, il la déposa sur le sol dans un coin où les éclats de verres n’étaient pas présents et vérifia qu’elle n’avait rien. En tous cas, elle ne saignait pas et il ne pouvait donc rien faire si elle était blessée. Il nettoya donc sa propre blessure et se retourna vers elle. Elle revenait à la conscience.


− Faites attention la prochaine fois. Et si vous voulez mourir, faites le au moins avec honneur, et emportez-en avec vous.
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MessageSujet: Re: La dernière beuverie ?   Ven 1 Fév - 20:01

Cath entrouvrit ses paupières. Son dos et sa tête lui faisaient horriblement mal et elle sentait monter une grosse migraine. Mais au moins ces douleurs lui prouvaient-elles une chose : elle n’était pas morte.
L’adolescente essaya de se redresser mais un brusque élancement dans son dos l’en empêcha et elle retomba sur le sol. Quel sol d’ailleurs ? Il faisait plus sombre que dans la taverne et, même si l’odeur d’alcool y était aussi présente, elle était certaine de ne pas encore y être.
Sa vue était encore brouillée et elle n’arrivait pas très bien à voir les détails de la pièce ou elle se trouvait mais elle sentait une présence au près d’elle. Qui cela pouvait-il être ? Quelqu’un qui l’aurait sauvée ? Mais qui ?

« Faites attention la prochaine fois. Et si vous voulez mourir, faites le au moins avec honneur, et emportez-en avec vous. »

Hein ? A qui appartenait cette voix ? A la personne qui se trouvait auprès d’elle visiblement mais elle n’en était pas certaine. Tout tournait autour d’elle et les effluves d’alcool commençaient à lui monter à la tête. L’odeur de moisi elle aussi lui donnait mal au cœur. Qui que soit son sauveur, si c’était là qu’il habitait, il était tombé bien bas.
Cath roula sur le dos pour mieux respirer. Petit à petit le monde qui l’entourait commençait à reprendre forme. Sa poitrine se soulevait doucement au rythme de sa respiration. La jeune fille gardait ses yeux rivés vers le plafond ou quelques toiles d’araignées se battaient en duel. Se battre…


« …Où peut bien se trouver l’honneur une fois qu’on est mort… ? »

C’était plus une question pour elle-même qu’une réponse à la voix mais elle l’avait murmurée assez fort pour qu’elle résonne dans la pièce. Elle se souvenait à présent. L’homme qui se trouvait à ses côtés était l’elfe à qui elle avait parlé dans l’auberge. Ainsi l’avait-il empêché d’en finir ? Après tout, peut-être qu’elle n’échapperait jamais à son destin. Cette mort n’était peut-être pas faite pour elle. Elle était destinée à disparaître en luttant pour le bien pas dans une vulgaire bagarre d’ivrogne.
Son dos lui faisait moins mal mais des centaines de tambours continuaient à essayer de lui briser sa boîte crânienne. Mais elle désirait plus que tout réentendre la voix de l’elfe qui malgré sa brutalité apparente chantait encore les mélodies des bois. Elle avait résonné dans son cœur et les sont cristallin de sa voix avaient ricochés sur les murs comme les milliers de gouttes d’une cascade d’eau pure. Cath avait bu ces paroles venues d’un monde encore lointain pour son esprit embrumé et s’en était servie pour regagner la surface.
Le timbre de la voix de cet elfe lui rappelait tellement de souvenirs… !


« …Merci… »

Encore une fois, les mots avaient été murmurés mais elle était sûre qu’il l’avait entendue. Elle ferma ses yeux vairons et posa sa main sur son front pour essayer de calmer la douleur. Le contact froid lui fit oublier quelques secondes sa migraine.
Mais pourquoi l’avait-il sauvé ? Il lui avait pourtant demandé de le laisser tranquille… Alors pourquoi l’avait-il aidé ?


« …Pourquoi ?... »

Elle n’arriva pas à prononcer d’autres mots. De toute façon, celui-ci suffirait. Il comprendrait.
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MessageSujet: Re: La dernière beuverie ?   Sam 2 Fév - 13:38

− …Où peut bien se trouver l’honneur une fois qu’on est mort… ?

La jeune fille semblait peiner à reprendre ses esprits et Waïn ne savait si il devait prendre la question pour lui ou attendre qu’elle revienne totalement à elle. Le mieux lui semblait de réfléchir dans le cas où la question lui serait posée. C’est vrai que c’était une bonne question. Mais elle n’avait jamais effleuré le demi elfe.

*Quand on passe de l’autre côté, s’il y a quelque chose, peut-être vaut-il mieux mourir une arme à la main qu’en se laissant aller dans les bras de l’Ankou… Ou peut-être que nous, les ivrognes, nous luttons parce que notre instinct de survie se le dispute avec notre désir de passer derrière le voile… Et moi, peut-être que je me bats parce que j’ai pris cette décision au nom de la personne que j’ai le plus aimé, et que c’est une part non négligeable de ma vie à laquelle je ne veux pas renoncer. Au fond, elle avait peut-être raison, peut-être valait-il mieux qu’il…*

− …Merci…

Le mots le tira de ses réflexions et il fut tellement surpris − il avait oublié la jeune fille et la raison de son cheminement − qu’il en perdit le fil de ses pensées… Il réfléchissait sur le fait de se battre… et de l’honneur qu’il y avait à mourir en combattant…

Il savait que ses réflexions avaient été plus poussées. Mais ne se rappelait plus en quoi.


− …Pourquoi ?...

La fille… Cath, elle s’appelait Cath… avait posé sa main sur son front. Elle semblait souffrir d’une migraine.

− Pourquoi je vous ais sauvée ? Je ne sais pas. Peut-être parce que vous êtes encore jeune. Que vous avez beaucoup de choses à voir encore, à faire aussi. Que vous êtes jolie et que le bonheur vous attend sûrement quelque part. Et peut-être parce que le malheur des autres vous touche encore. Et que c’est la marque de ceux qui doivent vivre.

Il s’arrêta au milieu de sa phrase en s’apercevant que c’était un des préceptes que lui avait transmis sa mère. Tant qu’un homme verse des larmes pour quelqu’un d’autre c’est qu’il ne mérite pas de quitter cette terre. Il se rappelait le visage elfique de sa mère. Ce visage si fin et si pur. Il n’avait d’elle que de bons souvenirs.

− Peut-être aussi que c’est parce que c’était ma meilleure occasion de commencer une bagarre dans cette taverne. Puisque j’étais rentré dedans pour ça.

Il l’observa encore. Il ne pouvait s’empêcher de se dire qu’elle ne pouvait mériter la mort mais que ce n’était pas principalement pour ça qu’il l’avait sauvée. Il savait qu’il l’avait sauvée parce qu’il avait eut envie de jeter ces cinq hommes au tapis.

− Ce n’est pas que je veuille profiter de la situation, mais il va bientôt faire nuit et le quartier n’est pas très fréquentable durant cette période. Je pense que vous feriez mieux de dormir ici. Le lit et par là fit-il en désignant la chambre d’un geste. Secouez-le avant de vous coucher dedans, il y a peut-être quelques bouteilles cassées dedans. Dormez tranquille, je me confectionnerais un nid dans l’entrée.

La vérité, c’est qu’il détestait les lits.
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MessageSujet: Re: La dernière beuverie ?   Sam 2 Fév - 19:50

Cath éclata de rire. D’un rire crispé plus nerveux qu’une véritable preuve de bonheur. Que le bonheur l’attende sûrement quelque part, elle ne pouvait y croire. Elle était née Gallisenae et devait protéger cette planète sans jamais connaître l’amour. Elle devrait se battre jusqu’au bout pour des préceptes appris par cœur et des sentiments qu’elle ne connaîtrait jamais. Quelle ironie !
Son rire redoubla, lui coupant le souffle et martelant sa pauvre tête. Mais qu’est-ce que ça lui faisait du bien ! Autrefois, elle avait promis à papi branchette de ne jamais pleurer et de garder le sourire quoi qu’il arrive afin d’apporter un peu de bonheur et de confiance aux gens qui l’entouraient. Elle était un des espoirs du peuple de Douar et ne devait pas faillir. Elle n’en avait pas le droit. Elle était un guide pour l’humanité alors qu’elle-même n’en faisait pas partit. Et pourtant, chaque fois que tout devenait trop difficile, elle n’avait put retenir ses larmes. Celle qu’elle avait versée quelques heures auparavant était une nouvelle preuve de sa faiblesse.
Cath était à présent assise sur le parquet et son fou rire commençait à se calmer. L’elfe en face d’elle gardait un visage impassible. L’adolescente croisa son regard un instant et s’en voulu. Elle ne voulait pas qu’il voit à quel point elle était triste, il fallait qu’elle soit forte. Elle lui fit un de ses plus beau sourire et lui lança tout en se relevant :


« Cette fois, et je le jure devant Douar, plus jamais je ne pleurerais ! »

Oui, et cette fois-ci elle respecterait son engagement quoi qu’il arrive. Il ne fallait plus que ses caprices de gamine empêchent le monde d’Erin de regagner sa paix. Elle retrouverait Tan, Avel et Mor quoi qu’il arrive. Elle le savait et rien ne l’empêcherait d’atteindre son but.
C’est alors que la volonté de la jeune fille vacilla un instant dans son esprit. Un lit… ? Pourquoi donc ? Elle était… à l’intérieur ? En quelques secondes tout redevint clair autour de la jeune fille. Le parquet, les morceaux de verre éparpillés et surtout… les murs. Cath fut prise de vertige et les murs semblèrent s’élancer vers elle. L’auberge était vaste et son désir de revoir un elfe ainsi que sa colère lui avait fait oublié à quel point elle détestait rester dans un endroit clos, mais là, c’était trop. Les murs se resserraient de plus en plus et tentaient de l’étouffer. Cath trébucha et se rattrapa in extremis sur le bord d’une table proche. Malheureusement, celle-ci était couverte de verre et l’adolescente se coupa l’intérieur de la main. Il fallait qu’elle sorte tout de suite. Sinon, elle allait mourir écraser entre ces murs, vite !
Cath s’élança vers ce qui devait être la porte et se précipita dans les escaliers miteux du petit immeuble. Elle dévala les marches quatre à quatre s’aidant des murs pour ne pas tomber et laissant une traînée de sang sur celui-ci. Dehors. Dehors. Dehors. Elle n’avait plus que ça en tête.
Quand enfin elle sortit du bâtiment ce fut pour vomir dans le caniveau tout ce que son estomac contenait encore. Mais elle s’en fichait. Elle était dehors.
Cath se força à respirer doucement pour calmer les battements de son cœur. Sa claustrophobie avait toujours était son plus grand point faible. L’Erewent qui avait tué son mentor l’avait bien compris lorsqu’il lui avait envoyé cette…vision. Depuis, sa peur des espaces clos n’avait fait qu’empirer et elle avait de plus en plus de mal à entrer dans une pièce. A moins bien sûre d’être complètement transportée par la colère ou la joie.
Une douce brise glacée traversa la rue, soulevant ses longs cheveux roux. Elle se rendit alors compte avec étonnement qu’elle avait perdu le lien de cuir qui lui permettait de les lier en queue de cheval. Cheval. Que pouvait-il bien faire lui ? A tous les coups, il l’attendait encore à l’entrée de la ville. Cath respira longuement l’air qui l’entourait. A en croire la douceur de celui-ci, le printemps arrivait à grands pas.

La jeune Gallisenae se retourna en entendent des pas arriver derrière elle. L’elfe l’avait suivit. Il faut dire qu’elle ne devait pas être belle à voir quand elle s’était enfuie en courant. Il s’était peut-être inquiété… ?
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MessageSujet: Re: La dernière beuverie ?   Lun 4 Fév - 20:12

Le rire de la jeune fille sembla exploser dans la petite pièce qui servait d’entrée, de salle à manger et de salon. Il sonnait clair… mais ce n’était pas un rire de véritable joie. C’était le rire de quelqu’un qui avait besoin d’évacuer une pression, de dissiper sa tension.

− Cette fois, et je le jure devant Douar, plus jamais je ne pleurerais !

*Je ne vois pas bien ce que j’ai dit de drôle… Et je ne comprends pas cette fille. Un instant elle pleure, je lui dis que c’est une assez bonne chose qu’elle puisse verser des larmes sur le sort des autres, alors que ces autres dont je fais partie n’éprouve qu’indifférence, et voilà qu’elle jure de ne plus le faire…*

Cath sembla soudainement prise de vertige et s’agrippa au rebord de la table, enfonçant un morceau de vers à travers sa paume. Sa mine se transforma en une expression de terreur et elle chancela une fois avant de s’élancer dans les escaliers en courrant comme si sa vie en dépendait.

− Qu’est-ce qui vous arrive ?

Il n’avait pas finit sa phrase que le claquement des chaussures de la jeune fille sur l’argile des marche s’éteignait déjà. Elle ne l’avait vraisemblablement pas entendu et, réalisant que les groupes de casseurs allaient bientôt s’offrir leur nuit de détente, il la suivit. Avec un rythme plus modéré toutefois car il ne voulait pas être surpris.

Une traînée rouge avait recouvert une partie des graffitis tracé au charbon sur les parois de l’escalier, ajoutant à cet univers de noir et de jaune une touche immanquable de rouge qui ne jurait pas dans ce quartier, surtout la nuit. Elle semblait même concrétiser les quelques menaces de morts qui se fondaient au milieu des noms de ceux qui ne voulaient pas être oublié, des dessins d’enfants et ceux plus provocateur de moins jeunes personnes.

La jeune fille se tenait là, devant lui, apparemment en bonne santé, parfaitement maîtresse de son corps et plutôt alerte. Il nota que la crinière de la fille volait dans son dos et, malgré l’obscurité tombante, il aperçu les reflets rougeoyants qui s’en dégageaient.

Lorsqu’elle se tourna vers lui, il vit, comme au milieu d’un éclair, la tête d’Ælïs. La tête de sa femme figée en un sourire non naturel, ses yeux montrant une angoisse et une peur indescriptible.

Il se recula d’un pas. La vision disparu.


− Je… Excusez-moi… Vous vous sentez mal ?

Le semi elfe jetait des coups d’œil inquiets des deux côtés de la rue. Une bande pouvait surgir à tout moment, et il n’avait aucun désire de croiser ces gens. D’autant plus qu’il avait laissé ses armes dans le coin de l’entrée. Un peu trop loin à son goût.

− Parce que si vous allez bien, mieux vaut ne pas traîner dans la rue à cette heure…
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MessageSujet: Re: La dernière beuverie ?   Dim 17 Fév - 14:55

Cath détourna ses yeux du sol souillé et se releva en tibutant. L’homme la regardait toujours même s’il lançait par intervalles régulières des coups d’œil vers les coins de la rue. Que craignait-il ? Des groupes de casseurs ou d’ivrognes ? Après tout, d’après ce qu’elle avait pu en voir, la différence était infime.
A sa première question, Cath hésita. Allait-elle bien ? Mouai… Elle n’avait rien de cassé et si sa coupure à la main lui lançait, un ou deux points de suture ainsi qu’un peu d’herbes médicinales y remédierait facilement. Rien de dramatique quoi. Quand à sa tête, même si elle continuait à lui tourner un peu, le vent frais qui traversait la rue de façon ininterrompue lui remettait peu à peu les idées en place. Une fois à l’extérieur, tout était allé beaucoup mieux. Sa peur l’avait quittée et ne restait de sa crise qu’un léger tremblement qui parcourait son dos ainsi que quelques gouttes de sang qui tombaient inlassablement sur les pavés de pierre noire.


« Je… Je vais bien… »

*Enfin je crois… *


Sitôt qu’elle avait finit de vérifier qu’aucune blessure suffisamment grave pour finir au fond d’un trou n’état apparue sur son corps, une immense fatigue l’avait saisie et la menacée de retomber dans les pommes. Comme si elle n’avait pas déjà assez dormie ! Cath lutta contre la fatigue tout en marmonnant des insultes contre sa personne. Ce fut la voix de… Comment s’appelait-il déjà ? Lui avait-il dit au fait ? Non. Elle avait dû oublier de demander. Il faudrait qu’elle y pense, ça lui faisait bizarre de l’appelait « l’homme », « l’elfe », ou tout autre dérivé.
Elle sourit en se souvenant qu’elle avait pensé la même chose quand elle avait rencontré Nath, quelques heures auparavant. Au départ, il était juste « l’homme poussé par la soif », un peu long n’est-ce pas ? Enfin bref, tout ça pour dire que Cath préférait nettement connaître les prénoms des gens qui lui sauvait la vie (comme « l’elfe ») ou qui lui tombait dessus sans prévenir (comme Nath). Et puis, avec le temps, elle arrivait toujours à leur trouver des surnoms bizarroïdes. Enfin, ça c’était surtout valable avec les gens de son ancien village vu que depuis qu’elle était sur les routes elle n’avait pas beaucoup eu l’occasion de se faire des amis.

La jeune Gallisenae reporta son attention sur l’homme. Elle avait vaguement entendu qu’il lui disait quelque chose mais elle n’avait pas franchement compris quoi. Une histoire de rue, d’heure et à en croire l’intonation de sa voix, de danger.


« Pas question de retourner à l’intérieur. »

Cette phrase, dite sur un ton boudeur l’étonna elle-même. On aurait dit une gamine de cinq refusant d’aller prendre son bain ! Sauf que là, c’était un peu plus difficile à supportait qu’un simple bain. D’ailleurs, en y pensant, il faudrait qu’elle pense à en reprendre un le lendemain. Une douche plutôt, dans la clairière ou elle s’était provisoirement installée. Avec cette journée passée au milieu des bouteilles d’alcool, elle ne devait plus franchement sentir la mousse des bois. A tous les coups, même si elle se transformait en lapin, pas un seul animal ne s’y ferait prendre.
Cath se donna une petite claque pour se réveiller. Quelle idée de penser à prendre un bain dans une situation pareille ? Elle n’avait pas franchement évoluée en âge mental depuis ces dernières années. Quelle gamine ! Il fallait qu’elle se concentre non d’un chien !


« Heu… Au fait, vous ne me l’avait pas dit mais, comment vous appelez-vous ? »

Au moins, ça c’était fait. Que devait-elle faire aussi ? Ah oui, retrouver son cheval.
A vrai dire, rien n’était plus facile pour elle. Il lui suffisait de se métamorphoser en chouette et de le rejoindre en volant. Mais elle n’arrivait pas à s’y résoudre. Au fond d’elle, quelque chose l’empêchait de quitter cet elfe qui lui avait sauvé la vie quand elle avait décidé d’y mettre fin (elle rougit de honte en repensant à cet acte irréfléchi). Il restait toujours la seule passerelle qui la liait encore à son passé et à force de fouiller dans le futur, elle avait de moins en moins de lien avec ses souvenirs qui ne cessaient de disparaître devant elle. Elle se sentait perdue sans eux.
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MessageSujet: Re: La dernière beuverie ?   Lun 18 Fév - 11:11

[hrp: C'est pas terrible, mais je suis en manque complet d'inspiration en ce moment...]

Bien qu’elle ait répondu par l’affirmative à sa question, la jeune fille semblait se tâter quand à son état de santé. Elle semblait… ailleurs, comme terrassée par la fatigue et incapable de se concentrer sur ce qu’il disait. D’ailleurs, une légère contraction musculaire lui indiqua bientôt qu’elle se forcer à essayer de comprendre ce qu’il lui disait. Apparemment sans succès.

Finalement, elle lui répondit avec une vigueur et un air boudeur dignes d’un enfant.

− Pas question de retourner à l’intérieur.

*Allons, voilà que ma demeure n’est pas assez bien pour cette demoiselle…*

Il eut envie de lui répliquer qu’il ne la forçait pas, que si elle préférait cela aux vapeurs d’alcool fugaces de son appartement, elle n’avait qu’à rester dans la rue à attendre qu’un groupe de casseurs vienne s’en prendre à elle, et que lui ne ferait rien pour l’aider une nouvelle fois. Puis il se rappela qu’elle avait titubé en se levant. Qu’elle avait voulu fuir le bâtiment comme si il l’agressait.

Etait-elle claustrophobe ? Ça compliquait les choses. Il ne voulait pas la laisser à la merci d’éventuels attaquants, mais une autre partie de lui n’avait pas envie de sortir de sa routine. Quel intérêt ? Tout aurait été tellement plus simple si elle n’avait pas peur des espaces clos. Il lui aurait offert un toit pour la nuit et le lendemain, il l’aurait laissé partir la conscience tranquille.


− Heu… Au fait, vous ne me l’avait pas dit mais, comment vous appelez-vous ?

La question le pris par surprise, et pourtant elle était prévisible. La jeune fille l’avait abordé en pleine rue puis l’avait suivit quand il l’avait envoyé promener. Il était évident qu’elle allait, à un moment où à un autre, lui demander son nom. Toujours pris dans son débat intérieur sur la décision à prendre, il répondit distraitement.

− Waïn… Waïnwhisper Fendyll.

Y aller, ne pas y aller… L’accompagner jusqu’au dehors du quartier, ne pas le faire. Aller plus loin, s’arrêter là. Le semi elfe n’arrivait pas à se décider. Ce fut un souvenir qui lui permit de trancher.

Ce soir là, il était rentré déprimé chez lui. Il n’avait rien mangé, était allé dans sa chambre et s’était glissée dans son "nid". Ses parents avaient compris que quelque chose n’allait pas mais leurs questions étaient restées sans réponses.

Au milieu de la nuit, alors qu’il observait les étoiles avec une profonde mélancolie, son père était venu le voir. Il s’était assis à côté de l’agglomérat de couvertures et de draps avec lequel Waïn avait construit son lit et était demeuré silencieux un moment. Puis finalement il avait déclaré avec une voix douce ce qu’il pensait.


« Tu sais, Waïn, nous les humains, nous avons une vie assez brève. J’ignore si pour cela tu auras hérité de ta mère ou de moi mais ce que je vais te dire est valable dans tous les cas. Il y a un temps pour tout. Un temps pour la joie, un temps pour la peine, un temps pour les souvenirs, un temps pour se préparer à l’avenir aussi, mais c’est à toi de choisir si ces temps doivent être longs ou court. Dans ta vie, tu auras d’autres moments de tristesse, c’est à toi de choisir si cette tristesse doit durer longtemps. Combien de temps elle doit durer, mais si c’est une tristesse que tu ressens par rapport à quelqu’un qui t’aime, dis-toi que cette personne ne voudrait sans doute pas te voir pleurer. »

Ce soir là, le jeune garçon qu’était Waïnwhisper n’avait rien dit. Il ne voulait pas comprendre ces mots. Il lui avait fallut plusieurs années, puis il les avait encore oubliés.

− Voilà ce que nous allons faire, commença-t-il à l’intention de Cath. Je vais aller chercher mes armes, puis je vous accompagnerais jusqu’aux portes de la villes, après, nous aviserons. D’accord ?

Et sans attendre sa réponse il retourna chercher précipitamment sa claymore et son épée, manquant de se casser la figure dans les escaliers tellement il voulait aller vite. Moins d’une minute plus tard, il était de nouveau en face de la jeune fille, équiper, cette fois, comme quand il partait en voyage dans un autre village que le sien.

− Est-ce que nous y allons ?
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MessageSujet: Re: La dernière beuverie ?   Sam 23 Fév - 18:37

Cath sourit. Waïnwhisper Fendyll, Waïnwhisper Fendyll, Waïnwhisper Fendyll… Et pourquoi pas Whishi ? Non, elle n’allait pas tout gâcher maintenant avec un surnom stupide. Elle se contenterait de Waïn. Waïn… Ca sonnait bien en fait. Oui, c’était parfait.
Toute fière de sa trouvaille –qui en fait n’en était pas une car elle n’avait fait que reprendre la première partit de sa phrase- elle sentit sa bonne humeur revenir et salua celle-ci comme on accueille une bonne amie. Son envie de rire lui avait manquée pendant ces quelques heures. Bien sûr elle avait rit quelques minutes plus tôt mais ce rire là ne lui avait apporté aucune joie. A présent elle se sentait sur son petit nuage de bonheur, prête à aller de l’avant. Au fond, elle n’était qu’une gamine. Elle n’avait jamais vraiment grandit et se sentait encore l’âme puérile.
Le monde dans lequel on l’avait forcée à plonger six mois plus tôt avait été une douche froide pour elle. Être confrontée du jour au lendemain à la violence du monde l’avait déchirée intérieurement. Dans son univers à elle tout n’était que liberté et balade en forêt et voilà qu’elle en rencontrait un ou la violence était maîtresse.
Il ne lui avait pas fallut pas longtemps pour se couvrir les mains de sangs et malgré tout, elle avait lutté pour ne pas grandir, pour rester une enfant (et hop là ! Syndrome de Peter Pan powaaa !!!). Les adultes lui faisaient peur et la dégoûtait un peu pour la plupart. Pourquoi avaient-ils toujours besoin de mentir ? Pourquoi ne rêvaient-ils plus ?
Cath soupira. Ce n’était vraiment pas le moment de ruminer ce genre de pensées surtout qu’elle venait de retrouver sa bonne humeur. Elle se claqua virtuellement la joue pour se remettre les idées en place et sourit de plus bel.


« Voilà ce que nous allons faire. Je vais aller chercher mes armes, puis je vous accompagnerais jusqu’aux portes de la villes, après, nous aviserons. D’accord ? »

Cath acquiesça d’un hochement de tête et attendit que l’elfe ait disparue dans le bâtiment. Voilà qui lui laissait un peu de temps pour essayer un truc.
L’adolescente ferma les yeux et se concentra. C’était la première fois qu’elle prenait cette forme mais celle-ci serait nettement plus pratique que le loup ou la panthère pour se balader incognito en ville. Quand elle rouvrit les yeux, son museau ne se trouvait plus qu’à une trentaine de centimètres du sol et elle avait une irrésistible envie de croquer une des cinq souris qui se baladaient dans la rue.
Satisfaite, la petite chatte s’étira longuement avant de trottiner vers l’entrée du bâtiment. Elle sursauta quand un grondement sourd se fit entendre. Il lui fallut quelques secondes pour l’identifier et sa stupidité la fit sourire (ou du moins, autant qu’un chat peut sourire). Ce bruit étrange n’était rien d’autre que son ronronnement, pas de quoi s’affoler.
Un vacarme d’enfer retentit dans l’immeuble. Visiblement, Waïn était pressé. Tant mieux ! Elle arriverait d’autant plus à le surprendre !
Cath s’assit à côté de la porte, bien sagement, en attendant que son sauveur débarque. Cela ne tarda pas.


« Est-ce que nous y allons ? »

Il s’était entièrement armé et resplendissait à présent sous la lune. A croire qu’il était un autre homme que celui qu’elle avait rencontré en milieu de journée ! Cath en resta coite. En fait, elle était tellement stupéfaite qu’elle en oublia de reprendre forme humaine.
Waïn s’était figé lui aussi, face à la rue déserte. Mais cela n’enlevait rien à sa magnificence. Ses longs cheveux argent flottaient au rythme du vent lui donnant quelque chose de divin.
La petite chatte rousse s’ébroua et entreprit de changer de forme. En quelques secondes, le petit félin rayé refit place à la jolie Gallisenae, rougissante comme jamais.


« Je…Désolé ! »

Se sentant de plus en plus ridicule face à un tel guerrier (c’est qu’elle est facilement impressionnable ma ‘tite Cath), elle s’empressa de changer de sujet. Elle tendit son doigt vers l’Est et tenta d’articuler un ou deux mots compréhensibles.

« …heu…mon cheval…est par là-bas…vers l’Est… »
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MessageSujet: Re: La dernière beuverie ?   Lun 25 Fév - 19:08

[hrp : désolé, c'est pas terrible. Je me rattraperai sur le prochain...^^']

La rue… était vide. Cath avait disparut. L’incompréhension s’empara du demi elfe quand, après qu’il eut regardé de chaque côté de la rue, il ne la vit toujours pas. Il s’était équipé plutôt rapidement et ne voyait pas comment elle aurait put remonter toute la rue. Et pourtant, la rue était bien déserte. Même pas un groupe d’ivrogne arpentant le sol poussiéreux.

Waïn hésita. Quand il disait quelque chose, il s’y tenait. Et là, il avait dit à la jeune fille qu’il l’accompagnait jusqu’aux portes de la villes. D’un autre côté, c’était elle qui avait disparu. Peut-être ne voulait-elle pas de sa compagnie et le semi humain n’était pas du genre à forcer les autres à s’accommoder de sa présence. Bien sur, il avait décidé de repartir à zéro, et donc de quitter Tara mais s’il devait partir seul, il aimait autant attendre le lendemain, et s’en aller reposé.

Ne sachant que décider, il s’apprêtait à examiner le sol pour repérer les empreintes qu’auraient pu laisser la jeune fille dans la poussière quand un chat – enfin, il supposait que c’était un chat sous la faible lumière de la voûte céleste – un chat donc, se transforma en la jeune fille rousse.

– Vous êtes métamorphe, remarqua-t-il inutilement à voix haute.

Il avait été franchement surpris par la métamorphose, ne s’attendant pas à ce que la frêle jeune fille ait un tel pouvoir mais à présent, il s’interrogeait sur ses autres capacités. Lui-même n’était pas vraiment aidé de ce côté-là.

« Je…Désolé ! »

*Désolée ? Désolée de quoi ? D’être métamorphe ?*

Une fois de plus la jeune fille l’avait surpris. Pourquoi diable s’excusait-elle ? Elle n’avait rien fait qu’on puisse lui reprocher. Elle avait même été très inspirée de prendre la forme du petit félin, c’était une excellente méthode pour passer inaperçue.

« …heu…mon cheval…est par là-bas…vers l’Est… »

Waïnwhisper se laissât à sourire. A sourire véritablement. Cath avait des attitudes bien changeantes. Il ne reconnaissait plus la fougue qu’elle avait manifestée au début de leur rencontre. Mais il retourna vite se morfondre dans ses souvenirs. Cette fraîcheur, cette naïveté et cette passion lui rappelaient trop sa femme. Et il voulait repartir. Bien sur, il garderait les souvenirs, on n’efface pas sa mémoire, mais il espérer arriver un jour à penser aux bons moments plutôt qu’aux autres.

– Et bien, allons vers l’Est. Si vous pouviez vous transformer, nous avancerions de façon plus discrète. Je pense que peu de gens ivres viendraient se frotter à nous, une claymore à un effet plutôt dissuasif, mais on n’est jamais trop prudent.

Avisant un groupe de six personnes qui venait de tourner dans leur rue, il saisit en douceur le bras de Cath et l’emmena vers les portes, de l’autre côté.

*J’ai oublié de fermer la porte… Enfin, ça n’a pas d’importance, de toutes manières, il sera sûrement saccagé si je reviens un jour.*
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MessageSujet: Re: La dernière beuverie ?   Mer 27 Fév - 19:25

Cath d’abord surprise pas le mouvement brusque de l’elfe, se laissa traîner sans réagir sur quelques mètres avant de se rendre compte que cela ne devait pas vraiment l’aider. En fait, de loin, on aurait pu croire à un enlèvement. Vu qu’il n’était absolument pas question d’attirer le regard des cinq –non six- hommes qui venaient d’apparaître, elle se redressa en tibutant et entreprit de suivre Waïn à la trace.
Pourquoi celui-ci avait-il brusquement fuit la rue ? A cause du groupe d’ivrogne qui était arrivé ? Ou alors il était tout simplement très pressé de se débarrasser d’une gamine plus embarrassante qu’autre chose. Oui, ce devait être ça. Elle n’avait fait que l’encombrer depuis qu’ils s’étaient rencontrés et maintenant il se sentait obliger de l’aider. Cette pensée aurait dû la faire culpabiliser mais elle eu beau guetter, pas le moindre remord ne montrait son museau. A vrai dire, elle était même heureuse qu’il soit là, avec elle. Cette présence la rassurait et lui rappelait de bons souvenirs.
Cath soupira. Qu’est-ce qu’elle était égoïste. Pour la énième fois, elle ne pensait qu’à elle, faisant passer ses propre désirs avant ceux de Waïn –qui, sûrement, ne désirait que regagner son lit tranquillement-.
Se souvenant soudain de ce que l’elfe lui avait dit, la jeune Gallisenae s’arrêta brusquement. Malheureusement, Waïn lui tenait toujours le bras et étant donné la différence de force physique, il arriva ce qui devait arriver : Cath se retrouva le nez sur le sol.


« Aïeuh… »


Mais qu’elle idiote ! Qu’elle idée de stopper net comme ça sans même prévenir. Décidément, elle avait vraiment le chic pour se rendre ridicule à toutes les sauces.
Dans sa chute, Waïn l’avait lâchée et l’adolescente pu utiliser ses deux bras pour recouvrer une position verticale. Elle rougi en remarquant que l’elfe la fixait et s’empressa –une nouvelle fois- de s’excuser.


« Désolé… ! Je voulait simplement m’arrêter pour me transformer mais j’ai trébucher et… et… »

…Et VLAN ! Il n’y avait rien d’autre à dire. Elle s’était lamentablement écrasée sur le sol une fois de plus. A croire que l’attraction (Erinestre ? Terrestre ?) était beaucoup plus forte sur elle que sur les autres êtres vivants. Déjà que ce matin elle avait réussit à s’ouvrir le crâne en glissant sur un rocher à cause d’un étrange garçon qui l’avait collé d’un peu trop près… Cath du reprendre sa respiration car celle-ci avait tout simplement cessée dès qu’elle s’était mentionnée Nath. Il l’avait vraiment collé de trop près…
Se rendant compte que Waïn l’attendait toujours –et du même coup que ça faisait cinq minutes qu’elle était plongée dans ses pensées-, elle s’empressa de vérifier si personne ne traînait dans les environs, tout en évitant soigneusement le regard de l’elfe (<faudra p’têtre lui dire un jour qu’il n’est qu’à demi elfe ^^). Résultat : RAS.
Cath se concentra sur sa transformation. Vu qu’elle l’avait déjà effectuée quelques minutes plus tôt, celle-ci lui était plus facile et surtout plus rapide à réaliser. En deux secondes chrono, elle avait reprit la forme du petit félin. Aussitôt, les délicieuses odeurs de rongeurs grassouillets revinrent l’assaillir, mais elle réussit à lutter contre l’envie de sentir leur os craquer sous sa dent.
Cath allait annoncer à Waïn qu’ils pouvaient repartir quand au lieu de sa voix bien trop fluette à son goût, ce fut un miaulement à peine audible qui sortit de sa gueule. Comment allaient-ils faire pour communiquer ? Enfin, après tout, c’était mieux ainsi. Elle se voyait très mal entretenir une conversation correcte avec quelqu’un qui était aux premières loges quand elle avait montrée malgré elle, son étonnante facilité à se rendre ridicule. En y repensant, changer de forme était vraiment pratique, surtout quand ça vous empêchait de rougir à tout va. Cath ronronna de plaisir devant cette nouvelle perspective et émit un petit miaulement –cette fois-ci assez fort pour qu’il puisse l’entendre clairement- pour indiquer qu’ils pouvaient repartir. Waïn acquiesça d’un hochement de tête. Si quelqu’un avait débarqué à ce moment là, il aurait certainement pris cette elfe armé jusqu’au dents en pleine ville et qui en plus discutait avec un chat, pour un dingue. Mais personne n’apparue aux coins de la rue et les deux compagnons de routes (pour l’heure tout du moins) purent se remettre en marche sans se soucier de voir débarquer toute une troupe armée qui les auraient envoyés à l’asile (enfin, surtout Waïn vu qu’il est assez difficile d’accuser un chat de discuter avec un elfe).
A sa grande surprise, Cath découvrit que le chat débordait d’énergie et d’assurance. A vrai dire, si un chien débarquait là tout de suite devant elle, elle n’aurait pas hésité un seul instant à découper son museau à coups de griffes. Rien qu’à y penser, elle sentait l’adrénaline se déverser dans ses veines de félin. Elle se sentait comme une petite pile électrique en surplus d’énergie !
Cath était toute excitée et courait dans tous les sens autour de Waïn, manquant de le faire trébucher à plusieurs reprises.
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MessageSujet: Re: La dernière beuverie ?   Sam 15 Mar - 12:16

[Heu... Comment dire ? Ah oui. Hum hum... OUIIIIINNNNNNNN !!!! Ze veux qu'on me répondeuuuh !]
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MessageSujet: Re: La dernière beuverie ?   Dim 23 Mar - 11:46

[Désolé de t'avoir fait attendre si longtemps, en plus c'est vraiment court. Désolé.]

=> Exil. Un nouveau départ.
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MessageSujet: Re: La dernière beuverie ?   

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La dernière beuverie ?
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