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 ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]

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Gabriel Jeevas
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MessageSujet: ¤°/Une journée comme les autres ?°¤ [Pv Nathy]   Lun 4 Fév - 18:38

Gabriel s’éveilla doucement dans la chaleur de son lit. Au vu de la luminosité qui régnait dans sa chambre il devait être aux alentours de dix heures du matin. Une respiration calme s’élevait à ses côtés. Il ouvrit les yeux et se tourna sur sa droite. Une jeune fille le regarda, les yeux mi clos en souriant, Gabriel lui rendit son sourire et lui caressa la joue avant de l’embrasser. Puis, toujours souriant, il fit d’une voix ensommeillée.
-C’était pas mal tu peux disposer.
La jeune femme se réveilla tout à fait et regarda le blond avec un étonnement non contenu. Elle s’apprêta à balbutier des questions mais Gabriel lui coupa l’herbe sous le pied.
-Tu étais parfaitement consciente de la finalité de cette nuit quand tu m’as suivi la veille. Ne t’imagine pas qu’une quelconque attache nous lie. Nous avons vécu l’ensemble d’une nuit et il y a peu de chance que cela se reproduise. Maintenant va frimer devant tes copines en leur disant que tu as couché avec le merveilleux Gabriel et laisse moi finir ma nuit.
-Mais… mais…
bégaya t’elle
-Au revoir.
Il se retourna en baillant et referma les yeux. Sa conquête se leva rouge de colère, se rhabilla à la hâte et sortit en claquant la porte.
Gabriel s’étira, un sourire satisfait aux lèvres. Elle, c’était une rageuse. Il était curieux de constater les réactions différentes des femmes quand il les jetait le lendemain matin. La moitié savait parfaitement ce qu’il en retournait et partaient sans un bruit et l’autre moitié faisait un caprice, persuadée qu’il n’oserait pas. Et bien sur qu’il osait. Il y avait les pleurnicheuses, les dépressives et les rageuses. A en croire leur paroles, elles se vengeraient ou elles se suicideraient mais Gabriel n’a jamais su combien de filles s’étaient donné la mort après avoir couché avec lui et n’était jamais tombé dans aucun traquenard de dépit amoureux.

Il paressa encore une trentaine de minutes au lit et se décida enfin à se lever. Il sourit devant le bordel indescriptible de sa chambre. Son pantalon et sa chemise étaient aux quatre coins de la pièce. Des oreillers traînaient par terre ainsi qu’un drap et il sourit quand il vit le soutien gorge de… Mathilde ? Ou serait-ce Maureen ? Gabriel ne se souvenait plus et s’en fichait comme de sa première chaussette. C’était fou le nombre de vêtement que les femmes oubliaient dans son appart, il pourrait les revendre chez un fripier. Et ça l’était tout autant qu’elles ne revenaient jamais les chercher.
Toujours en habit d’Adam, Gabriel ouvrit son placard et constata qu’il était vide, il allait falloir faire quelques courses. Il s’achèterait un petit déjeuner en sortant. Le jeune Jeevas se vêtit d’un pantalon noire et d’une chemise blanche, il chaussa ses bottines et y passa son poignard mais ne prit pas son katana, il espérait qu’il n’allait pas avoir à s’en servir. Il se passa machinalement la main dans les cheveux face à une glace dans l’espoir vain de les recoiffer et enfin sortit en prenant son long manteau de cuir.

Dehors, la rue était déjà très animée par cette fin de matinée. Gabriel flânait entre les différentes échoppes et ce fut quand il s’arrêta pour s’acheter une brioche qu’il remarqua qu’on le suivait. D’une manière un peu balourde il fallait l’avouer. Gabriel soupira discrètement, quoi encore ? Mais bon, quoi de mieux qu’une joute le matin pour bien se réveiller ? Il était cependant fort regrettable qu’il n’ait pas prit son katana. Qu’importe, il aviserait si jamais on se décidait à l’attaquer.
Faisant celui qui ne voyait rien, il continua de remonter la rue principale, appréciant les rires, les discussions animées et les négociations endiablées. Oui, Tara lui convenait très bien comme lieu de vie. Peut être un jour bougerait-il… Quand il n’y aura plus de proie intéressante sur place…
Malgré la foule, l’homme le suivait toujours et il fut un temps où Gabriel en eut assez il se retourna, choisissant soigneusement la personne à côté de lui. D’un geste rapide il dégaina l’épée de celui qui était à sa droite et fit, joyeux.

-Je te l’emprunte, j’espère que ça ne te gêne pas.
Il ponctua sa phrase d’un regard appuyé et son prêteur ne broncha point. Par ce geste, il vit soudainement la foule s’écarter et ne restait que le malheureux, armé aussi d’une rapière, qui le filait depuis un certain temps. Il faisait peine à voir et il était certains que sa science des armes était nulle. Ça n’allait pas être très intéressant.
-Oui, c’est pourquoi ? demanda Gabriel, un sourire amusé sur les lèvres.
Se sachant découvert, l’homme sut qu’il ne pouvait mentir.

-Vous… Vous et Marine…
Il claqua des doigts presque involontairement et marmonna pour lui-même.
-Mais oui… c’était Marine.
-Oui Marine ! Vous… cette nuit…
Joueur et espiègle, bien qu’ayant parfaitement compris le problème, Gabriel fit.
-Oui, cette nuit fut fort intéressante, d’ailleurs elle a oublié quelques effets chez moi, elle peut passer les reprendre quand elle le souhaite.
L’homme blanchit, puis rougit et enfin explosa.
-Je te provoque en duel.
Ben voyons, encore un petit malin blessé dans son orgueil et sa fierté de mâle.
-Soit, mais sais-tu seulement qui je suis ?
-Tous les hommes qui tiennent à leur femme savent qui vous êtes.

Le vouvoiement était agréable à entendre surtout de cette voix tremblotante. Quand arrivera le jour où un adversaire digne de ce nom le défiera ?
-Vous me flattez, fit Gabriel en faisant une petite révérence. Entendu battons-nous. Mais sache que si Marine est venue me voir, c’est sûrement que tu ne la satisfaisais pas.
Piqué au vif, l’homme fit sa première et sa dernière erreur du combat. Il porta le premier coup. Gabriel para sans mal l’attaque maladroite et d’un vif mouvement de poignet le désarma. Les actions n’avaient durées que le temps d’un passage d’oiseau au dessus d’eux. Gabriel posa délicatement la pointe de l’épée empruntée sur la gorge du perdant.
-C’est encore plus décevant que je ne le pensais. Mais tu as de la chance, si je devais tuer tous ceux dont les femmes sont venus me voir il ne resterait pas grand monde dans Tara. Va donc parler de ce problème avec Marine au lieu de venir me voir en sachant pertinemment que tu n’as aucune chance.
Et surtout pour me faire perdre du temps ajouta-t-il pour lui-même. Il rendit son épée à son propriétaire et fit volte face sans attendre de réponse.
Le sourire ne l’avait pas quitté de toute l’altercation.
Des gloussements féminins se firent entendre derrière lui alors que la foule reprenait sa vigueur, laissant un homme hébété et honteux au milieu de la rue.

Le jeune séducteur termina sa brioche qu’il avait momentanément glissée dans sa poche et pensa. « Oui, c’était vraiment une journée comme les autres. »
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Nathaniel Mor'wan
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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Mar 5 Fév - 9:43

[ Désolée, ça t'aide pas vraiment xD vu que mon petit Nathy n'est pas vraiment du genre réactionnel, je lui fait jamais faire grand chose XD *deux de tension* ]

Nathaniel leva les yeux au ciel. Il devait être aux alentours de midi, à en juger par la course du soleil, déjà bien avancée dans le bleu azur du ciel. Reniflant autour de lui, il s’attira quelques regards appuyés des paysans qui oeuvraient sur leurs champs dans la périphérie de la grande ville. Effectivement, il n’était plus seul, et il ne pouvait se permettre d’agir comme tel s’il voulait éviter les questions inutiles, les répliques cinglantes, les altercations et les cadavres sur son chemin. Allez savoir pourquoi, les rustres de la campagne craignaient plus que nécessaire les gens de son espèce. Des loups égorgeant les moutons … Comme si Nathaniel se satisfaisait de vulgaires brebis pour son déjeuner ! Ayant donc été obligé de reprendre apparence humaine, le jeune loup se trouvait un peu déstabilisé par les sons et les couleurs. La réhabilitation à son côté humain était toujours précédé d’une phase d’hyper sensibilité, qui était souvent bien utile mais parfois presque agressive sur ses sens trop développés. Il baissa donc le visage et tenta de faire bonne figure, n’étant pas d’humeur à régler leurs comptes à ces cloportes.

Le tout jeune homme gravit les quelques mètres qui lui restaient à franchir avant d’arriver au sommet de cette colline. D’ici, on apercevait tout Tara, resplendissante dans la lumière de la mi-journée. Il n’était qu’à quelques minutes de sa destination. Pourquoi Tara ? Eh bien parce que le jeune hybride avait un but qui se trouvait à l’horizon, encore bien loin à pied et pourtant si proche à pattes … Le repère de la guilde et son nouveau boulot l’y attendaient. Il savait pertinemment quel itinéraire suivre pour y parvenir, mais il avait décidé de faire une halte en ville pour se dégourdir un peu et trouver de quoi satisfaire sa faim. Car les temps étaient durs pour un loup, le gibier se faisait de plus en plus rare à l’approche de la saison morte qui ne tarderait pas. Pour l’instant, le printemps régnait encore en maître sur la lande, mais bientôt viendrait le froid et le vent qui rendrait à cette même lande son aspect de légendes qui avait toujours fasciné à travers les générations d’Erin …

Ses pensées avaient occupé son esprit et ce n’est qu’en se retrouvant entouré d’une foule compacte qu’il comprit que ses jambes l’avaient guidé jusqu’au contreforts de la ville. Allons bon, ses « absences » lui reprenait de plus en plus souvent, ces temps ci ! Heureusement pour lui, son instinct de prédateur le réveillait toujours à temps. Aussi se demanda t’il ce qui l’avait tiré de ses pensées, en cette rue tout à fait banale.

C’était l’allée principale et commerçante de Tara, allée qui se ramifiait en une multitude de petites artères qui se transformaient en coupe gorge dès la nuit tombée. Apercevant une de ses ruelles, Nathaniel s’y engouffra avec souplesse sans que quiconque lui ait accordé la moindre attention. Il était ainsi aux premières loges de l’action qui allait se dérouler dans quelques instants. Ce spectacle, au lieu de le rendre indifférent comme à l’accoutumée, allait l’amuser et le divertir le temps d’une échauffourée entre deux hommes de niveau complètement antipodiques … L’un était si gracile et élégant qu’un coup allait suffire à ridiculiser le deuxième. Mais nous suivrons cette scène à travers les iris émeraudes mielleux, aussi reporterai je la description détaillée à plus tard.

Nathaniel s’était donc faufilé dans une ruelle à l’abri des regards, où il pouvait ainsi suivre la scène qui commençait sous ses yeux. Un charmant jeune homme venait de passer devant lui, n’accordant que peu d’attention aux autres passants, du moins en apparence. Car Nath n’était pas le premier badaud venu, et il remarqua bien que les gestes de l’inconnu étaient presque calculés en fonction de … En fonction de la ridicule filature dont il était, semblait il, l’objet principal. Le jeune humain au visage d’ange innocent se retourna brusquement, un sourire toujours accroché aux lèvres. Se saisissant de l’arme de son voisin à quelques mètres à peine de la planque de Nath, il fit face à la loque tremblante de colère et de peur contenue, qui se trouvait à présent seule au milieu d’une foule qui s’était prudemment écartée.

Un dialogue étouffé commença entre le séduisant humain au teint de pêche et l’homme en face de lui qui ne mérite même pas de description tellement il semblait banal. Apparemment ce dernier avait perdu sa femme dans le lit du premier … Et il venait chercher réparation. Un sourire s’afficha sur le visage de Nathaniel. Evidemment … Mais quelle folie pouvait pousser ces hommes à défier ce qui ressemblait fort à un humain extrêmement habile à l’escrime, pour une histoire de … Fille ? Si elles se jetaient dans ses bras, c’était sûrement de la faute de leurs maris, après tout ! Alors venir demander réparation à celui qui n’avait fait que souligner leurs tords était un peu présomptueux !

De surcroît, le « duel » comme l’avait appelé le quémandeur de justice, tourna court après une action bien maladroite de sa part. Pendant un instant, Nathaniel se demanda s’il allait trouver la mort dans cette rue noire de monde suspendue au fil de la lame … Les respirations s’étaient arrêtées dans toutes les gorges, et pourtant Nath n’aspirait qu’à une chose : le bruit du métal sciant la chair. Mais apparemment il ne jouirait pas de ce plaisir aujourd’hui … Le manant, en vie, esquissa quelques pas de retrait avant de décider un repli stratégique. Ce même importun se faufila dans la ruelle de Nath et se retrouva alors face à face avec un jeune homme de haute stature, possédant un charisme assez impressionnant qui pourtant n’arrivait pas au niveau de celui qui venait de le ridiculiser. Encore honteux, il faillit perdre la vie au moment où il jeta un regard haineux à cet autre représentant de la gente masculine fort séduisant. Nathaniel leva une main armée de ses « griffes » et l’abattit quelque part aux alentours d’une oreille droite.


« Ne pense même pas à me regarder de cette façon. » puis, après un petit temps mort, il reprit la parole d’une voix plus légère comme s’il ne venait pas de menacer quelqu’un de mort : « Qui est cet homme ? »

L’inconnu, terrorisé par deux fois en l’espace de deux minutes, conclut qu’il tenait trop à la vie pour ne pas répondre. Aussi prit il à son tour la parole, d’une voix nettement moins assurée que celle de son interlocuteur :

« Tu … Vous ne connaissez pas Gabriel ? Tous les maris de Tara le connaisse, et toutes leurs femmes ont fait connaissance avec sa couche. Si vous avez une femme dans votre vie, Tara n’est pas un lieu de villégiature pour vous, partez ! »


Nathaniel haussa un sourcil moqueur. Une femme dans sa vie ? Il n’en avait … Une douleur fulgurante traversa son crâne à cette pensée. Il sembla vaciller un court instant, intervalle de temps que mit à profit sa proie pour filer et s’enfermer chez lui avec une bonne rasade d’alcool. Nath se reprit tout aussi rapidement qu’il avait défailli, et s’engagea à son tour dans le dédale des ruelles que lui offrait la ville. Il était curieux de constater par lui-même de cette soit disant beauté magnétique que dégageait ce Gabriel. Gabriel comment au fait ? Zut, son informateur du jour avait filé trop tôt. Bah, tant pis, il le lui demanderait peut être si cet homme était assez intéressant pour qu’il s’en préoccupe.

Après quelques minutes de suite discrète, Nath parvint à doubler la silhouette qui captait les rayons du soleil et s’adossa sur un mur de pierre froid dans une ruelle sombre qui cachait en partie son visage dans ce coin moins fréquenté de Tara. Dans quelques instants, ce Gabriel tomberait nez à nez avec lui. Nathaniel avait décidé de se montrer sciemment, conscient que l’humain avait déjà certainement détecté sa présence, même si son héritage Bis évitait cela, sauf auprès des exceptions, souvent intéressantes, qu’il rencontrait parfois.

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Gabriel Jeevas
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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Mer 6 Fév - 17:07

[C’est pas grave xD Mais à cause de ça, je suis en dèche de réponse longue, il est nul ce post >.<]

Gabriel poursuivait sa remontée de la rue principale tout guilleret après sa victoire, si peu gratifiante soit-elle. Aurait-il eu envie de faire couler le sang aujourd’hui ? Peut être mais pas devant tout le monde. Si la plupart des habitants de Tara connaissaient Gabriel sous son aspect débauché – Et il n’avait pas honte de se nommer lui même comme ça – Il n’existait en revanche aucune personne vivante pour parler du Gabriel assassin qui sévissait sans qu’on le remarque jamais. Ce qui en soit était un exploit car ses cheveux avaient tendance à capter même la plus petite lumière, comme celle d’un réverbère, il sortait souvent la nuit tout en noir avec une casquette gavroche. Le plus amusant c’était quand il était sur le point du tuer, de voir le visage de la personne qui reconnaissait en lui le vicieux Gabriel. C’était cette stupeur absolue qu’adorais notre protagoniste avant de faire couler le sang de façon définitive. Ses meurtres étaient tout le temps propres, il ne prenait pas plaisir à découper en morceau ses victimes. Un coup définitif dans une artère et c’était bon.

Tout en songeant que ça faisait un peu bout de temps qu’il n’avait pas pu observer à sa guise le liquide couleur pourpre un frisson soudain lui parcourut l’échine. Ce frisson il le connaissait par cœur, c’était quand quelqu'un le regardait avec insistance. Il jeta un bref coup d’œil derrière lui mais n’arriva pas à détecter qui le fixait ou le suivait de la sorte. Il ralentit négligemment en se demanda qui pourra bien avoir envie de le filer. Il se souvenait parfaitement n’avoir trouvé qu’une fille dans son lit ce matin. C’était-il passé quelque chose cette nuit qui méritait qu’il donne une nouvelle correction à quelqu'un ? Fronçant les sourcils, il tenta vaguement de se remémorer la soirée de la veille.
Il était comme à son habitude dans une des innombrables auberges de Tara. Comme par tradition, il était entouré d’une dizaine de filles et parmi elles se trouvait Marine. C’était elle qu’il avait choisi durant cette nuit, mais il ne se souvenait pas d’une quelconque autre personne. Cela éveilla la curiosité de Gabriel qu’on le suive pour une autre raison que celle là sans l’aborder. Et il était d’autant plus intrigué qu’il ne parvenait pas à localiser qui cela pouvait-il être. Ni si ça pouvait être une fille ou un garçon. Et il était rare que ça arrive. Gabriel avait ce don de repérer ses fileurs, rien que dans le fait qu’il ne croisait jamais son regard ou qu’il s’arrêtait en même temps que lui. Cette fois, il semblait qu’il avait à faire à un expert. D’amusant cela passait à intéressant dans la mesure où il l’abordait de façon non agressive. Car quelqu'un qui échappait au regard de Gabriel ne devait pas être né de la dernière pluie et il y avait fort à parier que ses compétences aux combats n’étaient pas moindre.

Et soudainement, aussi rapidement que le frisson se fit sentir, la sensation disparut. Et cela ne voulait dire qu’une chose. Soit la personne était devenue invisible, soit elle avait cessé de le suivre. Une autre question et Gabriel aurait quand même bien aimé savoir qui avait réussi à le suivre sans se faire remarquer. Désormais, il resterait sur ses gardes au cas où on se déciderait à le re suivre. Laissant ce problème dans un petit coin de sa tête, Gabriel réfléchit un instant à ce qu’il ferait ce soir. Etait-il motivé ? La question ne se posait même pas. Il trouverait peut être aussi un contrat à exécuter dans la même nuit. La seule question qui subsistait était, où allait-il aller et combien de filles choisirait-il ?

Gabriel continua et arriva bientôt en vue de la fin de la rue. Puis ce fut comme au ralentit qu’il passa devant une ruelle sombre, que son œil capte quelque chose mais le temps de l’analyser, il avait déjà avancé de quelque pas. Il s’arrêta, prit d’un doute soudain et recula de quelque mètres.
Une silhouette presque aussi haute que lui était adossée au mur de la ruelle. Dans l’ombre.
Un fin sourire barra presque immédiatement le visage de Gabriel. Il tenait celui qui l’avait suivi, il en était presque sur. Il jeta un rapide coup d’œil autour de lui et s’engagea à son tour dans la ruelle puis s’adossa en face de son interlocuteur. Malgré l’obscurité apparente, Gabriel put décerner les caractéristiques principales de… l’homme ? Quelque chose disait à notre séducteur qu’il n’en était pas complètement un. C’était une sorte d’aura qu’il dégageait, différente de la sienne. Il possédait des cheveux mi-longs très sombres et la pâleur de sa peau ressortait dans la noirceur de l’impasse.
Intéressant, songea Gabriel. Il n’avait guère l’habitude de se confronter à des non-humains. Et il lui semblait qu’il n’était pas là pour lui parler d’un quelconque problème de fille. L’espace d’un instant, il regretta de ne pas avoir prit son katana ce matin, mais il n’était pas certain du tout que les intentions de cette jeune personne soit malveillante. Néanmoins Gabriel était curieux de savoir comment il avait pu échapper à son regard.
D’un voix nonchalante mais néanmoins chaleureuse et quelque peu méfiante Gabriel demanda :


-Pourrais-je savoir à qui ais-je l’honneur ? Et surtout ce qu’il me veut.
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Nathaniel Mor'wan
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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Jeu 7 Fév - 11:47

[ Dis pas n’importe quoi, il est très bien ! J’aime beaucoup <3 [Je suis un peu partie en délire ! Pardon me ! ] ]

La filature du jeune hybride ne sembla pas passer inaperçu, et Nathaniel n’attendait pas qu’elle le fût. Car les personnes intéressantes ne se rencontrent pas à tous les coins de rue, et le jeune homme était agréablement surpris de la réaction de celui qu’il suivait. Après quelques minutes passées à le suivre, il le remarqua enfin. Maintenant il devait certainement être sûr qu’on le suivait. Nath l’aperçut se retourner, puis le jeune homme ralentit si imperceptiblement que le jeune loup faillit ne pas le remarquer. Calquant son allure sur la sienne assez promptement, Nathaniel eut un sourire en coin. Gabriel, puisque c’était son nom, devait s’interroger sur les raisons de cette filature … D’ailleurs, qu’est ce qu’il allait bien pouvoir lui donner comme explication ? Il ne le savait pas, pour la simple et bonne raison qu’il ne pouvait se justifier de manière rationnelle sa conduite. Moqueur, Nath nota toutefois que cela faisait longtemps qu’il n’avait pas agit sur un coup de tête, sans se poser de questions … Les seules fois où il avait fait preuve d’autant d’audace lui revinrent en mémoire, le distrayant de son itinéraire et le faisant se rapprocher dangereusement de sa « proie » qui n’en était pas vraiment une.

Le beau Nath, le discret Nath était en train de se dévoiler tout seul … Quelle inattention était permise quand on suivait quelqu’un d’aussi expérimenté ? Aucune, bien sûr, et il n’avait pas pris assez de précautions. Aussi s’engagea t’il dans une ruelle adjacente, pour éviter toute découverte de sa personne, mais aussi pour doubler cet homme rayonnant. Une fois qu’il fut éloigné de ce dernier, il reprit ses esprits avant de se choisir une planque discrète. Et là, il attendit, adossé contre le mur de pierre froide, qui pourtant réchauffait sa peau semblable au granit le plus glacial. D’ailleurs, quand il souffla dans l’air supposé chaud de cette fin de matinée, un nuage de buée se forma autour de son visage, les particules restant en suspension quelques instants avant de disparaître totalement. L’allée était certes peu accueillante et assez inhospitalière, mais le climat ambiant qui y régnait semblait arrivé d’un autre monde tellement il sonnait faux dans le décor.

Pendant le laps de temps que lui laissa Gabriel, le jeune hybride eut le temps de réfléchir. Pourquoi s’attardait il dans cette ville ? Son but était plus loin, toujours plus loin. De plus, son maître devait s’impatienter, ne le voyant pas venir. Cependant il n’avait jamais ordonné de le voir dès le lever du soleil. Aussi lui restait il quelques heures avant de devoir filer. Surtout qu’il n’avait toujours pas mangé, et que son ventre commençait à râler, prétextant qu’on ne lui avait rien donné depuis 3 longues journées … Faisant taire ce bruit disgracieux d’un coup de paume sur l’enquiquineur, Nath entendit les bruits de pas arriver. Ils semblaient étouffés par la distance, mais il n’en était rien. Le possesseur était juste trop malin pour ne pas annoncer son arrivée trop distinctement. Cela ressemblait fort, ajouté au combat du matin, à une personne fort peu recommandable … Et Nathaniel avait de plus en plus hâte de rencontrer le mystérieux personnage.

Quand il passa devant lui, trop vite pour que sa vision lui dicte de s’arrêter à l’instant, Nathaniel en fut presque surpris. Il était encore plus discret qu’il ne le pensait … Un rictus vint habiller les lèvres de Nath en entendant son futur interlocuteur s’arrêter puis reculer, plus calmement que ne l’avait été son avancée. Voilà, le petit jeu du chat et de la souris dans lequel il s’était lancé venait de prendre fin. Gabriel était face à lui, un inconnu plutôt doué, et sans doute la première personne de la journée qui pouvait prétendre à son niveau. Le jeune hybride eut le plaisir de se voir reconnu au premier coup d’œil. En effet, le sourire qu’afficha presque instantanément l’humain témoignait de sa finesse d’esprit. Il savait.

Se sentant dévisagé, Nath se força à ne pas bouger le temps que dura cet examen minutieux. Car si lui avait déjà eut l’occasion de le jauger de loin, Gabriel n’avait aucune idée du danger qu’il pouvait éventuellement représenter, ou encore s’il devait le considérer immédiatement comme un ennemi. En même temps si ça avait été le cas, premièrement Nath ne se serait pas donné la peine de le suivre aussi longtemps, et deuxièmement Gabriel lui aurait à coup sûr déjà tranché la gorge. Aussi Nathaniel laissa le regard de ce qui restait un inconnu couler sur lui, l’évaluant et jaugeant de son appartenance à une quelconque race. Encore un sujet qui pouvait provoquer l’hilarité chez l’hybride … Qu’était il donc exactement ? Un mélange des mauvais côtés des deux races dont il avait hérité, sans aucun doute …

Seulement il ne comptait pas se laisser observer sans lui rendre la pareille. Car s’il avait déjà eu l’occasion de remarquer ses cheveux qui captaient la lumière, Nathaniel n’avait pu noter son sourire si finement travaillé pour un séducteur de première classe, ni la couleur singulière des iris du jeune humain. Suivant du regard les contours de son visage, s’arrêtant parfois sur le grain de peau parfait ou sur les lignes sinueuses d’un tatouage, le jeune loup se délectait de la vision que lui offrait l’homme si bien habillé en face de lui. Une fois le premier examen terminé, Gabriel passa à la question nécessaire et si prévisible …


-Pourrais-je savoir à qui ais-je l’honneur ? Et surtout ce qu’il me veut.

Les présentations devaient suivre … C’était un moment peu agréable car … Que répondre ? Ce qu’il lui voulait ? Eh bien, il n’en avait pas la moindre idée ! Aussi, quand il prit la parole, ce fut de manière totalement hasardeuse sans connaître à l’avance le contenu de ses mots.

« Honneur je ne sais pas … Disons que vous avez affaire à un inconnu du nom de Nathaniel Mor’wan, et qu’il ne sait lui-même pas exactement ce qu’il vous veut. »

Euh … Wait wait wait … Nathaniel Mor’wan venait d’être sincère, de dire la vérité, aussi embarrassante qu’elle fut à un inconnu ? Certes, il n’était pas de genre à s’inquiéter du sens qui découlait de ses paroles, et le fait qu’elle soient blessantes ou humiliantes –même pour lui-même- ne le dérangeait pas outre mesure mais … Il venait quand même d’avouer qu’il avait l’air con parce que il ne savait même pas ce qu’il faisait là ! Rien qu’à cette pensée, Nath trouva sa façon de réfléchir totalement désobligeante, au moins autant que désopilante. S’il avait été un peu moins froid de nature, peut être aurait il rit de lui-même … En attendant avec impatience de voir la réaction de ce jeune homme, surtout quand il ajouta d’une voix calme, posée et douce, comme à l’accoutumée. Le son de sa voix semblait de miel, comme s’il était tout naturel qu’une sonorité si chaleureuse et froide à la fois appartienne à ce jeune homme.

« Peut être suis-je là tout simplement pour connaître votre nom, car j’ai eu vent de votre loisir qui semble déplaire à bon nombre d’hommes de cette ville, ainsi que de votre prénom, mais il me manque certaines données pour me satisfaire … »

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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Ven 8 Fév - 21:00

Mais que faisait donc Gabriel Jeevas, haut bourgeois de Tara, chevalier servant de ces dames - au moins durant une nuit - et rayonnant de classe dans une ruelle aussi sombre, sale, sordide ? Ce type d'endroit mal famé par tout les temps, toutes les saisons ? Qui sait, peut être avait-il déjà tué dans cette ruelle ? Tout était tellement différent de jour et de nuit, et Gabriel avait quasiment expérimenté le meurtre dans tous les pires recoins de Tara. Peut être qu'au fond, un peu de sang écaillé demeurait encore contre un mur, attendant une bonne pluie pour se rincer.
Après réflexion, cette journée allait-elle vraiment se passer comme toutes les autres ? Il suffisait d'une rencontre pour tout bouleverser, pour tout percevoir de façon différente et cet inconnu pas vraiment humain en face de lui pouvait-il prétendre à ce titre ? Il était certain qu'il avait le mérite d'avoir piqué suffisamment la curiosité de Gabriel pour ne pas qu'il le lâche avant des réponses précises. De plus, un peu de remous dans le monotone quotidien de pouvait pas faire de mal.

Après un léger temps d'arrêt, l'inconnu répondit à sa question
.
-Honneur je ne sais pas … Disons que vous avez affaire à un inconnu du nom de Nathaniel Mor’wan, et qu’il ne sait lui-même pas exactement ce qu’il vous veut.
Le sourire de Gabriel se souleva encore de quelque millimètre. C'était d'un comique, autant ses paroles que sa façon de parler. Le nom et le prénom de son fileur de lui disait rien et il pouvait dire que son nom n'était pas des plus communs.
Une des choses qui frappa le plus Gabriel, ce fut l'expression du visage de Nathaniel. Un visage si froid, si fermé, sans aucune rides d'expression trahissant des fous rires et du bon temps. Cela contrastait tant avec celui ouvert et avenant de Gabriel. Non pas que son interlocuteur fut repoussant, loin de là. Il avait les courbes d'un visage doux, une silhouette irrepérable mais sympa à regarder quand on l'avait sous les yeux. Qu'avait-il bien pu lui arriver pour qu'il semble aussi... déprimé ? Se questionna un instant Gabriel. Après tout, les problèmes des autres lui importaient peu, il était comme ça. Lui même n'avait comme problèmes principaux de choisir ses habits la matin et quelqu'un le soir dans une auberge qu'il aura choisit durant la journée. Non vraiment Gabriel vivait dans une parfaite plénitude sans aucun réel souci qui obscurcirait sa vie. Et en égoïste notoire, il n'avait pas envie de servir d'oreille attentive à ceux qui lui racontait leurs déboires. Si une fille commençait de la sorte, il était clair qu'il allait la jeter dans les deux minutes. Il n'allait pas jusqu'à plaindre ceux qui ne partageaient pas sa philosophie mais trouvait cela dommage de ne pas profiter pleinement de la vie qui nous avait été accordé. Cela pouvait choquer dans la mesure ou il arrivait souvent à Gabriel d'ôter cette vie aux autres justement. Et bien, une fois de plus, il s'en fichait comme de sa première chaussette. Il possédait le même caractère dans un bar que dans une ruelle, une victime en face de lui, mais dans le deuxième cas, il arrivait néanmoins à garder un semblant de sérieux - semblant bien évidemment, il était déjà arriver à notre séducteur de se marrer durant cinq minutes à la suite d'une pensée stupide sans que l'homme en face comprenne pourquoi.

Ainsi donc il ne savait pas ce qu'il l'avait poussé à le suivre. Si Gabriel avait vraiment été d'un narcissisme à toute épreuve, il aurait volontiers pensé que c'était à cause de son charisme et de son aura naturelle qui l'enveloppait constamment. Mais Nathaniel semblait sincère et ne savait pas pourquoi il se trouvait là. Un coup de tête ? Un fort tempérament ? Gabriel allait se faire une joie de le découvrir. Il se décolla du mur

-Tu es bien étrange de vouloir me suivre sans raison et sans savoir qui je suis. Etrange... mais j'aime bien.
Nathaniel embraya sur une deuxième phrase juste après la sienne.
-Peut être suis-je là tout simplement pour connaître votre nom, car j’ai eu vent de votre loisir qui semble déplaire à bon nombre d’hommes de cette ville, ainsi que de votre prénom, mais il me manque certaines données pour me satisfaire

Ainsi donc il voulait connaitre son nom ? Il avait sûrement du remarquer son différent de tout à l'heure. Et il avait vite découvert son prénom. Intéressant Si Nathaniel s'était montré aussi sincère, Gabriel pouvait bien l'être à son tour.
-Je m'appelle Gabriel... Mais apparemment tu le sais déjà. Gabriel Jeevas. Je n'ai rien à cacher. Tout le monde ou presque me connait ici. Mais toi tu n'es pas d'ici.
Gabriel fit un pas de plus, se trouvant à quelque centimètre de Nathaniel. Il posa effrontément son index sous le menton de l'hybride. Une ombre passa très rapidement sur son visage. La peau de Nathaniel était glacée, comme si Gabriel venait de toucher un glaçon. D'où cela pouvait-il venir ? A cette distance, malgré le peu de lumière, Gabriel pu enfin remarquer la couleur des iris de son interlocuteur. Ils étaient d'un adorable vert d'où perçaient des reflets dorés. Magnifiques. Gabriel s'autorisa, comme il le faisait la plupart du temps, une remarque sur quelqu'un qu'il ne connaissait pas. Mais c'était sa première impression et souvent, il adorait en faire part.
-Tu as le visage bien fermé et triste pour quelqu'un de ton âge. Ca fait peine à voir.
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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Dim 10 Fév - 10:43

[Faut que j’arrête d’écrire le matin, c’est du n’importe quoi !!! Désolée Désolée ... J'ai encore fait psycho T.T A croire que je sais faire que ça !]

Devant l’air sincère que Nathaniel n’avait pas affiché depuis des lustres, l’homme en face de lui sembla le prendre au mot, chose qui étonna plus qu’autre chose notre bel hybride. Il n’avait pas l’habitude qu’on le prenne véritablement au sérieux. Les rares fois où les étrangers semblaient le croire dur comme fer, c’était quand il se penchait vers eux en leur susurrant les derniers mots de rigueur qui vous accompagnent dans votre éternité. La faute à qui ? A sa mère, bien évidemment. Ãmaryllis s’était fait abandonnée par son conjoint juste après la naissance de Lili, et une enfance dans un univers si confiné et féminin lui avait procuré un air très délicat, trop, à son goût en tout cas. C’était peut être ce qui le rendait si spécial et si singulier, mais Nath se fichait bien de tout ça. Il aurait voulu être plus incisif dans ses traits, au moins autant qu’il l’était dans ses crimes. Après ces regrets immémoriaux, Nath pencha légèrement la tête lorsque Gabriel décolla du mur et glissa ces quelques paroles, légères, mais pas si insouciantes. C’est ce qui semblait faire la force de cet homme à l’apparence si désinvolte.

-Tu es bien étrange de vouloir me suivre sans raison et sans savoir qui je suis. Etrange... mais j'aime bien.

… Il aimait bien se faire suivre par des types louches sans aucune raison ? Serait il par hasard aussi dérangé que ses paroles le laissait croire ? Ou alors la singularité de ses rencontres était elle son critère pour classer les gens en « intéressants » ou « sans importance » ? En tout cas, si c’était le cas, il figurait dans la première partie, et c’était plutôt inquiétant … Mais sa présomption partit comme elle était venue, et Nathaniel haussa un sourcil appréciateur. Quelqu’un de capable d’accepter une telle réponse était soit complètement idiot, ce qui ne semblait pas être le cas, soit sûr de lui à outrance. Et cette confiance qui était un atout dont Nathaniel n’avait jamais profité, subjuguait le jeune homme et le remplissait d’un intérêt nouveau, plus fort et moins superficiel, pour cet être qui lui faisait face. A bien y réfléchir, sur le critère de la bizarrerie, Nath n’avait sans doute rien à envier à ce personnage, qui se présenta enfin.

-Je m'appelle Gabriel... Mais apparemment tu le sais déjà. Gabriel Jeevas. Je n'ai rien à cacher. Tout le monde ou presque me connaît ici. Mais toi tu n'es pas d'ici.

Ce n’était ni une question ni un reproche qu’il venait de formuler. Juste une affirmation qui ne méritait peut être pas de réponse. Mais s’il ne donnait pas un peu du sien pour faire avancer la conversation, Nath allait encore passer un long moment à fixer Gabriel sans aucune retenue, et cela aurait sûrement la conséquence néfaste de le faire fuir le plus loin possible.
« Gabriel Jeevas … »

Le jeune homme avait prononcé ces mots plus pour lui-même que pour quiconque. Il tenait enfin son nom. De cette manière, il pourrait le retrouver sans trop de problèmes … Fouillant sa mémoire à la recherche d’un quelconque souvenir, Nathaniel trouvait à ce nom des sonorités familières … Il l’avait déjà entendu, mais où ? Quand ? Dans quelles circonstances ? Tous ces détails d’importance cruciale ne parvenaient pas à franchir le mur que Nath avait érigé autour de son passé. Hochant la tête, il se dit que si réelle importance il y avait, cela lui reviendrait en temps voulu. En attendant, sans se douter le moins du monde des réflexions de Gabriel sur la dépression dont il semblait être touché, Nath s’apprêtait à reprendre la parole, cette fois ci à l’attention de son interlocuteur, quand le mouvement du corps de ce dernier l’en empêcha.

Le jeune –et charmant- humain d’une vingtaine d’année gravit les derniers mètres qui les séparaient encore, son visage arrivait environ au niveau de celui de Nathaniel, et ce dernier put fixer les yeux de glace de Gabriel. Sentant un doigt fin exercer une légère pression sous son menton, Nathaniel passa en revue les différentes options qui se présentaient à lui. Premièrement, découper cet effronté en tranches bien fines et régulières… A bien y réfléchir, ce serait dommage de s’être donné tant de mal pour rien, d’autant plus qu’il ne serait sûrement pas très apte à le laisser faire dans de bonnes conditions, et pour la première fois depuis longtemps, Nath doutait d’avoir le dessus sur cet homme. Deuxièmement, lui croquer le doigt … A cette pensée complètement déplacée, le jeune homme eut presque –presque- envie de rire de lui-même … Il ne lui restait plus que la troisième voie qui s’offrait à lui. Nathaniel allait la mettre en pratique quand il eut la désagréable surprise de remarquer une ombre sur le visage du jeune humain. Etait – ce le contraste entre l’index si chaud et le menton d’une fraîcheur étonnante qui perturba Gabriel ? Ou encore l’éclat inhabituel de ses yeux tant détestés ? [Plagiat … Pardonnez moi Kaori Yuki !] Peut être un peu des deux, sans doute, car les deux dérangeait souvent et plaisaient rarement. Avant d’avoir pu réagir de quelconque façon que ce soit, des mots résonnèrent à ses oreilles, lointains, et Nath mis du temps avant de les assimiler et éventuellement d’y répondre.

-Tu as le visage bien fermé et triste pour quelqu'un de ton âge. Ca fait peine à voir.

Son visage, déjà peu engageant, se ferma pour de bon et une impression de souffrance échappée passa sur ses traits. Nathaniel inspira fortement sans plus se soucier du contact cutané qui l’avait, un peu auparavant, perturbé au point d’avoir envisagé une réaction étonnante de sa part. Puis, balancé entre deux chaises, le jeune homme se dérida quelque peu et réalisa finalement ce qu’il avait projeté de faire. Il tendit la main et frôla rapidement une mèche de cheveux argentée du bout des doigts, laissant une empreinte froide sur la tempe de Gabriel. Enfin, il conclut son geste par une réponse énoncée d’une voix qui se voulait tranquille.

« Je doute que la raison de ce mutisme vous intéresse, Gabriel. De plus, je ne vois pas l’intérêt que cela aurait pour chacun de nous que je vous fasse part de mon histoire, qui au fond n’est importante que pour son conteur, et encore pas toujours… »

Le prénom avait jailli. Pourquoi ? Le vouvoiement associé à cette marque de familiarité pouvait choquer, et même lui n’avait pas de réponse. D’ailleurs, Nathaniel commençait à trouver que beaucoup de choses lui échappaient au contact de ce jeune homme, aussi avenant et plaisant à regarder qu’il fut. C’était d’ailleurs peut être cela qui en était la raison …

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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Dim 24 Fév - 13:37

[Ben, c’est bien de faire ça, même si c’est pas ma tasse de thé et ça va vite finir en no inspiration… ou alors je fais tomber une météorite dans la rue xD]


Gabriel avait posé le doigt- au sens propre comme au figuré- sur un problème, il le sentait. Nathaniel n’était pas un problème, mais il avait des problèmes. Cela se percevait, cela se voyait. Comme dit plus haut, Gabriel était allergique aux problèmes, mais son doigt sur cette peau glacé été comme scotché. Il arrivait très rarement qu’il se tienne immobile de la sorte, même son sourire semblait avoir perdu de son éclat. Son interlocuteur était étrange, assez étrange pour qu’il retienne et attire l’attention de Gabriel, mais d’un point de vue nouveau. Gabriel était attiré par les jolies créatures pour satisfaire sa vie de débauche. Mais il était attiré par Nathaniel pour une raison qui lui était inconnue. Il pouvait décider à tout moment de repartir et d’oublier cette rencontre, mais tout semblait se graver dans sa mémoire sans qu’il ne puisse rien y faire.
Ses paroles, anodines mais sincères avait remuées Nathaniel, cela se voyait à son visage. Imperceptiblement il s’était fermé et Gabriel cru décerner de la douleur pendant un bref instant. Chose nouvelle vu que jamais son visage ne reflétait telle émotion. Qu’avait-il bien pu déterrer pour obtenir telle réaction ?

A l’ instant où il allait retirer son doigt, ce fut celui de Nathaniel qui le toucha. Une mèche de cheveux, une sensation de froid. Gabriel voulut se contenir, encore et encore. Mais il craqua et laissa remonter le long de son échine des frissons incontrôlés. D’où venaient-ils ? Gabriel se sentait… perturbé et soudain son sourire déjà fané s’évanouit complètement. C’était à ne rien y comprendre. On venait comme de lui aspirer sa joie de vivre éternelle. « Qu’est-ce qui m’arrive ? » . Gabriel se demanda s’il ne s’était pas fait maudire. Non, qui était-il ? De quelle race exactement ? Qui pouvait le faire plonger ainsi ?
Des paroles retentirent tel un rêve aux oreilles d’un Gabriel anesthésié.


« Je doute que la raison de ce mutisme vous intéresse, Gabriel. De plus, je ne vois pas l’intérêt que cela aurait pour chacun de nous que je vous fasse part de mon histoire, qui au fond n’est importante que pour son conteur, et encore pas toujours… »

« Secoue-toi ! Remue-toi ! » L’ombre se retira vaguement des pupilles de Gabriel.
Voyez-vous ça. Il était tombé sur LE dépressif du moment. Il était vrai que cette histoire, Gabriel s’en fichait totalement. En revanche, le conteur l’intéressait. Et il se rendit compte qu’il aimerait beaucoup le voir sourire.
Ayé, Gabriel en avait marre. De quoi ? Mais de cette ambiance ! Ambiance qui commençait à grandement déteindre sur lui et ça la foutait mal ! Comment avait-il pu perdre son légendaire sourire ? Le jeune homme n’y connaissait rien en magie et toutes ses histoires de Dieu l’indifféraient. Il vivait au jour le jour point. Mais il se demandait comment il avait pu perdre un tel contrôle de lui-même.
Positiver, toujours positiver. Son sourire revint au galop, plus éclatant que jamais.


-Mais c’est pas croyable d’être dans un tel état d’esprit ! La vie est faite pour être vécue, pas pour être subie. Sinon, bonjour le taux de suicide par jour. Allez, bouge-toi !

Gabriel saisit le bras da Nathaniel et l’attira dehors avec la ferme intention de reprendre son train de vie habituelle, mais avec quelqu'un d’autre. Après ce qu’il venait de ressentir, il ne le laisserait partir avant d’avoir compris, demander, deviner quelque chose à propos de Nathaniel. Il n’était pas comme les autres. Il avait cette étincelle de vie malgré ses paroles et ses expressions. La vie est une ventouse, on n’arrive jamais à s’en débarrasser correctement et sans souffrance. Cette vie nous colle à la peau qu’on le veuille ou non et Gabriel tenait à le montrer à son interlocuteur. Voila qu’il venait de se fixer un objectif nouveau. Arracher un sourire à sa nouvelle connaissance.
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Nathaniel Mor'wan
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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Dim 24 Fév - 18:23

[Météorite, bonne idée ! Profites en pour écraser Nathy, ça lui évitera d'avoir à me faire écrire un truc si nul ^^' ]

Nathaniel regretta ses paroles avant même de les avoir prononcées. Chose étrange puisque ces mots, ils les pensaient. Et le jeune homme ne regrettait jamais de penser. Jusqu’à aujourd’hui, du moins. Il ne les regrettaient pas parce qu’elles étaient mensongères, non, ce ne serait pas une assez bonne raison pour qu’il se sente coupable des les avoir prononcées. Seulement voilà, Gabriel perdit de son éclat. Quant à savoir si c’était bien ses paroles ou alors lui-même qui avait déclenché cela, c’était impossible à déceler. Mais le résultat était bien là, décevant et inhabituel. En effet, on n’imaginait pas ce jeune humain se départir de cet atout de charme. Pas plus qu’on n’évoquait un loup sans griffes. Cette vision troubla notre bel hybride, qui en venait même à envisager de glisser quelques mots désopilants pour alléger l’atmosphère. Tout plutôt que contempler ce visage terni et assombrit par sa faute.

Pendant que Nath s’interrogeait, une fois de plus, sur la singularité de pensées qui ne lui correspondaient décidemment que peu ces derniers temps, il eut la surprise de voir Gabriel frissonner à son contact. Encore quelque chose qui l’insupportait. Être de la nuit, il n’était pour ainsi dire pas particulièrement chaleureux. Son caractère était certes un peu troublant et souvent glacial, mais sa peau suivait. Ce qui contrastait, la plupart du temps, assez avec les « autres ». Et plus encore lorsqu’il se trouvait dans les bras de sa sœur. Toujours, il produisait cet effet là. Ordinairement, il n’en avait que faire. Mais, encore une fois, perturber l’image si enivrante et optimiste de son interlocuteur, l’agaçait contre lui-même à un point qu’il n’avait jamais atteint.

Quelque chose, cependant, changea. L’atmosphère se réchauffait en même temps que les prunelles de Gabriel, qui semblait sorti de sa transe. Nathaniel Mor’wan avait le don de pourrir tout ce qui l’approchait. Encore une fois, il venait de faire preuve de beaucoup de talent vu comment le jeune humain avait semblé perdu et presque –presque- tristounet. Dégoûté de lui-même, Nath détourna légèrement son regard de Gabriel avant de finalement revenir sur ce visage dont il n’arrivait pas à se défaire. Il n’y pouvait rien, ce sourire magnétique était effectivement un argument de poids, et le jeune loup commençait à comprendre le taux de tromperie conjugale qu’abritait cette ville. Ce simple étirement de la bouche libérait une onde de chaleur et de volonté telle qu’il était impossible de ne pas sourire à son tour. On ne pouvait résister. Pourtant c’est ce que fit Nathaniel. Il n’y pouvait rien, il avait perdu jusqu’au réflexe de cette action, et les muscles qui y était rattaché avaient depuis longtemps cessé toute activité. Coupé en plein effort, Nathaniel mis un certain temps avant d’assimiler les mots, les décomposer et enfin les enregistrer.


-Mais c’est pas croyable d’être dans un tel état d’esprit ! La vie est faite pour être vécue, pas pour être subie. Sinon, bonjour le taux de suicide par jour. Allez, bouge-toi !

Avant qu’il n’ait eu le temps de réagir, Nath se sentit entraîné vers l’avant sans plus de discours. Ses jambes se mirent en mouvement toutes seules, obéissant plus à cet inconnu qui n’en était plus vraiment un qu’à leur propriétaire. En quelques instants, la ruelle disparut. Ils retrouvèrent rapidement l’allée centrale de Tara, l’allée commerçante, où avait commencé cette journée pas comme les autres. Comme si le contact avec Gabriel lui offrait de nouveaux horizons, Nathaniel, hébété et de plus en plus curieux, ouvrait les yeux pour capter le plus possible de la beauté quotidienne des alentours.

Il ne comprenait pas. Il ne comprenait pas comment Gabriel faisait ça. Comment pouvait il lui donner l’envie de le suivre ? Par quel obscur procédé Nath redécouvrait l’allée qu’il avait connue bruyante, agressive, inintéressante ? A présent, ses yeux la voyaient animée, vivante, joyeuse… de nombreuses images se gravaient dans sa mémoire sans qu’il prenne le temps de les analyser. Décortiquer. Nath était quelqu’un de très méthodique et de concret. Il lui fallait du temps pour réfléchir à tout ceci. Mais surtout … Pourquoi ? Pourquoi Gabriel prenait il la peine de l’entraîner à travers les ruelles de Tara, sans autres explications que ces précédentes paroles …

Secouant la tête de gauche à droite, Nathaniel stoppa net. Et il fit quelque chose de « normal ». Le jeune homme acheta un morceau de pain au premier marchand du dimanche venu. Il avait faim. Croquant un bout de la miche, qu’il finit par ranger, la gardant pour son voyage qui l’attendait, il déglutit avant de reprendre la parole.

« Vous avez une philosophie bien intéressante, Gabriel. Mais dans quel but souhaitait vous me la faire admettre ? Car, sauf erreur de ma part, vous semblez tenté par l’idée … »

Il savait bien que ce ne pouvait être par pitié. D’une part, ce n’était pas le genre. D’autre part, il ne le permettrait pas. On ne pouvait avoir pitié de lui, on ne … On n’en avait plus le droit. Car, par le passé, sa vie avait été sauvée par un homme ayant prit pitié … Ou autre chose. Mais dans l’esprit de Nathaniel, cet acte demeurait comme de la pitié en son égard, alors qu’il n’aspirait qu’au repos qu’il méritait. Un repos en Enfer. Pour toujours.

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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Mar 26 Fév - 10:33

[BANG Cloverfield dans Erin]

Il faut l’avouer, en tirant Nathaniel de la sorte, Gabriel ne pensait absolument pas qu’il allait suivre. Il pensait rencontrer une résistance, des objections, voir des menaces. Malgré un corps assez fin, Gabriel ne doutait pas que son interlocuteur cachait des réserves de force. Après tout, ce qu’il venait de faire n’était ni plus ni moins qu’un… enlèvement. Un ‘homme’ qu’il ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam l’avais suffisamment intrigué pour qu’il daigne l’emmener. L’emmener où ? La était la question car la rue principale touchait bientôt à sa fin et nous étions que le matin. Gabriel ne pouvait pas décemment l’emmener dans de multiples bar à faire des repérages, il n’avait que lui que ça amusait. Et si il l’amusait peut être, peut être arriverait-il à sourire.
Il y arrivait, il le sentait. Gabriel tenait le bras de Nathaniel et au fur et à mesure, celui-ci se réchauffait, pas des masses certes, mais un peu, au moins, il n’avait pas à faire avec un tasmant. C’était déjà ça. En y pensant, quel effet cela pouvait-il bien faire de passer une nuit avec un fantôme ? Gabriel se promit de réfléchir à la question.

Ils avancèrent ensemble et le beau jeune homme eut l’extrême surprise, pendant un très bref instant, de voir un enfant à côté de lui. Un enfant qui découvrait quelque chose de beau pour la première fois. Cette impression passa bien vite mais Gabriel aurait mit sa main au feu qu’il n’avait pas rêvé. Tout n’était peut être pas perdu.
Nathaniel s’arrêta devant une simple échoppe boulangerie et acheta un morceau de pain. Mais de la façon –normale- dont il le fit, on aurait dit que ce n’était pas un geste si anodin que cela et le voir mordre à belle dent dedans tira un sourire différent qu’il avait l’habitude d’aborder. Un sourire attendrit. Mais une fois de plus, il se ressaisit bien vite. D’où venait ce sentiment ? Gabriel n’avait pas pour habitude d’éprouver sympathie et compassion pour quelqu'un. Mais depuis qu’on avait commencé à le filer, il se doutait que cette personne n’était pas comme les autres. Elle éveillait en lui des sentiments qu’il n’éprouvait que dans sa lointaine enfance. Mais ça pouvait se révéler dangereux. Déjà qu’il n’était pas habitué. Les autres non plus et cela pourrait ruiner sa réputation de tombeur sans cœur pour les filles qu’il abandonnait. Non, non, il fallait rejeter les sensations étranges qu’il lui faisait avoir.


« Vous avez une philosophie bien intéressante, Gabriel. Mais dans quel but souhaitait-vous me la faire admettre ? Car, sauf erreur de ma part, vous semblez tenté par l’idée … »

Gabriel faillit louper le début de la phrase tellement il réfléchissait. Il se retourna d’un seul geste en direction de Nathaniel. C’est vrai ça, pourquoi faisait-il ça à part qu’il était intrigué au plus au point par ce jeune hybride. Hybride de quoi ? Il ne le savait pas et s’en fichait aussi. Nonchalance, toujours.
Il se posa un index sur la lèvre inférieure en faisant mine de réfléchir et se pencha vers lui, comme avec l’intention de lui faire une confidence.


-T’es mignon.

Okay, ce n’était pas l’intention première de Gabriel de dire ça, mais c’était trop tentant de voir sa tête.

-Ne me regarde pas comme ça, on ne te l’a jamais dit ? Bien sur, j’aimerais aussi t’arracher un sourire, et ça je ne sais pas pourquoi… Allez, défige toi. Si on allait boire quelque chose ? Je ne sais pas ce qu’on pourrait bien se raconter mais peu importe on trouvera bien.
Il se ressaisit du bras de Nathaniel et recommença à le tirer dans un bar plutôt appréciable, il ne fallait pas le faire se refermer par un mauvais choix. Il termina en disant.
-Et arrête de me tutoyer, je suis pas beaucoup plus vieux que toi.

Et blablabla, Gabriel était une vraie pipelette quand on ne l’arrêta pas à temps, et comme Nathaniel semblait trop abasourdi pour dire quelque chose, il ferait la conversation pour deux.

[Si tu ne pensais pas que Nathy réagirait comme ça dis le moi je change, c’est aucun problème ^^
C'est... moche ce que j'ai écrit, mais moche à un point x_x C'est pas long et c'est pas intéressant. . . *Va se pendre*]
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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Ven 7 Mar - 15:26

[Ne change rien, c’est parfait comme ça ! Et désolée de la médiocritée de celui ci, je suis vidée de toute inspi et j'ai DS demain, je suis complétement à plat et en démotive totale XD ]

Incompréhension totale. C’était la pensée première de Nathaniel. Il ne savait pas ce qu’il faisait là, tout comme il ne savait toujours pas ce qui l’avait poussé à filer cet homme. La question récurrente était « Pourquoi », mais le jeune homme en avait marre de se demander des choses alors qu’il ne détenait pas la moindre réponse. Aussi avait il accepté que son corps décide à sa place, tout d’abord ses jambes, en suivant Gabriel à travers les ruelles de Tara, ensuite son ventre, qu’il avait écouté grogner et dont il avait finalement eût pitié. Mais ce qui le surpris le plus, ce fut le sourire attendri et très doux que Gabriel afficha pendant quelques instants, dévoilant un aspect de lui-même dont Nath n’aurait jamais pu soupçonner l’existence. Mais quand la raison de ce sourire lui traversa l’esprit, sa première réaction fut de protester vivement. Il n’était plus un gosse, et pourtant le faciès de son compagnon lui rappelait la douceur dont sa mère faisait preuve à l’égard de sa jeune sœur. Ne voulant être considéré comme tel, il prépara une remarque acerbe. Mais ses protestations furent bien vite interrompues dans sa gorge par la voix chaleureuse de Gabriel qui résonna encore à son oreille, pour une réponse plutôt surprenante.

-T’es mignon. Ne me regarde pas comme ça, on ne te l’a jamais dit ? Bien sur, j’aimerais aussi t’arracher un sourire, et ça je ne sais pas pourquoi… Allez, défiges toi. Si on allait boire quelque chose ? Je ne sais pas ce qu’on pourrait bien se raconter mais peu importe on trouvera bien.

Le visage de Nathaniel en cet instant semblait tellement atterré qu’il serait impossible de le décrire de manière pertinente. La stupéfaction se lisait sur ses traits tandis qu’il ouvrait des yeux étonnés. Pour la première fois depuis bien longtemps, quelqu’un avait réussi à lui faire afficher une émotion sur son visage de marbre. De la surprise, d’abord, puis de l’amusement qui ne traversa que ses yeux, se refusant encore à s’exposer sur les lèvres douces du jeune homme. La confidence, légère, résonnait encore aux tympans de Nath, qui remarqua à peine le rapprochement succinct de Gabriel, ce qui eut pour conséquence de le priver de ces traits fins dont il commençait à apprécier la vision et la compagnie.

Ces pensées arrachèrent une petite moue au jeune hybride. Il semblait se rapprocher moralement de toutes les minettes que Gabriel charmait d’un sourire. Seulement, lui ne comptait pas se jeter dans des bras inconnus pour une aventure sans lendemain. Pourtant, l’amitié lui semblant bien loin dans son esprit, et ayant presque oublié la signification de ce mot si toutefois il l’avait connue un jour, Nathaniel se demanda avec curiosité ce que cet homme pouvait devenir pour lui. Aussi, quand il reprit la parole, le tirant de réflexions intenses à son sujet, le jeune homme tendit l’oreille, aux aguets.


-Et arrête de me tutoyer, je ne suis pas beaucoup plus vieux que toi.

Retenant une moue d’acquiescement, Nath se demanda s’il allait arriver à, dans son esprit, associer Gabriel à ce qu’il était vraiment pour le tutoyer un jour, à savoir plus qu’un vague inconnu ou qu’une vulgaire proie potentielle. Mais sa nature froide et dédaigneuse l’empêchait d’employer usuellement cette marque qu’il considérait jusqu’à aujourd’hui comme étant de la proximité vaine et sans intérêt. Cependant, avec un peu d’entraînement et d’attention, peut être arriverait il à accorder cette marque d’intimité à Gabriel.

N’ayant pas eu le temps de placer le moindre mot à travers le discours du jeune humain, Nathaniel se laissa de nouveau entraîner à la découverte d’une Tara qui lui était inconnue : la Tara de Gabriel, celle des tavernes et des jolies filles. Suivant son -charmant- guide dans un endroit qui restait fort respectable, Nathaniel n’eut que le temps de glisser quelques mots avant de franchir la porte en bois rustique de l’auberge qui semblait accueillante dans laquelle Gabriel venait de le tirer.


« M’arracher un sourire ? Autour d’un verre ? Hum. Vous…Tu as relevé un défi qui semble impensable à réaliser, même avec tout l’entrain et la bonne humeur dont tu fais étalage. »

Sa voix, déjà, s’était allégée et le ton semblait moins noir qu’à l’accoutumée. Boire un coup ? Et pour se dire quoi ? Qu’importe, le jeune homme avait trouvé comment passer un peu de temps à Tara, joignant l’utile, à savoir se restaurer, à l’agréable qu’illustrait bien sa rencontre en cette fin de matinée au beau milieu de l’activité du monde.

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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Mar 18 Mar - 17:59

[Médiocrité ? Tu te fous de moi ? xD]

Il y avait des journées comme ça. On se lève, on fait tout ces gestes quotidiens, anodins. Une mécanique bien huilée dans notre vie. Tout le monde est comme ça, même Gabriel qui pensait supprimer en se faisant assassin le subissait. C’est inévitable. Sauf si on voyage, et qu’on est sûr ou presque que tous les matins seront différents, chaque personne à sa routine. Certains trouve cela rassurant et ne ferait rien pour s’en défaire, pour d’autres c’était le contraire. Gabriel se situait entre les deux. Il appréciait sa routine jusqu’à ce qu’elle devienne insupportable, c’est pour cela que récemment il avait fait un voyage de plusieurs semaines jusqu’à la mer. Ça avait été rafraichissant mais il se devait avouer qu’il avait été content de rentrer chez lui… Ce qui ne fut pas le cas des hommes de Tara, et rien que ça ne lui fit pas regretter d’être rentré. En ce levant ce matin, rien n’avait attendu Gabriel à le faire se détourner de ses tournées habituelles. Et pourtant, il y avait eu Nathaniel…

Un sourire, il ne voulait rien qu’un sourire. Il se fichait de savoir pourquoi il s’était fixé cet objectif. Il n’y avait même pas de rides d’expression aux commissures de ses lèvres. On aurait dit que son visage était sculpté dans la glace. Mais une glace qui fondait et se fendillait depuis quelque minutes et Gabriel comptait bien lui donner le coup de grâce. Il avait réussi à le surprendre et Le jeune blond ne doutait pas que ce fut rare. Il avait réussi à obtenir une moue stupéfaite, même quelques instants et il s’en félicitait.
Nathaniel était jeune mais pourtant il semblait atteint du syndrome du dégoût de la vie. Gabriel n’en avait jamais rencontré, si ce n’est lui après la mort de sa mère. Mais à cet âge c’était exceptionnel. Le dégoût de la vie ne dure pas longtemps dans la mesure où on fait tout pour qu’elle se termine. Qu’est-ce que qui tenait encore Nathaniel dans ce monde là ? Une question bien intéressante que Gabriel poserait peut être… Oui peut être.

Gabriel commença à se prendre momentanément la tête alors qu’il s’asseyait à une table dans un coin. Mais pourquoi faisait-il ça ? Comment, lui si indifférent aux autres, si centré sur sa personne et ses sentiments, pourquoi se préoccupait-il de lui ? Il avait donné des arguments qui ne le satisfaisaient pas. Ils refusaient de croire qu’il faisait ça par seule bienveillance. Non, il allait forcément retirer quelque chose de cette entrevue sinon quelle en était l’intérêt ?


« M’arracher un sourire ? Autour d’un verre ? Hum. Vous…Tu as relevé un défi qui semble impensable à réaliser, même avec tout l’entrain et la bonne humeur dont tu fais étalage. »

Gabriel plongea ses yeux dans ceux de Nathaniel
-Rien n’est impossible, répondit-il avec un air et un sourire espiègle

Et voila, il repartait dans ses délires. Quel intérêt de le faire sourire ? Un seul que Gabriel voulais refuser à tout prix : Il devait être vraiment vraiment mignon en souriant. Et alors ? Et ben il voulait voir ça.
Il leva la main pour qu’une serveuse arrive, ce qu’elle s’empressa de faire, ainsi que deux autres. Elles étaient vraiment très belles, Gabriel les connaissaient toutes les trois. En plus, elles étaient gentilles et pas rageuses, le bonheur.

-Bonjour Lise, entama t’il en la regardant dans les yeux.
Celle-ci rougit en demandant ce qu’ils allaient prendre. Gabriel se donnait un point d’honneur à ne pas reluquer les formes des filles quand elles étaient susceptibles de le remarquer. Il faisait jouer sa drague sur son visage, ses mimiques, sa voix et ses paroles. Et en appuyant son regard sur Lise il commanda deux alcools pas très forts. Peut être dans le désir de voir Nathaniel se dérider un peu.



-Désolé d’avoir choisi à ta place, si tu n’en veux pas je la rappelle pour qu’elle change.
Il ne voulait pas imposer ses choix à Nathaniel, mais il avait une question qui pourrait au moins entamer la conversation.
-Dis, je voulais savoir… Qu’est-ce que tu fais à Tara ? Tu n’as pas la tête d’un marchand ou je ne sais quoi ? Tu fais juste du tourisme… ou autre ?
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Nathaniel Mor'wan
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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Ven 21 Mar - 16:01

[Merci xD Bon j'ai essayé de le faire limite énervé xD Faut qu'elle fasse gaffe, Lise ... ]

-Rien n’est impossible.

Le sourire moqueur de Gabriel rajoutait à cette phrase si anodine un aspect de défi. Apparemment, il ne le lâcherait pas tant que Nathaniel n’aurait pas souri. Aussi, et pour cette raison précise, le jeune hybride n’avait aucunement l’intention de lui faire ce plaisir. Il ne voulait pas. Il ne voulait pas que l’acharnement de Gabriel retombe, que son obstination s’efface, qu’il parte. Sa présence lui faisait du bien car elle réchauffait son cœur d’une lumière vive mais pas du tout agressive. Et il devrait quitter ça ? Non alors ! Aussi Nath était il obligé de se surveiller en permanence, ne souhaitant pas qu’un sourire opportun vienne mettre fin à la discussion.

Car l’envie d’étirer ses fines lèvres rosées le taraudait, et le jeune homme devait constamment exercer un contrôle sur ses nerfs pour ne pas se trahir inopinément. Hors de question qu’il cède. Le défi que Gabriel s’était lancé, en solitaire d’abord, venait de le gagner. L’objectif étant, pour l’un, d’en finir le plus rapidement possible, pour l’autre de faire durer l’instant présent. Car, après tout, s’il s’investissait autant c’était bien pour être satisfait et laisser Nathaniel à son sort après coup, non ? Le jeune humain était sûrement habité par cette obsession passagère qui, une fois mise en œuvre, disparaîtrait comme elle était venue.

Le laissant à ses sombres pensées, Gabriel interpella une, puis deux et enfin trois serveuses. Si les jeunes femmes semblaient boire ses paroles et se perdre dans l’ivoire de ses yeux, elles évitaient Nathaniel avec habileté. Agglutinées auprès de son compagnon, les demoiselles, toutes aussi séduisantes les unes que les autres, ne ressemblaient pourtant pas tellement à celles qui succombaient au charme obscur de Nath habituellement. Dans un soupir, il se résigna. Gabriel avait énormément de succès, il l’avait su avant même de lui adresser la parole. Mais ce qui perturbait vraiment notre jeune hybride était le pourquoi du comment ce fait indéniable l’horripilait. En effet, qu’avait il à faire des activités de Gabriel ? En quoi la facilité de ces filles à écarter les cuisses pour le jeune humain l’agaçait il ? Et, surtout, pourquoi sentait il son calme légendaire céder en terrain à une colère froide tandis que Gabriel, ma foi fort séduisant, en face de lui, distribuait sourires mielleux et paroles suggestives ? Depuis quand … Les questions existentielles de Nathaniel furent rapidement balayées par l’intervention de Gabriel. Intervention qui, soit dit en passant, lui était destinée.


-Désolé d’avoir choisi à ta place, si tu n’en veux pas je la rappelle pour qu’elle change. Dis, je voulais savoir… Qu’est-ce que tu fais à Tara ? Tu n’as pas la tête d’un marchand ou je ne sais quoi ? Tu fais juste du tourisme… ou autre ?

D’un geste de la tête, il fit signe que ça irait très bien. Il ne savait même pas ce que Gabriel lui avait commandé, et il s’en fichait. Tout était tellement irréel … Lui, Nathaniel Mor’wan, dans une taverne remplie d’alcool et de femmes, à discuter à cœur ouvert avec un presque inconnu qui n’avait plus qu’un but, lui décrocher un sourire ? Mais c’était la quatrième dimension ! Ce n’était pas son genre ! Les femmes, oui, il prenait plaisir à les séduire pour les rejeter après. Faire souffrir ces donzelles l’amusait. Mais de là à se trouver ici et maintenant … Le jeune homme aurait du être sur la route, seul, courant à perdre haleine pour se sentir enfin entier. Il devrait être auprès de son « maître » pour se sentir utile en ce bas monde. Il …

Encore une fois, il réfléchissait trop, et la serveuse dénommée Lise revint en compagnie de ses comparses, un plateau en équilibre sur son avant bras. Elle posa devant eux deux verres remplis d’un liquide ambré, d’une couleur profonde et rassurante. Un mélange de tons qui hypnotisait Nathaniel tandis qu’il tentait de placer deux mots. Que répondre ? Que faisait il à Tara, que faisait il à Tara ? Détachant enfin son regard du liquide enivrant rien que par l’odeur, le jeune homme ancra à nouveau ses iris flamboyants dans ceux de glace de Gabriel.


« Je ne suis à Tara ni pour affaire ni dans un quelconque but lucratif ou touristique. Il se trouve que je passais par là, c’est tout. »

Se rendant compte de la tonalité de sa réponse, froide, sans intérêt et totalement dénuée de sympathie, Nathaniel fit un effort et, après un silence qui lui sembla durer des heures, il ouvrit à nouveau la bouche pour articuler avec hésitation tandis que, pour la première fois de sa courte existence, il cherchait ses mots.


« Mais je ne regrette pas, j’ai … Rencontré le plus intéressant dans cette ville. Le carrefour incontournable de l’activité urbaine… Le plus grand séducteur de Tara. Je me trompe ? »

° Et il mérite sa réputation ! En même temps, il faut dire que … Il est charmant ! ° pensa Nath en observant à la dérobée la silhouette élancée du jeune homme. Se sentant presque coupable de penser cela, Nathaniel détourna bien vite le regard, se traitant de tous les noms qui lui passaient par la tête. Il était devenu fou, il n’y avait pas d’autres solutions.

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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Dim 30 Mar - 11:34

[La pauvre, alors qu'elle n'avait rien fait, ou pas encore, ou pas là.... Mmmh....]

Gabriel aimait les filles, c’était indéniable et irrévocable. Alors pourquoi se cassait-il autant la tête pour Nathaniel ? Pour un garçon ? C’était tellement étrange, tellement inhabituel. Mais pourtant il était irrésistiblement attiré par lui. Il était sombre mais tellement beau. Et Gabriel se surprit à l’observer en coin sans s’en rendre compte. Depuis quand se cachait-il pour regarder quelqu'un ? Le sourire toujours aux lèvres, Gabriel commença néanmoins à angoisser. Pourquoi ? Mais il n’avait pas pour habitude de s’intéresser aux hommes. Mais Nathaniel était différent. Nathaniel était attirant, il était beau et Gabriel se sentait bien et avec une chaleur interne qui n’était pas du qu’a celle de l’auberge.

En effet il faisait bon vivre à l’intérieur. Un feu brûlait lentement dans l’âtre. Des relents d’alcool n’étaient pas trop forts. La clientèle se tenait, ils n’avaient pas à faire avec de gros ivrognes malpolis. L’ambiance était chaleureuse, propice à la boisson, au repos et à l’amusement. Et comme c’était encore la journée, le soleil passait à travers les vitres, ajoutant des reflets blancs et doré sur le mobilier. Tous ces endroits avaient pour but d’engourdir nos sens et nous inciter à y rester le plus longtemps possible mais heureusement, Gabriel était habitué.
Lise amena la boisson sirupeuse qu’il avait commandée. Gabriel la gratifia d’un sourire et prit le verre sans pour autant le boire. Et soudain, Nathaniel tourna la tête vers lui et ancra son regard dans le sien. Le jeune blond soutint le regard sans sourciller, attendant la réponse.

« Je ne suis à Tara ni pour affaire ni dans un quelconque but lucratif ou touristique. Il se trouve que je passais par là, c’est tout. »

Aïe. Gabriel avait du toucher un point sensible en posant cette question. Dommage, mais il ne pouvait pas deviner, il voulait juste faire la conversation. Nathaniel avait répondu froidement et rapidement, comme si il voulait vite expédier cette question gênante. Que cachait-il ? Des tonnes de choses à ne pas en douter. Qui était-il exactement ? Pas un humain, quoi ? En même temps, ils venaient à peine de se rencontrer, il semblait totalement improbable que ce jeune homme révèle tout ses secrets à un étranger qui lui demandait. Il n’avait pas envie de les dire, n’en ressentait pas le besoin. Nathaniel se cachait. Et Gabriel n’aimait pas les gens qui dépriment pour une quelconque raison absurde. Il hocha la tête pour signifier qu’il avait compris et s’apprêta à entamer son verre quand il prit conscience que son interlocuteur allait de nouveau parler. Il arrêta le bord de son verre à quelque millimètre de ses lèvres et attendit.
« Mais je ne regrette pas, j’ai … Rencontré le plus intéressant dans cette ville. Le carrefour incontournable de l’activité urbaine… Le plus grand séducteur de Tara. Je me trompe ? »

Gabriel reposa son verre, s’accouda à la table et posa le creux de son menton dans la paume de sa main. Il eut la bonne grâce de paraître confus puis gratifia Nathaniel d’un de ses plus beaux sourire. Il venait de lui faire extrêmement plaisir, plus qu’il ne le croyait. En tant que narcissique égocentrique, Gabriel adorait les compliments, particulièrement venant de Nathaniel. Il en rajoutait des tonnes, notre aguicheur ne se considérait même pas comme tel. Mais se faire traiter de « plus grand séducteur de Tara » avait de quoi lui donner le rose aux joues. Nathaniel voyait clair dans son jeu et il ne savait pas si c’était ou non une mauvaise chose. L’espace d’un instant, Gabriel eut peur que cela le rende méprisant à son égard. Et cela lui faisait peur. Il avait beau se répéter que cela empêcherait son interlocuteur de sourire, il savait au fond de lui, qu’il avait peur d’être descendu bas dans l’estime de Nathaniel. Pourquoi ? Après tout, tous les hommes le haïssaient, un de plus ou un de moins ne faisait pas grande différence… mais si, ça faisait une différence de se faire détester par tout les maris de Tara et par… Nathaniel…
Gabriel détestait se voiler la face et ne pas savoir ce qu’il voulait. Il voulait se faire apprécier de sa nouvelle connaissance, mais il ne voulait pas s’avouer pourquoi.

Sans se départir de son sourire, il réfléchit quelque secondes à une réponse à adopter. En regardant Nathaniel, il se rendit compte qu’il mourrait d’envie de le toucher à nouveau, de sentir sa peau froide mais ô combien douce sous ses doigts…


-Démasqué. Je suis démasqué. Mais tous tes compliments me donneraient presque le rouge aux joues. Ne me rend pas plus grand que ce que je suis, cependant je te remercie tout de même.

Il reprit son verre et en but une petite gorgé dans l’espoir de chasser la sensation qu’il ressentait avec persistance quand il regardait Nathaniel. Trouver un sujet de conversation, vite.

-Donc tu es là de passage. Que fais-tu dans la vie ? Si la question n’est pas trop indiscrète bien sur. Comptes-tu rester ici longtemps ?
*Car dans le pire des cas je peux t’héberger* pensa pour lui même Gabriel. Une vision furtive de Nathaniel dormant chez lui s’imposa à son esprit qu’il chassa bien vite. Ça dégénérait dans son subconscient, et le séducteur de femme ne se reconnaissait plus.


Dernière édition par Gabriel Jeevas le Dim 30 Mar - 17:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Dim 30 Mar - 17:23

A question précise, réponse détournée. Réaction classique chez le jeune hybride d’une vingtaine d’année. Alors, quand Gabriel lui avait demandé naïvement pourquoi il était à Tara, Nathaniel aurait pu sortir une réponse classique plutôt que de répondre à côté de la plaque. Mais non, il devait absolument enjoliver. Sauf que, pour une fois, le résultat escompté n’était pas au rendez vous. Le jeune homme avait bien remarqué la froideur de ses paroles, et la distance qu’il avait immédiatement instauré. Pourquoi ? Il n’avait aucun but dans cette ville. A part, s’il y réfléchissait, jouir de chaque instant de liberté. Sauf que Nathaniel Mor’wan n’excellait pas dans ce domaine, du moins pas en ce qui consistait dans la rude tâche de vivre. Car chaque jeune homme normalement constitué était en mesure de jouir des … plaisirs charnels. Et ce n’était pas lui qui constituerait l’exception qui confirme la règle. Pour en revenir à sa réponse, Nath s’était senti obligé d’enjoliver et de détourner la conversation, sans but précis, et peut être tout simplement pour masquer son absence de répartie ou d’objectif. Toujours est il que, lançant un compliment au jeune humain, il avait voulu détourner son attention. Et cela avait marché. Cependant, Nathaniel s’étonnait de remarquer que chaque parole prononcée, il la pensait. Il la ressentait. Absurde. Depuis quand, lui, prenait il plaisir à complimenter un homme ? Totalement déplacé. Impensable. Et pourtant …

Et, après sa troublante prise de conscience sur les pensées qui l’habitait, Nathaniel eut le loisir d’observer un Gabriel rougissant. Ou, du moins, qui faisait semblant d’être touché par le grade honorifique que, Nath en était certain, et ce malgré ses dires, il méritait. Tandis que son interlocuteur le fixait avec un sourire éblouissant, Nathaniel recula légèrement sur sa chaise pour s’éloigner discrètement de Gabriel. En effet, le jeune homme se sentait mal à l’aise devant une telle démonstration de bien être affichée clairement sur un si joli minois. Et la véracité des paroles prononcées le rendait honteux vis-à-vis de son « guide ». Conscient de sa propre stupidité, Nath ne put rester longtemps éloigné de cet aimant à bonne humeur –et à jolies femmes-. Et, pendant qu’il effaçait la distance marquée un instant plus tôt, l’hybride qu’il était se traita de tous les noms, car apparemment Gabriel n’était pas qu’un aimant à femmes. Quelle idée. C’était juste pour son propre intérêt qu’il se trouvait là accoudé à cette table, les yeux ancrés dans ceux de glace du jeune humain. Il en avait besoin pour … Quoi ? Sourire ? Et depuis quand avait-il décidé que cet acte deviendrait son objectif ? Non, c’était inutile de le nier, il en avait, non pas besoin, mais
envie.

Un tantinet perturbé par sa découverte déplacée, Nathaniel s’aperçut à peine que l’objet de ses pensées lui adressait la parole. A présent qu’il s’était mis en tête que la présence de Gabriel était essentiel pour son bien être personnel, Nath se sentait mal vis-à-vis de lui. Que dirait il s’il s’en apercevait ? S’il découvrait que Nathaniel se réchauffait intérieurement à sa présence ? Si … Non, il était tout simplement impensable que Gabriel, le grand séducteur de la ville, se rende compte qu’un homme appréciait un peu trop sa présence. Comme un ami, bien sûr. Mais n’était-ce pas un peu tôt ? Ou un peu bizarre de la part de quelqu’un qui s’était juré ne plus s’attacher à personne ? Surtout que Gabriel n’était pas n’importe qui. Pas du genre à considérer quelqu’un autrement que par l’éventuel profit qu’il pouvait lui apporter. Pendant que Nath continuait à soliloquer tout seul comme un abruti, Gabriel avait repris la parole, et Nathaniel perdu le début de sa phrase.

- … suis démasqué. Mais tous tes compliments me donneraient presque le rouge aux joues. Ne me rend pas plus grand que ce que je suis, cependant je te remercie tout de même.

Sous ces remerciements, Nathaniel dut se mordre violemment l’intérieur des joues pour ne pas sourire, même un peu, même pas vraiment. Car le moindre signe de faiblesse conduirait à la fin de cette journée décidemment pas comme les autres. Quand le goût du sang envahit sa bouche, le jeune homme cessa et avala le tout avec une rasade de cette boisson, décidément aussi délicieuse que son aspect le laissait supposer. Puis, une fois la sensation d’avaler du fer passée, Nath ouvrit la bouche pour parler à son tour, d’un ton qui se voulait détaché et nonchalant :

« Tu dois en recevoir assez de toutes les donzelles qui t’admirent sans que celui là ne te trouble outre mesure, je me trompe ? De plus, je pense que ta réputation est fondée, je ne fais que soulever la rumeur et dire ce que je pense, ce n’est pas la peine de me remercier pour si peu … »

Gabriel baissa le regard avant même la fin de sa phrase. Nathaniel se maudit intérieurement de dire autant de bêtises. S’il ne croyait pas déjà qu’il était fou, ces paroles le convaincraient sûrement de fuir très loin. Mais Gabriel baissa les yeux. Et cela embêtait Nath, le frustrait, lui donnait envie de relever ce visage si délicatement taillé, le …

-Donc tu es là de passage. Que fais-tu dans la vie ? Si la question n’est pas trop indiscrète bien sur. Comptes-tu rester ici longtemps ?


Aïe. Cela l’arrangeait que son interlocuteur le coupe en plein délire, mais la question était encore … dérangeante. Que répondre ? Nathaniel n’était pas fait pour avoir des amis, il ne pouvait en effet pas même répondre à une question aussi innocente. Pas indiscrète, juste délicate, car il n’avait pas de véritable but dans son existence, qu’il aurait soit dit en passant, aimé aussi courte que possible. Tout ce qu’il savait, c’était que la rencontre avec le jeune humain avait bouleversé ses principes. Alors Nath se lança, incertain, hésitant mais décidé à ne pas faire mourir la conversation, ni la complicité qu’il aurait aimé instaurer.

« De passage, oui. Comme je n’ai pas de fonction précise, je passe un peu par hasard. Il se trouve que je dois aller rendre un service à quelqu’un, et que Tara était sur ma route. Mais le service en question n’étant ni forcément urgent, ni gratifiant, je ne pense pas repartir avant au moins demain. Peut être dans deux jours. »

Puis il ajouta, avenant « Et toi, tu as une autre occupation que la séduction ? »

Nathaniel se surprit lui-même. Il n’avait jamais autant parlé à quelqu’un depuis … longtemps ! D’ordinaire, il souhaitait en dire le moins possible pour abréger toute rencontre. Mais là, au contraire, il eut préféré savoir quoi dire d’autre. Tout plutôt que de cesser là tout contact –verbal ou autre- avec Gabriel. Etonnant, comme une personne peut vous changer sans que vous en décidiez le moindre détail. Deux jours ? Il n’avait jamais prévu de rester en ville aussi longtemps. La réponse lui était venue naturellement, cependant, et le jeune homme ne cherchait même plus le pourquoi du comment. Il agissait bizarrement et aimait à mettre son comportement sur l’effet de l’alcool sur son esprit. C’était en effet la solution la moins gênante. Pour les deux partis.

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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Dim 30 Mar - 20:25

« Tu dois en recevoir assez de toutes les donzelles qui t’admirent sans que celui là ne te trouble outre mesure, je me trompe ? De plus, je pense que ta réputation est fondée, je ne fais que soulever la rumeur et dire ce que je pense, ce n’est pas la peine de me remercier pour si peu … »
Dur à avouer mais pourtant le fait était là, cette phrase n’avait pas du tout plus à Gab. Et un froncement de sourcils ajouté à ce qu’il baisse les yeux le montra rapidement. C’était pourtant ridicule de se froisser pour autant. Ce qu’il disait n’était rien d’autre que la simple vérité. Mais le fait de l’exposer de cette manière, simplement, sans timbre de voix. Le fait que ce soit Nathaniel qui le prononce. C’était complètement idiot mais… Gabriel se sentit un instant honteux de cette phrase. Et c’était bien la première fois. Lui si fière de son charme, de sa manière quasi immédiate de faire fondre les filles, pourquoi maintenant cela lui semblait minable ? Il n’avait juste pas aimé que Nathaniel le dise, le remarque. C’était pourtant vrai, il avait l’habitude des compliments sur toutes les parties de son corps, pourtant ceux de du ténébreux jeune homme l’avait touché différemment. Peut être le méprisait-il pour de bon. Peut être que Gabriel lui avait semblé trop débauché. Là encore, ce n’était pas le premier homme à penser ça. Alors pourquoi notre séducteur refusait que Nathaniel pense cela de lui ? Pour un peu il se serait baffé de sa stupidité. Et après ? Le bel homme qui n’en était pas un et dont Gab soupçonnait de plus en plus d’être un bisclavet avec sa peau si pâle et froide, il pouvait bien penser ce qu’il voulait de lui, ça n’avait pas d’importance. Le fait qu’il soit peut être un loup garou n’était pas pour rassurer le jeune blond, mais après tout, il savait parfaitement se défendre, même s’il ne voyait pas vraiment une raison qui pousserait Nathaniel à l’attaquer. Cependant il avait apprit à se méfier de n’importe qui.
Il ne voulait pas se formaliser pour si peu.
Il ne voulait pas s’avouer le pourquoi il s’intéressait de plus en plus à Nathaniel mais il se demandait de son côté ce qui poussait celui-ci à rester en sa compagnie. On pouvait dire qu’il y avait mieux à Tara. Il ne voulait pas montrer à Nathaniel que cette phrase l’avait un peu blessé. Ce n’était pas son style et son sourire ne le quitta pas.

Gabriel remarqua avec un étonnement décroissant que sa nouvelle connaissance hésitait encore une fois à répondre. Allons bon, il ne faisait que des gaffes. S’il ne voulait pas parler de lui, Gabriel n’allait pas le forcer. Et puis d’abord, depuis quand s’interrogeait-il sur la vie des personnes avec qui il parlait ? D’ordinaire il s’en fichait, ce n’était que perte de temps. Pourtant il aurait tant voulu tout savoir de Nathaniel. C’était à devenir fou cette obsession pour lui.
Il lui était déjà arrivé à deux ou trois reprise de passer une nuit en compagnie d’un homme. Pour essayer, parce que l’homme l’avait branché. Ce n’avait pas été nul, ni excellent. C’était juste une expérience, pas un changement de sexualité et encore moins de l’amour. Jamais Gabriel ne pensait avoir réellement aimé quelqu'un d’amour. Il ne savait pas vraiment ce que l’on ressentait.

« De passage, oui. Comme je n’ai pas de fonction précise, je passe un peu par hasard. Il se trouve que je dois aller rendre un service à quelqu’un, et que Tara était sur ma route. Mais le service en question n’étant ni forcément urgent, ni gratifiant, je ne pense pas repartir avant au moins demain. Peut être dans deux jours. »

Soudain, Gabriel fut pris d’une subite envie de rire, ou de faire une blague débile. Ce qui n’était pas une très bonne idée sauf si il voulait faire peur à Nathaniel. Mais rire aurait détendu l’espèce de nœud étrange qui se nouait dans son estomac. Pour se donner meilleure contenance il but une nouvelle gorgée. Ainsi donc il restait ici au minimum une nuit, ce qui incita de plus en plus Gabriel à lui demander de venir chez lui. Mais il repoussa bien vite cette idée ? Bon sang de quoi aurait-il l’air ? Avec cette réputation dont tout le monde était au courant, que penserait Nathaniel si il lui proposait ? Gabriel n’avait même pas d’arrière pensée à connotation sexuelle, il voulait juste profiter un peu plus de Nathaniel, pas de coucher avec lui. Ce qui serait la première fois qu’il inviterait quelqu'un chez lui dans un but purement amical.
Il ne releva pas quand il parla d’un service à rendre, s’il ne voulait pas en parler, Gabriel n’allait pas insister.

« Et toi, tu as une autre occupation que la séduction ? »

La suite coupa net ses pensées. Quelqu'un d’attentif aurait remarqué un net raidissement sur son visage qui disparut bien vite. Ainsi donc il avait raison, Nathaniel ne le considérait que comme un séducteur, si doué soit-il. Soit, il était dur voir quasiment impossible de se défaire de ce que les gens pensent de vous au premier abord. Cependant il était hors de question que Gabriel abandonne, comme il était hors de question qu’il lui dise ce qu’il faisait durant certaines nuits.

-J’espère ne pas être que doué dans la séduction sinon ma vie serait bien vide. Non j’ai d’autre passe-temps lucratifs… Qui ne sont peut être pas à révéler à n’importe qui. Ajouta-t-il d’un sourire espiègle. Plus simplement j’aime me balader, profiter du marché de Tara, des choses simples, tout comme j’aime discuter avec des personnes dans des auberges.
Si Nathaniel voulait jouer au plus mystérieux, même si il était quasiment sur de gagner, notre débauché ne voulait pas être en reste et ajoutait aussi une part de non dit dans ses paroles. Nouveau jeu ? Nouvelle manière d’attirer l’attention de Nathaniel ? Il se comportait comme un gamin mais s’en fichait. Il avait sous entendu que cette rencontre lui plaisait. Libre à son interlocuteur de le retenir ou pas, de le comprendre ou pas.

-Si tu viens d’arriver, tu sais où dormir ? Car la plupart des hôtels ou auberge de Tara sont chères.
Il avait tenté. Qu’en serait-il de la réponse ? Un sourire innocent sur les lèvres, Gabriel termina son verre et on commanda un autre, plus déterminé à s’attirer la sympathie de Nathaniel que désormais de le faire sourire. Même si il se plaisait à imaginer à quel point un sourire lui irait si bien.
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Nathaniel Mor'wan
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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Mar 1 Avr - 17:08

En bon observateur, Nathaniel remarqua le voile qui passa fugitivement dans les prunelles de Gabriel. Il faut dire aussi que toute l’attention du jeune homme était dirigée vers l’humain occupant ses pensées. Et ce moment de flottement qui suivit ses paroles le blessa, peut être plus qu’il n’avait blessé Gabriel, inconsciemment. Nathaniel ne voulait pas apercevoir un quelconque trouble, dont il en serait la cause, dans les beaux yeux ivoire de son interlocuteur. N’avait pas voulu, serait plus exact, car malgré ses pieux souhaits, c’est bien ce qui s’était produit. En effet, le mal était là, présent, dérangeant, et chaque mot qui franchissait ses lèvres ne faisait qu’aggraver la situation. Oh, comme il aurait aimé ne jamais avoir répondu cela ! Et comme il regrettait d’être lui. Ça devait être la première fois qu’une telle pensée traversait son esprit perturbé. Envers et contre tout, Nath avait toujours apprécié d’être ce que la vie avait fait de lui. Cela consistait en un nombre d’avantages non négligeables et en si peu d’inconvénients en compensation ! Mais, et ce à sa plus grande surprise, le jeune hybride regrettait fort de ne pas être naturellement doué pour les relations amicales. La drague, oui, il savait à peu près faire. Mais l’amitié était une notion qui lui restait totalement obscure. Et, s’il avait envie de la présence de Gabriel à ses côtés, c’était bien évidemment pour rechercher son amitié. Quoi d’autre ? Naïvement, Nathaniel n’envisageait pas autre chose. Ou plutôt ne voulait pas l’envisager ce qui, ma foi, revenait au même. Cependant, n’ayant jamais connu un seul camarade cher à son cœur, il ne pouvait se douter que l’envie irrésistible de se rapprocher et de briller aux yeux du jeune homme était du à autre chose de bien plus … Déroutant. Son manque cruel d’expérience en la matière le laissait comme un gosse face à une situation inconnue dont il aurait aimé savoir en déchiffrer les méandres.

Que pouvait il bien faire pour chasser de cet océan azur le trouble qu’il y lisait ? Tandis qu’il s’interrogeait sur ce problème, épineux et oh ! combien important, il ne prêta même pas attention au sourire de Gabriel. Du moins pas dans l’immédiat. Et, quand il en prit conscience, cela lui donna tellement envie de sourire à son tour, soulagé de voir qu’il n’avait pas tout foutu par terre, qu’il dut plonger dans son verre qui, remarqua t’il après coup, était vide. Mais Nath n’était pas bête, loin de là, et il retint la leçon. Après quelques heures passées en si charmante compagnie, il commençait à comprendre certaines réactions du beau blond. Et à repérer les -fréquents- moments où il aurait du se taire au lieu de déranger celui-ci. Car loin de lui l’envie de paraître moqueur ou bien méprisant, comme il l’était avec la majorité de ses rencontres. Cet aspect de lui-même le rebutait à présent, tant et si bien que l’idée de se vider sur la tête le verre plein que Lise venait de ramener ne semblait plus tout aussi déplacée si toutefois cela pouvait lui remettre les idées en place. Cependant, il s’habituait à cette présence incongrue, dépassant de loin en durée et en bien-être les autres. Et ce sourire ne le trompa pas. Les yeux de Gabriel parlait pour lui et l’accusaient sans s’en rendre compte, du moins le voyait il ainsi. Et Nath s’en voulait. Horriblement. Faisant comme si de rien était, son compagnon de taverne reprit la parole d’un ton qui se voulait léger, impression renforcée par le sourire espiègle qui naquit sur ses lèvres, mais toutefois démentie par l’étirement et la tension de ses traits, lui conférant une autre forme de beauté. Une de celles qui ressemblait plus à Nathaniel. Froide, dure … Pendant un très court laps de temps, le jeune homme crut se retrouver en cette expression … Puis il secoua la tête, affirmant à son attention que Gabriel n’avait rien à voir avec sa propre distance, son détachement, son mépris … Tout ce qu’il haïssait chez lui mais qui le sauvait d’une autre quelconque déception.


-J’espère ne pas être que doué dans la séduction sinon ma vie serait bien vide. Non j’ai d’autre passe-temps lucratifs… Qui ne sont peut être pas à révéler à n’importe qui. Plus simplement j’aime me balader, profiter du marché de Tara, des choses simples, tout comme j’aime discuter avec des personnes dans des auberges.

Un frémissement vint caresser les douces lèvres rosées de Nathaniel. Il se plaisait à découvrir toute la finesse dont son interlocuteur pouvait faire preuve, distillée de manière subtile dans un soupçon de nonchalance. Cela ne le rendait que plus intéressant à ses yeux, et Nath en était à un point où il se demandait quels défauts il aurait pu trouver à Gabriel. A bien y réfléchir, aucun ne lui venait spontanément à l’esprit, ce qui n’était pas normal. Même son aspect aguicheur et indifférent ne le choquait pas outre mesure, ou seulement dans le fait que lui-même pouvait, d’une minute à l’autre, tomber dans les oubliettes alors que Gabriel se désintéresserait de lui. Ses paroles, donc, soulevait la curiosité, d’ordinaire presque inexistante, de Nathaniel. Pas à révéler à n’importe qui ? Voilà qui semblait des plus prometteurs quant aux activités du joli blond. Mais, une fois la curiosité première passée, il ne resta qu’un goût amer dans la bouche de notre dépressif national. N’importe qui … Les deux mots résonnaient dans son crâne plus fort que ne l’aurait fait un marteau en fonte de la meilleure qualité. N’importe qui … Voilà ce qu’il était à ses yeux. Oh bien sûr, Nath s’en doutait. Mais voir ses soupçons confirmer le troublait, lui faisait … mal. C’était étrange, jamais auparavant il n’avait réussi à réveiller cette douleur ancienne qu’il croyait scellée à jamais derrière le mur de ses souvenirs. Et pourtant elle était là, arrogante, insolente, toujours aussi meurtrière. N’importe qui … Sa focalisation sur ces syllabes prononcées de façon pourtant si insouciante occultait sa réflexion, tant et si bien qu’il ne prit pas en compte la suite des paroles du jeune humain, restant sur sa première impression.

« Si j’en crois la satisfaction que cela te donne, je dirais que nous avons les mêmes passe-temps … Mais je ne voudrais surtout pas te pousser dans tes retranchements. »

Il faillit s’excuser pour lui avoir donné l'impression de le mépriser. Sa bouche se rouvrit après s’être fermée, croyait il jusqu’à sa prochaine intervention. Il aspira une grande goulée d’air, imitant à la perfection un poisson hors de l’eau, guettant le liquide salvateur. Mais il ne savait pas comment formuler des excuses envers quelque chose qu’il avait sans doute fait, sans en être certain. Et puis, cela paraîtrait prétentieux. Et puis, ce serait ridicule alors qu’il voulait éviter à tout prix de l’être devant Gabriel. Alors quoi ? Que faire ? Nathaniel n’eut pas le loisir de se questionner plus longtemps que le jeune humain prenait de nouveau la parole, juste après sa propre intervention :

-Si tu viens d’arriver, tu sais où dormir ? Car la plupart des hôtels ou auberge de Tara sont chères.

Pendant qu’il ruminait de noires pensées, Nathaniel fut sorti de sa transe douloureuse par cela. Etait-ce … Non, il devait se fourvoyer. Ce n’était pas du tout une façon détournée de dire que Gabriel appréciait sa compagnie et souhaitait que celle-ci se prolonge à ses côtés. Impossible. Et pourtant, alors que le jeune homme sentait son corps se réchauffer peu à peu après le froid de la précédente révélation, il ne put s’empêcher d’étirer doucement ses lèvres vers le haut et marquer, pendant un bref instant, une ombre de sourire narquois. Mais pas moqueur ni autre. Il y avait dans ce vestige du passé une réelle note de plaisir. Etonnant. Cependant, Nathaniel n’y prit pas garde et ne put alors s’inquiéter du départ imminent de son compagnon. Car, s’il s’était rendu compte de son écart, sans doute aurait il pensé que Gabriel en aurait marre d’attendre autre chose que cette relique pas tout à fait complète, et partirait sans demander son reste. Mais il ne s’en tint pas rigueur, inconsciemment reconnaissant de la douce ignorance dans laquelle il berçait.

« L’argent n’est pas un problème. Ce qui m’embête, c’est surtout de devoir faire attention, et de ne dormir que d’un œil. Je suis rarement sûr de pouvoir me reposer en toute connaissance de cause dans une auberge. Pourquoi, tu as une bonne adresse ? »


En prononçant ses mots, Nathaniel se rapprocha ostensiblement de son compagnon. Il ne pouvait s’en empêcher, sans toutefois s’en rendre compte. Gabriel l’attirait littéralement. Et il n’y pouvait rien, comme un aimant ne peut lutter contre le pôle magnétique qui l’anime. Il aurait été intéressant, si toutefois le jeune homme se rendait compte du phénomène, de voir si celui-ci fonctionnait également à distance. Nath posa sa main sur le bois chaleureux de la table, en frôlant imperceptiblement le poignet de Gabriel. Et là, chose étonnante, les pommettes du jeune hybride se colorèrent d’une douce nuance rosée pendant qu’il reculait prestement son propre poignet. Il … rougissait ? Ou bien faisait il trop chaud à l’intérieur de l’auberge ? Quand on connaît la température de la peau du jeune homme, la réponse à la question est vite trouvée.

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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Dim 27 Avr - 13:28

Pourquoi l’instant que vivait Gabriel lui semblait irréel ? Peut être car il était en compagnie de quelqu’un qui lui faisait ressentir des sentiments peu communs, qu’il faisait des choses qui ne lui ressemblait pas, qu’il parlait sans arrières pensées… Des sentiments… Gabriel n’était pas un sentimental, il ne se laissait pas aller à la déprime et refusait de laisser sa conduite être dicté par des états d’âme. Jamais il ne ressentait de pareilles choses, des réflexions étranges, des interprétations douteuses, des regards et des sourires plus chaleureux et pourtant il contrôlait moins bien les ombres de déceptions de son visage. Gabriel était perturbé par cette rencontre, perturbé comme il ne l’avait encore jamais été. Aucune fille, aucune personne ne lui avait encore fait cet effet là. Cela lui déplaisait dans la mesure ou il ne savait pas comment réagir, mais il était intrigué aussi. Il devait être exceptionnel pour avoir ainsi réussi à bouleverser les habitudes de toute une vie. Nathaniel était plus qu’intrigant et mignon, il faisait ressentir une chaleur étrange à Gabriel.

Le dialogue qui se tenait depuis un moment était aussi étrange que la rencontre. Des phrases échangées sans réelle attente de réponse, pourtant des réponses qui venaient, qui gênaient les deux partis, des interrogations muettes, des hésitations lisibles. Jeux de quiproquos et de faux semblants. Jamais Gabriel, d’ordinaire si spontané n’avait fait aussi attention à ses réponses et ses questions depuis qu’il avait compris que plus d’une gênait Nathaniel. Pourquoi ne voulait-il pas le gêner ? Il était sur que quelqu'un de gêner est plus apte à dire des choses intéressantes, mais il pouvait aussi se bloquer et ne plus rien dire. Le beau blond ne voulait pas que Nathaniel le juge que sur un aspect de sa personnalité : coureur de jupons. Il n’était pas que ça, il n’était pas non plus qu’un tueur obéissant au plus offrant. Il lui arrivait d’avoir des loisirs normaux. Mais quand était-il de son interlocuteur ?


« Si j’en crois la satisfaction que cela te donne, je dirais que nous avons les mêmes passe-temps … Mais je ne voudrais surtout pas te pousser dans tes retranchements. »

Les même passe-temps hein ? Pendant un bref instant, Gabriel regarda Nathaniel d’un œil nouveau, essayant de l’imaginer à sa place quand il était assassin. Et il fut étrangement surpris qu’il n’avait aucun mal à cela. Se pourrait-il qu’il soit… ? Hola pas de conclusions hâtive se tempéra t’il. Nathaniel n’avait sûrement pas pu deviner à quoi il avait fait allusion, personne de vivant ne le connaissait sous son autre visage. Dans mes retranchements hein ? Si seulement il savait… Gabriel ne fit pas de commentaire et regarda avec un demi-sourire la bouche ouverte de Nathaniel sans qu’aucun son n’en sorte. A cours de mot ? Réponse impossible à formuler ? En tout cas ce n’était pas de l’étonnement et Gabriel eut violemment envie de lui refermer doucement la bouche avec une remarque gentiment moqueuse. Mais il craignait trop de mettre mal à l’aise son interlocuteur pour ça. Notre débauché n’était pas resté assez en compagnie de Nathaniel pour prévoir ses réactions. Réactions qui lui semblaient souvent imprévisibles, comme si lui aussi contrôlait moins bien sa façon d’être habituellement.

En attendant la réponse à sa question, Gabriel tapota légèrement le bois vernis de la table et regardait du coin de l’œil Nathaniel. Ses yeux s’agrandirent un peu quand il cru discerner une hausse des commissures. Ses doigts se crispèrent l’espace d’une seconde mais le sourire ne vint pas, restant au stade de l’ombre très esquissé de sourire. Il eut envie de lui hurler de les hausser ces commissures mais se retint. Ce n’était pas le comble de la délicatesse. Il sentit son cœur battre un peu plus fort sans une raison qu’il voulait s’avouer.


« L’argent n’est pas un problème. Ce qui m’embête, c’est surtout de devoir faire attention, et de ne dormir que d’un œil. Je suis rarement sûr de pouvoir me reposer en toute connaissance de cause dans une auberge. Pourquoi, tu as une bonne adresse ? »

Bien que la curiosité de Gabriel fût de nouveau piquée au vif par tout ces non dits, il avait compris que poser la question serait mal venu. Pourquoi ne voyageait-il pas tranquillement ? Qui le traquait ? Pourquoi ? Répondait-il cela sans s’en rendre compte ou voulait-il mettre Gabriel à l’épreuve ? Epreuve de quoi on pourrait bien se le demander.
Bien sur que j’ai une bonne adresse. Tu remontes la rue, c’est la porte grise qui porte le numéro 17. Non. Ça serait vraiment trop cash et Gabriel n’envisagea pas un instant de lui dire cela. A un être quelconque oui, il aurait même ajouté une heure précise. Mais pas avec Nathaniel.

Le cœur du jeune blond tonna plus fort quand il surprit Nathaniel à se rapprocher. Que lui prenait-il ? Déjà que Gabriel en avait envie depuis tout à l’heure. Il ne voulait plus se voiler la face de façon aussi stupide. Et enfin depuis qu’il avait commencé à le suivre Gabriel fut sur d’une chose. Non seulement Nathaniel lui plaisait beaucoup, mais il le trouvait désirable au possible. Ses mimiques, son visage, ses yeux. Sa façon de parler de se tenir, sa peau froide et blanche… Attirant au point que cela faisait presque peur à Gabriel pour qui c’était la première fois. Les yeux fuyant le visage de Nathaniel, il sentit un contact froid contre son poignet. Et une fois de plus il frémit sans le vouloir. Il adorait le sentir sur sa peau. Glaciale mais apaisante, une présence qui faisait perdre l’esprit de Gabriel. Ce contact se rompit peu de temps après alors qu’il tournait de nouveau la tête vers Nathaniel. Sans plus réfléchir, sa main se saisit du poignet de celui-ci. Il ne serra pas fort, juste assez pour ne pas qu’il le retire prestement. On aurait pu dire que Gabriel était passé à l’attaque. Mais jamais il ne le faisait comme ça. Il jouait quitte ou double dans cette partie. Sa seconde main remonta lentement et effleura doucement la joue de l’hybride avant de la caresser. Puis la main retomba sur la table, bien qu’il ne lâcha toujours pas le poignet de Nathaniel. Son cœur semblait vouloir exploser mais il se contenait tant qu’il pouvait. Ça aurait fait mauvais effet de répandre des tripes dans l’auberge. Sa peau était si douce, il était si désirable. Les yeux plantés dans les siens il répondit enfin d’une voix douce.


-Mon appartement est disponible si tu veux passer une nuit. Et je t’assure qu’il ne t’arrivera rien si tu y dors.
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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Dim 27 Avr - 15:38

Gabriel se retenait dans ses paroles. C’était évident. Mais pourquoi ? Nathaniel devait il y voir un début de fin ? Devrait il finalement se trouver une auberge miteuse, sans vraiment pouvoir dormir, et repartir au matin avec comme seul compagnon ce poids qui lui pesait de plus en plus lourd dans la gorge ? Non, il refusait cette alternative. De toute façon, il ne se sentait pas capable de quitter Tara avant … Avant quoi ? Que désirait il exactement ? Le jeune homme était en plein conflit intérieur, quand une idée jaillit du tumulte de ses sentiments : Il devait savoir. Il devait éclaircir ce qui le poussait à rester sur place, le postérieur vissé sur une chaise et le regard planté dans la glace des iris de son interlocuteur. Maintenant que cette rencontre avançait, Nath était heureux de s’être imposé un but. Seulement, il n’avait aucune espèce d’idée de la marche à suivre. Avec le temps, peut être … Ce dernier arrangeait le jeune homme, en l’incitant à demeurer auprès de Gabriel sans se demander à chaque instant pourquoi. La question était claire, et même si le chemin pour y répondre lui semblait encore incertain, Nathaniel sentait qu’il était proche. Tout proche. Il lui fallait juste attendre, en charmante compagnie qui plus est, et guidé par un espoir imperceptible qu’il osait à peine formuler. Peut être … Peut être que, finalement, Gabriel ne voulait pas le voir partir après un simple sourire … C’était complètement fou, comme idée, et pourtant si étrangement plaisant ! De plus, cette pensée lui réchauffait la masse desséchée et informe qui lui tenait lieu de cœur. Etait ce normal, de se sentir aussi bien en compagnie d’un inconnu ?

Tant pis. Nathaniel ne s’était jamais préoccupé de la bienséance, de la morale ou des mœurs populaires. Le contraire aurait d’ailleurs était comique, étant donné sa passion pour la souffrance et la mort. Alors quoi, il n’aurait pas le droit de se comporter comme une personne normale, rencontrant une autre personne qui … Qui, a bien y réfléchir, n’avait rien de normal. Gabriel était … Si différent ! Le jeune homme qu’il était incarnait les plaisirs de la vie, et la joie d’en profiter sans limites. Sa fraîcheur, sa nonchalance, son mystère et son comportement si insolite aux yeux de Nath ne faisaient que renforcer l’admiration qu’il lui portait, déjà alimentée par sa beauté troublante, et pourtant si … naturelle ! Pas de carnation diaphane sur son épiderme, aucun mélange hybride et maléfique dans ses prunelles, et cette absence de fragilité malgré une finesse des traits sans pareille … Gabriel était un magnifique représentant de la magie que la Nature peut insuffler en chacun. Nathaniel, qui lui était tout « trop », tout en exagération et possédant une beauté presque trop douloureuse à la vision des autres, ne pouvait résister à contempler encore et encore cet homme. Le jeune brun ferma les yeux un instant et soupira. S’il ne s’était pas trompé en relevant des signes qui le caractérisaient lui-même, Gabriel Jeevas n’était pas qu’un humain procurateur de plaisir, mais également un messager de la mort. Son attitude, féline, ses gestes, précis, son attitude, attentive, et son comportement réglé au millimétre près comme si sa vie n’était qu’une immense chasse, ne pouvait pas relever uniquement de son attitude débauchée vis-à-vis des femmes. Il était comme lui. Nath, à cette pensée, ne put retenir la bouffée de joie qui s’insinua en lui. Ce point qui leur était commun réduisait l’espace incroyable qu’il y avait entre lui, le misérable, et Gabriel, l’homme qu’il aurait aimé devenir. Ce dernier avait il compris ? A quoi pensait il ? Peut être s’était il rendu compte de leur ressemblance … Peu importe. Nathaniel, ne voulant pas s’absenter le moins du monde, désirait qu’ils puissent avoir le temps et l’occasion de reparler. De ça, ou d’autre chose, peu important tant qu’il pouvait rester à ses côtés le plus longtemps possible.

Face à sa tentative de sourire, Gabriel se tendit, et le corps de celui-ci se crispa tout entier, du poignet qui arrêta de jouer sur la table, aux épaules qui se redressèrent imperceptiblement. Mal à l’aise, Nathaniel se demanda si son échec avait déçu Gabriel. Tiraillé, le jeune hybride voulait d’une part lui accorder ce qu’il voulait dans le but de lui faire plaisir, et d’autre part se retenir pour conserver sa présence un peu plus encore. Et, alors qu’il piquait un fard après l’avoir frôlé, Nath fut surpris du déroulement des événements. Lui qui pensait que le blondinet allait retirer prestement son bras, dégoûté du contact de sa peau anormalement glacée, et de sa nature. Après tout, et jusqu’à preuve du contraire, il n’était pas une femme, et toucher ainsi Gabriel était … Immoral ? Déplacé ? Absurde ? Oui, tout à la fois. Mais comme énoncé précédemment, Nathaniel Mor’wan ne se souciait pas de la bienséance, et seule la réaction de son compagnon pourrait l’empêcher de recommencer, ou même de penser à lui à fréquence trop rapprochée. Cependant, son pouls s’affola quand il vit Gabriel frémir, et quand, enfin, il remarqua l’immobilité à laquelle son poignet était contraint. Surpris, le jeune homme baissa son regard émeraude qui s’agrandit à la découverte d’une main sur la sienne, révélant une étreinte suffisante pour lui enlever toute envie de continuer une retraite qu’il jugeait, sur le moment, parfaitement frustrante et inutile.

Ce fut comme dans un rêve que Nathaniel releva le visage, une incompréhension mêlée de bonheur dans ses prunelles. Puis les doigts de Gabriel l’effleurèrent, remontant de son menton à sa tempe avec une douceur indescriptible. A présent, sa joue et son poignet étaient prisonniers du jeune humain, et jamais on avait rencontré bagnard si impatient de purger sa peine, tout en l’espérant la plus longue possible. Avant qu’il ait eu le temps de réagir, Nath entendit une vois lui parvenir de loin, comme si les battements endiablés de son cœur et les saccades de sa respiration l’avaient emportés au large, hors du temps et complètement immergé dans le bien être. La voix, délicieuse, murmura des paroles au sens encore plus magnifique, résonnant sous le crâne de Nathaniel comme une promesse inébranlable que tout ceci n’était peut être qu’un début.


- Mon appartement est disponible si tu veux passer une nuit. Et je t’assure qu’il ne t’arrivera rien si tu y dors.

Nath réagit enfin, et appuya légèrement la tête contre la main de Gabriel, avant de lui répondre d’un ton qu’il voulait maîtrisé : « Avec plaisir. » Puis il ajouta, un léger sourire au coin des lèvres, moqueur : « En ta compagnie, il pourrait m’arriver quelque chose de nature bien différente que je ne m’en soucierais pas. »

Le jeune homme avait résolu son problème. Il avait compris. Gabriel comptait pour lui bien plus qu’il n’avait voulu se l’avouer. Il se rendait compte que ses traits, ses paroles, son allure, son être, ne pourrait que lui manquer lorsqu’il s’en éloignerait. Que l’imaginer avec des femmes lui donnait la nausée, et que rien de tout cela n’était normal. Il désirait garder pour lui le contact de son épiderme, et réaliser que sa peau semblait modulée pour recevoir sa main. C’était dit, Nathaniel ne voulait plus partir. Et, même si cela voulait dire risquer sa présence aux côtés du jeune homme, il se devait de lui offrir enfin ce pourquoi il était venu. Alors Nath récupéra la paume de Gabriel, qui restait immobile sur la table, et il l’amena vers le tatouage du jeune humain, sur sa tempe. Et là, il déposa sa paume, et l’y laissa, recouvrant de sa main celle de Gabriel. Et ce fut cette pleine satisfaction de sentir le contact de son charmant interlocuteur, encouragée par sa propre prise de conscience, qui enclencha le processus. Nathaniel Mor’wan sourit, un vrai sourire qui illumina ses traits et adoucit la cruauté de son faciès. Cette offrande, douceur parmi les douceurs, ne dura pas longtemps, mais assez pour que Nath y fasse passer sa gratitude, son bonheur instantané, son désir, et la résignation qui allait avec. La peur, aussi, que criait ses yeux. La peur que la proposition de Gabriel ne tienne plus, la peur de le voir se lever et partir, la peur du soir qui arrivait au dehors et qui annonçait la fin de quelque chose sans qu’il sache pour autant si le commencement d’autre chose était au programme.

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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Mer 14 Mai - 16:01

Un battement, deux battements, trois battements…
Et ainsi de suite. De seconde en seconde, de minutes en minutes la vitesse de ces battements de faisaient qu’augmenter. Ces battements toujours si sereins, si calmes. Ces battements qui ne s’affolaient que lorsque qu’il atteignait l’orgasme. Ces battements signalant un être en vie, mais un être si habitué à être heureux et joyeux, que son corps c’était habitué à une constante euphorie, des sentiments qui étaient toujours les même. Il n’y avait aucune surprise dans sa vie, sauf celle d’un nouveau visage chaque matin à côté de lui. Aucun remous dans sa vie tranquille et qu’il appréciait. Aucune ombre, aucune raison à des battements rapides.


Aucune ?

Alors si il n’existait aucune raison, pourquoi Gabriel se sentait aussi paralysé ? Aussi prisonnier de lui-même ? Prisonnier ? Mais Gabriel était libre, libre de faire ce qui l’entendait, libre de vivre, libre de ressentir… Libre d’aimer ?
Avait-il jamais aimé ? Avait-il jamais ressentit cette sensation de chaleur interne de bonheur en la présence de quelqu'un ? Avait-il déjà sourit aussi sincèrement à une personne ? Avait-il déjà cru mourir si elle disparaissait ? S’était-il déjà sentit aussi vide et desséché que le désert ? Gabriel aurait aisément répondu non à toutes ces questions encore la veille. Mais quand était-il de maintenant ? Pouvait-il affirmer dans toute sa sincérité que si l’homme à côté de lui partait maintenant, sans un mot, sans un regard, il ne ferait rien pour le retenir ? Il ne ressentirait aucune tristesse ? Non. Si Nathaniel partait maintenant, Gabriel serait malheureux, pour une première fois depuis bien longtemps. Il serait désespéré et ce désespoir entrainerait Gabriel à augmenter toutes ses sortes d’activités pour oublier. Alors qu’il savait pertinemment qu’il n’y parviendrait pas.
Mais pouvait-il affirmer qu’il aimait Nathaniel ? Il ne le connaissait que depuis à peine quelque heures. Gabriel ne croyait pas au coup de foudre, la loi de l’attirance était la plus forte… Mais Nathaniel ne l’attirait pas que par son physique, loin de là.

Il le regardait, les pommettes rosées, le corps plus chaud qu’à l’ordinaire. Il le regardait s’étonner de son geste. Il le regardait, oserait-il le dire, apprécier ? Tout du moins il n’avait pas retiré sa main ou sa joue et il n’était pas partit en trombe. Ce qui n’était déjà pas trop mal en soit. Mais le fait qu’il accentue la pression de sa joue sur sa main surprit réellement Gabriel. Se pourrait-il que…


« Avec plaisir. En ta compagnie, il pourrait m’arriver quelque chose de nature bien différente que je ne m’en soucierais pas. »

Si les commissures de Gabriel s’affaissèrent réellement, c’était la traduction d’une surprise immense et belle et bien vraie. Une bonne surprise dans l’absolu, mais si inattendue. Jamais Gabriel n’aurait pu croire que de telles paroles pourraient sortir de la bouche de Nathaniel. S’il avait été une fille, le sous entendu était plus qu’explicite et l’esprit débauché de Gabriel aurait fait le reste… Il l’aurait emmené directement dans son appartement, voir même dans les toilettes de l’auberge et vous devinez la suite. Mais Gabriel n’arrivait pas à analyser ces paroles venant d’un homme et surtout de Nathaniel. Il ne pouvait pas sous entendre ce que Gabriel aurait pu comprendre. Si seulement il pouvait ressentir la même chose que lui. Si seulement Gabriel ne se montait pas des films pour rien. Mais il en doutait. Enfin, peut être que sa réalité était différente de celle de Nathaniel. Il ne connaissait rien de lui. Peut être était-il très bon comédien. Peut être se fichait-il royalement de Gabriel histoire de lui donner une leçon sur ses activités. Non. Il refusait de penser à cette éventualité comme il refusait de penser à des choses qui pourraient contrarier sa joie de vivre. Non, jamais il n’aurait pu lui faire ça.

Un contact sur sa main. Gabriel baissa doucement les yeux. La main de Nathaniel sur la sienne. Les rôles s’inversaient ? Il se laissa faire quand Nath posa cette main sur son visage, au niveau de son tatouage. Une main sur une main, les yeux dans les yeux, Gabriel regardait en silence son interlocuteur quand il arriva enfin.

Le sourire.

Dès lors. Le temps se figea. Littéralement. Le bruit de fond dans l’auberge cessa, les rires se turent et Gabriel arrêta de respirer. Le sourire de Nathaniel venait de reléguer ceux de Gabriel à la moue la plus insipide. Le sourire de Nathaniel venait de casser tout ce qui restait de défense à Gabriel. Ce sourire si pur, si magnifique qu’il en illuminait presque l’auberge entière. Ce sourire qui reflétait tant de chose que Gabriel n’arrivait pas à toutes les saisir. Envie, joie, tristesse, peur, que d’éclats dans ce geste. Que de différences. Nathaniel était un être insondable. Il venait d’offrir à Gabriel ce qu’il attendait. Mais il en ressortait bien plus. Le richissime hériter venait d’ouvrir une porte. De se faire ouvrir une porte. A lui de décider si il allait la franchir.

Et puis le sourire se fana et aucune trace quelconque ne subsista sur le visage de Nathaniel. Il disparut du visage mais pourtant il semblait à Gabriel qu’il resterait en mémoire encore longtemps. Et il était lancé. Totalement. Il s’approcha de Nathaniel, encore, encore et encore. Il avança son visage près, très près, jusqu’à ce que leurs lèvres soient à quelques millimètres les unes des autres. Il resta un temps comme ça. Il sentait jusqu'au souffle de Nathaniel sur sa bouche et retint un frisson de plaisir. Puis très doucement il murmura :

- Viens.

Le temps ayant reprit son cours, tout se passa rapidement, un peu trop peut être. Gabriel était électrisé. Il avait franchit la porte mais ne voulait pas le montrer à tout le monde. Il se leva et attrapa avec douceur la main de Nathaniel. Il jeta sur la table de quoi payer les consommations avec un large pourboire et attira le jeune homme à l’extérieur.
- J’espère que ça ne te dérange pas de courir, lâcha Gabriel.
Et sans attendre de réponse, la main de Nathaniel toujours logé dans la sienne il commença à trottiner puis à courir. Il voulait remonter toute la grande rue. Il courait très vite, se retournant voir si Nathaniel suivait bien, ce qu’il faisait étrangement sans aucun problème. Il était loin de connaître toutes les facettes de Nath. Il continua de courir jusqu’aux hauteurs des quartiers commerçants et enfin il s’arrêta devant une porte banale d’un appartement banal parmi tant d’autre. Son appartement. La main de Nath n’avait pas quitté la sienne. De l’autre il sortit un trousseau de clé et ouvrit la porte.

- Bienvenue chez moi.

¤Music : Up Is Down. Pirates Of The Caribbean III
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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Ven 16 Mai - 16:23

Surprise. Vivace, elle jaillit dans les yeux de Gabriel tout en se manifestant par une baisse de dynamisme sur ces lèvres tellement lisses. Nath, incapable de baisser le regard, ne pouvait que regretter ses paroles. Avait il était trop … rapide ? Trop direct ? En avait il trop fait ? Certes sa timidité ressortait au contact de Gabriel, et il se sentait comme obligé de paraître plus décontracté et nonchalant qu’il n’était réellement. Le jeune hybride admirait tellement son interlocuteur, ce détachement naturel et présent à chaque instant. Lui perdait tous ses moyens en la présence du beau blond. Serait ce parce que Gabriel ne … Ressentait pas la magie qui planait dans l’atmosphère, le … La chose qui lui tordait les tripes à le faire hurler, la force qui le poussait dans les retranchements de sa volonté, qu’il devait stimuler à outrance pour ne pas céder à ses instincts, le chant du diable à ses oreilles lui susurrant mille et unes idées, toutes plus honteuses les unes que les autres ?

Un battement, deux battements, trois battements … Un écho, pur et simple, de la symphonie se déroulant sous les côtes de Gabriel. Les deux jeunes hommes, inconscients de leurs réactions respectives, se posaient tous deux bon nombre de questions. Nathaniel, par exemple, se demandait ce qu’il ferait, si jamais … Si jamais son compagnon ne l’abandonnait pas maintenant tout de suite, en plein milieu de l’auberge miteuse, avec la seule image d’un sourire en tête. Plus qu’un banal étirement des lèvres, cette offrande était l’ultime signe de renaissance d’un être à la vie. Car le cadavre ambulant qu’il était depuis lors, violemment prévisible et impitoyable, était parfaitement incapable de ce geste, tellement authentique et significatif … Le premier serait le plus beau, mais Nath se savait capable de renouveler l’exploit, si seulement Gabriel ne le quittait pas, si seulement cela continuait. Son angoisse, la sueur qui coulait le long de son dos, lui mordait l'épiderme, impitoyable.

Tout l’équilibre mental de Nathaniel était en jeu dans cette scène, ce tableau suspendu comme hors du temps, libre de toute entrave établie, de toute contrainte ou règle. Les codes ne pouvaient décemment pas s’appliquer à eux. Gabriel et Nathaniel, Nathaniel et Gabriel. Deux marginaux que tout oppose et que le destin, ou bien juste un coup de chance, a rapproché. Deux hommes. Deux hommes qui s’apprécient énormément, plus que ne le dicte les habituelles premières rencontres. Mais à quoi bon les entraves bienséantes ? De quoi sont faits les meilleurs arguments du monde devant ces êtres humains se souriant, avec toute la chaleur que leur cœur peut offrir ? Le sexe a-t-il une réelle importance dans ce ballet euphorique de sensations qui semble les envelopper ? Où est l’importance de la morale quand le besoin de combler un manque s’impose ? Quand le but de l’existence de l’Homme se voit enfin réalisé, qui peut bien critiquer le moment ou les circonstances de cet aboutissement tout simplement parfait ?

Quelque chose avait changé. Et ce revirement déciderait totalement de la voie qu’emprunterait l’esprit embrumé du jeune homme. Tout bascula peu après LE sourire. Gabriel sembla se dérider complètement, ses traits s’apaisèrent et dans ses yeux brillèrent une lueur d’excitation incontrôlée, reflet déformé de l’inquiétude qui planait dans deux émeraudes parsemées de doré brillant. Nathaniel, interloqué, eut le loisir de voir le visage tant et tant regardé, les courbes à présent familières, s’avancer vers lui et s’arrêter à quelque distance infime de la bouche de Nath. Celui-ci, frustré sans chercher à s’expliquer pourquoi, pensa un instant que le spectacle qu’ils offraient devait en perturber plus d’un. Mais après tout … La pensée ne se termina jamais sous le crâne du jeune homme, qui perdit tout moyen de réflexion lorsqu’une brise chaude effleura ses lèvres rosées, qui laissaient elles aussi filtrer un léger appel d’air.


- Viens.

Le mot, unique, lui fit l’effet d’un boulet de canon. Viens. La syllabe, salvatrice, qui mettait fin à l’attente insoutenable et à l’appréhension, qui s’envola d’un coup. Viens. Un verbe qui ouvrait des horizons insoupçonnés sous les pas de Nathaniel. Viens. Une sonorité qui le fit se tendre comme un ressort, et qui lui permit de céder toute résistance au contact de la main de Gabriel dans la sienne. Viens. Nath remarqua à peine les pièces sur la table et les regards curieux ou coléreux des clients et clientes. Viens. Il était dehors à présent, et le paysage défila pour la deuxième fois de la journée, sans que le jeune homme n’ouvre la bouche, sans qu’il éprouve le besoin ou même l’envie de protester. Viens. Les maisons volaient autour de lui, ses jambes battaient le pavé sans que la fatigue ou l’essoufflement ne le ralentisse, jusqu’à une porte de bois. Banal, mais différent, cet endroit dégageait une odeur que Nathaniel commençait à bien connaître pour y être dépendant. L’odeur de Gabriel. Viens …

- Bienvenue chez moi.


Gabriel n’avait toujours pas lâché la main du beau brun, complètement à côté de la réalité. La clé avait tournée, la porte s’était ouverte sans un grincement, et les deux coupables d’un crime dont ils ne faisaient que rêver, entrèrent l’un après l’autre. L’appartement était agréable, quelque peu impersonnel, du fait du nombre impressionnant de donzelles qui avaient franchi la porte, dans un sens puis dans l’autre, tout aussi prestement. Mais le confort dont témoignait l’intérieur reflétait le bonheur de vivre du propriétaire. Il y faisait bon vivre, les pièces étaient claires et rares étaient les meubles. Tout n’était qu’équilibre entre le surchargé et la désertion, tout était apparemment parfait. Cependant, il manquait quelque chose, comme il subsistait une part d’ombre dans le regard de Gabriel. Un facteur inconnu, un vide dans le trompe l’œil agréable que l’appartement et son habitant livraient au monde extérieur. Mais que Nathaniel soit maudit s’il savait de quoi il s’agissait ! Possesseur d’une finesse extrême, il n’avait fait que noter cette absence, cette petite chose qu’il manquait à l’endroit.

Bien qu’il soit dans la place, Nathaniel ne pouvait s’empêcher de penser avec inquiétude que tout ceci pouvait lui échapper, surtout après ce qu’il s’apprêtait à faire. Oui mais … Il ne pouvait pas demeurer ici en mentant par omission à Gabriel. Il lui devait au moins d’être sincère, sinon bien plus. Alors Nath se retourna après l’inspection sommaire de l’endroit où, en fin de compte, il ne passerait sans doute pas la nuit, et chercha les prunelles ivoires dont il ne pouvait d’ores et déjà plus quitter. Il prit une grande inspiration, souffla un bon coup et recommença. Enfin, Nath resserra son emprise sur la main de son compagnon, et s’encouragea mentalement avant de souffler, rougissant légèrement, colorant ses pommettes d’un rose délicat et enfantin :


« Cela va paraître ridicule, Gabriel mais … Je suis heureux d’être ici. Avec toi. »

Voilà. Il avait signé ce qui serait peut être sa perte. Heureux. Lui ? Aussi incroyable que cela puisse être, oui. Ou du moins se rapprochait il légèrement de l’idée qu’il se faisait du bonheur. Il grappillait des miettes du désespoir qui avait auparavant hanté ses jours et ses nuits, inlassablement. Le formuler avait été plus simple que prévu, mais l’appréhension de la réaction du principal intéressé le mettait mal à l’aise. Nathaniel ouvrit la paume, à regret, prêt à quitter la pièce sous un regard déçu, ou pire, dégoûté. Sa réflexion était en effet malvenue, compte tenu de son état et de sa personne. Cela sous entendait bien plus qu’une simple amitié, et même Nath en était troublé. Rejet. Scénario catastrophe. Toutes les hypothèses, allant du simple « Désolé » au regard haineux, passaient dans son esprit, trop faible pour les rejeter toutes. Cependant, Nathaniel espérait connaître assez bien le personnage pour penser qu’il ne le ménagerait pas en esquivant une réponse qu’il voulait claire et nette. Définitive.

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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Dim 18 Mai - 11:32

Quelle mouche avait piqué Gabriel de faire ça… ? D’un seul coup, il avait décidé de prendre les choses en main, d’emmener Nathaniel chez lui. Alors que c’était le meilleur moyen de le faire fuir au vue de sa réputation. Il n’avait même pas rangé son appartement ce matin. Il était trop tard certes, et après réflexion, le beau blond n’était pas sur de regretter son acte. Ils étaient mieux ici que dans une auberge à l’affut des moindres regards. Avides, jaloux ou colériques. Non pas que cela gênait Gabriel mais Nathaniel peut être. Oui, ils étaient là par souci de tranquillité, rien de plus.
Il sentit soudain une pression un peu plus importante sur sa main. Il se retourna vers Nathaniel qui semblait hésiter à dire quelque chose. Il l’encouragea silencieusement du regard alors les pommettes de son interlocuteur se coloraient délicatement.


« Cela va paraître ridicule, Gabriel mais … Je suis heureux d’être ici. Avec toi. »

L’intéressé se figea un quart de seconde et dans un sourire éclatant –Bien que n’arrivant pas à la cheville de celui de Nathaniel- il déclara.

- Pas trop tôt.

C’était vraiment la première chose qui lui était venu à l’esprit. Il aurait même pu se sentir vexé que ce ne fut pas le cas plutôt. Mais Gabriel espérait que Nathaniel fut heureux sans lui, fut heureux avec lui, même s’il ne l’avait pas dit. Gabriel plaisantait, mais il savait combien cette phrase avait du couter à Nathaniel, combien cette phrase fut dure à prononcer. Lui qui paraissait si timide et si sombre. Notre débauché aurait pu se féliciter de cette victoire. Après ne l’avait-il pas rendu heureux ? Mais c’était comme si tout son orgueil venait de disparaître. Il était juste heureux que Nathaniel soit heureux. Attendez ? Il était heureux que quelqu'un soit heureux ? Mais c’était impossible. Gabriel ne se souciait que de lui et de son propre bonheur. Il ne contentait que ses besoins, les autres n’avaient qu’à faire des efforts. Mais pourtant le sourire de Nathaniel lui avait tellement réchauffé le cœur, lui avait tellement fait plaisir jusqu’aux tréfonds de son âme. Ce sourire avait éveillé une envie de continuer à rendre heureux. Lui qui en rendait plus d’un malheureux en tuant des personnes. Lui qui jetait tant de filles, il les attristait mais aussi leur mari ou copain, car même s’ils étaient en colère contre Gabriel, au fond d’eux, ils étaient tristes aussi. Mais pour un peu, Gabriel aurait pu faire passer le bonheur de Nathaniel avant le sien, avant n’importe qui. Tout pour continuer à rester près de lui et même se voir adresser un autre sourire.
Gabriel faillit avoir un vertige. Il était là, seul avec la personne qui avait totalement bouleversé sa journée, ses sentiments, ses habitudes, son regard et jusqu'à son sourire. Il était là, monstrueusement attirant. Chez lui. Gabriel s’avança vers lui, très près. Sa main vola vers sa joue et la rendit prisonnière une fois de plus. Il ne pouvait désormais plus se passer de ce contact. Il voulait constamment caresser cette peau si froide qu’il n’aspirait qu’à réchauffer, qu’à rendre rose une fois de plus.


- La seule chose ridicule qui pourrait exister, c’est que je ne sois pas heureux moi aussi avec toi. Si tu es heureux, je suis heureux.
Sa voix douce fut néanmoins quelque peu ferme, pour ajouter du poids à ce qu’il disait.

Alors que Gabriel aurait encore pu faire demi tour, encore franchir en sens inverse la porte qui lui était apparut quelque minutes auparavant, il s’en éloigna encore avec cette phrase. Cette phrase d’une étonnante et brûlante sincérité. Il était entré et embarqué dans quelque chose à laquelle il n’avait jamais pensée, mais il n’avait pas peur. Ce qu’il ressentait depuis un bon moment le rassurait totalement. Il n’aspirait qu’à entrer plus dans ce nouveau chemin que construisait inconsciemment Nathaniel pour lui.
Mais demeurait le problème de la réciprocité. Si une fille n’était pas d’accord, elle changeait d’avis au bout de deux trois caresses. Gabriel ne tenait absolument pas à déplaire à Nathaniel. Même si son désir augmentait de minutes en minutes en sa présence. Que pouvait bien t’il faire ? Libre mais prisonnier de son désir ? Nathaniel était heureux. C’était le principal, mais rien ou pas grand-chose n’indiquait que son désir soit réciproque. Gabriel avait peur. Encore quelque chose qui ne lui arrivait jamais. Il avait peur de tenter quelque chose de déplacé, qui pourrait faire fuir Nathaniel. Qui ne tente rien n’a rien ? Mais qui tente peut tout perdre. Pourtant Gabriel n’enlevait pas sa main de la joue de l’objet de ses désirs. Et cette main voulait descendre plus bas mais n’osait pas.


« Recule-toi. Propose quelque chose de constructif. Tiens, demande-lui s’il veut manger quelque chose agis ! » La voix intérieure de Gabriel le serinait. Cette voix n’avait visiblement pas franchi la porte que lui. Reculer lui paraissait impossible et lui proposer quelque chose encore plus. Il savait ce qu’il voulait, c’était aller plus loin… Mais pas trop. Le jeune blond aurait prit tout son temps pour Nathaniel. Pouvait-il lui dire ? Pouvait-il lui souffler sans rougir ce qu’il ressentait ? Peu probable.
«Tu es un homme ! » Recommença la voix. Allons bon, voila qu’il devenait schizophrène. Et pour un peu Gabriel aurait eu envie d’hurler ET ALORS ?! Depuis quand un homme ne pouvait-il pas en aimer, aimer sincèrement un autre ? La preuve existait. Et Gabriel le savait.

Ses doigts coururent le long de la joue puis descendirent dans le cou. Il ne se contrôlait plus. Qui peut être capable de contrôler un désir brûlant comme celui de Gabriel ?

- Nathaniel… souffla t’il. Je me sens étrange, je vais peut être faire une bêtise. J’espère que tu ne m’en voudras pas.
Ces mots étaient pathétiques et Gabriel le savait mais il s’en fichait. Il ne pouvait tenir plus longtemps et avec une infinie douceur il posa ses lèvres sur celle de Nathaniel. Les lèvres qui depuis le début l’avaient fasciné, les lèvres qui laissaient échapper des mots rares mais puissants. Des lèvres douces et agréables au possible.
A présent peu importait qu’il ne réponde pas, peu importait qu’il le prenne pour ce qu’il était : Un débauché coureur de jupon. Mais Gabriel n’avait jamais donné baiser aussi sincère dans toute sa vie. Et si Nathaniel ne le comprenait pas, il serait triste mais pas déçu, il aurait pu dire qu’il s’était trompé. Nathaniel l’avait enfoncé dans une étrange voie. Il allait voir tout de suite si c’était réciproque ou non.
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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Ven 23 Mai - 17:53

Il serait difficile de décrire le soulagement qui envahit Nathaniel lorsque son interlocuteur sourit. La pression sur ses épaules disparut d’un coup, s’allégea plus qu’il n’aurait pu l’espérer. Nath avait eu du mal à se l’avouer, mais il ne pouvait d’ores et déjà plus se passer du rayonnement que dégageait Gabriel dans son regard, ses gestes, son odeur, son sourire … C’était irrémédiable, le personnage l’avait capturé. Emprisonné. Jamais servitude, pourtant, ne lui parut plus douce que celle de contempler les lèvres si délicatement étirées, si pleinement sincères dans la joie comme dans la déception. Ayant renoncé à la liberté, le jeune hybride pensait tout savoir de la captivité physique, mais jusque là son esprit avait toujours été un minimum libre. Plus maintenant. Cela recommençait, comme il y a deux ans. Ses pensées ne lui appartenaient plus, et chacune était dirigée vers une seule et même personne. L’humain blond éclatant qui se trouvait en face de lui. Juste en face. Son geôlier. Son « ami ». Et bien plus encore.

- Pas trop tôt.

Si le sourire l’avait comblé, les mots lui firent l’effet d’une lame dans le cœur. Pas trop tôt ? Alors c’était cela, Gabriel n’attendait que les paroles qui signeraient sa perte ? L’admission d’être heureux, avec lui, dépendant. Le jeune homme avait gagné, avait il projeté tout ceci ? Ses mots, ses regards étaient ils tous prémédités, fictifs ? Nathaniel ne pouvait pas le croire. Il ne voulait pas s’avouer que son empressement avait peut être causé le désespoir qui prenait peu à peu place dans son esprit. Il ne voulait pas penser que Gabriel avait pu ne pas être authentique. Les sourires, les gestes, les hésitations, les confusions, les non dits … Tout ceci lui avait semblé si réel, si vrai ! Admettre maintenant que tout ceci n’avait été qu’une douce utopie illusoire était hors de question. Nathaniel avait choisi de faire confiance à cet homme étrange aux yeux envoûtants, et sa décision ne serait jamais remise en cause. A partir de là, son dévouement serait aveugle et total, même si la trahison venait poindre le bout de son nez. A présent, Nath plaçait toute son âme à la merci de quelqu’un, il avait accepté qu’une personne l’approche d’assez près pour lui livrer son être. Et cela passait par une confiance totale et inébranlable. Aussi le jeune homme ne pouvait penser que ces mots n’étaient autres que le produit d’une maladresse, ou d’un quiproquo.

Alors qu’une grande décision venait de poindre chez Nathaniel, celle de ne pas s’inquiéter des interprétations, toujours à son désavantage, Gabriel bougea. Sa main vola vers la pommette de Nath, qui frissonna sous le contact, familier mais oh combien grisant, de la peau tiède de son compagnon. Celui-ci prit la parole en fixant les deux saphirs qui brillaient au milieu de son visage maintes et maintes fois observé, dans les émeraudes de Nathaniel, aujourd’hui adoucies par la présence d’îlots composé de l’or le plus pur. La voix, délicatement formée, laissa dans l’air et sur les pores du jeune hybride, un sentiment de douceur exquise encadrée néanmoins d’une note plus dure, plus sérieuse. Les paroles n’en semblèrent que plus sérieuses, et Nathaniel se délecta à leur écoute.


- La seule chose ridicule qui pourrait exister, c’est que je ne sois pas heureux moi aussi avec toi. Si tu es heureux, je suis heureux.

S’il s’empêchait de toutes ses forces de remettre en question l’attention désintéressée que semblait vouloir lui accorder Gabriel, le jeune adulte qu’il était ferma les yeux un court instant. Comment croire que ce timbre de voix si cher à son cœur pouvait lui mentir ? Comment ne pas comprendre l’authenticité des mots qui résonnaient à ses oreilles en une litanie répétitive, délicieusement lancinante ? Obscurcir un des sens revenait à développer un autre, si ce n’est plusieurs. Et l’ouïe de Nathaniel, déjà fort entraînée de par son appartenance au monde de la nuit, percevait les vibrations de l’air comme jamais, et la clarté des sons ne pouvait mentir. La dernière phrase résonna, encore et encore, dans l’esprit de Nathaniel. Il avait toujours perçut cette note de douceur en Gabriel. C’était d’ailleurs, mis à part le physique peu commun qui attirait le regard, ce qui avait accroché l’attention du jeune loup. Comment pouvait on refluer autant la sensibilité dont chaque être humain faisait preuve ? Il avait eut envie de percevoir à nouveau ce filament de chaleur bienfaisante qui coulait de Gabriel, se différenciant en intensité du rayonnement provoqué par son aura nonchalante. Cet homme n’avait apparemment rien à voir avec le déprimé qu’il était, et pourtant la cruauté de leur mode de vie et leur attirement mutuel les avaient rapprochés.

Alors que Nathaniel prenait peu à peu conscience de l’ampleur des sentiments qu’il éprouvait, bien loin de la simple attirance passagère, éphémèrement incertaine, qui les animait tout deux, de temps à autre, Gabriel se rapprocha encore, réduisant l’espace intolérable qui les séparait encore à quelques millimètres. Il n’enlevait pas ses doigts des tempes de Nathaniel, même si leur frémissement incertain laissait libre court à toute interprétation dans l’esprit du jeune homme. Finalement, les phalanges se plièrent et vinrent folâtrer dans le cou gracile et finement taillé de Nath, qui rouvrit les yeux prestement, les fixant à nouveau dans ceux de Gabriel, une flamme de peut et de désir mêlés. Le terrain qu’ils frôlaient du pied était inconnu à Nathaniel, qui découvrait pour la première fois ce que voulait dire désirer. Jamais Lisbet’h n’était apparue ainsi à ses yeux, car leur amour tabou avait été engendré au sein d’un même sang, et restait impur et honteux à chaque instant. Face à Gabriel, il ne ressentait aucune honte tant l’envie de rester près de lui était forte. Le détail de leur nature lui échappait, seul comptait l’instant présent. Deux êtres humains, qui s’éveillent l’un à l’autre dans un souci de préserver l’objet de leurs pensées, de le chérir et de ne surtout pas le faire fuir.


- Nathaniel … Je me sens étrange, je vais peut être faire une bêtise. J’espère que tu ne m’en voudras pas.

Son prénom, prononcé par cet individu déjà si cher à son cœur, n’avait jamais sonné aussi vivant sur d’autres lèvres. C’était Gabriel qui lui donnait cette autre dimension, c’était ses lèvres qui … Se posaient sur les siennes. Nathaniel, le silencieux Nathaniel, n’avait pas eu le loisir de manifester son approbation au mystère qui lui serait révélé incessamment sous peu, que la pièce se mit à tourner. Les couleurs se fondirent, les meubles tanguèrent alors que les murs s’effondraient à une vitesse vertigineuse. Nathaniel ferma les yeux, s’insensibilisant au vacarme de sens qui s’offrait à ses prunelles. Le jeune homme avait déjà pris conscience de ses sentiments, de son besoin viscéral de toucher encore et encore cet être qui lui avait tant apporté, mais jamais il n’aurait pu franchir la limite qui le retenait. La limite de la peur, que tout son rêve merveilleux s’effondre. Mais Gabriel l’avait fait pour lui, brisant ainsi sa couardise et lui démontrant de la plus belle manière qui soit, la réciprocité de ses sentiments. Car aucun doute n’était plus permis, Gabriel pensait à lui comme lui pensait à Gabriel. De manière aussi sincère et entière que lui. Il l’aimait.

Ce fut dans cet espace hors du temps que Nathaniel découvrit la réponse à sa question. Les lèvres de son compagnon étaient aussi chaudes qu’il les avait imaginées. Aussi réconfortantes et grisantes que l’homme à qui elles appartenaient. Enfin, Nath se rapprocha de Gabriel, continuant le baiser avec l’énergie du désespoir, nouant ses bras graciles autour des épaules de l’humain en face de lui, plaquant des mains sur des omoplates et un torse contre un autre. Nathaniel plaça dans cette étreinte toute la douceur et tout l’abandon dont il en était capable. Quand enfin les lèvres se séparèrent, à regret, après de longues minutes, Nath appuya son front contre la peau du cou veloutée de son partenaire, et put enfin répondre à celui qui, il s’en était aperçu tardivement malgré tous les signaux qui s’étaient offert à lui, comptait à présent de façon inquiétante dans son cœur. Car le jeune homme ne faisait jamais les choses à moitié, et l’amour qu’il éprouvait serait dévastateur, comme bien d’autres. Il le savait, mais il était bien trop tard pour rebrousser chemin et se préserver. Trop tard.


« L’unique raison pour laquelle je t’en veux, c’est parce que tu as cru faire une bêtise. Et je m’en veux à moi-même de ne pas avoir fait ça plus tôt. »

Le jeune hybride offrit son visage apaisé à Gabriel, pour une fois vidé de toute anxiété ou détachement. Pour la première fois depuis longtemps, le visage d’albâtre se réchauffait quelque peu et les émotions de son propriétaire transparaissaient au grand jour. Un sourire naquit sur des lèvres pâles.

[Bouuuuh poste très "eau de rose" et affligeant. Pardon ! En plus j'ai peur que tu n'aimes pas le nouveau Nathy guimauve ]

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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Lun 23 Juin - 18:04

[J’aime bien ce nouveau Nathy et excuse moi encore pour le retard T___T]

Pourquoi ? Il avait fait ça mais pourquoi ? Car il avait sentit qu’il allait exploser si il ne le faisait pas ? Ce baiser était bien plus pour Gabriel qu’un gage d’amour, ou de désir. Ce baiser doux et amoureux, c’était bien la première fois qu’il en délivrait un depuis qu’il avait tué son père et sa belle mère, depuis qu’il était devenu Gabriel le séducteur en journée et Gabriel le tueur la nuit. Un baiser pour montrer une attirance bien plus que physique, un baiser au summum de l’honnêteté, il n’en avait jamais délivré à une fille ni à un garçon jusqu’à Nathaniel. Tous se contentaient de baisers brûlants, certes, mais sans aucun sentiment. Jamais Gabriel n’avait aimé autre que lui et sa mère, mais tout avait changé aujourd’hui. Et s’il était dur de remettre de l’ordre dans ses pensées, depuis qu’il avait décidé de tout tenter, depuis qu’il l’avait enfin embrassé, toutes ses questions ou presque s’étaient dissipées, il était définitivement amoureux de Nathaniel.

Fermer les yeux. Apporter encore et toujours plus d’amour à ce baiser, prouver qu’il ferait tout pour Nathaniel.
Il le sentit se rapprocher et l’instant d’après des bras entourèrent ses épaules, plaçant là une étreinte que Gabriel n’avait encore osé faire. Nathaniel était contre lui, de son plein gré. Il ne reculait pas, n’avait pas rompu le baiser mais y répondait. Tout laissait penser qu’il partageait un tant soit peu les sentiments de Gabriel et cela lui fit encore plus plaisir, l’encouragea à continuer de plus belle. Ses mains se posèrent sur la taille puis dans le dos du magnifique jeune homme. Il le serra délicatement contre lui, ne voulant le céder pour rien au monde, ne voulant renier ce qu’il ressentait même contre tout l’or du monde.
Etreinte enivrante de deux être se cherchant, hésitant, sachant pertinemment qu’ils n’auraient jamais pensé ressentir ça avec quelqu’un du même sexe qu’eux. Et pourtant si, et pas qu’un peu.

De longue minutes pourtant trop courtes. Il est tant de respirer. Un croisement de regard et une sensation d’apaisement aussi peu commune pour l’un que pour l’autre. Gabriel était bien, il était monté dans les nuages et redescendait dans la seule perspective d’à nouveau remonter, de flotter de nouveau dans un sentiment oublié mais ô combien agréable. L’amour.
Détailler encore et encore ce visage sans jamais s’en lasser. Découvrir à chaque nouveau passage une courbe de plus, un détail que l’on pensait ne pas avoir oublié. Des yeux envoûtants à qui on offrirait tout sans concession.
Nathaniel posa son front doux dans le cou de Gabriel qui eut l’irrésistible envie de le garder contre lui à jamais. Une de ses mains remonta jusqu’à se poser derrière la tête de Nathy de façon à la garder là et caresser les cheveux. Leurs cœurs battaient à l’unisson et Gabriel ferma un instant les yeux pour profiter de l’instant. Nathaniel n’avait sûrement pas besoin d’être protégé, il savait le faire lui-même de ce que Gabriel savait ou avait deviné. Mais pourtant il n’aspirait qu’à le faire quand même. Cet être fin et gracieux, qui faisait un travail inconnu au jeune débauché blond. Il relâcha la pression qu’il exerçait sur la tête de Nathaniel, le laissant parler.


« L’unique raison pour laquelle je t’en veux, c’est parce que tu as cru faire une bêtise. Et je m’en veux à moi-même de ne pas avoir fait ça plus tôt. »

Gabriel sourit à ses paroles, reflet des siennes. Il était heureux d’avoir fait ça, heureux d’avoir partagé un tel moment avec Nathaniel. Et surtout il était heureux d’entendre ce qu’il avait deviné, d’entendre la réciprocité de ses envies. Il avait bien fait de faire le premier pas, malgré toute l’anxiété que cela avait généré en lui.
Et pour une bonne fois pour toute sceller leur joie mutuelle, un visage plein d’émotion lui apparut. Bien loin du premier que lui avait offert Nathaniel. Ce visage froid, dépourvu d’envie ou de sentiment. Gabriel n’arrivait pas à croire qu’il avait pu autant le dérider, il en était vraiment ravi. Et alors que naquit de nouveau ce sourire qui l’avait fait « perdre les pédales », il resta en arrêt quelque instant, l’admirant sans retenu.


-Ne t’en veux pas, j’ai longuement hésité avant d’oser le faire, fit doucement Gabriel.

Puis il attrapa délicatement son menton, le tenant toujours dans le dos et l’embrassa à nouveau, déjà en manque de ses lèvres et de ce qu’elles lui procuraient.
Un désir hors norme monta soudainement en Gabriel et il se força à arrêter tout en caressant légèrement le dos de Nathaniel. Oui il avait tant envie de lui, pas forcément de faire l’amour, mais envie de rester près de lui encore et encore. De le faire basculer doucement sur le lit, de l’embrasser encore et encore, de lui enlever son teeshirt, de parcourir sa peau de ses doigts enfiévrés. Oui Gabriel aspirait à tout cela mais il était trop tôt, bien trop tôt pour de tels actes. Avec une de ses conquêtes, c’était ce qui arrivait invariablement, mais là, ici, maintenant, avec Nathaniel, c’était la douceur et les envies de l’autre qui primait et le jeune blond se voyait mal gâcher les instants si doux avec des gestes et actes déplacés comme il le voulait pourtant. S’enivrer jusqu’à l’overdose de la présence de Nathaniel. Mais une autre pensée, bien plus sombre et triste lui vint à l’esprit. Ce qu’il souhaitait était impossible.

Nathaniel avait sa vie. Un travail, des connaissances, il n’était ici que de passage, une fois partit, il ne reviendrait sûrement pas avant longtemps. Et Gabriel ne pourrait le forcer à rester ici, avec lui. Leurs modes de vie étaient trop différents. C’était inévitable, il allait partir. Où quand comment ? De ces interrogations, Gabriel décida de poser une question plus ou moins en rapport. Il chuchota à l’oreille de Nathaniel :


-Tu restes dormir à la maison cette nuit ?

Au moins, il serait fixé combien de temps il pourrait encore admirer Nathaniel avant qu’il parte et ne laisse Gabriel retourner à ses activités, avec néanmoins un arrière goût mélancolique au fond de la gorge.

¤Music : To Zanarkand. Final Fantsay X
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Nathaniel Mor'wan
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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Jeu 26 Juin - 22:17

[Aucun problème. Contente que tu l'aimes XD]

Alors que Nathaniel ne pensait plus pouvoir se sentir plus entouré qu’il ne l’était déjà, Gabriel lui prouva le contraire. Tout était tellement nouveau que chaque geste, chaque frémissement était une découverte pour le jeune homme. Il avait en effet oublié les marques d’amour en même temps que les sentiments, enterrés loin dans sa mémoire, à l’abri d’une muraille infranchissable quoique incertaine. Tout n’était plus que découverte, expérimentation merveilleuse. Il était heureux de réapprendre le sens du mot amour en compagnie de cet homme, désireux de tout apprendre dans ses bras et dans ses yeux. Il était comme un enfant à qui l’on inculque les bases du langage corporel. S’embrasser pour se dire que l’on s’aime, sourire lorsque l’on est heureux, et serrer fort quand on ne veut pas partir. Tout était spontané, presque maladroit pour Nath, qui réagissait impulsivement, son corps se souvenant d’un ballet mystique dont son esprit ne conservait aucune trace. Il était vrai, pourtant, que le jeune homme savait séduire sans trop de difficultés, et s’amuser quelques instants aux côtés d’une femme n’était pas un loisir qu’il réfutait. Mais dès que sentiments il y avait, tout s’effondrait. Son cœur redevenait accessible mais fragile, libéré de sa protection de glace et particulièrement sensible aux meurtrissures possibles.

Au moment où il s’y attendait le moins, donc, Gabriel resserra son étreinte autour de sa taille, plaquant avec une douce énergie son buste de marbre contre celui, incandescent, de l’humain. Il sentait chaque doigt contre le tissu qui recouvrait son corps, ce tissu frustrant et inutile qui le privait de l’entière chaleur de Gabriel. Inconsciemment, son cerveau tirait une alarme. Il allait se livrer trop, confier son cœur et son corps à un seul être. Ce n’était pas prudent. Mais la prudence ne comptait plus parmi les priorités de Nathaniel, qui ne pensait qu’au bonheur indicible que lui apportait la douce mais ferme étreinte de laquelle il ne voulait se soustraire pour rien au monde. Car jamais rien ne lui avait paru si délicieux, si indispensable, si évident. Gabriel et Nathaniel. Nathaniel et Gabriel. Deux êtres qui souffraient de solitude. Alors, après tout, quand ils se sont rencontrés, les sentiments qu’ils éprouvaient à présent étaient sans doute inévitables. Ils ne s’en étaient pas rendus compte plus tôt, voilà tout. Et Nath se plaisait à penser que, quelque soit l’endroit et le moment, les choses auraient abouties de la même manière.

Sans doute. En tout cas, le jeune hybride savait bien que le charme et le magnétisme de Gabriel aurait attiré son attention en toutes circonstances. Le temps aurait fait le reste, rapprochant peu à peu les deux maladroits qui s’ouvraient aux sentiments qu’ils éprouvaient finalement l’un pour l’autre. Plus que deux êtres humains, ils représentaient à eux seuls deux entités à part, sans jugement de sexe où de rang social, sans préoccupations, sans souci de se calquer sur le respect de la bienséance … De manière un peu trop parfait pour être réel, ils s’aimaient. Lorsque le jeune homme glissa son front dans la nuque de son compagnon, celui-ci vint lui caresser délicatement les cheveux, effleurant du bout des doigts les mèches sombres qui retombaient sur ses tempes. Comme cela, immobiles et leur poitrine se soulevant à l’unisson, Nathaniel se sentait bien loin de ses problèmes, bien loin des questions qui tourmentaient son esprit sans qu’il veuille se l’avouer en temps normal. Ses défenses avaient cédé, laissant place à la vulnérabilité dont il faisait parfois preuve, dans son sommeil exclusivement. Il avait l’impression ne plus être lui-même. A cet instant, il se disait que s’il avait survécu, ce n’était ni pour vivre ni pour mourir, mais bel et bien pour aimer. Partager quelque chose, découvrir une nouvelle part de lui-même qui lui était totalement inconnue. Un Nathaniel aimant, attentionné, doux, vulnérable et altruiste.

Alors qu’il commençait à rêver éveillé aux lèvres de Gabriel, celui-ci fit très exactement ce dont ils avaient très envie tous les deux. Nathaniel sentit son menton se relever docilement sous l’impulsion du poignet de son compagnon, ses paupières se fermer d’elles même et ses lèvres chercher à l’aveugle celles de Gabriel. Les trouvant, il ne les lâcha pas avant de longues minutes durant lequel il intensifia le baiser à mesure que la chaleur du corps de son interlocuteur se diffusait à travers lui, colorant ses joues, assouplissant ses muscles tendus, alors qu’il exerçait une pression de plus en plus importante sur le dos du jeune homme, enfonçant ses doigts dans la peau, froissant le haut qui l’incommodait au plus haut point. En réponse à ses attentes, il sentit les doigts délicats parcourir son dos, se jouant des aspérités que dessinaient ses muscles sous le tissu fin de son vêtement. Puis il perçut à son oreille une voix qu’il aurait reconnue entre milles :


- Tu restes dormir à la maison cette nuit ?

Le jeune homme soupira imperceptiblement, sachant très bien que la réponse qu’il allait donner était celle que Gabriel et lui-même espéraient. Mais qu’en serait il après ? Ces paroles avaient souligné les problèmes que les eux jeunes gens allaient rencontrer sur leur route. Comment faire pour rester ensemble ? Nathaniel se maudit d’avoir prêté allégeance à son sauveur. Son honneur était sauf, mais son cœur se brisait une fois de plus. L’éloignement serait un coup dur. Et, même s’il pouvait aisément promettre revenir encore et encore entre ces murs, lui n’avait rien à offrir, rien à partager. Soudain, Nath détesta Gabriel. Il était celui qui l’avait rendu faible. Celui qui à l’avenir, l’empêcherait de dormir, hantant ses nuits de son image souriante. Celui à cause de qui il ne supporterait plus jamais d’être seul. Celui qui avait troublé son cœur. S’il vivait en regardant l’avenir, ce serait comme une trahison envers l’homme qu’il aimait. Le blesser ainsi, l’abandonner au péril de ses désirs … Quelque part, Gabriel le sauvait à chaque fois qu’il lui souriait. Pourrait il se passer de cela quand il avait du mal à se passer de son image un court instant ?

« Cette nuit. Et toutes les autres si je pouvais. C’est mon souhait le plus cher. »

Réflexion faite, il était bien prétentieux de penser cela. Peut être Gabriel ne supporterait il pas les rumeurs, les regards … Sans doute n’aimerait il pas qu’il se faufile ainsi dans sa vie privée. Car lui aussi avait une vie, un travail, des habitudes … Le plus simple était de se quitter pour mieux se retrouver. Oui, il tentait de s’en convaincre. Mais comment adhérer à cette douloureuse décision ? La théorie ne rejoignait pas la pratique, qui supporterait difficilement un éloignement prolongé. Mais il n’était pas temps de penser à la fin. A présent, tout commençait. C’était une renaissance, une venue au monde d’un autre Nath et de ses sentiments.

Le jeune homme laissa parler son corps puisque sa tête allait trop vite. Sans quitter les lèvres de Gabriel, Nath recula et entraîna son compagnon dans sa chute sur un lit confortable qui avait déjà sûrement vu une scène de ce genre, sans savoir que tout était différent à présent. Entreprenant, Nathaniel s’allongea donc sans un bruit, étonnamment, Gabriel sur lui et une de ses mains apposée sur la nuque de ce dernier tandis que l’autre folâtrait dans le dos du jeune homme. Il ne savait pas dans quoi il se lançait. Il voulait juste suivre son instinct et rester là, le poids de cet homme sur lui, sans forcément pousser la chose, juste être avec lui. Le reste viendrait en temps voulu. Nathaniel glissa seulement deux doigts sous le haut de l’humain, entrant enfin en contact avec la peau lisse et chaude, tant imaginée mais jamais découverte jusqu’à maintenant. Il fallait se contrôler. Le maître mot était sang froid. Il ne voulait pas être comme les autres, un de passage. Il voulait y aller doucement pour mieux savourer chaque étape. Nath murmura enfin, quittant à regret la bouche de Gabriel pour lui susurrer à l’oreille d'un ton presque douloureux, criant de vérité :


« Je t’aime. »

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MessageSujet: Re: ¤°/Une journée comme les autres ?\°¤ [Pv Nathy]   Lun 30 Juin - 20:26

Il y allait tellement doucement, il était tellement doux et à l’écouter des réactions, des sentiments, du cœur de Nathaniel… C’était tellement différent d’ordinaire, il ne s’occupait que de son propre plaisir et si sa partenaire en avait aussi tant mieux pour elle, sinon tant pis. Mais là, c’était le processus inverse, tant que Nathaniel était bien, il l’était aussi, voir plus. Et qu’il y avait-il de mieux que de sentir le bout de ses doigts entrer doucement dans la peau de son dos, sentir que l’on répondait au baiser avec tant de volonté. Sentir qu’on n’était pas seul à ressentir ça. Nathaniel était bien plus qu’un être à part et peu importait ses origines, son travail, son camp… Il restait et resterait celui qui avait réapprit l’amour à Gabriel. Il ne souhaitait qu’une chose, que le temps s’arrête. Qu’il s’arrête dans son avancée inexorable pour profiter à l’infini de chaque partie du corps de Nathaniel, pour rester prêt de lui.

Mais il n’était pas à lui. Et si Gabriel pensait à ça maintenant, qu’en serait-il dans une semaine si ça c’était vraiment passé ? Bien sur qu’il ne pourrait se passer et se lasser de lui et ce qu’il éprouvait ne changerait pas, il en était sur. Cependant, il ne pouvait prouver cela. Car il savait que le jeune bis devrait partir et que ce n’était pas Gabriel qui allait le retenir ici. Le jeune homme ne manquait pas de prétention et d’orgueil pourtant, jamais il n’aurait cru que pour lui, il resterait ici. Et si jamais il l’avait dit, il aurait refusé. Il aurait refusé qu’on abandonne tout pour lui. Que Nathaniel abandonne tout pour lui, bien que Gabriel ne savait pas ce qu’était le ‘tout’ en question.

Faire glisser ses mains encore. Encore mais pas trop. Il avait accepté un baiser, il avait répondu au baiser, c’était beaucoup, surtout si Gabriel était la première expérience masculine de Nathaniel. Pourrait-il se permettre d’aller un peu plus loin ? S’il laissait ses mains courir doucement sur les reins du jeune homme, il voulait sentir sa peau sous ses doigts, il voulait réchauffer cette peau, encore et encore et le garder tout près de lui. Comme la peluche avec laquelle on dort la nuit pour se rassurer. Il se targuait de connaître à présent le moindre recoin du visage de Nathaniel, il voulait à présent connaître tout, tout de lui, en commençant par son haut, découvrir chaque centimètre carré de sa peau, laisser son regard courir sur ses muscles fins et gracieux, sur sa peau d’albâtre. Il l’embrasserait encore et encore. Il connaissait tellement de choses agréables et douces qu’il n’utilisait presque jamais. Tant de petites attentions qu’il ne prenait pas la peine de donner à ses conquêtes d’un soir. Pourtant qui étaient si agréable. Des fois elles étaient un peu osées ces petites attentions et il ne savait pas lesquelles il ferait à Nathaniel pour ne pas le faire fuir ce soir. Le jeune homme répondit enfin à l’interrogation de Gabriel et celui-ci sourit fort.


« Cette nuit. Et toutes les autres si je pouvais. C’est mon souhait le plus cher. »

Il disait ça, il disait ça. Mais le pensait-il vraiment ? Il était sûrement comme Gabriel, dans un processus d’identification de ses sentiments. Voudrait-il vraiment passer toutes les nuits qui suivraient en sa compagnie ? Sans aucun regret pour toutes les autres personnes qu’il aurait pu rencontrer ou aimer ? Après tout, Gabriel ne pouvait pas le blâmer, il ressentait la même chose à ce moment précis. Mais cette phrase révélait tant de chose. Déjà, il resterait cette nuit, et rien que cela, c’était un cadeau magnifique qu’il lui faisait, une nuit contre la personne qu’il aimait. Le sourire ne pouvait quitter le visage de Gabriel. Cependant, tout était bouleversé par le ‘si je pouvais’ Gabriel avait plus que vu juste dans cette histoire. Nathaniel avait une vie. Et elle n’était pas ici. Il travaillait ailleurs, il n’était que de passage à Tara et le hasard l’avait mis sur le chemin de Gabriel. Tout cela n’était que du hasard. Et le beau blond se demandait où et avec qui, si qui il y avait, aurait dormi Nathaniel ce soir. Il ne pouvait pas. Certainement pas. Mais ne pas pouvoir ne signifiait pas ne pas vouloir, là était toute la différence. Si Nath était demandé ailleurs, il avait envie de rester ici et cela mit du baume au cœur de Gabriel.

Il était gentil. Au fond de lui il était gentil c’était irrévocable, il ne savait pas quelle voie Nath avait emprunté mais il était gentil. Et cette gentillesse allait le quitter, le laissant retourner à ses habitudes qu’il n’était pas prêt de quitter semblerait-il. Il était gentil et Gabriel ne savait pas si il pouvait l’être autant. Comment le pourrait-il ? Il n’était qu’un débauché assassin à ses heures perdues. Son souhait le plus cher. Comment pouvait-il en être sur ? Les interrogations de ce type donnèrent encore plus envie à Gabriel de le serrer fort pour ne pas qu’il s’en aille, pour qu’il dise vrai.

Et là. Nathaniel le surprit plus qu’il ne pensait, il fit un acte que le jeune blond n’aurait jamais pensé qu’il ferait. Déjà, il prit en main les actions et tout d’un coup, il se sentit attiré contre Nathaniel et basculer contre lui sur son lit juste derrière, lèvres toujours scellées. Il amortit sa chute de ses coudes sur le matelas pour ne pas écraser l’homme qu’il aimait. Quelle bonne initiative de sa part c’était soudain et très excitant. Excitation qui ne fit qu’augmenter au contact de la main de Nath sur sa nuque pour prolonger le baiser et de l’autre dans son dos. S’il voulait toucher la peau de du jeune bis, il voulait aussi qu’il touche la sienne. Et s’il avait été magicien, il aurait bien supprimé les deux haut d’un claquement de doigt.
Il était si prêt de lui, à pouvoir le dévorer du regard encore et encore, jusqu’à ne plus en pouvoir, ce qui n’était pas prêt d’arriver. Son visage était une véritable invite aux baisers ou Gabriel ne s’appelait plus Gabriel. Justement, ce baiser la se prolongeait pour son plus grand plaisir. C’était tellement agréable et envoûtant. La main dans le dos sembla entendre les désirs du jeune homme blond et bientôt il sentit sur sa peau celle de Nath. Quelques doigts qui semblaient s’être réchauffés depuis leur rencontre, ce qui semblait à Gabriel des siècles auparavant. S’il le faisait, il pourrait s’autoriser à le faire aussi alors. Le baiser fut coupé quelques instants, permettant aux deux protagonistes de respirer, mais surtout permettant à Nathaniel de faire une déclaration que Gabriel n’oubliera jamais de toute sa vie.


« Je t’aime. »

Instant de flottement.

Gabriel regard Nathaniel avec stupeur durant quelques secondes. Il a mal entendu c’est sur. Pourtant son cœur fait un grand « Boum » dans sa poitrine. Il a comprit, lui, que c’était sincère. Pourtant Gabriel n’en revient pas alors qu’une explosion de bonheur lui arrive dans le corps. Corps paralysé, seul l’esprit et le cœur ont compris ce qu’il en retournait. Le temps s’est véritablement arrêté et les mots restent comme suspendus dans les lèvres. Il y a des années lumière de différence entre penser quelque chose et le dire. Il l’a dit. Gabriel est heureux.

Et le temps reprend ses droits et se remet en marche.

De surprise, les coudes de Gabriel lâchèrent et il se retrouva totalement contre Nathaniel. Il eut peur un instant de l’écraser, mais ce n’était pas ça le plus important dans l’histoire. Ce qu’il venait de dire était important. Il l’avait dit. Gabriel osait à peine le penser. Il l’aimait. Vraiment. Si il avait été plus sensible, il aurait sûrement eut les larmes aux yeux de joie, seulement son sourire rayonnant de joie faisait office.
Il bascula Nathaniel sur le côté pour l’avoir en face de lui sans totalement l’écraser et attendit peut être une minute en le regardant. Il attendait, il ne savait pas quoi. Et enfin, après ce silence, sûrement un peu angoissant pour Nathaniel qui devait se demander ce qu’il pensait il lâcha enfin :


-Moi aussi. Je t’aime.

A première vue, on pourrait croire que ce n’était pas tellement original. Pourtant plus sincère que le ton employé et les yeux qu’il faisait à Nathaniel tu meurs. Il l’aimait aussi, et si Nath avait eu le courage de lui dire, il lui dirait aussi. Il l’aimait et au diable le reste.
Alors doucement, il approcha sa tête de lui et l’embrassa de nouveau, longtemps alors que sa main s’immisçait sous le teeshirt de Nathaniel, dans son dos. Il l’embrassa longtemps et ses caresses étaient toutes douces sur sa peau.

La nuit était tombée. Ils se regardaient, amoureusement.
Gabriel faisait glisser ses mains sur le corps de Nathaniel en l’embrassant souvent. Sur la bouche, dans le cou. Plein de petits bisous dans le cou, parfois avec la langue, il savait que c’était agréable, mais il revenait toujours à la bouche, quoi qu’il se passe. Nathaniel embrassait aussi, répondait à ses baisers, lui aussi s’était émancipé du tissu et touchait la peau de Gabriel. Ils étaient biens. Ils s’aimaient.


Ô temps suspend ton vol.

Il était tôt. Très tôt, le soleil éclairait à peine l’aube. Gabriel était allongé sur le dos, regardant le plafond, un sourire mi heureux, mi triste et nostalgique flottait vaguement sur son visage. Il était parti.

Un peu plus tôt. Alors que Gabriel somnolait, toujours face à Nathaniel, il l’avait sentit bouger, se redresser se lever. Il était temps. Temps de se quitter. Gabriel n’ouvrit pas les yeux. Ils n’avaient plus rien à se dire. Ils se reverraient, c’était inéluctable. Et le ‘quand ?’ n’avait pas d’importance. Ils n’avaient plus rien à se dire. Tout s’était dit durant cette nuit. Cette nuit hors du temps. Cette nuit gravé à jamais dans la mémoire de Gabriel, au même titre que la déclaration de Nathaniel. Il partait, il reprenait son sac et retournait à ses affaires. Peu importait. Ils se reverraient.
Parce que la relation Nathaniel et Gabriel venait à peine de commencer.
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