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 Un déjeuner interrompu...

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MessageSujet: Un déjeuner interrompu...   Mer 27 Fév - 20:06

Tara magnifique citée construite circulairement. Les rues étaient bruyantes, bondées, le soleil pénétrait à volonté dans les ruelles. Un soleil brûlant comme les flammes de l’Enfer. Tara n’était nullement l’enfer, elle était tout le contraire de ce que l’on pouvait penser. Calme la nuit, bruyante le jour. La vie s’activait le matin et s’endormait le soir. C’est ainsi que se passait la vie dans cette citée.

Dans le quartier des commerçants, la population était beaucoup plus nombreuse et bruyantes que le restant de la ville. S’était le quartier riche, les nobles de la société vivait dans ce quartier chic et riche. S’était normal vu qu’il y avait les marchands, les tavernes, les auberges… bref, les lieux qui rapportaient excessivement beaucoup d’argent.

La population grouillait telle une fourmilière, parmi cette population une ombre se dessina. Cette dernière était sortie d’une ruelle adjacente à la rue principale du quartier des commerçants. L’ombre avançait d’un pas tranquille parmi la population, se faufilant avec agilité et assurance entre les habitants. Ces derniers ne faisaient même pas attention à la personne qui passait près d’eux, ils étaient tous concentrés sur leur préoccupation. Personne ne se souciait de personne à part si l’on désirait marchander.

L’ombre était vêtue d’une longue veste marron qui arrivait jusqu’au genou de la personne. Cette veste avait des motifs de fleurs dans le dos. Une capuche cachait le visage de l’inconnu, ce que l’on pouvait voir sous la capuche était seulement les quelques mèches de cheveux noirs, rien de plus n’était visible. Tout était caché sous cette veste qui recouvrait entièrement l’inconnu.

C’est alors que la personne retira sa capuche dévoila ainsi le visage de l’inconnu. S’était un homme le visage légèrement blanc, vu la couleur de sa peau, il ne devait pas avoir beaucoup vu le soleil durant sa vie. La capuche tomba doucement dans le dos de l’homme, il ouvrit légèrement les yeux avant de les ouvrit entièrement. La couleur de ceux-ci était marron avec l’iris blanc. L’iris prenait plus de place que le marron de l’œil. Le jeune homme leva une main, attrapa ses cheveux et les sortit de l’intérieur de sa veste.

Il les lâcha quand tous les cheveux furent entièrement sortit. Les mèches s’envolèrent doucement autour du visage de l’homme, lui donnant ainsi une attirance hors du commun. Le jeune homme regarda le ciel, le soleil brillait toujours et avec la même intensité. Le jeune regarda ensuite la population, il était l’heure du repas de midi.

Kyltafiel décida de quitter la foule pour aller en direction des auberges. Car le jeune homme qui venait de retirer sa capuche n’était autre que le bisclaveret. Le jeune avait parcouru tout Erin, son voyage d’abord de localisation lui avait permit de faire une approche limitée de la population. Puis, il avait pris au sérieux son objectif premier : montrer sa fidélité envers Fall en faisant tout pour retrouver ses pouvoirs. Quand à la seconde s’était de venger la mort de sa sœur Jeliwyll en empêchant le réveil des trois Dieux qui étaient les seuls à pouvoir faire apparaître la plus grande ennemie de Fall ; Douar.

En pensant à cette déesse, Kyltafiel en cracha par terre afin d’oublier le nom de cette incapable. Il savait qu’il insultait Douar mais il s’en fichait pour lui il n’y avait que Fall. Et le Dieu devait vivre avec la totalité de sa puissance sans se soucier des conséquences sur le restant de la population d’Erin. Les objectifs d’un homme sont parfois sources de cruauté ou de bonté mais dans le cas du bisclaveret s’était source de cruauté.

Kyltafiel s’avançait donc vers les auberges afin de prendre un déjeuner. Mais il savait que son instinct animal désirait manger autre chose. Et cette envie était de la chaire humaine… Le bisclaveret avait envie de chaire humaine mais également de torturer sa victime. Cela faisait plusieurs mois qu’il se retenait de tuer les alliés des trois Dieux. Et en ce moment, il arrivait à saturation. Une goutte d’eau de plus et cela allait faire déborder le vase.

Kyltafiel était perdu dans ses pensées, il avait envie de manger mais également de bouger et surtout de torturer. Il approchait d’une auberge où l’odeur l’avait attiré quand il fut retenu par un bras. Le bisclaveret poussa un grognement avant de déclarer.


« Qu’est-ce que c’est ? Qui ose m’importuner alors que j’allais assouvir ma faim ? »

Kyltafiel se retourna et trouva une jeune femme sous ses yeux. Ses yeux laissaient voir qu'il était terriblement en colère et qu'il était près à n'importe quoi. Même à tuer la jeune femme qui se trouvait devant lui, mais il se canalisa afin de ne pas se faire repérer par les alliés de Douar. Il attendit juste la réponse de la femme.
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MessageSujet: Re: Un déjeuner interrompu...   Mer 27 Fév - 20:55

Le quartier commerçant de Tara, voilà ou se trouvait Syriana. Comment elle s’était retrouvée là, elle l’ignorait. Enfin, ignorer était un bien grand mot. Bien sûr la jeune femme savait comment elle était arrivée ici, elle avait voyagé le long des routes jusqu’à ce que les portes de la grande ville Tara, capitale de Meath, se dresse devant elle. Elle les avaient alors franchies et avaient continuait à marcher dans la cité. Elle avait pu remarquer que la ville était bâtie autour de différents quartiers selon une forme plutôt circulaire. Puis elle avait pénétré ce quartier, l’abondance de tavernes, et de marchands, l’avait mise sur la voie, mais elle avait eu confirmation de ses pensées lorsqu’elle avait entendue deux femmes parler du « plus beau quartier commerçant qu’elles aient jamais vue ». Il était vrai, que le quartier possédait des marchands de toutes sortes qui vendaient un grand nombre de marchandises variées. Il devait aussi être impossible de ne pas trouver un endroit où se restaurer et où se reposer tant le nombre d’auberges et de tavernes étaient élevées. Cela se vérifiait par le monde se trouvant un peu partout autour de la jeune femme, les gens en étaient presque à se marcher dessus et à se bousculer. Pas une seule porte, quelque soit l’endroit où elle mène, ne restaient fermées plus de quelques secondes, les gens ne faisait que ça, entrer et sortir, à la recherche d’un objet ou d’autres choses. Il y avait du bruit comme Syriana n’en n’avait jamais entendu ailleurs, les marchands criaient pour attirer leur clientèle, tandis que les habitants et acheteurs criaient pour se parler par-dessus les cris des autres habitants tentant eux aussi de communiquer avec d’autres personnes, cela n’était rien d’autre qu’un cercle vicieux, qui se répétait inlassablement.

Syriana, était agile et heureusement, cela lui permettait d’éviter les gens qui avançait dans le sens contraire ou dans le même sens qu’elle. Cela était étrange, Syriana avait l’impression que pour ne pas être bousculé, il fallait avoir un certain charisme, enfin peut-être pas du charisme, mais une sorte de présence, qui faisait qu’inconsciemment les gens s’éloignaient de vous. Syriana était à l’opposé de ces gens là, on s’apercevait de sa présence uniquement si on la bousculait et encore. Syriana n’aimait pas ces endroits, elle n’avait rien contre les lieux pleins de mondes, mais cela faisait peu de temps que Seith était mort, et sans lui, elle se sentait différentes, plus faible. Elle savait qu’avec lui, elle était en sécurité. La jeune femme s’arrêtât à l’intersection de deux rues, et s’appuya contre un mur de pierres grises, afin de ne pas être dans le passage des gens et se perdit quelques instants dans ses pensées. Elle repensa à Seith et surtout à sa mort. Elle aimerait tant croire qu’il était en vie comme elle croyait qu’elle retrouverait un jour Leissa, mais cela était impossible. Elle avait vu Seith, elle l’avait vu mort, elle avait essayé de le sauver mais c’était trop tard. Syriana secoua la tête, comme si par ce simple geste, elle pouvait chasser les larmes qui la guettaient, mais ce là ne réussit pas et malgré ses efforts, cela ne servit à rien et quelques larmes se montrèrent. Pensant qu’elle finirait par se faire repérer, elle s’essuya les yeux et se remit en route. Elle essaya de chasser Seith de son esprit pour se rediriger vers son objectif premier. Leissa. Mais comment retrouver une enfant de 12 ans ? Rien ne garantissait même que l’enfant soit un jour venu dans cette ville. Qui sait, peut-être qu’après certain temps, elle s’était sentie perdue et qu’alors elle aurait replongé dans l’océan et serait rentré chez elle. Peut-être qu’à ce moment précis, elle était avec son grand père, en train d’attendre le retour de Syriana, dans ce cas là ce serait Syriana qui serait encore en retard, comme ce jour là… Cela suffisait. Se perdre dans les souvenirs, triste en plus, ne lui permettrait pas d’avancer et encore moins de faire des choses utiles. Syriana se remit donc à réfléchir. Elle avait d’abord songé à interroger les marchands sur Leissa, mais quelques secondes à les observer avaient suffis, pour qu’elle comprenne qu’aucun d’eux ne serait capable de se souvenir d’une enfant plus que d’une autre. C’est pour ça qu’elle rejeta définitivement cette idée, non elle devait trouver une autre personne, enfin pas vraiment une personne. C’était la mentalité de sa sœur qu’elle devait adopter, et Leissa ne serait jamais restée dans une telle ville, elle aurait été bien trop effrayée. Elle n’avait grandit que parmi les siens et le seul village qu’elle est eu connu fût le petit village de pêcheurs, cela n’avait donc rien à voir avec cette grande ville. C’est pourquoi, elle devait quitter cette ville le plus rapidement possible. Elle devait trouver quelqu’un qui pourrait lui indiquer la sortie, peu importe qui. Elle attrapa donc le bras de la première personne qui passait à ses côtés.

Ce fût un homme qu’elle avait saisi par le bras, un homme assez jeune d’après ce qu’elle pouvait voir. Mais c’est tous ce qu’elle put assimiler de lui, la haine ou plutôt la colère que la sirène vit dans les yeux de l’homme l’inquiétèrent, l’effrayèrent. Elle lâcha rapidement le bras de l’homme et failli bien reculer d’un pas, elle l’aurait probablement fait, si les yeux de l’homme ne l’avait pas ainsi paralysé. Elle le regardait droit dans les yeux sans pour autant pouvoir les percer ou vraiment les fixer. Elle ne saisit pas les paroles qu’il prononçât ni même comment il était habillé, ni comment étaient ces cheveux, non, elle ne voyait que ses yeux furieux, qui disaient clairement que la jeune femme n’aurait jamais du le déranger.
Revenant enfin à la réalité, la jeune femme recula légèrement d’un pas et voulu reprendre un peu contenance, sachant que cela serait impossible tant qu’elle verrait ses yeux, elle baissa un peu la tête avant de regarder droit devant elle, c'est-à-dire le torse du jeune homme et elle lui dit d’une voix douce :

« Pardonnez-moi de vous interrompre ainsi, monsieur. Cependant j’aurais juste besoin d’un petit renseignement, Auriez-vous quelques secondes à m’accorder ? »

La jeune femme releva un peu la tête, mais ne put tout de même pas regarder les yeux de l’homme, elle se contenta alors de fixer quelques-unes de ses mèches de cheveux noirs en attendant une réponse de l’inconnu, en espérant qu’elle serait positive, quoique elle aurait peut-être mieux fait de partir.


Dernière édition par Syriana Asvéath le Sam 5 Juil - 12:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un déjeuner interrompu...   Mer 5 Mar - 17:07

[désolée ma choupinette du retard mais disons... que l'accés à internet qui était prévu à comment dire... été IMPOSSIBLE !!! je déteste les coins perdus du trou du *** du monde !!! >_< Bon sans plus attendre le post tant attendu niark niark !!! :9: ]


Kyltafiel allait manger quand une jeune femme l’avait arrêté dans son élan. Il s’était alors retourné en pestant contre la personne en question. Il avait parfaitement laissé comprendre qu’il était énervé et qu’il était près à massacrer la jeune femme. Les yeux de Kyltafiel étaient froncés par la colère, son visage était crispé par la haine. Tout dans l’attitude du jeune homme montrait qu’il était irrité par l’arrivée non prévue de la jeune femme. En plus de cela, elle n’osait le regarder dans les yeux et cela énervait encore plus Kyltafiel. Il y avait de quoi de ne pas vouloir regarder le bisclaveret dans les yeux, en effet, son regard était pesant, perçant et surtout insoutenable pour la personne qui se trouvait en face de lui. La brutalité des bisclaverets se faisait sentir par le jeune Eziclin, une brutalité qui était à la fois physique et moral. Mais ça après, la jeune femme n’était pas censée savoir ce qu’était un bisclaveret.

Le bisclaveret décrit intérieurement la jeune femme qui se trouvait sous ses yeux. Elle n’était pas grande, en effet, elle lui arrivait au niveau des épaules. Il observait chaque mouvement de la jeune femme, elle était d’abord restée figée sur place quand Kyltafiel s’était retourné rapidement et le tout en colère. Puis, elle avait reculé d’un pas en lâchant le bras du jeune homme. Ce dernier savait qu’il faisait peur quand il était énervé et s’était tant mieux car ainsi on ne l’embêtait pas trop. Kyltafiel observait donc la jeune femme, elle avait les cheveux bleus qui lui arrivaient dans le dos, les yeux de cette dernière étaient de couleur bleue également. La tenue vestimentaire de la jeune femme était simple, elle portait un haut blanc avec de longues manches qui recouvraient ses mains, elle avait une sorte de tissu blanc autour du cou. La jeune femme était vêtue d’un pantalon ample de couleur bleu foncé, ce dernier était recouvert par une jupe transparente de couleur bleu ciel. Le pantalon et la jupe étaient recouverts par le haut blanc mais également par une ceinture argentée. A cette dernière, un petit sablier y était attaché.

Kyltafiel vit que la jeune femme avait une sorte d’arbalète dans le dos. Il sourit intérieurement, il se demandait si la jeune femme était capable de se battre avec cette arme. Le bisclaveret savait que ce genre d’arme était difficile à manier, les femmes pouvaient apprendre à utiliser n’importe quelle arme. Il ne chercha pas à comprendre plus longtemps si elle savait l’utiliser. Kyltafiel regarda plus la jeune femme, elle semblait forte physiquement mais mentalement, il n’en savait rien. C’est alors qu’il se dit, qu’il pourrait essayer de voir en parlant avec des phrases bien formulées, douces et avec le visage et l’attitude d’un véritable cazanove.

La jeune femme lui demanda si elle pouvait le déranger quelques instants. Kyltafiel la regarda encore plus, il plongea ses yeux dans ceux de la jeune femme qui faisait tout pour détourner son regard de celui du jeune homme. Il se demandait ce que faisait une femme comme elle dans cette ville et pourquoi elle n’était pas accompagnée par quelqu’un. Une femme comme elle ne peut pas se débrouiller seule surtout si elle demande des renseignements à un fidèle de Fall. En pensant à cela, Kyltafiel sourit intérieurement, il sentait que son interlocutrice était neutre dans le choix des Dieux. Mais il se doutait qu’elle n’avait aucun côté maléfique contrairement à lui ou à sa sœur. Kyltafiel se dit qu’il pourrait toujours essayer de la faire tomber pour le côté de Fall mais il n’avait pas que cela à faire. En effet, il devait savoir où se trouvaient les pouvoirs de son Dieu, ainsi de savoir où se trouve les autres Dieux afin de les empêcher de se réveiller. Pour savoir ce genre de chose, il devait jouer en finesse, mettre la jeune femme dans « sa poche ».

Kyltafiel réfléchit à comment il pourrait faire pour soudoyer la jeune femme sans qu’elle ne se pose de question. Il devait jouer une de ses cartes maîtresses, la séduction… Une méthode qu’il utilisait que lorsqu’il avait besoin de quelque chose et dans ce cas, s’était des informations sur Fall ou sur les trois Dieux.

Pendant que le jeune homme réfléchissait, un vent se mit à souffler doucement ce qui provoqua de faire envoler les cheveux de Kyltafiel. Ces derniers voilèrent le visage du bisclaveret, ce qui lui donnait un charme indescriptible. Une odeur vient chatouiller les narines du jeune, une odeur de nourriture. Eziclin avait faim, son estomac lui signalait qu’il devait manger de suite sinon il ferait une crise avant ce soir. Les bruits de la ville vinrent à ses oreilles, il sentait la présence d’alliés de Douar. Les cheveux cachant le visage de Kyltafiel lui permettaient de sourire doucement à son activité de ce soir. Il allait soutirer des informations à ses ennemis en les torturant ou alors simplement jouer avec eux pour rassasier sa soif de souffrance, de torture… en clair de sadisme.

Kyltafiel adoucit tout à coup sa voix, qui devient aussi douce qu’un murmure. Une voix enchanteresse sortit de ses lèvres. Le visage du bisclaveret changea également, en effet, ses yeux se plissèrent laissant voir de la tendresse, de la douceur et de la gentillesse. Il usait de son charme afin de soudoyer la jeune femme. Ce charme n’échappa aux regards des passants, en effet, un groupe de quatre hommes se tournèrent vers les deux personnes et leurs visages devinrent rouges sous le charme de Kyltafiel. Tellement qu’ils étaient envoûtés, qu’ils percutèrent les personnes qui se trouvaient devant eux. Ces derniers se retournèrent et demandèrent des explications, les quatre hommes ne surent pas quoi répondre.

Pendant ce temps, Kyltafiel demanda à la jeune femme.


« J’accepte de vous renseigner à condition que vous me payez le repas et tout ce que je pourrais demander en plus. S’il vous plait gente demoiselle. »

Kyltafiel n’était plus froid, glacial…au contraire, il était doux, charmant et surtout il se comportait en un véritable gentleman. Il prit une main de la jeune femme dans la sienne et lui fit le baise main. Le bisclaveret leva les yeux vers la jeune femme, ses yeux marron étaient devenus doux se posant gentiment et avec douceur sur le visage de la jeune femme. Il déclara doucement.

« Excusez-moi d’avoir agit aussi violement et de vous avoir fais peur. Ce n’était nullement dans mon intention de me comporter ainsi. La faim fait souvent des choses étranges aux hommes… Veuillez accepter mes plus plates excuses, gente demoiselle. »

Kyltafiel sourit doucement à la jeune femme, rendant ainsi son charme encore plus séducteur. Les gens tombaient facilement sous son charme quand il se comportait ainsi, quand il utilisait des phrases bien tourner et bien faite. Il savait que ce genre de comportement faisait fondre n’importe qui. Le bisclaveret était capable de n’importe quoi pour arriver à ses fins, et l’usage de la séduction était un de ses nombreux recours pour soutirer des informations.

En ce moment, Kyltafiel savait qu’il ne devait pas se montrer agressif avec la jeune femme afin d’avoir les informations qui lui sont nécessaires. Le jeune homme resta devant la jeune femme, il tenait toujours la main de cette dernière, un sourire ainsi que le regard le faisait paraître en un véritable cazanove. Tout d’Eziclin laissait voir qu’il était un autre homme, il était lunatique. Mais cette attitude était juste utilisée pour ses propres fins. Et comme on dit souvent : la faim justifie les moyens !
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MessageSujet: Re: Un déjeuner interrompu...   Ven 7 Mar - 13:39

La sirène avait été effrayée par le regard rempli de fureur que lui avait jeté le jeune homme qu’elle avait arrêté, cela est vrai sans prévenir et d’une façon assez imprévue. Cela n’était, c’est sûr une façon d’arrêter les gens, mais la jeune femme avait agit sur le coup d’une impulsion. Sur le moment, elle avait eu besoin de trouver une solution, il fallait qu’elle trouve quelqu’un pour lui indiquer le chemin pour quitter la ville, elle voulait partir. Il fallait qu’elle retrouve Leissa, mais elle avait aussi soudainement besoin de s’éloigner de cette foule qui lui paraissait hostile. C’est donc sans vraiment regarder, ni en ayant choisi quelqu’un en particulier qu’elle arrêtât ce jeune homme. C’était lui qu’elle avait intercepté, mais cela aurait pu être n’importe qui d’autre. Ce vieil homme qui venait de passer à sa droite ou encore ce groupe de jeune fille à sa gauche, ou pourquoi pas, cet enfant qui passait en courant après un chien. Mais non c’était ce jeune homme qu’elle avait arrêté et cela avait vraiment dérangé le jeune homme. Sur le moment, la sirène avait été très effrayé, pas unique ment par ces yeux, même si cela avait été le détail qui l’avait le plus marqué, mais aussi par sa voix qui avait dégagé autant de fureur que ses yeux. Syriana avait été tellement surprise, qu’elle n’avait pas su comment réagir, ou disons qu’elle avait été incapable de réfléchir à une action pendant un temps, que bien fort court, vous semble interminable. Mais elle s’était plus ou moins reprise. Elle avait lâché le bras de l’inconnu et s’était reculé. Pourquoi ? Pour mettre un peu de distance entre cet homme en colère et elle, qui était déboussolé sur le plan géographique mais intérieurement aussi. Elle n’aimait pas déranger les gens, mais c’était justement ce qu’elle venait de faire. Elle était gênée ? Oui ça c’est certain. Après tout, elle ne savait rien de cette personne et elle l’arrêtait comme ça sans prévenir, pour un motif aussi idiot qu’elle était perdue. Alors oui, elle se sentait en faute de déranger quelqu’un qui avait peut-être des choses importantes à faire, oui elle était vraiment perdue, et oui, elle voulait quitter la ville. Mais reprenant sur elle, la jeune fille commença les choses dans l’ordre. Elle s’excusa auprès de l’inconnu et lui demanda si il pouvait lui accorder du temps. Pas beaucoup, juste quelques secondes, afin de demander son chemin. Un silence s’installa entre les deux personnes. Et Syriana qui avait reportée son attention sur les cheveux de l’homme se calmait petit à petit, mais elle réfléchissait aussi. Se demandant notamment, ce que l’homme lui avait dit quand elle avait arrêté. Qui l’empêchait d’aller manger ? C’était à peu près cela qu’il avait dit. Elle trouvait qu’elle avait dérangé pour une broutille, mais peut-être que lui c’était emporté pour une broutille aussi. Il devait être de mauvaise humeur, ou alors son caractère faisait qu’il était simplement du genre de personne à ne pas embêter.

Mettant de côté ses pensées, la jeune femme décida de détailler un peu le jeune homme qu’elle avait devant elle. Plus grand qu’elle, c’était la première remarque à faire. En effet elle ne lui arrivait qu’aux épaules. Cela était assez étonnant, car Syriana n’était pas petite, au contraire, elle était assez grande, juste un peu au dessus de la moyenne. Mais le jeune homme aussi était grand, et après tout, en général, les hommes sont plus grands que les femmes. N’avait-elle pas trouvée Seith grand la première fois qu’elle avait vu ? Bien sûr que si, même si il s’avérait qu’il serait un peu plus petit que l’inconnu. Pas de beaucoup, quelques centimètres, après tout elle n’arrivait qu’aux épaules de l’inconnu, mais elle n’arrivait pas au menton de Seith. Au fond elle n’était peut-être pas si grande que ça. Ou alors elle ne rencontrait que des hommes grands. Les cheveux de l’homme étaient noirs, très noirs, le soleil avait du mal à y imprégner ses reflets, c’était plutôt comme si ses rayons étaient absorbés par les mèches du jeune homme, qui ne voulaient pas s’éclaircir. Ils lui descendaient un peu dans le cou, mais il était un peu difficile d’estimer la réelle longueur, étant donné que le faible vent, qu’il vienne du ciel ou des passants les entourant, les faisait se soulever. Ils devaient être léger, ce qui était très probable car ils semblaient être très fins. Ceux de Syriana aussi voletaient, mais autour de sa taille, ils étaient fins, mais beaucoup plus long, ce qui faisait qu’ils s’envolaient moins haut et à l’opposé de ceux du jeune homme, les rayons du soleil se reflétaient sur ses cheveux, les faisant apparaître plus clairs à certains endroits alors que certaines ombres, d’un mur ou d’une personne, les faisaient apparaître plus sombre, donnant ainsi aux cheveux de la jeune femme toute une couleur nuancée de bleus différents.

La jeune femme cessa là son observation car la voix de l’inconnu l’en sortit. Cependant, elle avait bien failli ne pas le reconnaître. Sa voix était douce et calme. Elle n’avait plus rien à voir avec celle de tout à l’heure qui avait été rempli de haine et d’impatience. Etait-ce possible de changer aussi vite de ton ? Bien sûr que oui. C’est le principe même de la mauvaise humeur, on crie, puis peu après on se calme. Ce qui ne signifie pas pour autant que l’on est calmé. Pourtant lui, il semblait avoir changé radicalement de position. Non seulement, sa voix était douce et n’avait plus rien d’effrayant, mais en plus ses yeux, que la jeune femme se décida enfin à soutenir ? Non plutôt regarder. Car il n’y avait plus lieux de les soutenir, ils avaient comme la voix, changé totalement de nuance. Il n’y avait plus la moindre trace de haine dans ses yeux, juste du calme et de la douceur, et peut être autre chose, que la jeune fille n’arrivait pas à saisir. Mais certainement rien d’agressif. Parce que Syriana tentait de comprendre la raison de ce changement soudain ou bien parce qu’elle se perdait dans ses yeux qu’elle n’arrivaient pas à comprendre, elle ne remarqua pas le regard des quatre hommes tombé sous le charme de l’inconnu. Est-ce que c’était aussi ce qu’il lui arrivait ? Elle ne saurait répondre, car pour elle, la séduction était bien le dernier sentiment qu’elle pourrait apercevoir dans les yeux d’un étranger. Cependant, elle se sentait maintenant rassurée et tranquille, plus rien en elle ne pouvait laisser penser que quelques minutes auparavant, cet homme l’avait effrayé. Malgré tout, elle ressentait quelque chose d’étrange qu’elle ne saisissait pas trop perdue à essayer de décrypter les yeux de l’inconnu. Elle ne saurait dire ce qu’était la nature de ce qu’elle ressentait, si ce n’est que c’était l’opposé même de l’état de quiétude dans lequel elle était actuellement. Mais ce sentiment au fond d’elle, c’était comme une petite voix dans sa tête, quelque chose qu’elle n’entendait pas ou qu’elle ne voulait pas entendre. Quelque chose de trop faible ou de trop irréaliste pour qu’elle puisse vraiment y faire attention ou même pour que cela n’attire son attention.

Revenant un instant à la réalité, oubliant cette voix et les yeux de son interlocuteur, mais ne quittant pas pour autant cette tranquillité qu’elle venait d’obtenir. Elle réfléchit à ce qu’avait dit le garçon. Du temps contre un repas, c’était ce qu’il avait dit…Pourquoi pas ? Mais d’un côté, elle voulait faire vite, il ne faudrait pas à la jeune fille tout un repas pour demander quel chemin prendre afin de rejoindre la sortie de la ville. Mais d’un autre côté, quitter déjà la ville n’était peut-être pas une bonne idée. Certes elle devait rapidement retrouver sa sœur, mais si elle allait trop vite, elle pouvait passer près d’elle sans pour autant la voir, et là ses chances de la retrouver bien que déjà faible, pourrait définitivement disparaître. Peut-être que d’autres lieux dans la ville pouvait abriter sa sœur où une personne qui l’aurait vu. Il faudrait alors qu’elle ait plus de renseignement sur la ville. Peut-être que le jeune homme pourrait l’aider. Elle l’espérait. Puis ce repas ne semblait pas être une mauvaise idée. Encore cette petite voix, à laquelle Syriana ne fit pas très attention. Un problème venait d’apparaître dans son esprit. Lui offrir le repas et tous ce qu’il demanderait ? Est-ce qu’elle avait assez ?



« Attendez s’il vous plaît ? »


La jeune fille attrapa sa bourse à sa ceinture et regarda rapidement l’intérieur, la jeune fille était assez rapide d’esprit, quand elle laissait sa naïveté de côté et qu’elle se concentrée un peu. Elle avait une somme tout de même suffisante. Elle dit alors :

« Je suis d’accord, je vous paierez le repas. »

Syriana était rassurée, elle souriait, et semblait contente. Elle avait quelque peu oubliée ses questions et ses projets, sans même s’en rendre compte. Et comme auparavant, elle ne s’aperçut pas du regard charmé qu’une jeune fille porta sur l’inconnu.

Cependant la jeune fille fût très surprise lorsque le jeune homme lui prit la main et lui présentât ses excuses pour son emportement. De nouveau la jeune fille fut étonnée du changement de comportement du jeune homme. Ses yeux marron étaient remplis de douceur et ceux de la jeune fille étaient lumineux, elle était définitivement rassurée. Toujours souriante elle répondit au jeune homme :


« Vous n’avez pas à vous excuser. Il est vrai que la façon dont je vous ai interpellé était plutôt inattendu et je comprend que cela est pu vous énerver. »

Et si la faim s’en était mêlée alors évidemment, il était normal qu’il se soit emporté quoique la jeune fille se demandait depuis combien de temps il n’avait pas mangé pour s’énerver aussi vite. Quoiqu’il en soit, ça ne la regardait pas.
Elle se retourna sans prévenir pour montrer une direction de la main et d’ajouter :


« Il me semble qu’il y avait une auberge par là bas. Elle avait l’air accueillante. Est-ce que cela vous intéresse… A moins que vous n’ayez déjà une idée précise du lieu où vous vouliez dîner. Pour moi ça n’a guère d’importance du moment que l’on n’est pas forcée de consommer de la viande. »

Cela était vrai, la jeune fille n’avait pas très faim, et elle n’était pas très gourmande. De plus pour compléter le tableau, elle était végétarienne.


Dernière édition par Syriana Asvéath le Sam 5 Juil - 12:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un déjeuner interrompu...   Sam 8 Mar - 14:43

Kyltafiel tenait doucement la main de la jeune femme dans la sienne, il avait son visage juste au-dessus de celle-ci. Ses yeux devenaient de plus en plus doux et surtout charmeur. Un sourire léger se trouvait sur ses lèvres. Il avait demandé que la jeune femme lui paye le repas et cette dernière avait accepté. Pour le plus grand plaisir du bisclaveret car il n’avait pas du tout envie de sortir un rond de sa poche. Non pas qu’il était pauvre, au contraire, il avait assez d’argent pour vivre un bon moment, mais disons plutôt qu’il aime bien se faire offrir les repas. Quelques fois cela fonctionne d’autre non, mais aujourd’hui il n’aurait pas à payer son repas du midi. Et tant mieux… pour lui, pas pour la jeune femme.

Kyltafiel avait sentie le regard d’une jeune fille dans son dos complètement charmé par le jeune homme. Il remercia intérieurement ses parents de l’avoir fais aussi beau mais surtout aussi changeant. En pensant à ses géniteurs, son esprit lui rappela tout de suite Jeliwyll, sa petite sœur. Elle était tout ce qu’il aimait le plus au monde et son père… ce traître de premier ordre avait osé la tuer. Mais Eziclin s’en était chargé comme il le méritait, en effet, lorsque le jour était revenu, il avait pris un couteau de cuisine et avait retiré avec soin la peau de son père. Une fois fait, il avait ensuite déposé cette même peau sur le lit conjugale de ses parents. Kyltafiel se rappela alors les yeux qu’avait posé sur lui sa mère quand il lui avait dit qu’il avait mis la peau sur le lit. Un rire silencieux vient en tête du jeune homme, un rire sadique et cruel. Heureusement pour la jeune femme qu’elle ne l’entendait pas car sinon elle aurait pris peur et elle serait parti en courant.

La jeune femme lui dit qu’il n’avait nullement besoin de s’excuser car elle l’avait interpellé brusquement et surtout sans crier garde. Elle comprenait également que cela l’avait énervé. Mais savait-elle réellement ce que voulait dire le mot énervé aux oreilles de Kyltafiel ? Le jeune homme pensa que non. Car la colère qu’il avait laissée surgir lorsque la jeune femme l’avait arrêté dans son élan pour aller manger n’était rien comparée à la colère qui pouvait surgir lorsqu’il était réellement en rogne. Qu’est-ce que veut dire réellement en rogne pur Kyltafiel ? Qu’est-ce que veut dire réellement en colère pour lui ? C’est simple, très simple même. En effet, il attrapa la personne à la gorge avec sa main et il exerce une pression impressionnante jusqu’à ce que la personne s’excuse d’une certaine manière. Soit… cette éventualité est la pire, il tue la personne en continuant à fermer sa main autour de la gorge de son interlocuteur. Dans ce cas précis, c’est plus du sadisme qu’il fait endurer à sa victime plutôt que de la colère qui surgit. Dans un sens comme dans l’autre, chez Kyltafiel colère rime avec sadisme, cruauté… et autres.

Le jeune homme était perdu dans les méandres de son esprit quand la jeune femme lui indiqua une auberge qui lui avait semblée chaleureuse. Eziclin regarda dans la direction que lui indiquait la jeune femme, il se mit à réfléchir. Lui, il voulait manger dans cette auberge pour la viande d’excellente qualité organoleptique qu’elle recelait. Quant à elle, elle voulait manger dans un endroit où on n’est pas forcé de manger de la viande. Kyltafiel sentit la colère monté en lui, il était entrain de se demander si la jeune femme n’était pas entrain de se moquer de lui en disant « ne pas manger de la viande ». Impossible ! Les végétariens ça existe dans ce bas monde ? Il fallait croire que oui. Le jeune homme s’était réjoui de ne pas payer le repas mais s’il devait encore trouver un endroit où on ne mange pas forcément de la viande, ça allait être encore plus génial.

Kyltafiel regarda attentivement la jeune femme, elle avait le regard changé, le charme du jeune homme avait marché comme sur des roulettes. Cela se voyait dans les yeux de son interlocutrice, en effet, elle était comme rassurée. Grave erreur mademoiselle… très grave erreur. Les apparences sont parfois trompeuses ! Ici la douceur de Kyltafiel n’était qu’une façade qui cachait la véritable personnalité du jeune homme. Il en déduit facilement que si la jeune femme ne mangeait pas de viande c’est qu’elle n’était certainement pas née sur la terre ferme. Et puis la couleur de ces cheveux ce n’était pas habituel, ce physique assez frêle n’était pas aussi caractéristique des jeunes femmes qu’il avait pu rencontrer de loin. Comme de près… lors de ses petits fantasme personnels. La jeune femme ne semblait pas être du genre à savoir se débrouiller lors d’un combat ou d’un quelconque inconvénient. Mais ça, Kyltafiel s’en fichait royalement, il n’était pas là pour jouer les nounous. Non, il était là pour avoir des informations sur les Trois Dieux mais aussi et surtout… manger ! Car s’était le souci premier du jeune homme.

Kyltafiel lâcha la main de la jeune femme, il se redressa et s’avança. Il passa près de son interlocutrice, il la dépassa. Laissant sur son passage une sensation de tendresse, de douceur mais également d’assurance et de puissance. Cette puissance était commune aux bisclaverets mais surtout leur brutalité faisait d’eux des êtres à part. Les cheveux de Kyltafiel s’envolèrent doucement dans son dos, les yeux du jeune homme balayèrent la foule. Quand ils se posèrent définitivement sur l’enseigne d’une auberge. Il se retourna alors, son mouvement provoqua de faire voler ses cheveux devant son visage. Il déclara avec un sourire et toujours avec sa voix éternellement douce et calme.


« Je vous propose cette auberge, gente demoiselle. Le tarif étant à la fois peu élevé car je ne tiens pas à vous faire dépenser tout votre argent. Mais c’est également, une auberge qui ne force pas les végétariennes comme vous à manger de la viande. »

Kyltafiel rigola doucement avant d’ajouter.

« Sachez que cacher quelque chose d’aussi peu commun est assez dur. Jamais je n’avais vu de personne qui ne mange pas de viande, vous êtes donc la première. Mais dites-moi, vous ne manger pas de poisson alors puisque vous êtes végétarienne ? »

Kyltafiel engageait une drôle de conversation mais il savait qu’il devait jouer en douceur et finesse afin de soutirer la moindre information. Même si à première vue la jeune femme ne connaissait rien, c’est comme si elle vivait dans sa bulle. Oui ! Une bulle c’est ce que se disait Kyltafiel, son interlocutrice devait certainement vivre dans une bulle. Elle devait avoir des objectifs qui lui étaient propre, tout comme lui. Mais ses projets à lui étaient de venger la mort de Jeliwyll en empêchant le retour des Trois Dieux, mais aussi en retrouvant les pouvoirs de son maître unique ; Fall.

Après s’être perdu dans ses pensées pour la énième fois, Kyltafiel déclara avec la même voix.


« Et si nous allions le prendre ce déjeuner, gente demoiselle. Vous m’avez peut-être coupé dans mon élan de manger, mais puisque vous être d’accord pour m’offrir le repas en dédommagement, il serait temps d’y aller avant de ne plus avoir de place pour s’installer. »

Kyltafiel sourit doucement, afin d’accentuer son charme et son attitude de cazanove, il proposa son bras à la jeune femme. Le déjeuner promet d’être prometteur…
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MessageSujet: Re: Un déjeuner interrompu...   Dim 13 Avr - 11:46

[ Vraiment désolée pour le retard, j’ai eu une sacré panne d’inspiration et le bac blanc m’a pas aidée, alors encore désolée.]

Le jeune homme parut légèrement surpris que la jeune femme lui parle de ne pas manger de viande. Pour elle c’était tout à fait naturel, et jamais elle n’avait eu de problèmes pour se nourrir, peut-être était-ce parce qu’elle évitait les auberges. En effet, la jeune fille, même si elle ne savait pas se débrouiller en combat, savait se débrouiller pour le reste. Depuis qu’elle avait quitté l’océan et qu’elle avait rejoint son protecteur, elle avait toujours pu se débrouiller seule en ce qui concernait la nourriture. Son ami avait d’ailleurs était assez surpris, et lui avait demandé des explications ce que la jeune femme avait fait assez rapidement.
Pour sa nourriture, elle avait toujours évité les auberges ou les tavernes pour plusieurs raisons.
La première étant que sur chaque menus qu’elle avait pu apercevoir écrit sur des tableaux noirs à l’encre blanche à l’entrée, ne proposé souvent que de la viande et rarement de la salade ou un quelconque autre légumes qui aurait parfaitement convenu à la demoiselle, dont les goûts n’étaient véritablement pas compliquée. Quand aux fruits, jusqu’à aujourd’hui elle ne se souvenait pas en avoir déjà vu. Elle ne voulait pas non plus se faire remarquer et paraître bizarre au patron du lieu en lui demanda si il était possible d’avoir un menu sans viande.
La seconde étant le problème de l’argent. Les menus, les plats que ce soit en taverne, ou en auberge n’étaient pas gratuits et même si au départ la jeune fille avait beaucoup d’argent, ce n’était pas quelques choses qui allait durer et elle le savait. Donc si elle avait du payer une auberge cela lui aurait coûté très cher pour un menu qui ne lui convenait pas et un plat qu’elle n’aurait jamais fini. Car même si la sirène n’avait pas des goûts de luxe, elle n’avait pas non plus beaucoup d’appétits. Elle ne finissait que rarement ses repas, pourquoi elle ne saurait le dire. Cela venait peut-être de sa race, et cela expliquait peut-être sa différence de constitution avec les autres femmes qu’elle avait croisée, elle ne passait déjà pas vraiment inaperçue avec ses longs cheveux bleu vert.
C’est donc à cause de ces deux problèmes que la jeune fille se nourrissait sur les marchés, en achetant légumes et fruits qui lui faisait envie. Elle achetait parfois même au particulier directement, certes souvent un peu plus cher que sur le marché car les gens en profiter mais la jeune fille ne faisait pas la difficile. Quand elle n’avait pas le choix elle acceptait et les gens aussi, ils ne crachaient pas sur la possibilité de se faire un peu d’argent. Et souvent même, ils ne cherchaient pas à savoir qui était cette femme qui venait frapper à leur porte en leur demandant si ils n’avaient pas quelques fruits à lui vendre. Et quand vraiment elle ne trouvait pas de marchés, il lui suffisait généralement de trouver un point d’eau. Elle connaissait suffisamment bien l’eau pour pouvoir y trouver de quoi se nourrir. Les organismes des sirènes et tritons sont habitués aux produits aquatiques pas forcément marins d’ailleurs, en eau de sources, ils trouvaient aussi des aliments savoureux, enfin pour eux, ils se doutaient que les êtres humains, n’apprécieraient pas forcément tout leurs aliments. Syriana n’avait donc pas beaucoup de difficultés à se nourrir, elle préférait les aliments juteux ou gorgés d’eau. Elle n’aimait absolument pas tous ce qui était secs, mais elle pensa que ce n’était pas nécessaire de le dire au jeune homme. Au fond les goûts de la sirène s’avéraient plus compliqué qu’elle ne le pensait elle-même.
Ensuite en ce qui concernait l’argent, et bien il lui arrivait souvent de perdre une journée sur un marché pour aider un marchand en échange de quelques pièces. Cela l’énervait un peu, de perdre ainsi son temps, car cela la retardait dans la quête de sa sœur. Mais elle ne pourrait pas non plus la retrouver si elle mourrait de faim.
Il était souvent nécessaire de faire appel à la raison plus qu’à son cœur pour réussir à atteindre son objectif.

Le jeune homme toujours aussi charmeur lui présentât l’enseigne d’une auberge. Elle ne vit pas le menu que proposait l’établissement, mais elle se dit que le jeune homme devait savoir ce qu’il disait, alors elle accepta. Elle dit au jeune homme :

« Très bien, merci. »

Pourquoi elle disait « Merci », elle ne le savait pas trop. Peut-être pour le fait qu’il avait accepté de chercher une auberge qui convenait aux attentes inhabituelles de la jeune femme. Et parce que l’auberge n’était pas trop chère, Syriana pensait qu’elle possédait largement assez pour payer le repas. Mais moins c’était cher, mieux ça irait. Pas que la jeune femme était radine bien au contraire, elle avait déjà eu donné de son argent à des mendiants, mais elle était prudente. On ne peut deviner ce que l’avenir nous réserve, si l’on peut se passer d’argent en campagne, il en fallait en ville, et Syriana était en ville. Elle sortit de ses pensées à cause de la voix du jeune homme qui lui avoua qu’être végétarien était assez peu courant, et il lui demanda aussi si elle ne mangeait pas de poisson. La question fit sourire intérieurement la jeune femme. Si il savait. Le poisson moins que les autres animaux. Elle avait vécu au milieu des poissons durant toute sa vie, elle les adorait et les trouver magnifiques. Elle avait déjà assister à de véritable spectacle de couleur et de lumières grâce à eux. La simple idée d’un jour mangeait du poisson la rendait nauséeuse. Même les animaux marins dangereux dirons-nous, elle n’y touchait pas, pour elle les animaux étaient très importants et parfois valait plus qu’un être humain, après tous ils ne tuent que pour se nourrir différemment à l’homme. Elle répondit au jeune homme.

« Non je ne mange pas de poisson non plus, car ce n’est guère différent de la viande. Je suis navrée si mes habitudes alimentaires vous étonnes, j’espère seulement qu’elle ne vous dérangent pas. »

Syriana se demanda si il avait vraiment entendu sa réponse, le jeune homme semblait s’être égaré quelque part dans son esprit. A quoi pouvait-il bien penser ? Cela importait peu la jeune fille, elle n’avait pas à s’immiscer dans les affaires des autres.
Le jeune homme reprit très vite ses esprits et lui proposa d’aller déjeuner.

« Avec joie, monsieur. »

Elle prit le bras qu’il lui tendait et ils entrèrent dans l’auberge. Certes la première odeur que la jeune fille sentit était celle de la viande, mais elle eut tout de même le plaisir de sentir derrière une douce odeur de pêche. Cela la mit de bonne humeur, même si elle ne laissa rien paraître. La jeune femme regarda tranquillement autour d’elle et aperçue une table près d’une fenêtre donnant sur la rue qui était libre. Elle la désigna à son accompagnateur en disant :

« Cette table est libre, vous convient-elle ? »

Puis avant qu’il n’est le temps de répondre elle ajoutât en le regardant dans les yeux, sans pour autant lâcher son bras.

« Surtout ne vous gêner pour commander la viande que vous souhaitez, même bien saignante si vous voulez, cela ne me dérangera pas. »

Elle avait tenu à le préciser à son cavalier, bien qu’elle pense qu’il ne se serait pas gêner pour commander de la viande, mais elle voulait tout de même éviter tous malentendus possibles.
Il y avait beaucoup de monde dans l’auberge, pourtant le bruit n’était pas insupportable, les gens semblaient être venus pour manger et non pour se bourrer, ce qui était plus fréquent dans les tavernes. La jeune fille apprécia cette ambiance.

Il faisait beau et chaud dehors, mais pas une chaleur étouffante, non juste une chaleur agréable, qui faisait qu’on l’a recherché. Un léger vent frais entrait par la porte grande ouverte comme pour dire aux clients potentiel « entrez nous vous attendons », et par les fenêtres entrouvertes. Cela permettait aussi de ne laisser aucune odeur en suspens et l’air de la pièce, malgré le monde et les plats qui y circulait, semblait pure.

La jeune fille attendit que le jeune homme lui donne sa réponse. Elle n’avait pas très faim et n’était donc pas pressée, il pouvait prendre son temps. Quoiqu’elle pouvait bien changer d’avis.


Dernière édition par Syriana Asvéath le Sam 5 Juil - 12:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un déjeuner interrompu...   Sam 24 Mai - 19:41

[désolée pour le retard qui est cette fois très important ^^' mais disons que le bac me prend pas mal de temps donc voilà ^^' mais je sais que tu comprends ce que je veux dire par là ma chérie ^^]


Kyltafiel venait de tendre la main à la jeune femme que cette dernière accepta sa proposition d’aller manger. Elle le remercia parce qu’il lui avait proposé une auberge qui n’obligeait pas les gens de manger de la viande. Les deux jeunes gens allèrent donc en direction de l’auberge qu’avait montré le bisclaveret. Ce dernier croisait des gens qui avait une odeur d’allié des trois dieux mais le jeune homme faisait comme si de rien n’était. Si ses pauvres imbéciles savaient qu’il était un véritable tueur sans pitié, jamais ils n’oseraient croiser sa route. Un sourire séducteur étirait ses traits fins, ce qui le rendait encore plus charmeur et plus séducteur. Ce comportement n’échappa évidement pas aux gens qui croisaient les deux jeunes gens.

Ils arrivèrent à l’auberge, la jeune femme présenta une table de libre à Kyltafiel. Il laissa la jeune femme parler puis pour répondre à ses questions, il s’inclina devant la jeune femme et accepta d’un signe de la tête la proposition de la table. Kyltafiel et la jeune femme allèrent à la table qu’elle avait montré quelques instants plus tôt. Le bisclaveret tira la chaise et laissa la jeune femme s’installer. Ce comportement ajoutait encore plus de charme et de séduction. Il aimait jouer avec son charme et son comportement de cazanove afin de soutirer les quelconques informations qui lui seraient utiles pour plus tard.

Un serveur arriva et demanda aux deux jeunes gens ce qu’ils désiraient manger. Kyltafiel regarda la jeune femme, il semblerait quelle soit gêné de dire qu’elle ne mangeait pas de viande ou un quelconque animal. Le bisclaveret regarda le serveur, un regard quelque peu charmant et doux intensifia son attitude de cazanove. Il déclara doucement au serveur qui rougit instantanément en voyant le doux regard que lui faisait Kyltafiel.


« Nous désirerons une salade verte avec tous les légumes que vous avez. Ainsi, qu’un morceau de bœuf bien saignant, s’il vous plait. »

Kyltafiel regarda la jeune femme et lui demanda.

« Désirez-vous boire quelque chose très chère ? »

Le bisclaveret se montrait très doux, séducteur et charmeur. Il jouait si facilement avec son physique et ses belles paroles que tous les gens qui le croisaient et apprenaient à le connaître finissaient par tomber sous le charme. Malheureusement, certains d’entre eux étaient des alliés des trois dieux alors au bout d’une semaine voir un mois, Kyltafiel les tuait car il avait obtenu de leur part toutes les informations qu’il désirait.

Le jeune homme attendait la réponse de la jeune femme et le serveur restait omnibuller par l’attitude du bisclaveret. Tactique parfaite ! Tout était en place et ce repas allait peut-être permettre à Kyltafiel de savoir quelque chose sur les trois dieux, sur Fall ou même sur l’identité de la jeune femme. Tout était parfait ! Il ne restait plus qu’à attendre.
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MessageSujet: Re: Un déjeuner interrompu...   Mer 28 Mai - 11:28

Le jeune homme accepta la proposition que lui avait faîte Syriana à propos de la table libre près de la fenêtre. Ils s’y dirigèrent donc, la sirène tenant toujours le bras du jeune homme. Elle ne le lâcha qu’arrivé à la table. Ils s’assirent face à face, il est plus agréable d’être face à son interlocuteur lors d’un repas.
Syriana toujours souriante, ouvrit un peu plus largement la fenêtre et observa la foule de villageois et commerçants qui avançait dans les rues. Il y avait beaucoup de bruits, mais pour une fis cela ne dérangeait pas vraiment Syriana, car l’ambiance dehors était vraiment agréable. C’est vrai que certaines personnes avaient l’air pressée, mais d’autres prenaient leur temps, s’arrêtant devant chaque petite boutique pour voir quels produits étaient proposés. Des enfants tiraient leur mère par le bras pour lui montrer un objet. Des groupes se réunissaient autour d’un marchand ambulant qui à l’aide de grands cris et d’exemples vantait les mérites de ses produits. D’autres charmait les potentiels acheteurs en leur assurant que tels ou tels bijoux était absolument fait pour eux. Ou alors deux ou trois femmes s’arrêtaient ç la sortie de leur boulangeries pour échanger les derniers ragots, des hommes parlaient près des tavernes et des enfants couraient dans tous les sens derrière un chien errant, tandis que de petites filles à l’ombre d’un arbre jouaient avec leurs poupées de paille ou de chiffons. Le quartier commerçant de la ville de Tara, était un quartier très animé.
La sirène cessa sa contemplation de la foule lorsque elle entendit une voix inconnue près d’elle. En se retournant, elle aperçut un serveur qui venait sûrement prendre la commande. En effet, il demanda aux deux jeunes gens ceux qu’ils souhaitaient manger. Syriana était un peu gênée. Elle se rappeler la surprise de son invité, puisque c’est elle sui devait payer, quand elle lui avait dit qu’elle était végétarienne. Elle se demanda un instant si le serveur serait aussi surpris. Elle n’osa pas répondre, mais voyait bien que le serveur finirait par s’impatienter, d’autant plus qu’on l’appelait de tous les côté. La salle était pleine. Finalement c’est le jeune homme qui passa la commande pour eux deux. La sirène ne manqua pas la rougeur des joues du serveur quand le regard de son invité se posa sur lui. C’était vrai que l’homme avec qui elle était, s’avérait être plutôt mignon. Au fait elle ne savait toujours pas le nom de son invité. Elle remercia le serveur d’un signe de tête quand celui-ci ajoutât qu’il allait se dépêcher de leur amener leur commande.
Syriana sourit simplement à son invité avant de reporter son attention sur la rue, son menton reposant sur le dos de sa main. Les deux jeunes gens à eux deux dégagé une certaine beauté, le jeune homme de lui-même en plus il savait apparemment comment utiliser cette beauté. Syriana du fait simple d’être une sirène, quoique son apparence humaine diminue de beaucoup son charme naturelle.
Lorsque le jeune homme lui demanda si elle souhaitait boire quelque chose, la jeune fille détourna à nouveau son attention de la rue. La sirène s’appuya contre le dossier de la chaise en bois et repoussa ses cheveux bleu-vert derrière son oreille. Elle répondit simplement :


« Je ne prendrais que de l’eau, cela suffira. »

Le serveur revînt rapidement comme il l’avait promis portant le plat de viande sur l’avant bras droit et la salade dans sa main droite. D’autres plats sur le côté du bras gauche. IL déposa le plat de viande devant le jeune homme et la salade devant la jeune femme. Il leur demanda si ils souhaitaient autres choses. La jeune fille demanda de l’eau et des pêches si ils en avaient. Le serveur acquiesça. Le jeune homme de son côté commanda aussi ce qu’il souhaitait. La jeune fille dit alors :

« Je vous souhaites bon appétit. Au fait puis-je connaître votre nom ? Moi je m’appelle Syriana Asvéath. »

La sirène pensa qu’il était temps de se présenter. Pas dans les grands détails, mais au moins le nom, ce serait plus agréable que Monsieur ou Mademoiselle, même si ces titres ajoutaient du charme à la rencontre. La jeune fille continuait de sourire, mais un sourire léger. Elle repoussa avec ses mains, ses cheveux derrière elle pour ne pas être gênée en mangeant, mais elle ne les attachât pas. Elle ne les attachaient jamais ou alors très rarement.
La jeune fille observa sa salade, les ingrédients avaient l’air frais, et cela lui plaisait beaucoup. Elle attendit cependant la réponse du jeune homme avant de commencer à manger.


Dernière édition par Syriana Asvéath le Sam 5 Juil - 13:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un déjeuner interrompu...   Sam 21 Juin - 8:12

Le serveur attendait la commande des deux clients, Kyltafiel lui demanda alors une salade avec tous les légumes qu’ils avaient et également un morceau de bœuf bien saignant. Il ne faut pas croire, les bisclaverets ont un énorme appétit. Que se soit un appétit culinaire, qu’intellectuel. Le cas ici présent, Kyltafiel était les deux mais surtout et avant tout, il aimait se renseigner sur les faiblesses de ses adversaires afin de pouvoir les battre encore plus facilement. les intentions du jeune homme étaient toujours les même depuis plusieurs années, tout ce qu’il désirait le plus au monde c’était de venger la mort de sa défunte sœur, mais également, de retrouver le pouvoir de son dieu unique ; Fall.

La chaleur de l’extérieur se faisait ressentir, en effet, les deux jeunes gens avaient décidé de s’installer près de la fenêtre. L’auberge était beaucoup moins bruyante que d’autres. Les clients qui se trouvaient dans celle-ci étaient en grande majorité des alliés des trois Dieux. Cela Kyltafiel le ressentait parfaitement, il sourit intérieurement à cette pensée. Lui qui avait reçu une éducation afin de pouvoir se fondre parmi la population sans se faire remarquer, ni même détecter par les alliés de Douar, était devenu un expert dans la matière de tromper les autres. Et cela commençait par les gens qu’il rencontrait, maintenant cela allait continuer par cette jeune femme. Tout était parfait ! L’ambiance qui régnait entre les deux jeunes gens était excellente. En effet, il émanait de la jeune femme une odeur de confiance, de sécurité. Kyltafiel avait réussi cette première étape de son plan, il ne restait plus qu’à enchaîner pour aboutir aux autres étapes.

Le serveur était parti aller chercher les commandes que lui avait demandé le bisclaveret. Il revient quelques minutes plus tard avec les plateaux, qu’il déposa devant les deux personnes. La jeune femme observa la salade que lui avait apporté le serveur, il semblerait qu’elle soit ravie de la fraîcheur de ceux-ci. Kyltafiel se demandait comment on pouvait manger des légumes toute l’année, ne pas mangé une seule fois de la viande, ni même du poisson était inimaginable pour lui. D’ailleurs, pour les citoyens normaux savoir que quelqu’un mange de la chaire humaine, c’est aussi quelque chose d’inimaginable. Mais bon, ça c’est une autre histoire. Kyltafiel avait demandé à la jeune femme si elle désirait boire quelque chose, cette dernière avait répondu qu’elle ne désirait que de l’eau. Le bisclaveret se tourna vers le serveur et avec cette même voix, douce et délicate, cette même attitude de cazanove et de séducteur, il déclara.


« Nous prendrons que de l’eau et quelques pêches, s’il vous plait. »

Le serveur approuva, ses joues étaient rouges, il partit chercher la carafe d’eau. Il revient quelques secondes plus tard, déposa la carafe sur la table et laissa les deux protagonistes déguster le repas tranquillement.

La jeune femme souriait doucement au bisclaveret, qui lui rendait son sourire au centuple. Elle souhaita un bon appétit et elle se présenta sous le nom de : Syriana Asvéath. Kyltafiel ne réagit même pas aux paroles de la jeune femme. Elle était tombée dans son piège et ce dernier se refermait délicatement sur elle. Le bisclaveret souriait dans son esprit. Son plan fonctionnait à merveille, il avait réussi à mettre en confiance la jeune femme, c’était parfait. Il fallait qu’il continu ainsi, ne pas baisser sa garde afin de ne pas trop se dévoiler, ne pas la renforcer encore plus sinon tout tomberait à l’eau. Et ça, Kyltafiel ne se le permettrait pas. Il voulait des informations, et il les aurait ! Qu’importe le prix qu’il faut payer pour les avoir, il les aurait.

Kyltafiel regarda Syriana, il devait lui répondre et rapidement. Il devait dire qui il était sans le dire. Une logique comme celle du jeune homme était parfaitement incompréhensible. C’était beaucoup trop compliqué de le comprendre mais aussi de le suivre. Le bisclaveret finit par déclarer au bout de quelques secondes de réflexion.


« Bon appétit à vous, Syriana. Vous, vous êtes présentées à moi, il est temps que j’en fasse de même… »

Un courte pause à laquelle, Kyltafiel bu une gorgée d’eau. Le liquide était bien frais et cela convenait au jeune homme. Derrière son verre, le regard du bisclaveret devenait encore plus doux et charmeur. Il faisait tout pour que la jeune femme soit en confiance et croit ce qu’il va dévoiler ici et maintenant. Il pensait que les cours qu’il avait reçus, avaient été vraiment efficaces. Il ne remercierait jamais assez son instructeur. L’heure n’était pas aux souvenirs, il était l’heure à la discussion. Le jeune homme déclara.

« Mon nom est Efédar Delma. »

Et voilà, le plan de Kyltafiel était entièrement en place. Trompé son adversaire en lui faisant croire ce que vous n’êtes pas réellement. Technique implacable ! Il fallait jouer de cette manière avec ceux qui sont pour les trois Dieux ou même ceux qui n’avaient pas d’opinion sur cette guerre. Leur faire croire ce que vous n’êtes pas réellement est tellement plus simple que de dévoiler ce que vous êtes en réalité. Eviter les problèmes quand vous êtes sur un territoire ennemi permet de tromper vos ennemis. Ne jamais sous estimer la puissance de persuasion de ceux qui sont capables de n’importe quoi pour avoir des informations.

Kyltafiel accentua sa stratégie en demanda à Syriana.


« Que fais une jeune femme comme vous dans cette ville ? Et surtout seule ? Vous n’avez pas peur de vous faire agresser par des voyous ? »

Comportement de cazanove, de protecteur, parfait ! Stratégie parfaitement en place. Il devait se comporter en parfait gentleman, la jeune femme devait lui faire confiance et pour cela, Kyltafiel usait de tous ses charmes, belles paroles, attitude digne d’un chevalier servant. Tout était parfait ! Il ne restait plus qu’à savoir si la jeune femme allait suivre la voie qu’il était entrain de créer, ou si elle allait se méfier et se taire jusqu’à la fin du repas. Cette dernière éventualité serait fort regrettable pour Kyltafiel d’un point de vue renseignement, mais d’un point de vue économique, cela aurait été un excellent choix !
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MessageSujet: Re: Un déjeuner interrompu...   Mer 25 Juin - 15:21

L’ambiance de l’auberge était tout ce qu’il y avait de plus agréable. Le quasi silence de l’auberge nuançait le bruit incessant de la rue qui parvenait à leur oreille par la fenêtre ouverte. Le léger silence de l’auberge, la douce odeur de nourriture et les paroles prononçaient doucement, lentement et calmement donnait une impression de tranquillité fort reposante. Face à ça, il y avait les rires des enfants, le ton enjoué et pressé des jeunes filles, la vivacité des marchands, le son des chevaux galopant. Le quartier commerçant était vraiment un quartier des plus vivants même si un peu turbulent.
La jeune fille tourna la tête, comme elle avait déjà fait de nombreuse fois depuis son arrivée dans l’auberge et observa la rue par la fenêtre. Elle aimait cette vision, et un instant elle oublia qu’elle avait posé une question au jeune homme. Elle se contenta d’observer et s’amusa à suivre la vie de ces citoyens. Un homme et une femme se disputaient face un étalage de tissus. La femme tenait le tissu dans sa main et semblait vouloir l’acheter à tous prix. L’homme lui semblait ne pas le vouloir. Pourquoi ? Trop cher ? Ne lui plaisait-il pas ? N’en voyait t-il pas l’utilité ? Le marchand lui, évidemment, soutenait l’épouse. Cela est bien normal, vendre ses tissus c’est ce qui lui permettait de gagner sa vie. La sirène observait la scène d’un regard neutre. Elle posa sa tête sur sa main, son coude appuyé sur la table et elle continua de regarder la rue, quittant des yeux le couple se disputant, pour poser les yeux sur un enfant, qui courait après un chien. Le chien semblait s’amuser avec l’enfant, un petit garçon, d’a peine cinq ou six ans. L’enfant essayer d’attraper le chien, et celui-ci se défilait à la dernière seconde. C’était amusant. La sirène se redressa lorsqu’elle vit l’enfant tomber sur le sol. Elle espéra qu’il ne s’était pas fait mal. Le fait qu’elle le vit pleurer ne la rassura pas, mais une femme se retourna de l’étal avoisinant et s’approcha de l’enfant. Elle le prit par la taille et le releva doucement en lui parlant, d’une voix que Syriana pensait être douce et compatissante, mais probablement un peu moralisatrice. C’était la mère de l’enfant. La sirène n’en doutait pas le moins du monde. Un regard protecteur, inquiet, heureux, doux et sévère. Seule une mère peut avoir un regard chargé d’autant d’émotion diverse envers un enfant. Protecteur, car son devoir était de protéger cet enfant, elle mourait pour le protéger. Inquiet, car elle avait peur qu’il ne se soit fait mal, heureux car il n’avait rien, doux pour le consoler, sévère pour le conduire à la prudence et encore bien d’autre qu’il serait bien trop long de nommer. Le chien s’approcha à son tour, et lécha le visage de l’enfant qui se mit à rire, tandis que le chien remuait la queue et que la mère souriait. A un autre étal, un autre couple plus jeune que celui du marchand de tissus, semblait particulièrement heureux. La jeune fille regardait un bijou, tandis que son ami, la couvait des yeux. Il appela le marchand, lui dit quelques mots. La jeune fille le regarda surprise avant de se serrer dans ses bras. Syriana les vit parler. Le marchand revînt avec un bijou que le jeune homme paya et le couple s’en alla.

Cette scène rappela des souvenirs à la mémoire de la jeune sirène. Elle et lui autour d’un feu. Trempés tous les deux, lui la moralisant sur son insouciance et sa naïveté dangereuse. Il avait toujours dit que la naïveté était son principal défaut et qu’elle se mettait en danger toute seule. Elle et les autres. C’était vrai, ça, elle n’était pas idiote, mais faisait confiance bien facilement aux étrangers. A présent n’était-ce pas encore ce qu’elle était en train de faire ? Elle déjeunait avec un parfait inconnu dans une ville totalement inconnue. Il ne serait pas content, si il la voyait là, maintenant, devant sa salade avec une personne aux allures charmeuses dont elle ne savait rien. Il lui dirait à nouveau qu’elle faisait confiance trop facilement et pour se défendre, elle répondrait que lui ne faisait pas assez confiance. Il ne répondrait pas. Ce soir là près du feu, il n’avait pas répondu, il lui avait juste lançait son « cadeau » avant d’annoncer qu’elle devait toujours le garder avec elle et qu’il se couchait. Surprise, elle avait lentement défait le nœud qui nouait le tissu sur son cadeau. Elle avait été encore plus surprise en voyant le cadeau mais même si celui-ci n’était pas vraiment ceux qu’une jeune fille attendrait de l’homme envers qui elle croit ressentir des sentiments, mais bizarrement, un grand sentiment de bonheur l’avait envahi. Elle lui avait alors demandé :

« Pourquoi tu m’offres ça ? »
« C’est écrit dessus. » Et il lui avait tourné le dos pour dormir tranquillement. Elle aussi s’était couchée gardant le cadeau dans ses mains.


Elle voulu fermer la fenêtre pour ainsi couper un peu le son de la rue, il lui était soudainement devenu presque trop fort. Elle se leva, pour pouvoir attraper le battant de la fenêtre près de son invité. Elle ne lui demanda pas si cela le dérangeait ou pas de fermer la fenêtre. En attrapant la fenêtre du côté du jeune homme, elle se contenta de lui sourire en le regardant droit dans les yeux, qui équivalait un « désolée je ferme la fenêtre. » ou un « En espérant que ça ne vous dérange pas. ». Elle le quittât définitivement des yeux, presque brutalement, et en cessant de sourire pour s’occuper de fermer la fenêtre avec le petit verrou. Elle se rassit ensuite et reportât son attention vers son invité et lui sourit encore. Décidément elle était abonnée aux sourires. Elle prit une feuille de salade qu’elle mangea distraitement encore légèrement perdue dans ses souvenirs.
Le serveur arriva à ce moment pour déposer les pêches et le pichet d’eau. Syriana ne le remarqua pas.
Elle ne revînt à la réalité des choses que lorsque le jeune homme annonça qu’il aller se présenter pour en faire autant que la jeune fille. Celle-ci lui sourit en attendant la suite. Il fit une pause pour boire de l’eau avant de se présenter, pendant ce temps, la jeune fille porta son attention sur une mèche de ses cheveux, posée sur la table. Sa mèche avait dû se déposer quand elle avait fermé la fenêtre. Ses cheveux étaient d’un bleu océan quand elle était sous apparence humaine alors qu’ils s’approchaient plus du gris sous sa forme de sirène. Elle prit cette mèche qui l’agaçait elle les repoussa derrière elle une nouvelle fois, d’un geste plus brusque. Elle n’aimait pas que ses cheveux la gêne mais ne supportait pas de les attacher. C’était peut-être stupide, mais c’était ainsi.
Le jeune homme dit s’appeler Efédar Delma. La jeune fille fît apparaître un nouveau sourire sur son visage tout en ramenant ses mains croisées sous son menton, sur lequel elle s’appuya puis dit simplement, d’un ton neutre, agréable, sans être chaleureux :


« Enchanté Monsieur Delma. Puis-je vous appeler Efédar ? »

La sirène décroisa ses mains et tandis que sa main gauche jouait avec une pêche qui lui servirait de dessert, sa main droite attrapa une nouvelle feuille de salade dans laquelle elle mordit. Il était impossible de dire si la jeune fille avait vraiment faim, où même si elle aimait ce qu’elle mangeait. Son attitude avait quelque peu changée depuis le moment où elle avait fermé la fenêtre. Les mauvais souvenirs ont pour mauvais rôle, celui de miner quelque peu le moral. Bien que ce ne soit pas tout à fait le cas ici. La sirène n’était pas vraiment triste, plutôt et pas tout à fait d’un côté, en colère. Pourquoi et contre qui ? Ca ne regardait qu’elle. Cependant même si cela transparaissait dans le fait qu’elle demander moins la permission, et qu’elle ne remerciait et ne s’excusait de rien, personne ne pouvait dire qu’elle était désagréable. Non, cela n’arriverait pas car Syriana savait faire la part des choses. Elle ne serait pas de mauvaise humeur envers son invité, parce qu’elle en voulait à quelqu’un d’autre. Surtout que l’humeur était passagère. Elle le savait.
Regardant plus son assiette que son invité, ne sachant pas vraiment de quoi parler. Cependant ne voulant pas gâcher l’ambiance agréable même si peut-être un peu niaise de la part de la jeune fille. Soudain elle se rappela que le jeune homme lui avait posé des questions. Mais ces questions, elle n’avait pas trop envie d’y répondre, elle n’avait pas très envie de parler de sa sœur en fait. Alors elle leva la tête et répondit simplement, avec un sourire léger et simple qui n’était pas faux, mais présent pour que la conversation soit plus chaleureuse.


« Eh bien pour être sincère, je voyage. Je suis née, certes dans un lieu magnifique, mais qui au bout d’un vingtaine d’année, n’a guère changé. Je voulais voire de nouveaux horizons, des paysages un peu différent. Alors j’ai décidé de partir en voyage. »

La jeune fille fit une pause, le temps de se servir un verre d’eau. Elle fit couler l’eau de façon lente et douce pour ne pas en renverser à côté. Elle reposa la cruche d’eau au centre de la table, pour qu’elle reste à égale distance des deux jeunes gens. Elle prit ensuite son verre et but quelques gorgées d’eau avant de reposer son verre devant son assiette. Elle reprit alors :

« Ensuite je voyage seule, parce que personne de chez moi n’était intéressés par ce voyage et faire le chemin avec un inconnu ne m’enchantait guère. Même si je n’ai rien contre le fait de manger avec eux de temps en temps. »

Elle prit une feuille de salade qu’elle découpa tout en ajoutant :

« Quand aux voyous je dois avouer que je n’y avais jamais pensé auparavant. Bon et vous qu'avez vous donc à me raconter ? »

Elle lui sourit en excuse. Une chose que l'on remarquait maintenant, c'était que la jeune fille était peut-être un peu plus sûre d'elle.


Dernière édition par Syriana Asvéath le Sam 5 Juil - 13:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un déjeuner interrompu...   Mar 1 Juil - 8:44

Kyltafiel venait de dévoiler une fausse identité afin de tromper son interlocutrice. Cette dernière venait de tomber dans son piège, ce qui était parfait aux yeux du bisclaveret. Son piège se resserrait de plus en plus autour de cette Syriana. Le jeune homme caractérisait son piège comme une toile d’araignée. Il se considérait lui-même comme une araignée qui va enrouler autour de sa proie de la soie jusqu’à ce qu’il meurt. Une fois la mort ayant prise son adversaire, il pourra se délecter de son corps. Voilà à quoi représentait le piège de Kyltafiel. Il avait tressé une immense toile, il était l’araignée mangeuse d’homme. Syriana était la proie, il était le chasseur. Un sourire machiavélique apparu sur le visage du bisclaveret, sourire caché d’ailleurs par son verre d’eau. Il avait plutôt intérêt que son sourire soit caché parce que sinon la jeune femme pouvait se poser certaines questions sur ce sourire qui était plus que louche.

L’esprit du bisclaveret se mit rapidement en marche. Il devait à présent poser toutes les questions qui pourraient lui permettre d’aboutir à ce qu’il recherche. Les yeux de Kyltafiel regardèrent la jeune femme sous tous les angles. Cette dernière était trop préoccupée pour le moment à regarder par la fenêtre. Parfait ! Il allait pouvoir la décrire sous toutes les coutures ! Déjà la couleur de ses cheveux, c’était beaucoup trop inhabituel pour quelle soit issus de la terre ferme. Personne dans ce bas monde, n’avait les cheveux bleu-vert. D’ailleurs ses yeux étaient exactement de la même couleur que ses cheveux, étrange. La tenue vestimentaire par contre était tout à fais normal pour une jeune femme comme elle. Par ailleurs, la couleur des vêtements était bleue. Du bleu ici, du bleu là, du bleu encore ici… Kyltafiel commençait à détester cette couleur. Voir du bleu partout lui irritait l’œil. Sympathique notre petit bisclaveret ! Disons qu’il ne lui faut un rien pour l’énerver et l’irriter au plus haut point. Il canalisa sa colère afin qu’elle n’entrave pas son attitude de cazanove. Il se devait d’être très prudent dans ses futurs propos et attitudes, sinon sa mission en tant qu’Efédar Delma tomberait à l’eau. Et ça c’était hors de question !
Mise à part la tenue vestimentaire de Syriana, il y avait quelque chose qui confirmait les pensées de Kyltafiel comme quoi, elle n’était pas issue de la terre ferme. Il se dégageait de la jeune femme, une présence, une royauté… quelle horreur ! Il détestait la royauté, il haïssait les personnes qui avait un certain sang royal, aussi faible et fort soit-il. Il détestait les gens qui se considérait supérieur aux autres parce qu’ils ont un sang royal qui coule dans leur veine. Rien qu’en pensant à la royauté, cela fit instantanément pensé à ses parents. Ces imbéciles de premiers ordres avaient osé rejeter leur origine lier à Fall. Ces incapables n’avaient pas réussit à comprendre tout ce qu’avait fait Fall pour eux, ils n’avaient été que des larves aux yeux de Kyltafiel. Ils n’avaient été que des jouets dans ses envies de meurtre, de sang, de douleur… rien qu’en pensant à ces mots, le bisclaveret sentait qu’il avait soudainement un manque de massacre. Vivement cette nuit pour qu’il puisse se dégourdir les pattes et faire quelques petits massacres en tant que loup. Il avait hâte !
Kyltafiel se remit à réfléchir à ce que pourrait être Syriana. Son esprit fumait comme jamais, il appréciait trouver ce que sont ses adversaires ainsi cela serait beaucoup plus facile pour lui de les tuer. Un vrai sadique de première ! Que voulez-vous c’est dans sa nature d’être un sale machiavélo-sadico-pyshco-malade mental ! Bref, en ce qui concernait la jeune femme qui se trouvait juste en face de lui, elle ne mangeait pas grand-chose. Comme si son repas ne l’intéressait pas, comme si elle n’avait pas faim. Qu’importe pour lui puisqu’il ne paye pas, et tant mieux d’ailleurs sinon il aurait piqué une crise si la jeune femme n’avait pas finit son repas. Pour sa part, il avait finit son steak bien saignant. Il avait mangé convenablement afin d’accentuer son charme. Bref, revenons à la jeune femme parce qu’on s’éloigne du sujet principal de ce repas. Kyltafiel pensait fortement à ce que pourrait être Syriana quand cette dernière se leva, ce qui le tira de ses pensées.

Le bisclaveret la suivit des yeux, elle ferma la fenêtre qui se trouvait près d’eux. Afin de prendre le battant qui se trouvait près de lui, elle lui adressa un sourire qui signait : « Excusez-moi de vous déranger. » ou un truc de ce genre. Kyltafiel se fichait royalement de ce que pourrait signifier son sourire mais celui-ci fit tilt au bisclaveret. Un sourire comme celui-ci ne pouvait appartenir qu’à une seule et unique espèce. Quand Syriana retourna s’assoire, les yeux du bisclaveret regardèrent sa démarche, il savait ce qu’était la jeune femme. Elle lui répondit à ses différentes questions, rien de bien intéressant comme réponse. Il n’y avait rien de bien croustillant pour sa recherche personnelle, il était entrain de se dire qu’il perdait son temps avec la jeune femme. Mais qu’importe, il avait gagné un repas et ça par contre c’était plus que parfait. Syriana lui posa deux questions, la première étant si elle pouvait l’appelé Efédar et la seconde ce qu’il faisait. Les yeux du bisclaveret s’adoucirent et sa voix également, il répondit simplement mais tout en étant charmeur.


« Bien entendu que vous pouvez m’appeler Efédar. Quand à ce que je fais ici, je me promène dans cette ville car j’ai à faire dans le coin. Mais sinon je voyage et je découvre d’autres gens… il y va pour mon travail… »

Kyltafiel fut interrompu par un gros naze de premier ordre. En effet, un homme de taille et de force physique… disons une musculature plus qu’acceptable. Les yeux du bisclaveret observaient sous toutes les formes cet homme qui venait de l’interrompre. Il était plus que parfait pour un loup qui frapperait cette nuit et qui allait en faire son dîner. Un sourire mauvais se dessinait dans l’esprit de Kyltafiel mais il n’apparu par sur son visage afin que cela ne paraisse pas suspect pour Syriana et les autres clients qui se trouvaient autour d’eux. L’homme dit alors.

« Que faites-vous avec cet homme mademoiselle ? Vous semblez vous ennuyez à mourir, puis-je vous proposer quelque chose de plus intéressant ? »

Goutte d’eau qui fait déborder le vase ! Tous aux abris ! Kyltafiel version sadique et gentlemen fait son apparition ! Le bisclaveret se sentit rejeter comme une poire, il ne supportait pas ça. Surtout quand la personne qui ose le mettre de côté ne sait pas si la jeune femme s’ennuie ou si elle écoute avec attention. Kyltafiel se leva et s’approcha de cet avorton de premier ordre et de qualité. Ce dernier n’était pas plus grand que le bisclaveret, en effet, il ne le dépassait que de quelques centimètres et cela n’effrayait guère notre chasseur. La voix de Kyltafiel s’éleva.

« Vous, vous prenez pour qui à tenir ce genre de propos ? Vous, vous croyez tout permit à déranger les gens ? »
« Ecoute la larvette, je vois bien que cette femme s’ennuie à mourir alors va voir ailleurs si j’y suis. D’accord ? »
« Et puis quoi encore ? Vous, vous prenez pour un roi c’est ça ? Je vous préviens, si vous ne partez pas dans trente secondes chronos, je vous ferais voir à quoi ressemble ma colère. »
« Vas-y montre ! Je ne veux voir que ça ! T’es qui pour cette femme ? »
« Déjà ne me tutoyez pas, je vous vouvoie alors faites en de même. Ensuite, si vous continuez avec ce ton je me verrais dans l’obligation de faire appel à la force. Et pour finir, je suis le petit ami de cette jeune femme. »
« Tu rigoles ? Toi, le petit ami de cette femme ? Trop mortel ! Hahahahahaha !! Je n’attends que ça de voir ta force microbe !! »
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MessageSujet: Re: Un déjeuner interrompu...   Mar 1 Juil - 10:04

La jeune fille commençait à apprécier la présence d’Efédar à sa table. Elle pensa « sa table », parce que c’est elle qui payait et donc le jeune homme devenait son invité. En plus c’était elle qui avait proposé de s’asseoir à cette table, mais bon tout ceci n’avait aucune importance. La seule chose à retenir, c’est que pour le moment la jeune femme se sentait bien, et cela encore plus depuis qu’elle avait repoussé son côté naïf et niais. Maintenant elle était plus sûre d’elle et cela grâce à quelque souvenir. Il ne faut pas sous estimer les pouvoirs des souvenirs. Enfin bref, maintenant, elle était plus sûre d’elle et était prête à se lancer dans une discussion plu complète, plus sérieuse, prête à parler de choses différentes d’un repas. Car, il faut bien l’avouer, qui accorde de l’intérêt à une salade ou à un morceau de viande ? Personne. Et Syriana, n’avait aucune envie de sortir de cette auberge en pensant avoir perdue son temps. Au fond elle fût ravie que le jeune homme commence la conversation en lui posant quelques questions. Elle y répondit, sans tout préciser. Elle voulait bien discuter, mais on ne parle pas de choses personnelles avec un inconnu. Et c’était exactement ce qu’était le jeune homme, même si sa compagnie était pour le moment plaisante.
Elle lui posa à son tour une question, et en attendant sa réponse, elle repensa brièvement à sa dernière réponse. Elle avait dit n’avoir jamais pensé aux voyous. Et cela était véritablement stupide de sa part. Elle n’avait pensé qu’à retrouver sa sœur Leissa, sans même penser un instant aux dangers qu’elle aurait pu rencontrer, à ceux qu’elle avait déjà rencontré et à ceux qu’elle rencontrerait certainement plus tard dans son voyage. D’autant plus qu’elle était une sirène et tout le monde sait, que celle-ci dégage un certain charme. Et celui-ci pouvait autant les aider à manipuler les gens, qu’à leur attirer des ennuis auprès d’autres personnes. Oui elle aurait pu avoir de sérieux ennuis. Cette pensée la ramena à nouveau à Seith. A sa première rencontre avec lui, un an auparavant.

« Vous n’êtes pas du genre méfiante, jeune fille.»

C’était la première phrase, que Seith lui avait adressée. Il l’avait prononcé dans un marché sur un port où la jeune fille avait bien faillit se faire rouler par le marchand. Il l’avait ensuite invité à manger et ils avaient discutés une grande partie de la nuit autour du repas.

Pour revenir à l’instant présent, la scène pourrait presque être amusante. Personne ne pouvait nier le fait que Efédar dégageait un charme ravageur, et la jeune fille aussi, surtout maintenant qu’elle était plus sûre d’elle. Sans le vouloir, elle jouait plus avec ses cheveux, n’hésitait plus à bouger ses bras et ses mains. Sans rien faire de particulier, mais bon, les sirènes ont rarement besoin de faire quelque chose, cela vient souvent tout seul. Syriana n’avait jamais vraiment aimé jouer du charme de sa race, faut dire qu’elle n’en n’avait jamais eu besoin. Dans la mer, toutes les sirènes dégagent le même charme, alors personne n’a d’avantage, mais sur terre, cela devenait plus compliqué. C’était une autre chose qui lui avait plus chez Seith. Il n’avait jamais vraiment eu l’air d’être charmée par la jeune fille sans raison.

Tout en souriant et en observant Efédar, elle écouta ce qu’il lui répondit et acquiesça d’un signe de tête quand il lui dit qu’elle pouvait l’appeler par son prénom. Il lui vînt à l’esprit qu’il faudrait qu’elle pense à lui demander aussi qu’elle était-ce métier exactement. La sirène ne parla pas, pour ne pas l’interrompre, mais quelqu’un d’autre sans chargea à sa place.

La jeune fille tourna la tête rapidement vers l’homme avec un air de surprise, se demandant bien qui cela pouvait être. Elle ne l’avait pas vu venir et apparemment Efédar non plus, après tout cela était normal, vu qu’ils étaient en train de discuter ensemble. Un homme vînt se poster debout devant leur table et s’adressa à elle sans même accorder un regard à Efédar. Syriana écoutât ce que lui dit l’homme. Il lui dit qu’elle s’ennuyer visiblement avec Efédar et il lui proposa de faire autre chose.


« Pardon ? » Répondit-elle encore sous le coup de la surprise.

Qu’est-ce que cet homme venait faire ici ? A leur table. Il lui proposait de faire quelque chose, sans même un bonjour, sans même savoir ce que les deux personnes faisait assis là. Il disait que Syriana avait l’air de s’ennuyait, mais c’était faux. Elle était souvent pensive, mais ça n’avait rien à voir avec l’ennui. Puis en plus avait-il traversé l’esprit de l’homme qu’ils pouvaient être en train de parler travail et qu’il dérangeait beaucoup. Visiblement non. Pourtant il dérangeait. Le repas était très bien, la jeune fille ne s’ennuyait pas le moins du monde. Elle allait répondre, mais Efédar s’en chargea à sa place.
Efédar restait calme en apparence et poli même si il était direct. La jeune femme profita de la discussion des deux hommes pour observer l’inconnu. Grand, assez imposant niveau musculature, mais certainement pas trop gros. Des cheveux châtains un peu en bataille et mi long. Des yeux vert émeraude assez impressionnant. La peau plutôt pale. Il était certes assez mignons, et il aurait pu plaire à Syriana, mais rien qu’à son attitude trop sûr de lui et persuadé que tout le monde allait lui tomber dans les bras, la sirène ne l’aimait pas.
Pourquoi cet homme l’avait-il approché d’abord ? Est-ce qu’il la trouvait jolie ? Ce qui aurait pu être flatteur, si elle n’avait pas un doute quand à l’influence qu’aurait pu avoir le charme de sa nature sur l’homme. Car après tout, l’homme ne semblait pas avoir bu. Mais il restait la possibilité qu’il s’amuse. Un de ces garçons, qui s’amuse à draguer les filles sans raisons, si ce n’est pour dire qu’il avait réussi à plaire à une autre fille encore une fois. Tout ça pour la réputation de tombeur. Syriana jeta un coup d’œil dans l’auberge, mais ne vit personne qui semblait attendre l’homme. Par contre presque tous les clients les observaient. La conversation des deux hommes avait attirés les regards. Le patron de l’auberge les regardait aussi, avec un air légèrement inquiet, avait-il peur que cela finisse en bagarre ? Après tout cela était bien possible. Après tout Efédar ne venait-il pas de dire qu’il n’hésiterait pas à lui montrer sa colère, si il ne s’en allait pas. Cela voulait-il dire, que le jeune homme n’était pas aussi calme que le montrait son visage ? Alors il pouvait cacher ses émotions ? L’inconnu répondit qu’il n’attendait que ça. Le patron n’aimait visiblement pas la tournure des choses mais n’oserait pas intervenir. Syriana ne voulait pas que cela finisse en bagarre. Elle n’allait pas mêler Efédar à ses histoires. Elle s’apprêtait de nouveau à parler, pour dire n’importe quoi, mais quelque chose, juste pour calmer la donne. Mais elle fût couper nette par la réponse de son invité. Sa petite amie !?


« Quoi ? » Laissa échapper la sirène, mais sur un ton si faible, qu’il fût cacher par la réponse de l’homme. Puis comprenant la raison du mensonge d’Efédar, elle décida de se prêter au jeu. Elle se leva rapidement, en tapant sur la table, faisant ainsi se retourner l’inconnu qui n’en n’avait maintenant que pour Efédar. Elle lui dit d’un ton énerver, mais calme tout de même :

« Puis-je savoir ce qu’il y a de mortel ? Oui Efédar est mon petit ami. Y voyez-vous un problème ? Et puis cessez vos surnoms stupides de larvette, microbe et autre, car il est bien plus fort que vous. Si vous ne voulais pas avoir recours à un médecin pour vous rabibocher, je vous conseille d’aller draguer une autre femme et de nous laisser terminer notre repas en paix. »

Syriana inspira, se rassit et tout en faisant signe qu’elle allait continuer son repas, elle ajoutât :


« De plus sachez, que je ne m’ennuis pas le moins du monde. Pour le moment la seule chose qui m’ennui c’est VOUS. Alors laissez nous, s’il vous plaît. Allez-vous en sans faire d’histoire. Je trouve stupide de se battre, alors s’il te plaît »

La jeune femme insistât grandement sur le vous et attendit, espérant que le jeune inconnu se déciderait à faire demi tour car elle ne voulait vraiment pas que les chose dégénère.


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MessageSujet: Re: Un déjeuner interrompu...   Mer 2 Juil - 9:37

Kyltafiel était en pleine confrontation avec un homme qui le dépassait que de quelques centimètres. Cet inconnu… non ce sale rat venait de les déranger alors qu’ils étaient en pleine conversation Syriana et lui. Ce rat de premier ordre venait chercher la jeune femme pour faire on ne sait quelle chose désagréable et surtout vicieuse. En pensant au mot vicieuse, l’esprit du bisclaveret se mit rapidement en marche, il avait envie de faire un massacre, il avait envie d’avoir un jouet, il avait envie de vider ce type sur place. Non… il devait attendre, il le ferait souffrir ce soir. Oui, ce soir se serait la fin de la vie de ce type, il n’embêterait plus personne avec ces paroles de tombeur et autres. Il n’avait donc jamais appris à se comporter comme un parfait gentlemen ? Comme un véritable cazanove ? On dirait bien que non. Kyltafiel allait donc se faire un véritable plaisir de lui montrer et peut-être même lui apprendre pour l’avenir. Lui apprendre ? Cela serait impossible puisqu’il serait mort quelques secondes après que le bisclaveret lui ait montré comment il aurait due se comporter.

Le bisclaveret jeta rapidement un œil dans l’auberge et il s’aperçu que tous les clients les observaient, le patron même les regardait. Il devait certainement avoir peur qu’une bagarre est lieu et que cela entraîne des dégâts dans son auberge. Le jeune homme reporta son attention sur le type qui se trouvait juste en face de lui. Ce dernier regardait Syriana car elle venait de parler, elle avait parfaitement joué dans le rôle que lui avait tissé Kyltafiel. Parfait ! Elle était très douée pour mentir et pour jouer le rôle qu’on lui propose de jouer. Le bisclaveret était heureux de voir qu’elle savait ce qu’elle devait faire afin de se débarrasser de ce type. Les yeux marron blanc de Kyltafiel se posèrent sur le rat, ce dernier regardait la jeune femme puis lui, il reporta son attention sur la jeune femme. Il allait dire quelque chose quand la voix du bisclaveret s’éleva de nouveau.


« Ma compagne vous a dit que vous la dérangiez. N’avez-vous pas honte d’insister ainsi ? »

Kyltafiel insista sur chacun des mots qu’il avait prononcé afin de faire comprendre au type qu’il dérangeait vraiment beaucoup. Le bisclaveret attendait de voir que le rat réagisse mais ce dernier ne semblait pas vouloir partir. C’est alors que la voix du patron s’éleva, ce dernier exigeait que le type s’en aille parce qu’il empêchait les clients de son auberge d’apprécier le repas. L’homme regarda les différents clients, tous posaient sur lui des yeux qui signifiaient : « Tu nous déranges ! ». L’inconnu soupira et finit par partir. Mais au moment où il allait passer le pas de la porte, la voix de Kyltafiel s’éleva avec toute la grâce d’un gentleman.

« Ne vous excusez surtout pas pour le dérangement que vous avez causé. »

L’homme se retourna et regarda le bisclaveret. Ce dernier fronçait les sourcils, il avait posé une main sur le dossier de la chaise de Syriana. Ainsi il faisait comprendre que c’était à la jeune femme qu’il devait s’excuser. L’inconnu déclara.

« Excusez-moi pour le dérangement mademoiselle. »

Le rat partit sans un mot de plus, Kyltafiel soupira. Ce type était indécrottable mais il était parfait pour son massacre de ce soir. Cela allait lui faire du bien de tuer ce genre de gars. Même s’il aurait préféré tuer quelqu’un d’autre mais il valait mieux qu’il se contente de ce qu’il a sous la main plutôt que de chercher ailleurs. Le bisclaveret sourit dans sa tête, un sourire qui signifiait qu’il allait bien s’amuser ce soir.

Kyltafiel reporta son attention sur la jeune femme, il prit une de ses mains et lui fit le baise main. Le jeune homme s’excusa auprès d’elle pour les ennuis qu’avait causés cet homme. Le bisclaveret s’assit en face de sa fausse compagne, il lui adressa un doux sourire qui était plus charmeur et ravageur que les précédents. Ce qui eut pour effet, de faire vaciller le regard du serveur qui les avait servit. Kyltafiel avait besoin de discuter avec la jeune femme à présent afin d’oublier cet ennui de première qualité qui était venu les déranger. Il ne savait décidément pas traiter les gens autrement qu’en les traitant de rat, de type, et d’autre surnom. Tous ces noms qu’il donnait avec dégoût, il les pensait, il ne les disait pas à voix haute sinon cela gâcherait tout le charme du bisclaveret.

Kyltafiel allait dire quelque chose quand le patron de l’auberge arriva rapidement. Le bisclaveret tourna la tête dans sa direction, il avait un petit ventre enveloppé, des cheveux noirs coupés courts, des yeux verts. Il portait un tablier blanc qui avait des taches rouges de vin, un pantalon bleu et une chemise blanche en dessous. C’était quelque chose à voir, Kyltafiel était entrain de décrire le patron dans sa tête. Ce qui était assez exceptionnel venant de lui, puisqu’il n’avait même pas pris la peine de décrire l’homme qui était venue les déranger. Le patron déclara.


« Excusez-moi de vous déranger, Monsieur, Madame, mais pour m’excusez de ne pas avoir empêcher cet homme d’entrer, je vous offre tout ce que vous voudrez. »

Kyltafiel regarda Syriana, il regarda ensuite le patron et d’une voix calme et agréable, il répondit.

« Offrez-nous la chambre pour ce soir et nous oublierons ce qui s’est passé, n’est-ce pas très chère ? »
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MessageSujet: Re: Un déjeuner interrompu...   Ven 11 Juil - 8:14

Syriana s’était rassise à sa place. Son visage arborait une expression totalement neutre à l’égard de l’étranger auquel, elle avait décidé de ne plus accorder d’importance, avec un peu de chance, en voyant qu’il n’attirait plus son attention il s’en irait. Du moins c’est ce qu’espérait la sirène. Cependant, intérieurement, s’était installée dans son cœur un léger sentiment de stress, qui par chance ne se voyait pas sur son visage, dû à la crainte que les choses n’empirent. Si il commençait à y avoir une bagarre, il y aurait des dégâts dans l’auberge, et Syriana doutait d’avoir assez sur elle pour dédommager le patron et il été hors de question que quelqu’un d’autre ne paye pour elle, du moment où elle était responsable et là, elle se sentait responsable. Après tout, c’était à cause d’elle, que cet inconnu était venu à cette table, dans cette auberge. De plus, il y aurait probablement des blessés, et cela non plus elle ne pourrait le supporter. Elle n’aimait pas les combats. Elle ne voyait pas l’intérêt de régler les choses par la force. En plus, nul ne sait la tournure que pourrait prendre les évènements. Elle avait dit que Efédar était bien plus puissant que l’inconnu, mais qu’en savait-elle au fond ? Rien, elle avait dit ça, à la fois pour faire partir l’inconnu, à cause des propos d’Efédar, mais aussi a cause de la présence qu’il dégageait. Mais cela ne changeait rien. Elle ne voulait pas qu’il y ait de combat.

Durant ses réflexions, la jeune femme gardait son attitude à l’aise et indifférente de l’inconnu. Elle voulait parler avec Efédar, dire quelque chose, pour que l’homme comprenne une bonne fois pour toute qu’il n’avait pas sa place ici. Elle remarqua que l’assiette d’Efédar était vide, alors que la sienne n’était qu’à moitié vide.

« Tu as déjà fini ? » dit-elle avec un air légèrement surpris.

Syriana n’était pas sûr qu’Efédar l’ait entendu, car, celui-ci avait parlé en même temps qu’elle, mais à l’inconnu. Visiblement celui-ci avait encore eu envie de parler à Syriana et Efédar, l’en avait empêché.
Ensuite ce fut le patron qui parla. Apparemment il était passé au dessus de sa crainte, où peut-être avait-il compris que pour éviter que les choses s’enveniment, il fallait intervenir. Il assura que l’inconnu dérangé ses clients et tous ses clients, pas uniquement Efédar et Syriana et le pria de s’en aller. L’inconnu jeta un coup d’œil circulaire à l’assemblée, qui sembla confirmer les mots du patron. L’inconnu soupira alors et s’en alla. Au moment où il passait la porte, la voix d’Efédar retentissait à nouveaux, demandant à l’inconnu de s’excuser du dérangement causé. L’homme se retourna vers la sirène et lui présentât ses excuses. La jeune fille lui sourit, signifiant qu’elle acceptait ses excuses et l’homme s’en alla
.

Efédar fît une baise main, à la main de Syriana, chose à laquelle elle n’était pas habituée et cela la mettait un peu mal à l’aise. Certain clients continuer de les regarder. Certain hommes devaient se demander pourquoi le jeune homme était aussi cérémonieux avec sa petite amie, tandis que les femmes devaient se dire que Syriana était vraiment chanceuse. Efédar continua en s’excusant pour le dérangement causé par l’homme. Syriana ne pouvait pas ne rien dire, elle répondit alors :

« Vous n’avez pas à vous excuser Efédar. Ce n’est pas à cause de vous que cet homme est venu, mais à cause de moi. C’est donc moi qui suis responsable. Je vous prie donc de m’excuser pour ce dérangement. »

Ce n’était pas à lui de s’excuser mais à elle. Elle voulait relancer la conversation afin de pouvoir reprendre cet agréable moment, avant l’intrusion de l’étranger, là où ils l’avaient laissés. Cependant avant qu’elle ne parle, le patron de l’auberge les approcha et pour les remercier, leur proposa de leur offrir quelque chose. Après l’avoir regardé Efédar demanda à ce que la chambre leur soit offerte. Syriana le regarda et eut presque envie d’expliquer qu’ils n’étaient pas en couple, mais demander deux chambres s’était trop et elle n’allait pas faire l’ennuyante en demanda deux lits déparés. Elle se contenta de remercier sincèrement le patron, en se disant qu’elle s’arrangerait plus tard avec Efédar.

Une fois que le patron les eut laissé, la jeune fille dit alors à son compagnon :

« Je suis encore désolée pour ce qu’il s’est passé. Cela m’était déjà arrivé, et je trouve cela toujours aussi désagréable. »

Elle ne se lança pas dans les explications, préférant de nouveau attaquer son assiette, pour essayer de rattraper Efédar qui avait déjà terminé la sienne depuis déjà un moment. Elle lui demanda alors :

« Vous ne souhaitez rien commander de plus ? J’ai tendance à manger lentement. »
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Un déjeuner interrompu...
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