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 Affolant marché [PV Aislyyyyyyyyyyyy !!!]

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Löwen Ezeckiel's
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MessageSujet: Affolant marché [PV Aislyyyyyyyyyyyy !!!]   Jeu 17 Avr - 12:23

C'était jour de marché. La place, noire de monde, raisonnait de cris, de bruits et de sons en tout genre. Les nombreux étalage, entassés les uns sur les autres, sentaient les épices, les bestiaux, ou brillaient de mille éclats, sous les tas de bijoux, de trésors ou encore de camelottes à peine ressemblantes à ce qu'elles voulaient immiter.
On avait peine à se déplacer dans la masse de personnes, il fallait se battre pour approcher d'un stand, la moindre parcelle de terrain était aussitôt assahie par la population en folie, venue acheter tout et n'importe quoi, du moment qu'elle pouvait toucher et attraper un objet ou une quelconque nourriture.
Les vendeur, envahis par les clients, enrageaient et s'énervaient sous les demandes et les marchandages qui fusaient de partout dans la foule. Des vols à l'étalage survenaient en de nombreux endroits, grâce à la population compacte. Impossible de marcher droit, à chaque pas on était bousculé, poussé, écarté sans pitié.
Heureusement, Löwen était petite, invisible ici, passant aussi innaperçu qu'une souris, elle passait de stand en stand, passant la main à travers les gens, attrapant une pomme ici, un bout de fromage là, ou encore un beau bijoux qu'elle attachait vite autour de son cou, en guise de trophée.

Mais malheureusement pour la petite Brownie, cette foule qu'elle imaginait n'était pas présente aujourd'hui. Le temps maussade avait raccompagné les gens chez eux. Elle s'était longuement imaginé la scène, si jamais les clients revenaient, elle avait repéré quelques fraises rouges et juteuses qu'elle se ferait une joie de dévorer. Rien que d'y penser, l'eau lui venait à la bouche et ses yeux devenaient subitement vitreux et avides de nourriture. Son ventre criait famine depuis un petit moment maintenant, elle n'avait rien mangé depuis la veille.
Cette matinée promettait une journée pluvieuse, et donc, peu de monde au marché. Les marchands la regardaient tous d'un oeil de suspiction. La gaitant jusqu'à ce qu'elle ait tourné au bout dune allée ou qu'elle se soit légèrement éloignée.
Beaucoup prenaient se comportement pour la dissuader de voler quoi que ce soit, sachant pertinament qu'elle était sans le sou; d'autres, moins terre à terre, pensaient encore qu'elle pouvait leur acheter quelque chose, il l'appelaient donc, lui tendaient un quelconque objet pour lui assurer qu'ils avaient de beaux objets à vendre.
Bien sûr, elle avait essayé une ou deux fois de s'enfuir avec les choses qu'on lui faisait examiné, mais depuis qu'elle avait manqué de se faire couper en deux par un boucher lunatique, elle était devenue étonnament sage et prudente.

Elle flânait donc, plongée dans ses pensées, quasiment personne dans les clients ne li accordait d'attention. Certainla regardait, vaguement étonné de voir une fillette aussi petite ici, mais ils détournaient rapidement le regard, faisant mine de s'intéresser à leur lacets, lorsque Löwen s'appercevait qu'elle était observée.
On pouvait toujours dire qu'une petite, se promenant au marché, à peine plus haute que trois pommes, l'allure fière (peut être un peu trop), les cheveux bleus et une marque qui ressemblait à un espèce de "T" bizarre sur la joue, mais les commérages ne l'atteignaient absolument pas lorsqu'elle en était la cible.
Par contre, lorsqu'elle entendait une once de paroles qui semblaient à peu près intéressante, la voilà qui filait aussi sec découvrir le sujet de conversation.

En parlant de commérages, la jeune fille entendit parler de baisse des prix sur les légumes, d'impôts, de taxes. Tout celà n'avait aucun intérêt pour elle mais ça l'amusait d'espionner les gens sans qu'ils s'en rendent compte. Elle se faisait parfois trahir lorsqu'elle prenait une crise de fou rire après avoir enfin compris une micro-information particulièrement drôle pour elle, ou lorsque tout d'un coup, un homme l'ayant aperçu seule, ne demande subitement :


- Elle est à vous la petite là-bas ? Elle semblait perdue alors je me demandait, si jamais vous la cherchiez.

Löwen détestait profondément les gens comme ça, elle n'appartenait à personne, enfin ... pas pour l'instant, elle n'était PAS petite d'abord et puis, elle ne se perdait pas, c'était un principe. Löwen était assez grande pour ne pas se perdre. Ils se croyaient où pour penser des sornettes pareilles ? Les gens ont parfois de ces idées, j'vous jure.
Enfin, lorsqu'elle avait bien remué sa rancoeur, elle s'enfuyait, et le groupe de personnes qu'elle avait espionné ne se doutait absolument pas qu'elle venait d'écouter tout. Après tout, ce n'était qu'une Brownie insignifiante (Ouh qu'elle n'aurait pas été contente si elle avait entendu ça).

Aujourd'hui, tout comme les autres jours, elle s'était postée à l'angle d'un stand, écoutant intensément les paroles dites juste à sa gauche. Elle était assise, appuyée contre le bois du comptoir. Des hommes tout de noir vêtus, discutaient à voix basse. D'un sujet qui lui était totalement inconnu.


*Le retour de qui ? De Fole ? C'est qui Fole ? A moins que ce ne soit une folle ?*

Bien sûr, Löwen n'avait jamais été confrontée à la religion. Et si elle avait vaguement entendu parler de Douar et quatre autres Dieux, elle ignorait complètement leur nom, leur personnalité et ça lui passait au-dessus de la tête de savoir s'ils étaient emprisonnés ou s'ils jouaient avec le Monde.

Bien que les personnages qui parlaient de sombres sujets soient terrifiants, la Brownie n'avait aucunement peur, au contraire, à ses yeux, ils semblaient ... peut être pas gentils et innocents, mais assez originaux pour que Löwen leur accorde de l'attention. Et elle aimait les gens originaux. Ceux-ci étaient souvent beaucoups plus intéressants que le commun des mortels.

Mais malheureusement pour la petite espionne, un des homme, se retourna brusquement et manqua de s'écrouler sur elle au coin du stand. Elle s'enfuit à la hate, sans regarder derrière elle, espérant de toutes ses forces qu'ils ne voudraient pas la rattraper. Elle courut le plus vite possible, ses courtes jambes battant à une telle vitesse le sol qu'on avait du mal à les distinguer dans le flou qu'elles crééent. Elle courut, courut, courut, jusqu'à l'épuisement, et se retrouva à l'autre bout de la place, près d'une plaque d'égoûts où elle pourrait se dissimuler si jamais on la découvrait. Elle prit donc le temps de rerendre son souffle avant recommencer sa course effrénée.
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Aisleen Dryail

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MessageSujet: Re: Affolant marché [PV Aislyyyyyyyyyyyy !!!]   Jeu 17 Avr - 14:09

Aisleen Dryail renifla tristement. Le temps était apparemment au diapason de ses éternelles émotions. Noir, triste, lourd. Pourtant il ne pleuvait pas, non. Mais l’eau serait bientôt là, tout le laissait à penser dans l’atmosphère chargée d’humidité qui régnait sur la ville. Finalement, c’était peut être mieux. Personne ne la verrait, personne ne lui prêterait attention. C’était d’ailleurs pour cette raison que la jeune tasmante avait quitté les ruelles sombres pour se risquer à approcher la place centrale, découvrant de ses yeux ébahis la taille que pouvait prendre cet endroit. Il n’y avait plus que deux ou trois badauds, bien trop pressés pour lui accorder un tantinet d’attention. Ainsi, Aisleen était sûre de ne pas sentir peser sur ses épaules le regard réprobateur des villageois. Non, elle n’était pas normale. Oui, elle était …

La jeune femme secoua la tête. Elle se refusait à prononcer ce mot. Après tout, sa présence sur Erin témoignait d’une certaine forme de vie. Peut être pas celle que l’on attribue généralement au commun des mortels, mais …Zut. Elle l’avait finalement pensé. Mortel. Leur insignifiante existence précaire était plus qu’elle ne pourrait à nouveau envisager. Et c’était cela, le refus du droit à l’au-delà, qui faisait d’elle un monstre ? En quoi la vie éternelle devait elle la mettre à part, lui procurer des regards assassins et méprisants ? Non, elle se refusait à ce que l’on considère comme tel la race des tasmants. En être la représentation et une des premiers membres ne devait pas lui faire honte, et elle portait fièrement en elle le désir de voir un jour ses compagnons atteindre leurs buts respectifs. Généralement, ceux-ci se différenciaient en deux groupes représentatifs. Ceux qui, comme elle, aspiraient à la survie après leur acte de rébellion contre la Mort elle-même et les autres, qui recherchaient à tout prix l’accès à cet autre monde auquel aucun d’entre eux n’avaient eu droit. Dans tous les cas, Aisleen les soutiendraient jusqu’au bout. Elle le savait pour l’avoir vu à nombreuses reprises, il y aurait toujours des suicides, et des idiots pour les commettre. Il fallait à ces gens quelqu’un pour les accueillir et leur expliquer, et ce quelqu’un se nommait Aisleen Dryail. La jeune femme prenait à cœur cette fonction qu’elle s’était elle-même attribuée, consciente du sentiment d’incertitude et de désespoir que l’on ressentait alors qu’on « s’éveillait » seul.

Aisly regarda autour d’elle avec une pointe d’envie. Ses idées noires étaient revenues, le visage d’Illien envahissait son esprit. Il lui fallait apaiser sa soif de vengeance et son désir de plaire. Il lui fallait … un homme. N’importe lequel ferait l’affaire, mais il était nécessaire que la folle qu’elle était devenue assouvisse ses besoins, au risque de céder aux pulsions que son esprit nécrosé lui dictait et de libérer sa hargne. Car seule le désespoir et la tristesse avaient le pouvoir d’apaiser ses penchants violents. Enfin, elle repéra un jeune homme, peut être un peu trop mince, un peu trop blond et définitivement trop sale, qui ferait l’affaire. Elle s’approcha, séductrice en diable, narguant sa proie de son regard violine où se lisait tant de souffrance passée. Sa robe de soie blanche flottait autour de ses jambes nues, soulignant les formes et les creux de ce corps qui avaient déjà attiré plus d’un regard, jusqu’à que leurs propriétaires de rende compte de qui elle était.

La revenante avait à présent un corps consistant, qui luisait d’une lumière surnaturelle malgré les nuages qui assombrissaient le ciel, créant une barrière sombre s’opposant au rayonnement de l’astre solaire. Elle reproduisit le même schéma, répétitif, témoin de la malédiction que la mort lui avait imposée. Chaque fois, elle revivait la souffrance sans nom qui l’avait conduite à commettre cet acte irréversible. Chaque fois, Aisly perdait un peu plus espoir. La jeune femme soupira avant de déclencher son pouvoir. Voilà, c’était aussi simple que cela. L’homme était sous contrôle et la courtisait sans limite, usant et abusant de susurrements poétiques qu’il ne connaissait pourtant pas. Aisleen fit durer le plaisir, poussant son pouvoir dans ses retranchements, avec la même satisfaction qu’à l’ordinaire lorsqu’elle se rendit compte que sa puissance lui permettait à chaque fois de grappiller quelques secondes de plus. Le temps jouait en sa faveur, et le jeu qu’elle se plaisait à exécuter pourrait bientôt durer 7 minutes entières.

Après le baiser passionné qu’elle échangea avec l’inconnu, celui-ci la regarda, hébété une fois le charme rompu. Une fois de plus, la magie avait cessé d’opérer et le gringalet en face d’elle, qui ne devait pas dépasser la trentaine, afficha un air apeuré devant la transparence que le corps d’Aisleen avait emprunté, perdant sa consistance en même temps que sa concentration. Celui-ci prit la fuite, tandis que la jeune femme soupirait. Cette fois, il n’avait même pas pris la peine de s’excuser ou de se justifier, trop apeuré mais surtout trop insignifiant pour craindre sa colère. Il n’en valait pas la peine, mais cela avait au moins eu le mérite de calmer la rage de la plusieurs fois centenaires. Cependant, et elle le savait, le remède était pire que le mal. Premièrement chaque nouvelle déception venait attiser sa colère refoulée, et deuxièmement, cet inconnu n’avait pas été assez intéressant pour que sa quiétude dure longtemps. Quand trouverait elle enfin celui qui serait capable d’effacer tout ce mal en elle ? Quand rencontrerait elle un homme assez fou pour aimer une morte ?


°Jamais, bougre d’idiote ! Quand regarderas tu la réalité en face ?°

Réalité bien trop cruelle, cependant. Aisly poussa un soupir à fendre l’âme. Elle s’était résolue à se traiter elle-même de cadavre ambulant … Son cas ne s’arrangeait décidemment pas ! En plus, elle commençait déjà à sentir les effets de son calmant s’estomper. Elle était donc à nouveau passible de dégénérer. Pourtant elle ne le voulait pas, son attitude la rendait détestable à ses yeux, et donc aux yeux des autres. De cette manière il n’y avait plus rien à espérer, elle finirait … Seule ? C’était hors de question ! Elle avait été seule une vie, déjà. Dans celle-ci, cette deuxième chance qui lui était offerte, elle se battrait pour obtenir ce qu’elle voulait. Certes Aisleen partait avec l’inconvénient de la mort, mais l’apparence qu’elle avait acquise lui conférait en contrepartie un avantage non négligeable !

Alors que la jeune femme se perdait en récriminations et crises de motivation vaine, elle n’aperçut pas la silhouette qui arrivait à toute allure. Quand elle la vit enfin, son unique réflexe fut de reprendre immédiatement consistance. Car derrière elle se trouvait un mur de brique rouge, et le ou la propriétaire de cette queue d’écureuil fonçait trop vite, sans remarquer qu’elle se dirigeait vers un obstacle qui pouvait la tuer. Aisleen reçut le corps de la Brownie en plein estomac, et le coup lui fit l’impression d’un uppercut bien placé. Elle pesait son poids, la gamine ! Car, après un coup d’œil vers la masse de vêtements informes et de poils d’animal qui se trouvait à présent affalée sur elle, toutes deux à terre, Aisly remarqua la finesse caractéristique d’une petite fille. Elle ne la voyait pas clairement, mais, alors qu’elle sentait sa nouvelle rencontre trembloter contre elle, deux hommes en noirs apparurent dans le champ de vision de la jeune femme. Elle les trouva plutôt bien faits, selon son habitude de juger les hommes, mais décela une pointe de sauvagerie dans leurs yeux alors qu’ils fixaient la Brownie dans ses bras, sans lui prêter attention. Cependant, après un regard foudroyant d’Aisly dans leur direction, ceux-ci hésitèrent, laissant ainsi à la tasmante le temps nécessaire pour soulever son colis comme si elle ne pesait rien, et l’emmener dans une rue parallèle, quelques mètres plus loin. Elle savait que les hommes ne prendraient pas le risque de se mesurer à elle, si étrange, si mystérieuse, si indestructible, si … instable.

Enfin, Aisleen posa à terre la Brownie et la regarda de son air, si distant en apparence mais qui laissait transparaître une réelle curiosité alors qu’elle demandait d’un to neutre :
« Ca va ma grande ? Excuses mes manières, mais tes amis n’avaient pas l’air très patients à ton égard … Je ne veux pas savoir ce que tu leur à fait, mais sache que je n’ai pas du tout cherché à te rendre service. Je voulais juste éviter de leur parler, moi aussi … »

Pieux mensonges, balivernes. Si elle avait été aussi détachée que ses paroles ne le supposait, jamais elle n’aurait repris sa consistance, et la Brownie se serait fracassé quelque chose contre la pierre avant de recevoir la visite des hommes en noirs qui, Aisleen le supposa avec méfiance, n’étaient pas de ces marchands au cœurs purs … Mais la vivacité de la petite fille devant elle l’avait poussée à ne pas penser uniquement à elle et à la propreté de sa robe, à présent sale et couverte de terre. Le contraste entre elles était si saisissant qu’Aisly faillit en rire, chose qui ne lui était pas arrivée depuis son premier drainage d’humanité, il y avait quelques siècles.

_________________
Tout commença avec ma mort. Et tout continue, inexorablement.

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Löwen Ezeckiel's
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MessageSujet: Re: Affolant marché [PV Aislyyyyyyyyyyyy !!!]   Mer 30 Avr - 15:58

Lancée tel un boulet de canon, Löwen filait à toute vitesse, zigzaguant entre les étalages du marché, sautant (peut-être pas très haut, mais elle saute quand même^^) au dessus du cafarnaüm ambulant des allées. Elle ressentait quelque chose de bizarre, un sentiment qui ne l'avait pas submergé depuis une éternité. Comme une boule au creux de l'estomac, ou de légers tremblements qui secouaient ses mains. Peut-être ne voulait-elle pas se l'avouer, mais elle avait peur, peur de ces hommes en noirs, peur de ce qu'ils feraient s'ils l'attrapaient, peur de n'avoir plus de souffle et de se laisser prendre. Pour la première fois de sa vie, elle avait l'étrange impression qu'elle avait été dans un lieu où elle n'aurait jamais dû se trouver.
Balivernes ! Depuis quand, elle Löwen Ezeckiel's, Brownie à plein temps de 6 ans et 47 jours, n'avait-elle pas le droit d'aller où bon lui plairait ? Il fallait qu'elle aille dire deux mots à ces grossiers personnage ! Non mais ! Pour qui se prenaient-ils. Ils allaient bien voir ce qu'elle en pensait, elle. Qui étaient-ils pour se permettre de lui interdire leur conversation, pire, de la poursuivre pour ce qu'elle avait entendu. Ils allaient bien tâter de son opinion, puisque c'est ça !

Décidée à leur montrer qui était le patron, elle pila à l'intersection des deux allées Est-Ouest et Nord-Sud, les plus grandes et fréquentée du marché. Elle se planta donc ici, histoire de se faire remarquer lorsque un partisan de Fall pointerait le bout de son nez. Debout, plantée bien droite sur ses deux jambes, les mains sur les hanches, elle attendait, dessinant l'expression la plus dédaigneuse et provocatrice qu'elle aurait pu trouver. Elle crut un temps qu'elle les avait décidément bien semé. Ces gars là ne la retrouveraient jamais ! Persuadée de cette réflection, elle ne bougea pourtant pas, toujours dans la même position, mais légèrement impatiente à présent. Au bout d'un moment, quelque chose attira son attention, un quelconque reflet ou encore un objet brillant. Jetant un coup d'oeil derrière son épaule, elle vit aussitot les deux hommes, toujours les mêmes, en noir, réellement menaçant. Löwen se redressa une dernière fois, face à ses poursuivants. Heureusement pour elle, par on ne sait quel réflexe ou intuition, le sentiment de peur s'insinua encore dans tous ses membres, ces gens là ne semblaient vraiment pas lui vouloir du bien. Enfin, lorsqu'ils traversèrent l'allée et se retrouvèrent à quelques mètre de la fillette, celle-ci fit brusquement demi-tour et ré-entreprit sa course sans but. Seulement cette fois-ci, les deux humains ne la lâchaient plus. Elle aurait eu envie de crier, d'appeler au secours, mais même dans cette situation, sa fierté éternelle lui collait encore à la peau, l'empêchant de demander de l'aide à qui que ce soit.

Elle pensait bien qu'elle n'avait jamais courru aussi vite, ses jambes ne s'arrêtaient plus et elle avait peur de regarder derrière de peur de se prendre un mur. En parlant de mur, elle se retrouva dans une impasse, après avoir zigzagué dans toute la place, elle s'était rendue aux abords des maisons. Trop tard pour s'arrêter, et puis les deux grandes personnes allaient bientôt la rattraper. Soudain, elle se rendit compte que quelqu'un se trouvait là ... une femme, ou alors l'ombre d'une femme entre la façade et elle-même. Sauvée, elle était sauvée. Mais ses pieds ne lui obéïssaient plus. Entraînée dans une course qu'elle ne contrôlait pas, l'enfant rentra la tête la première dans la masse de vêtement blancs qui ne tardèrent pas à se salir lorsque les des jeunes filles se retrouvèrent par terre sous le choc. A peine la Brownie eut-elle le temps de se remettre de ses émotion qu'elle se retrouva soulevée dans les air, pelotonnée dans les bras de sa sauveuse. La petite fille, malgré le réconfort qu'aurait pu inspiré cette étreinte, se demanda si la femme était vraiment réelle. Bizarre ... sa peau était froide, un halot blanchâtre la recouvrait, telle une brume la suivant partout, collée à elle, elle n'avait aucune odeur. Bien que cela lui sembla bien étrange, elle était bien heureuse de se retrouver ici, alors qu'un instant auparavant, elle eut bien du mal à se sortir seul de la situation dans laquelle elle s'était fourrée.
Elle se laissa donc faire, contente de son sort, et lorsque sa sauveuse tourna le dos aux hommes en noir, la petite apperçut les regards à la fois emplis de peur à la vue de la femme sans odeur, et en même temps rageurs de ne pas s'être emparé d'elle. A cette scène, elle eut l'envie insoutenable de leur tirer la langue témérairement, mais leurs airs mécontents la dissuadèrent une nouvelle fois de faire une bêtise. Elle colla donc sa joue à l'épaule de la femme durant la marche, dans un semblant de calin.

Posée à terre, ses jambes encore flageolante après sa course effrénée firent encore des siennes, l'élançant de douleur. Mais la grimasse qu'elle esquissa ne resta pas bien longtemps sur son visage devant la scène qui s'offrait à elle. Sa sauveuse la regardait bizarrement. Durant sa courte existante, Löwen avait rencontré des regards attendris, embarrassés, menaçants ou encore cruels, mais jamais on ne l'avait regardé d'un air aussi distant. Cela commençait à entamer l'orgueil de la Brownie. Ne faisait-elle plus rien ressentir ? Elle n'avait jamais eu l'habitude de provoquer l'indifférence que ce comportement la vexa.
Mais elle neut pas le temps de faire la moue, les paroles de la jeune femme lui plurent aussitot après être apparues aux bout de ses lèvres. "Grande", ce n'était pas souvent qu'on l'appelait ainsi, cette femme lui plaisait, aussi inhumaine quelle pouvait l'être. Un sourire illumina quelques instant son visage et sa gratitude ne fit qu'augmenter. Seulement, aussi bien partit que ça l'était, la suite de son discours lui déplu grandement. Ces méchants hommes avaient-ils plus d'intérêt qu'elle ? Puisque c'est ça, elle lui répondit du ton qu'elle trouvait le plus rebelle possible.


- Eh ben puisque tu n'avais "pas du tout cherché à me rendre service", elle insista bien sur cette dernière expression, tu n'avais qu'à pas venir là. J'aurais très bien pu me débrouiller sans toi.

Sa mauvaise habitude de tutoyer tous les gens qu'elle croisait et de les prendre pour des proches. Elle n'aurait pas dû parler comme cela face à une personne inconnue, mais elle ne s'en rendait pas compte. Elle la vit aussi juste sur le point de rire. Un léger frémissement parcourant ses lèvres dénuées de couleurs. Elle était encore plus étrange ainsi, sa peau blanche, ainsi que ses habits miroitaient dans la clareté de ce matin brumeux. Elle était emplie d'un sentiment de tristesse, et en même temps elle avait semblé sur le point d'éclater de rire. Ses vêtements qu'elle avait entraperçu entre deux foulées, étaient alors d'une blancheur immaculée, et à présent couverts de boue. Löwen rougit légèrement à cette vue, c'était à cause d'elle qu'elle était maintenant si sale. Ooh et puis mince, elle n'avait qu'à pas lui parler comme ça. Elle lui tourna donc le dos dédaigneusement, les bras croisés. Mais elle ne parti pourtant pas, elle espérait de tout coeur quelle la retienne, qu'est-ce qu'elle serait contente si elle lui demandait pardon. Cela faisait si longtemps qu'elle n'avait plus personne avec qui parler.



[HRP] Désolée pour le retard le post médiocre, pas beaucoup d'inspi ces temps-ci ... [/HRP]
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Aisleen Dryail

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MessageSujet: Re: Affolant marché [PV Aislyyyyyyyyyyyy !!!]   Dim 4 Mai - 15:18

[Quel manque d'inspi ? XD Moi j'ai écrit un peu n'importe quoi ... J'ai du mal à entrer dans le perso en ce moment, surtout si je prends en compte qu'à ton contact, elle change du tout au tout.]

Pendant leur fuite effrénée, Aisleen avait sentit le contact brûlant de la peau de la Brownie contre son bras, et la chaleur que ce contact dispensait en elle lui rappelait indéniablement la vie qui l’enivrait, la sensation d’appartenir physiquement à ce monde, au même titre que chaque représentant de toutes les races d’Erin. Un drainage, une humanité qui coulait dans ses veines. Oh bien sûr, jamais elle ne tuait ses cibles, sa conscience l’en empêchait. Du moins jamais volontairement. Il arrivait, cependant, et même si l’expérience la protégeait contre ce genre de bavures, que la jeune femme se laisse griser par une sensation telle, qu’elle en oubliait toute prudence et semblait prête à tout pour se sentir vivante, rien que quelques heures. C’était effrayant de la voir aspirer une parcelle d’humanité, plus encore lorsque le sujet, manipulé par son pouvoir, semblait consentant d’offrir sa vie pour elle. Cependant, et pour éviter de répéter des actes dont elle avait honte, Aisly choisissait ses victimes parmi les personnes moyennement intéressantes qu’elle rencontrait, sûre alors de pouvoir se détacher de la vie qui lui était offerte sur un plateau. Par exemple, jamais elle ne touchait aux enfants, car leur innocence et leur bonheur étaient tels que s’imposer une limite devenait impossible.

Malgré ses dires, nul être ne l’attirait autant qu’un très jeune humain. La candeur, la naïveté, la joie de vivre et la vivacité la séduisaient en tous lieux, et depuis bien longtemps déjà. Et, alors que sa compagne d’une demi douzaine d’année se reposait sur elle, entre ses bras frêles, Aisly dut faire appel à toute la réserve que son dernier drainage lui avait apportée. Ne pas céder maintenant, attendre encore un peu … Juste un peu ! La jeune femme fit encore quelque pas, et lé déposa enfin, toute tremblante mais souriante malgré tout. Adorable petite ! Si elle savait ce qu’elle pensait d’elle !

Voilà, sa réserve d’énergie avait été dilapidée dans la fuite, et pour contrôler son désir grandissant. A présent, Aisleen avait perdu un peu de consistance, et paraissait plus encore appartenir à un autre monde, entre la vie et la mort, sans vraiment d’attache à l’un ni à l’autre. La tasmante détestait cet état, ni ectoplasme, ni charnelle, quand elle avait besoin d’une nouvelle dose de vie pour se refaire une place dans ce bas monde. Ainsi, saisir physiquement des choses devenait plus ardu, et demandait une concentration maximale à chaque instant. Cependant, le jeu en valait la chandelle. Car rien que pour observer la moue vexée de la gamine, ainsi que son attitude boudeuse, les bras croisés et un air de défi sur le visage. Enfin, elle parla, réprimandant Aisleen pour ce qu’elle avait cru bien faire, une fois n’est pas coutume.


- Eh ben puisque tu n'avais "pas du tout cherché à me rendre service", tu n'avais qu'à pas venir là. J'aurais très bien pu me débrouiller sans toi.

La tasmante ne pu s’empêcher, cette fois, d’émettre un son cristallin, éphémère et pourtant source d’une joie moqueuse parfaitement anodine. L’attitude de la Brownie était adorable, mais une pointe d’agacement pointait néanmoins chez Aisleen. Ah, comme ça elle s’en serait sortie seule ? Eh bien, voilà qui était fort intéressant. Décidée à ne pas la laisser la mener par son regard attendrissant et son innocence feinte, la jeune femme rentrerait dans le jeu de sa compagne. Après tout, la raison de cette bouderie était sûrement ridicule, bien qu’elle ne sache pas de quoi il était question. Aisly, au prix d’un grand effort de concentration, et en allant puiser jusqu’au fin fond de ses réserves, saisit la main menue de la Brownie après lui avoir décroisé les bras, et la conduit jusqu’au bout de la ruelle où elles s’étaient réfugiées et, de là, lui désigna d’un signe de tête les hommes en noir qui les cherchaient toujours. L’avantage, c’était qu’une tasmante était difficilement repérable lorsqu’elle n’était pas complètement consistante. De plus, le poste d’observation des deux femmes, l’une âgée comme le monde et l’autre fraîche comme un bourgeon, permettait d’observer sans être vu.

« Dans ce cas, on peut toujours retourner les voir, et tu me montrera comment tu t’en sortirais toute seule … Après tout, ce n'est pas contre moi qu'ils en ont ! »

Dit Aisleen, moqueuse, provocante et bien sûr, pas sérieuse le moins du monde. Après tout, le minois de cette petite en queue d’écureuil avait réveillé en elle des sensations qu’elle avait oubliées. Un désir de protéger cette merveille de la nature, une envie insatiable de la tenir loin de la menace que représentaient ces hommes en cagoule noire … Hésitant entre agacement et attendrissement, Aisly décida tout naturellement de varier de l’un à l’autre face à cette étonnante mais pétillante gamine, qui la faisait se sentir un peu plus réelle sans avoir besoin d’affaiblir qui que ce soit. Déjà, les couleurs revenaient timidement sur ses lèvres, auparavant violacées par le froid incessant qui l’habitait, ainsi que dans ses yeux où le violine se fit plus brillant, vivant. Aujourd’hui, et grâce à une rencontre aussi imprévue que rafraîchissante, la tasmante sans âge découvrait les joies de côtoyer quelqu’un de différent de soi, ainsi que l’amusement qu’on peut ressentir en parlant à une gosse. Exceptionnellement, Aisleen découvrait les couleurs divines qu’une palette d’artiste peut contenir. Le monde se colorait soudainement de bleus profonds, de rouges brûlants, de jaunes éclatants et de verts miroitants, au contact de Löwen, sans que celle-ci se rende compte de la vision qu’elle offrait à sa sauveuse d’un jour. Celle-ci, proposa d’un ton anodin et léger, un clin d’œil complice à l’attention de celle qui, espérait elle, ne la bouderait plus longtemps.

« Alors, tu choisis quoi ? Aller les remercier de t’avoir laissé filée, ou m’aider à choisir une nouvelle robe, celle-ci étant fichue ? »

C’était absurde, car sa robe blanche était un symbole irremplaçable, et elle pourrait très bien la nettoyer en un clin d’œil. Mais justement, peut être était il temps de mettre fin à tout cela. Aisleen ne croyait pas au destin, sinon elle ne serait pas là à présent. Cependant, cette rencontre était peut être le signe du changement. A commencer par sa robe de mariée, tout simplement inutile dans cette autre vie qui lui avait été offerte. De plus, aucun magasin ne la supporterait bien longtemps, même si la crainte qu’elle inspirait à la population, et le mauvais présage qu’ils voyaient en elle, les tenaient à distance. Comme si elle pouvait être un message de mauvais augure, une envoyée de la Mort elle-même ! Aisly fuyait l’Ankou depuis sa renaissance, et jamais elle n’accomplirait son œuvre, cependant la réputation qui tournait autour de ceux de sa race avait parfois l’avantage de la laisser tranquille, de ne pas se faire chasser.

Aisleen ne se reconnaissait plus. Elle d’habitude constamment déprimée, errant sans but sur Erin si ce n’était celui d’aider les autres tasmants à accepter leur condition, pourquoi était elle là, à discuter comme une gamine et avec une gamine ? Ce n’était pas digne d’elle, pas représentatif. Elle devrait être en train de faire quelque chose de constructif … Certes, en des siècles de survie, elle n’avait jamais eu assez de choses utiles à faire, et le reste du temps elle allait de ci de là, sans ressentir la fatigue ou la douleur, sans rien ressentir à part la douleur à chaque nouvelle trahison, à chaque abandon, à chaque déception cruelle. N’était elle encore en vie que pour cela, souffrir, répéter le même schéma que celui qui l’avait poussée dans la rivière près de chez elle ? Sans repos ni répit, inlassablement, elle était le cauchemar des épouses et la hantise des hommes. On ne pouvait lui résister, et elle-même ne pouvait s’empêcher de semer la discorde et la douleur, pourtant minime par rapport à celle qui habitait son corps et son âme.

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MessageSujet: Re: Affolant marché [PV Aislyyyyyyyyyyyy !!!]   Mer 28 Mai - 12:32

[HRP] Voilà, je peux te répondre, ENFIN !! Mais non, tu n'écris pas n'importe quoi ^^ Tes posts sont toujours sublimes, suis une grande fan [/HRP]

Le rire de la Tasmante vexa encore la Brownie, mais beaucoup moins que ce qu'elle tentait de lui faire voir. Elle levait le nez en l'air, farouche, les bras croisés et le dos tourné à sa sauveuse. Bien qu'elle essayait de lui faire comprendre son mécontentement, cet éclat de rire ne pouvait que plaire à la petite fille. C'était le genre de rire que l'on entend lors des soirées au coin du feu, quand une blague bien choisie retentit au son du crépitement des flammes. Le genre de soirs en famille que Löwen avait tellement peu connu dans sa jeune vie, et qui pourtant, lui évoquait tellement de rêve. C'est pourquoi, malgré son air désappointé, l'enfant n'attendait que les excuses de sa compagne pour lui sauter à nouveau dans les bras. C'est qu'elle a du caractère la petite.

Et, ce fut dans un grand étonnement, qu'elle vit Aisly s'approcher d'elle pour lui décroiser les bras. Il y avait quelque chose de bizarre, quand elle regardait les mains de la jeune femme, elle semblait voir les siennes à travers. Elle voulut donc lever la tête pour lui demander comment elle faisait ce tour de magie, mais elle découvrit que l'intégralité de son corps réalisait ce prodige. Elle apercevait légèrement, en plissant les yeux, la forme du mur, de l'autre côté du passage, entre les maisons. Elle en resta muette de stupéfaction, était-ce vraiment un tour de magie, et si oui, pour la faire rire ou lui faire peur. Et si non, était-ce vraiment un fantôme ? Comme elle en avait vu dans les rares contes qu'on lui avait lu ? Ou alors, c'était peut-être juste quand elle ressentait quelque chose ? Ou quand elle était d'une certaine humeur?

C'est le crâne empli de toutes ces questions que la Tasmante entraina la petite à l'extrémité de la ruelle, là où elles avaient semé les deux poursuivants.


*Ils sont vraiment moches* fut la première pensée qui traversa l'esprit de l'enfant. Réflexion inutile, futile d'une gosse de 6 ans, mais elle s'en fichait. Tout ce qui comptait dans son esprit à cette instant, c'était que les deux hommes étaient très laids, et voilà.

Mais ses réflexions furent stoppées net par la voix d'Aisly. Sa proposition la laissa quelque peu perplexe. Etait-ce sérieux ? Sûrement pas, on entendait largement la moquerie dont elle faisait preuve. Mais, quelque chose dérangea encore Löwen, il y avait un ton de défit dans ses propos. Alors comme ça, elle lui lançait un défit. Elle aurait bien aimé voir ce qu'elle aurait fait si elle avait voulu se précipiter dans la gueule du loup. Peut-être l'aurait-elle retenu ... peut-être pas. Mais la Brownie n'était quand même pas folle ou ignorante à ce point pour aller se jeter dans les bras des ses assaillants. Et puis, il fallait bien qu'elle le reconnaisse, ces gens-là lui faisait à présent vraiment peur, elle en frissonnait d'effroi.

Son temps de réflexion fut apparemment largement remarqué par la Tasmante car celle-ci la pressa de répondre. L'aider à choisir une nouvelle vie, disait-elle ? Mmh .. c'était plus que tentant à vrai dire. Même si elle aurait adoré voir comment la situation se serait déroulé si elle aurait couru vers les méchants, elle ne pouvait résister à l'envie de flâner de boutique en boutique, les yeux remplis des couleurs miroitantes des tissus fins. Elle ignorait évidement que sa présence pouvait créer plus qu'un malaise chez les marchands et les clients. Et de toute façon, elle s'en fichait royalement, pour l'enfant, Aisly était une charmante jeune femme, un peu transparente à son goût peut-être, mais gentille, amusante et radieuse. Et puis, maintenant, ses couleurs semblaient se raviver nettement, ses joues se rosaient délicatement et ses lèvres rougissaient, son corps semblait moins frêle qu'auparavant, et ses yeux ... ces yeux d'un violet glaciale avant, se coloraient maintenant de milles teintes irisées, rendant son regard incroyablement expressif et joyeux.

Löwen réfléchit encore un moment, pesant méticuleusement le pour et le contre de la proposition. Après tout, ainsi, elle ne risquait pas sa vie et un peu d'inaction dans les magasins ne lui ferait aucun mal après la course poursuite qu'elle venait d'entreprendre. En effet, son souffle n'était pas encore tout à fait régulier. C'est donc avec forte convoitises qu'elle accepta sans rechigner. Et elle exprima son accord en se jetant dans les bras de la « morte » (pour changer ^^'). Elle lui affirma clairement :


- Non ! Je veux pas aller les voir ! Ils sont méchant ! Tu les laisserait vraiment m'emporter ?

Elle jouait à moitié la comédie pour attendrir encore plus sa sauveuse, mais au fond, elle avait quand même une sacrée pétoche de ces grands hommes sombres et lugubres. Mais elle se remit vite de son choc en pensant aux boutiques qu'elle pourrait visiter. Et peut-être même, pourrait-elle voler quelque chose de joli si jamais elle en avait l'occasion ! Mais chut ! Il ne fallait le dire à personne, elle avait déjà eu tant de mésaventures.
Elle sauta à terre aussi vit qu'elle en avait décollée et entreprit de tirer le bras de la Tasmante, l'entrainant à sa suite. Elle pensait devoir forcer pour la faire venir, mais elle était si fine qu'une seule pression suffisait à la faire bouger, elle l'emmena donc dans une rue adjacente, beaucoup plus animée. En effet, des dizaines de boutiques en tout genre s'étalaient le long de l'allée, couvrant tous les murs de vitrines garnies de milles couleurs. Cette endroit lui plaisait bien plus. Le marché lui faisait à présent bien peur et elle était contente de pouvoir s'en éloigner le plus possible. Et en plus, les deux filles pourraient enfin avoir l'occasion de s'abriter. Quelques gouttes commençaient à se glisser dans les mèches désordonnées de ses cheveux.
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MessageSujet: Re: Affolant marché [PV Aislyyyyyyyyyyyy !!!]   Jeu 19 Juin - 14:17

[Enfin ! Désolée Désolée Désolée ! Je voulais le faire avant de partir mais ... XD Navrée que tu ai du attendre tant de temps !]

La jeune tasmante sentait le regard interrogateur de la Brownie se faire insistant alors qu’il glissait sur son corps immatériel. Que ferait elle si jamais elle lui posait des questions ? Une chose était sûre, elle ne supporterait pas un rejet, pas maintenant. Pas de la part d’une petite fille. Bien trop souvent ses larmes avaient coulé après le départ d’un homme, bien trop souvent elle avait lu la haine mais aussi la peur dans les yeux des femmes. Certaines allaient même jusqu’à venir la supplier d’épargner leur mari, amant ou ami. Depuis toujours elle était perçue comme le Mal, une abomination de la nature, encore plus digne de mépris que les hybrides, pourtant pas bien apprécié sur les terres d’Erin. Si même une enfant, incapable encore de distinguer les grandes notions comme l’honnêteté ou le Bien, la jugeait répugnante … Mais bien vite, son regard changea, pétillant durant son hésitation, trahissant ainsi son désir d’accepter une proposition qu’Aisly avait eut la bonne idée de glisser. Après un temps excessivement long, Löwen cessa de faire aller et venir ses iris entre sa sauveuse et ses bourreaux avant de lui sauter dans les bras et de clamer haut et fort :

- Non ! Je ne veux pas aller les voir ! Ils sont méchants ! Tu les laisserais vraiment m'emporter ?

Aisleen avait bien vu que le défi l’avait tenté, que la gamine aurait aimé voir sa réaction, et que seule son appréhension de ces hommes la retenait encore auprès d’elle. Alors, pour la calmer définitivement, elle resserra son étreinte autour des frêles épaules, convaincue que ce contact n’était pas perceptible pour une peau humaine, et murmura d’un ton neutre :

« Je ne les laisserais jamais faire une chose pareille. Tu as salis ma robe, j’ai besoin d’un avis pour la remplacer. Hors de question qu’ils me privent de toi ! »

Et puis, il fallait l’admettre, elle commençait à se prendre d’affection pour cette boule de nerfs remuant de ci de là, sans jamais interrompre le manège incessant qui la caractérisait. Aisleen changeait. Bouleversait ses habitudes, ses repères. Elle s’aventurait pour la première fois en quelques siècles dans une situation totalement inconnue. Se mêler aux vivants et partager leur existence un moment. L’argent n’était pas vraiment un problème, elle en avait amassé suffisamment en tout le temps où les villageois qu’elles croisaient insistaient pour la payer pour qu’elle parte. Alors, pour leur faire plaisir, elle s’en allait, prenant le minimum d’argent qu’elle pouvait accepter, leur donnant ainsi l’impression d’avoir bien agi contre un esprit maléfique. Les légendes qui se tissaient autour d’elle, après ses incursions dans les terres habitées, la faisaient autant rire que pleurer. On lui donnait moult noms, allant de La Transparente à la Voleuse d’Âmes … Les grandes villes étaient plus pratiques. Ainsi, personne encore ne la connaissait assez pour éprouver une envie irrépressible de la chasser. En contrepartie, elle devait s’exposer aux regards curieux et aux réflexions désobligeantes. Autant les petites gens dans les villages la respectait d’une certaine manière, de par la crainte qu’elle leur infligeait, autant les citadins la méprisaient la plupart du temps. Leur argent et leur position les tenaient à l’abri de tout, même de l’incarnation de la Mort qui rôdait pourtant autour d’eux. Le problème était donc les perceptions que les autres avaient d’elle. Les commerçants, des gens simples, tremblaient devant elle pris séparément. En groupe, ils étaient plus tenaces. Mais une fois dans leur boutique, ces derniers savaient que, dans leur intérêt, il valait mieux la satisfaire le plus rapidement possible avant qu’elle ne parte enfin. Aisleen était heureuse. Son pactole, ayant déjà atteint une taille raisonnable, pourrait servir à faire plaisir à quelqu’un. Cela allait casser l’étiquette de rejet qui l’accompagnait de bourgades en bourgades.

Aisly se laissa tracter par Löwen à travers les rues, son corps n’offrant aucune résistance à l’air adaptant donc une vitesse égale à celle de la gamine, comme si celle-ci entraînait derrière elle un morceau d’espace. Vide. Elles arrivèrent dans une zone plus fréquentée, malgré la pluie qui commençait à poindre. La tasmante sourit. Il pleuvait. C’était un phénomène naturel qu’elle aimait plus que tout, cela lui rappelait sa première rencontre avec son mari, et la dernière vision du monde qu’elle avait eu de son vivant. L’eau était une denrée merveilleuse, qui lavait le sang sur les mains des criminels, qui confondait les pleurs en de simple gouttes parmi tant d’autres, et surtout, la pluie affaiblissait la perception humaine tandis que la sienne était décuplée. Les autres ne prenaient plus la peine de la dévisager et de déceler en elle cette étincelle particulière, inhumaine. La pluie lui avait permis de mourir, et dans la mort elle lui permettait de vivre un tant soit peu.

A travers les pleurs du ciel, Aisleen observait les étalages qu’on rentrait à la va vite, les tissus qu’on abritait, les protections que l’on sortaient … L’agitation était telle, accompagnée d’un affolement pressé lié aux catastrophes du précieux liquide. La jeune femme exerça une infime pression contre la paume de sa compagne avant de l’attirer à regret à l’abri. Déjà, la queue de la jeune fille tirait grise mine, les poils soyeux se collant entre eux et lui conférant un air encore plus adorable. Elles entrèrent toutes deux dans une des premières boutiques qu’elles virent. « Habits sur mesure » Parfait. C’était cher, mais élégant. Aisleen esquissa un sourire vers la vendeuse qui ne le lui rendit pas, avant de murmurer à Löwen d’un ton de confidente :


« Choisis un tissu qui te plaît. Il fait un temps à rester à l’intérieur, alors autant prendre le temps de nous faire faire quelque chose sur mesure, qui nous plaira vraiment. »


C’était la révolution sous l’esprit d’Aisly. Elle était là, naïve et joyeuse, à proposer à quelqu’un une journée de détente. Son monde s’était écroulé à la vision de cette Brownie en danger. Et son existence prenait un nouveau tournant, inconnu et totalement étranger. Cela perdurerait il après coup ? Après le départ de la gosse, qui devrait bien rejoindre ses parents, un jour ou l’autre. Où étaient t’ils, d’ailleurs ? Pourrait elle la raccompagner jusqu’à eux une fois leur emplettes terminées ? Beaucoup de questions sans réponses trottaient sous le crâne de la tasmante, qui n’aspirait qu’à se remplir de la bonne humeur contagieuse de Löwen. Se sentir vivre. Elle le sentait bien, aucune autre rencontre ne serait semblable à celle-ci. Une fois la petite partie, tout redeviendrait comme avant. Terne, sans importance. Sans saveur. Il fallait profiter de l’instant présent, malgré tout. Jouir d’une journée normale, comme une adolescente normale la passerait avec sa petite sœur. Anodines activités et rigolades à la clé. Et peut être pourrait elle en apprendre un peu plus sur cette mystérieuse compagne, qui souriait ou boudait à tour de bras sans paraître pressée de partir retrouver ses attaches, sa vie. Celle qu’Aisleen aurait tout donné pour obtenir.

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MessageSujet: Re: Affolant marché [PV Aislyyyyyyyyyyyy !!!]   Mer 25 Juin - 13:06

[HRP] Mais c'est pas grave !! T'as vu le temps que je mets à chaque fois pour te répondre ? Et puis je te grondait pour rigoler ^^ [/HRP]

Le temps se gâtait. Décidément, ce jour ne faisait pas partie d'un des meilleur de l'année. Ni pour Löwen, qui n'avait jamais aimé la pluie, ni pour les commerçant. Affolés par ce soudain déluge, tous rentraient leurs étalages à la va-vite. Petite comme elle l'était, la tête au niveau des hanches de ses aînés, elle pouvait voir sans mal les quelques objets tombés par ci par là. Mais aujourd'hui elle était accompagnée, pas question de fureter à la recherche d'un quelconque butin. Et puis, elle était maintenant trempée jusqu'aux os. Ses chevaux lui collaient aux visage et sa queue d'écureuil, d'habitude fièrement dressée dans son dos, pendait maintenant sous le poids de l'eau, frollant le sol boueux, ce qui n'eut d'autre effet que de la salir encore.

La petite Brownie ne savait où aller, à vrai dire, la grande ville ne ressemblait pas à celles qu'elle avait connues et arpentées de long en large. Non, celle-ci était inconnue et elle s'y perdrait sans mal. Heureusement, Aisly lui fit comprendre par un infime geste de sa main qu'elle changeait de direction, allant tout droit vers une boutique remplie de vêtements. Sans même accordé un regard à sa sauveuse, Löwen entra en trombe dans le petit commerce, joyeuse à l'idée de pouvoir s'abriter. Au sec, son apparence était encore plus pitoyable que de coutume. Ses habits semblaient propres mes sa queue toute mouillée et pleine de boue dégoulinait sur son passage, laissant une traînée de gouttelettes boueuses. Elle marquait également le sol de ses traces de pieds nus. Mais ces quelques saletés étaient bien peu et ce genre de détail n'aurait jamais traversé l'esprit de la petite fille. La propreté était bien le cadet de ses soucis.

La vendeuse n'avait déjà pas l'air avenante envers la tasmante, alors la-petite-chose-rabougrie-qui-la-suivait-partout-et-qui-salissait-tout-avec-son-espèce-de-machin-poilu-collé-dans-le-dos ne pouvait que lui attirer des regards noirs. Löwen regardait toujours cette étrange bonne-femme qui avait déjà l'air de ne pas porter les deux clientes dans son coeur. Elle devait surement se retenir de les renvoyer par le simple fait qu'elles étaient belle et bien deux clientes, ce qui était rare par ce temps. Mais tant qu'elles ne restaient pas trop longtemps et ne cassaient pas tout, elles ne seraient sûrement pas chassées de la boutique.

Soudain, Aisleen se pencha sur elle
.
Citation :
« Choisis un tissu qui te plaît. Il fait un temps à rester à l’intérieur, alors autant prendre le temps de nous faire faire quelque chose sur mesure, qui nous plaira vraiment. »

« Nous faire quelque chose » ? Avait-elle bien entendu ? Vraiment ? Nous ? L'adorabilité de la tasmante la touchait au plus haut niveau. Mais avant qu'elle ne change d'avis lorsque la brownie lui demanderait si ses paroles n'étaient que calomnies ou si elle disait la vérité, elle s'empressa de scruter la pièce à la recherche de quelque chose qui lui plairait. Bien sûr, ses habits étaient loin d'être originaux ou même jolis, elle les aimaient comme ils étaient, et puis l'image qu'elle pouvait donner avec sa tenue lui passait au dessus de la tête. Mais l'idée de s'en faire offrir de nouveaux ne la gênait absolument pas.

Mais la petite fille était loin d'être sage et tranquille en cette journée pluvieuse. Elle avait bien vite oublié ses mésaventures de la matinée et furetait à présent dans les montagnes de tissus. Pour l'instant, égoïste comme elle l'était, elle avait quelque peu délaissé Aisleen et cherchait surtout pour elle, pour son propre plaisir. Néanmoins, rien ne lui plaisait vraiment... enfin, disons plutôt que tout lui plaisait et tout était si beau qu'elle ne trouvait LA tenue qui lui conviendrait comme étant encore plus belle que les autres.

Puis, abandonnant quelques instants ses recherches pour prendre un peu de recul sur tous les vêtements, une idée lui vint. Tant de couleurs se mélangeaient ici, tant de fanfreluches et d'accessoires en tout genre pour parfaire sa tenue. Elle tourna ses yeux vers la tasmante qui l'accompagnait, une certaine lumière dans les yeux. Oui, elle ne s'était pas trompé, elle avait bien vu, sa sauveuse avait vraiment l'air transparente. Et cet effet d'optique provenait sûrement du fait que sa robe était blanche, immaculée. Ou plutôt, elle l'avait été, car la boue qu'elle avait amassée en touchant le sol n'avait pas encore disparue sous la pluie. Il fallait vraiment qu'elle trouve autre chose à se mettre.

Replongeant dans le tas d'habits, Löwen dégotta un grand bout de tissus qui, une fois couper et cousu ferait un robe parfaite. Il était d'une couleur jaune particulièrement criarde parsemée de quelque taches de teinture bleues ciel. Pas du goût de tout le monde, cette « chose » avait sûrement été trouvée par la fillette dans les tissus invendables de la boutique.
Elle se dirigea donc vers Aisly avec sa trouvaille dans les mains, fière et droite. Elle l'interpella dès qu'elle la vit entre les rangées de tissus, brandissant le future robe.

-Hé !! T'as vu c'que j'ai trouvé ! C'est pour toi ! Ça te feras une jolie nouvelle robe, non ?

[HRP] C'est bon !! J'ai réussi à caser le mot mystère XD [/HRP]
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MessageSujet: Re: Affolant marché [PV Aislyyyyyyyyyyyy !!!]   Ven 27 Juin - 11:42

Sa petite mais non moins charmante compagne se faufila à travers les étendages vides qui se faisaient asperger copieusement sous l’averse qui tombait à présent à flots, et déboula dans le commerce choisi par Aisly d’un air soulagé. La pluie avait fait des ravages sur l’apparence de la gamine, mais apparemment pas sur son moral. Elle furetait de partout, touchant à tout, sans pouvoir se contenter de regarder avec les yeux. Aisleen vit du coin des yeux la vendeuse s’apprêter à la réprimander, mais un seul regard appuyé de sa part cessa toute impulsion chez la dame entre deux âges qui tenait la boutique huppée. Sa transparence et la flamme qui agitait son regard étrange suffisaient à maintenir la vendeuse à sa place, trop inquiète du qu’en dira t’on, qui surplombait sa peur de voir son magasin légèrement souillé par un peu de boue, qui après tout n’avait jamais tué personne.

Si le regard de la Brownie demeurait vif et attentif malgré son apparence peu reluisante, c’était le contraire chez Aisleen. La pluie qui avait plaqué sur sa peau les cheveux de la gamine, alourdi son attribut animalier et rendu misérable la vision qu’elle offrait, la tasmante n’avait nullement souffert des intempéries, purement naturelle, glissant sans s’arrêter sur sa peau qui n’avait rien de réelle. Son image était intacte, bien que sa robe s’en trouve un peu plus légère encore, collée contre son corps qui ne sentait plus le froid du vent de ce monde, changeant et variable, mais celui de l’au-delà, incessant et glacial au-delà de l’imaginable. Le seul détail anodin était l’auréole brune qui rappelait à son souvenir sa chute due à la course effrénée d’une Brownie qui ne faisait pas attention où elle fonçait tête baissée.

Alors qu’Aisly se morfondait sur sa robe, elle remarqua une coupure dans le tableau auparavant enfiévré qu’offrait sa jeune compagne dont elle ignorait toujours le nom. Celle-ci recula légèrement, contemplant d’un air vide les tissus devant elle avant d’y retourner, cherchant frénétiquement quelque chose de particulier, ce qui détonnait de sa précédente recherche, hasardeuse et émerveillée en tous points. Elle la dévisagea un instant puis finit par extraire de l’amas de frippes de luxe une bande de tissu particulière. Elle était jaune éclatant, comme rien de comparable n’existait dans la nature, toutefois clémente dans le ridicule qu’elle infligeait parfois à certaines de ses créations. Pire encore, du bleu pastel venait relever et contraster sur la couleur, déjà aveuglante par elle-même, et qui devenait du même coup … Insolente. La jeune Brownie exécuta un quart de tour avant de se diriger d’un pas assuré vers sa nouvelle « amie ».


-Hé !! T'as vu c'que j'ai trouvé ! C'est pour toi ! Ça te fera une jolie nouvelle robe, non?

Aisleen ne sut que répondre, tout d’abord interloquée devant le sérieux de la gamine, qui la regardait, des étoiles dans les yeux, en brandissant son tribut comme s’il s’agissait de la plus belle trouvaille du monde. La vendeuse pouffa, sans prendre le soin de dissimuler sa moquerie dans un rire aigu et désagréable qui réveilla instantanément la colère de la jeune femme. De quel droit se permettait elle un avis sur le choix de ses clientes ? N’avait elle donc aucune envie réelle de faire marcher sa boutique ? Elle lui adressa un regard de mépris teinté de haine, ce qui lui cloua le bec et lui fit murmurer de vagues excuses en direction de la Brownie. Bien, Aisly se contenterait de cela, magnanime qu’elle était. Puis la tasmante reporta son attention sur le tissu brandit par le petit être qui la regardait avec beaucoup d’espoir dissimulés dans ses beaux yeux bleu. Comment refuser ? Même si passer inaperçu était crucial dans sa condition … Elle n’aurait qu’à la garder un peu, jusqu’à ce que sa nouvelle rencontre l’oublie, puis elle reprendrait un tissu blanc pour afficher clairement son existence partielle et son désir de trouver enfin l’amour. Une robe blanche pour le mariage, une robe blanche pour une morte.

« Merci beaucoup. Je vais demander à Madame de préparer la robe, je n’aurais qu’à passer la chercher demain. A toi, maintenant. Tu as trouvé quelque chose qui te plaisait euh … Je ne t’ai même pas demandé ton nom. Moi c’est Aisleen. »

A son tour, Aisly déambula dans les allées pour chercher un tissu qui conviendrait à sa compagne, qui égayerait un peu son visage adorable sans masquer son adorabilité naturelle. (XD) Le travail serait moins conséquent, et la propriétaire pourrait rapidement ajuster la tenue de la petite, sans qu’il y ait besoin d’attendre bien longtemps. Après elle pourrait rentrer chez elle et s’éloigner de sa compagne morbide. Celle-ci mit la main sur deux bandes de tissu, l’une vert pâle, comme l’herbe sous la rosée matinale, l’autre orangée, se mariant délicieusement avec la peau mate de la jeune fille, relevant son teint joyeux et ses fossettes colorées. (re-XD) Et puis elles seraient merveilleusement assorties, de cette manière. Criardes toutes les deux, chez l’une provoquant un malaise dérangeant et étrange, mais de façon naturelle et évidente chez l’autre. La première n’était pas faite pour la couleur, au contraire de la deuxième qui rayonnait la vie et les teintes qu’elle abordait.

Aisleen montra à sa compagne le résultat de ses recherches. Et, si elle avait un peu de temps devant elle, la Brownie pourrait même aborder un vêtement plus complexe, avec quelques imprimés sur les extrémités de l’habit. Il lui faudrait quelque chose de simple mais joli, quelque chose qui conviendrait à une gamine de six ans. Qui la mettrait en valeur sans être trop superficiel ou pompeux, quelque chose de pas bien précieux pour survivre aux tâches, bousculades et acrobaties.


[Les deux mots mystère ... XD]
[Désolée pour cette réponse courte et mal écrite XD J'ai du mal avec Aisleen en ce moment. Je la comprends peut être trop pour arriver à écrire ... Je sais pas :p]

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