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 Sortie du Temple

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Merediana Dewey

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Citations : On appelle cela de l'innocence quand ça nous charme. Sinon, de l'ignorance.
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MessageSujet: Sortie du Temple   Lun 12 Mai - 16:57

Merediana Dewey était… nerveuse. Pour une raison particulière, et une raison bien stupide ; ses bras. Elle ne savait absolument pas où les placer. Croisés ? En marchant, cela faisait bizarre, et elle n’avait pas envie que tout le monde la dévisage. Ballants ? Ils paraissaient inutiles et disgracieux. Les mains croisées seulement ? Cela ne faisait-il pas rendre son anxiété plus évidente ? Bref, ils étaient encombrants, et pour l’heure sa main tenait fermement son bras gauche tandis qu’elle se mordillait la lèvre inférieure, plongée dans cette intéressante question.

La jeune fille revenait tout juste du temple dédié à Douar. Elle venait d’y faire, comme d’habitude, quelques prières à l’intention de son frère et s’apprêtait à repartir. Mere n’avait aucune éducation religieuse, ou presque. Même si elle en connaissait l’existence, les quatre dieux n’avaient été longtemps pour elle que des personnages lointains, n’ayant aucun rapport avec elle. Ce n’était que quand ses parents l’avaient envoyée chez sa tante, à Tara, qu’elle avait commencée à s’y intéresser. De façon logique, elle avait toujours considérée que c’était à Douar qu’elle devait rendre hommage, puisqu’elle était la principale divinité, mais elle priait aussi à l’intention des quatre autres –oui, des quatre- puisqu’elle ne faisait pas de différence entre eux et que ses parents ne lui avaient jamais appris la notion de bien et de mal selon les légendes populaires. Elle avait vite remarquée cependant que parler de Fall était très déplacé, aussi, même si elle était indifférente à ce qui se préparait, elle évitait de mentionner le sujet. Doucement, comme toujours, elle vivait dans sa bulle, lointaine, au dessus du monde. Elle aurait très bien pu ne faire aucun cas de la religion ; mais dans son éducation, c’était un intérêt d’apparat, qui faisait distingué. Et puis, elle s’estimait tellement chanceuse…

Oui, parce qu’elle était normale. Ce qui lui arrivait, de bien comme en mal, était tout à fait banal. Même la mort de Lae était passée sous ce stade d’accident de la vie. C’était triste, elle en souffrait, mais irrémédiablement… C’était des choses qui arrivaient. Elle n’était qu’une fille banale au milieu d’un monde de héros. Elle faisait partie de la grande catégorie de la population qui assistait aux événements sans en prendre part ; et quelques élus, eux, faisaient l’histoire. Elle n’était pas de ces gens là. Elle n‘avait aucune notion de la guerre, de la stratégie, aucun tact, aucune beauté transcendante, aucun pouvoir magique fabuleux. Aucune destinée épique ; elle allait finir ses études, se marier, avoir des enfants et frémir lorsque le danger passera. Peut-être qu’elle mourrait dans un combat de ville dans lequel elle n’aurait rien à voir. Peut-être qu’elle survivrait et qu’elle vieillirait paisiblement, malgré les aléas de la vie.

Etait-ce un manque d’ambition ? Tous rêves étaient morts. Elle savait bien que c’était inutile. Ce n’était pas grave, elle était résignée. C’était une tranquillité d’esprit, une assurance pour sa vie qu’elle aurait toujours. Que des certitudes, et une paix que certains pouvaient envier. Elle était satisfaite de sa vie.

Toujours en serrant fortement son bras pour contrôler son embarrassant, Merediana quitta d’un pas qui faisait froisser le tissu de sa robe le palier de marbre qui surmontait quatre marches de la même nature. Ses cheveux étaient encore lourds de l’odeur d’encens qui régnait dans le sanctuaire, parfum qui lui donnait un peu le tournis quand elle était trop importante… Tout comme celle des cierges. Fragilité de constitution, ou association d’idées, elle lui préférait la fragrance à demi pure de ville qui régnait dans la cour. Un mélange de tout ce que les artisans pouvaient produire, de la pierre, et de tous les gestes quotidiens qu’effectuaient, jour après jour, les habitants de Tara.

Elle salua d’un mouvement de tête cordial l’homme se trouvant devant le portail et qui balayait méthodiquement les dalles, lâcha un instant son bras pour enlever une mèche de cheveux qui la gênait et continua sa route. Sur sa droite, comme une ombre inquiétante, se trouvaient les ruines du sanctuaire délabré de Fall. Cela lui avait fait de la peine, le premier jour, de voir un si ancien édifice laisser à lui-même. Elle s’en était approchée, et avait même réussit à y rentrer. La crasse, la poussière et les araignées qui y régnaient, ainsi que l’ambiance moite et obscure l’avait vite fait ressortir. Sa tante l’avait réprimandée lorsqu’elle lui avait fait part de ses sentiments à ce sujet et une fois encore, elle ne trouvait absolument personne pour la comprendre ou seulement l’écouter. Elle en concevait parfois une rancœur, un sentiment de révolte mais elle l’étouffait elle-même. Ca ne servait à rien de s’énever pour si peu, et encore une fois….

Elle avait l’habitude.

Comme elle ne souhaitait pas vraiment retourner déjà chez elle, où ne l’attendaient que corvées rébarbatives, Merediana revient finalement sur ses pas et s’assit sur les grosses pierres abîmées du temple du quatrième dieu. Le temps ne lui avait pas ravi ses envies de tranquillité et de réflexions ; elle s’y adonna sitôt assise, les yeux dans le vague.

(Libre à ceux qui veulent, pourquoi pas ne pas faire un topic à trois, pour changer ? Enfin bref, qui m’aime répond ! xD)
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MessageSujet: Re: Sortie du Temple   Mar 13 Mai - 17:32

Il y a des choses bien curieuses dans la nature qui laissent entendre que rien n’est dut au hasard… Wido l’elfe guérisseur avait dut se rendre à Tara, plus précisément au quartier de la culture, aux archives botaniques pour revoir l’un de ses pairs. Son ami était un autre elfe qui comme lui, vouait un véritable culte au savoir du monde végétale. Cela faisait maintenant un sacré bout de temps que ces deux là se connaissaient et chaque retrouvailles était l’occasion de parler pendant de longues heures de leurs découvertes et théories, chose qui était singulière chez deux elfes il faut bien l’avouer.

A la base, Wido était là pour se fournir en simples, qui étant trop rare à l’état sauvage, étaient cultivés dans des serres. Il en avait besoin pour préparer certains baumes et onguent qui s’étaient épuisés ces derniers temps. Bref, les deux amis en étaient à discuter lorsqu’ils en vinrent à évoquer l’influence spirituelle de certains lieux sur l’environnement. Wido expliquait à son compère qu’il trouvait plus facilement certaines plantes dites rares dans les lieux sacrés, et que les plantes plus communes avaient tendances à être plus efficaces pour un peu que l’endroit en question soit une influence bénéfique.


« Ce que tu me dit ne m’étonne qu’à moitié… Et ça va dans les deux sens. »
« Dans les deux sens ? Que veux-tu dire ? »
« Et bien à un certain endroit justement, ici même à Tara, j’ai constaté que les plantes aux sucs vénéneux proliféraient. Et même encore plus étrange, les bonnes plantes avaient tendance à se dégénérer et leur nature bénéfique se corrompre. »
« Je ne savais pas que tu fréquentais de tels endroits. » lança Wido un peu taquin.
« Ne ris pas, je me suis rendu là bas parce qu’une fillette s’était gravement empoisonnée avec des baies normalement bonnes, mais là bas toxiques. »
« Où était ce ? » demanda-t-il alors plus intrigué.
L’ami baissa le ton et murmura sur le ton du secret,
« Le temple abandonné de Fall, normalement personne n’y va mais c’était une enfant… Enfin elle s’en est sortie c’est ça qui compte. »

Wido resta pensif, il y avait quelque chose de dérangeant dans les nouvelles de son homologue médecin, la nature profonde d’une chose pouvait être complètement bouleversée par une mauvaise influence, d’une modeste plante à un être complexe comme lui, tous étaient soumis à cette loi secrète. C’est pour cela que pour Wido, le physique ne pouvait aller sans le spirituel, ces deux aspects se complétaient pour engendrer le monde tel qu’il est, voilà en résumé la conception de la vie selon l’elfe. Ainsi, il ne se permettrait jamais de juger quiconque pour ses actes, on ne choisit pas ce qu’on est ou ce qui nous arrive, les attitudes ou actes négatifs, il les désapprouvait et en éprouvait même parfois une certaine colère, cependant les responsables étaient-ils réellement responsables justement? Wido se demandait si tout n’était pas dut dans le fond à un enchainement de circonstances impossibles à maîtriser… L’effet papillon, chaque action entrainant une réaction… Anonyme parmi la multitude, tout à chacun ne faisait qu’être entrainé dans ce phénomène inexorable. L’elfe quant à lui acceptait son destin avec philosophie, il faut mieux essayer de contourner un mur que de s’y cogner… Se laisser porter par les événements et non se laisser submerger…

Porté par ses intuitions tout comme une curiosité de chercheur, il se rendit donc au temple de Fall après avoir quitté son ami. Il gagna ce lieu désolé sans encombre.
La première chose remarquable lorsqu’il arriva fut la puissance ressentie dans ce lieu pourtant déserté par les croyants. C’était pour lui comme une pulsation sourde et lancinante qui n’allait pas sans le mettre mal à l’aise, Wido n’appréciait guère la résonnance de tant d’amertume, car il s’agissait bien de cela, l’atmosphère était saturée de sentiments négatifs. Pas étonnant que les plantes soient influencées… D’ailleurs Wido avait la certitude que n’importe qui passant souvent du temps ici finirait par être lui-même influencé de façon négative…

Il perçut alors la présence de quelqu’un, c’était diffus dans cette confusion spirituelle mais il y avait bien un petit quelque chose de différent qui trainait par là et qui n’avait rien à voir avec cet endroit. Il se concentra sur cette impression et travers une bonne partie des ruines à la recherche de cette personne…
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MessageSujet: Re: Sortie du Temple   Mer 14 Mai - 14:35

L’esprit de Merediana était partit loin dans la méditation de sa vie et de celles des autres lorsqu’un bruit de pas souples la tira de sa rêverie. Redressant la tête et remettant dans le même mouvement en place sa mèche rebelle, elle vit avec curiosité un elfe de grande taille arriver. Elle fut surprise. Personne ne fréquentait cet endroit sauf les gamins ou les curieux, mais les Elfes étaient en plus réputés pour leur attachement à la Déesse. Celui-ci était remarquable, en outre de sa taille, par sa chevelure libre, d’un gris sombre qui accrochait la lumière. Une couleur indéfinissable, en somme, mais accordée à son visage pâle peu marqué et encadrant parfaitement sa tête. Ses vêtements étaient parfaitement accordés à ses cheveux, tout comme son allure générale. Merediana se permit de le détailler un bref instant, comme on regarde une personne qui vient d’entrer dans une pièce. Sans y accorder vraiment d’importance, en fait, juste pour savoir à quoi ressemble le nouveau venu. L’elfe semblait chercher quelque chose. Il dégageait pourtant une impression de calme et de maturité. Mery n’aurait jamais pu dire quel âge il avait. Il faisait plus âgé qu’elle, c’était certains, mais la vieillesse des Elfes et des Fir-Bolgs n’étaient pas exactement la même.

Et comme Merediana était peu doué dans les estimations, elle laissa tomber cette indiscrète question pour continuer d’observer le manège de l’inconnu. Il était trop loin encore pour qu’elle puisse détailler les traits de son visage. Réalisant que ce qu’elle faisait était particulièrement impoli, elle baissa les yeux, tout en persistant à regarder les pas de l’individu pour savoir ce qu’il faisait. Avec un peu de chance, il n’avait pas remarqué qu’elle le considérait quelques secondes plus tôt. Voyant qu’il ne disparaissait pas, elle risqua prudemment en redressant la tête, sourire engageant aux lèvres :


- Excusez-moi ?

Le timbre de sa voix était fragile, mince filet fluet qui sortait de ses lèvres pêche. Lissant nerveusement sa robe du plat de sa main, elle se releva, quittant sa place ensoleillée pour s’approcher de quelques pas de l’Elfe.

- Vous cherchez quelque chose ?

Peut-être était ce un nouvel arrivant venant de Breitzh, venu pour un pèlerinage quelconque à la capitale, ou bien quelqu’un de perdu… Enfin, si elle pouvait être utile à quelqu’un, Merediana se ferait une joie de rendre un si menu service de renseignement.

Elle aimait être aimable. Elle aimait offrir des sourires. On aurait pu croire que les relations qu’elle entretenait avec ses parents, ou plutôt l’inverse, l’auraient rendue aigrie et renfermée sur elle-même. C’était plutôt l’effet contraire. Peut-être était ce dû à sa nature profonde, mais depuis l’enfance Merediana avait toujours été doté d’un caractère passablement docile et conciliant. Passablement, car les abus ne passaient pas, eux. Elle n’était pas un mouton de panurge, qui suivait aveuglement et avec adoration le berger, même si celui-ci le frappait. Elle n’était pas assez sotte non plus pour en concevoir une rancœur trop importante, ni suffisamment forte pour contester. Elle laissait couler, c’était tout. Elle laissait tout tomber, la traverser, sans jamais les rattraper. Même si le passage faisait mal, tout passait avec le temps, plus ou moins long selon sa capacité à digérer. Elle ne savait pas exactement si c’était un défaut ou une qualité ; Lae ne l’avait jamais relevé dans le passé. Il ne l’avait jamais critiquée, de toute façon. C’était appréciable, mais seulement. On n’allait jamais loin en n’ayant aucun avis objectif. Mais vu l’état de la vie sociale de Merediana, qui se réduisait à sa tante, ses parents, quelques amies de son cour, ses professeurs et le chat, elle avait difficilement un confident avec qui elle pouvait librement parler. Quant elle y pensait, son cœur se serrait, car avant elle n’en avait jamais eu besoin. Il y avait toujours eu lui ; lui, lui, et encore lui. Pour ses chagrins, ses pensées, ses joies et ses rêves. Mais la chaise était vide depuis deux ans maintenant, et même si Merediana pensait avoir fait son deuil, elle n’avait pas la force d’essayer de changer la situation. Elle vivotait.
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MessageSujet: Re: Sortie du Temple   Ven 16 Mai - 17:23

Une voie s’éleva un peu en avant de l’elfe, à quelques mètres à peine. Il se tourna vers elle, car c’était une femme ou du moins une jeune femme si on se fiait aux intonations les plus légères. Le fait de tourner la tête vers une personne était surtout un réflexe de convenance que lui avait inculqué son mentor, on ne se refait pas. Il eut un sourire discret à la suite des deux interrogations de la demoiselle. L’impression qu’elle dégageait était en tout premier lieu celle d’une franchise toute bienvenue, la seconde fut une sorte de mélancolie diffuse que l’elfe devina aux travers de ses quelques dons. Son sixième sens, sorte d’empathie profonde avait quelque chose de perturbant parfois.

« J’étais là car on m’avait dit que ces lieux étaient troublé, j’ai voulu en avoir le cœur net. »

Il marqua un silence en s’approchant de quelques pas, s’arrêtant prudemment par réserve. Il se concentra de nouveau sur l’environnement… Le vent venait de changer de direction, il l’avait sentit sur sa peau, ce dernier lui amena des effluves d’encens mêlées à l’odeur propre de son interlocutrice, c’était un mélange suave qui dans l’imaginaire de l’elfe avait une forme de volute qui s’élevait avec légèreté pour retomber dans le tourbillon des vents comme une vague sur une plage. Il pencha doucement la tête, son visage marquant une expression quelque peu absente. Malgré l’aura positive de Merediana, il ne pouvait pas chasser cette désagréable sensation d’oppression dut au temple. Intérieurement, il sentait son rythme cardiaque pulser plus rapidement qu’à l’habitude, il pouvait le sentir dans tout son corps, une vague de froid interne lui parcouru l’échine et s’il ne frissonna pas, Wido ne put s’empêcher de froncer les sourcils.

Tout ce manège ne dura que quelques secondes, le temps semblait parfois plus long pour Wido qui d’instinct analysait à fond toute les sensations qui pouvaient le traverser. Il s’adressa de nouveau à l’humaine, d’un ton qu’il avait naturellement posé et empreint d’une certaine douceur,


« Désormais je sais ce qu’il en est, je crois qu’il n’est pas bon de rester ici trop longtemps… Il y a beaucoup de pensées tristes ici. »

A mesure de l’énonciation de cette phrase la voix de Wido avait baissé jusqu’à ce que les derniers mots sortent de ces lèvres dans un souffle. A ce moment donné il voulait rentrer chez lui… Ce qui signifiait partout et nulle part à la fois du moment que la nature lui fasse sentir que le monde est beau. L’odeur de l’herbe humide de rosé et celle de l’écorce des vieux arbres lui manquait. La caresse d’un vent piquant de fraicheur, le bruit d’une eau claire. Des souvenirs sensoriels très forts qu’il avait hâte de vivre à nouveau, l’elfe était comme un animal perdu en ville. C’est alors qu’il se rendit compte qu’à nouveau un silence, un peu plus long cette fois s’était installé. Il adopta un air contrit et s’en excusa auprès de l’inconnue,

« Je ne me suis pas présenté, je me nomme Wido Adelheid, je suis guérisseur itinérant, si je vous ai dérangé, veuillez m’en excusez. »

Il inclina la tête en guise de salut, cela en fermant des yeux que des cils longs forts noirs bordaient, soulignant non sans une part de grâce l’infirmité de l’elfe.
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MessageSujet: Re: Sortie du Temple   Mar 20 Mai - 19:49

Tout en écoutant la réponse du nouveau venu, Merediana se leva, quittant assis le banc de fortune en pierre froide, et s’approcha de lui, constatant avec curiosité la façon bizarre qu’il avait de la regarder.

« J’étais là car on m’avait dit que ces lieux étaient troublé, j’ai voulu en avoir le cœur net. »

Troublés ? Ces lieux ? Mery avait toujours pensée que ce terme s’appliquait uniquement à un être vivant. Elle n‘avait pas la capacité des gens à ressentir « l’aura » que pouvait dégager tel ou tel lieu, mais elle faisait volontiers confiance en ce qu’on lui disait. Et là, elle ne doutait guère de ce que lui disait… l’elfe ? car elle savait que cet endroit abandonné à lui-même n’était que le vestige d’un culte peureux aujourd’hui craint et délaissé par les bonnes gens.

Poliment, elle attendit qu’il reprenne la parole car il ne semblait pas avoir fini. Il s’était aussi approché d’elle de quelques pas, toujours avec un regard floué qui donnait l’impression à Merediana qu’il regardait à travers elle. Elle ne put s’empêcher de tourner la tête pour jeter un coup d’œil derrière son épaule. Il n’y avait rien. Et sauf si son cœur était réellement hermétiquement fermé à l’intuition du danger, il n’y avait pas de fantôme invisible du passé qu’un quelconque pouvoir permettait au nouveau venu de remarquer. Non, c’était bien elle qui l’observait, de ses iris sombres, perçant mélancoliquement son corps pour fondre. L’effet était assez étrange et particulièrement déroutant, mais Merediana savait qu’il existait bien des personnes en ce monde aux étranges particularités.

A présent qu’ils étaient respectivement proches l’un de l’autre, elle distinguait bel et bien les traits typiques de cette race noble et ancienne. Merediana ne possédait aucunement la morgue de ses origines, contrairement à ses parents, et emalgré l’éducation et les sermons qu’elle avait reçue, elle ne se considérait pas comme « un membre de la race supérieure d’Erin » comme le disaient si bien ses parents.

Finalement, après un long silence qui rendit la jeune Fir un peu nerveuse, l’elfe reprit la parole :


« Désormais je sais ce qu’il en est, je crois qu’il n’est pas bon de rester ici trop longtemps… Il y a beaucoup de pensées tristes ici. »

Merediana acquiesça pour la forme, elle n’en avait aucune idée. Probablement était-il mieux placé qu’elle pour le savoir et il devait avoir raison. Elle constata avec une certaine mélancolie que c’était des paroles bien tristes et elle eut une pensée fugace pour l’histoire qui s’était déroulée en ce lieu…

« Je ne me suis pas présenté, je me nomme Wido Adelheid, je suis guérisseur itinérant, si je vous ai dérangé, veuillez m’en excusez. »

Son interlocutrice s’empressa de répondre avec un sourire discret :

- Oh non vous ne m’avez pas dérangés, je ne faisais rien, je pensais juste. Enchantée, je m’appelle Merediana Dewey et…

Je ne suis personne, acheva t-elle mentalement en modifiant à haute voix :

- Je suis en séjour ici pour mes études.
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MessageSujet: Re: Sortie du Temple   Sam 24 Mai - 12:02

Wido enregistra le nom qui lui était annoncé, ayant une excellente mémoire, c’était certain que désormais, et cela même si ils devaient se revoir des années plus tard il identifierait avec certitude Merediana. Chacun dégageant une impression qui lui était propre ce n’était guère difficile pour l’elfe. Ce qui le frappait chez cette jeune personne c’est que malgré une aura profondément positive, elle ne semblait pas non plus se prendre elle-même en considération… Wido connaissait ce sentiment qu’il avait tenue il y a certain temps, lorsqu’encore inexpérimenté et plein de doutes il se cherchait en quelque sorte. La jeune fille devait avoir une vie qui ne lui laissait pas beaucoup de temps à la méditation, d’ailleurs à son âge c’est plutôt rare de se prêter à ce genre d’occupation de manière bien réfléchie. On se laisse bien d’avantage gagner par une mélancolie doucereuse et quelque peu dangereuse… Pas étonnant que ses pas l’aient porté jusque séant. Il n’y avait pas de hasard selon Wido. Il songea alors que Merediana ne devait pas toujours avoir la vie douce pour se laisser porter par cette forme de tristesse.
L’elfe eut quelques paroles qui voulaient présage de lendemain plus dorés ;


« Les études à Tara, c’est une véritable chance alors que vous avez. Vous rencontrerez des gens passionnants et découvrirez des choses qui enrichissent l’esprit. Le savoir à porté de main c’est un large horizon pour tout à chacun. Si vous avez soif de connaissance Tara apporte des réponses. Et plus tard évidement vous n’aurez qu’un besoin, celui de découvrir le monde de vos propres yeux. »

Il eut un vague sourire, se souvenant de nombres d’âmes croisées, qui sur les chemins du savoir, sillonnaient l’ensemble des contrées, vivant au rythme des saisons et des rencontres. C’était aussi la vie de l’elfe qui laissait le plus souvent ses pas le porter au gré de ses envies et aspirations. N’avoir pas de foyer pouvait être la pire des conditions ou la meilleure, question de point de vue. Pour Wido c’était être libre tout simplement, il avait marché sur beaucoup de terrains différents, traversé des paysages si contrasté, senti bien des froids mordants en hiver, si vite réconforté par la chaleur douceâtre et parfumée d’une nuit d’été, vécu tant de conversations… Une foule de chose qui confirmait chaque jour qu’il était bel et bien vivant.

« C’est une vie extraordinaire qui s’offre à vous si vous savez saisir votre chance. »

Il ne connaissait pas l’histoire de la jeune femme, il ne pouvait que ressentir sur elle ses effets. Cependant si il ne pouvait rien faire pour changer la vie de celle-ci et s’en garderait bien car ce n’était pas son rôle, il pouvait, en tant que simple passant dans sa vie, lui ouvrir les yeux sur des possibilités in envisagées jusqu’alors. Le libre arbitre fait son œuvre par la suite. On n’est libre que lorsqu’on le décide. Si cela signifiait renoncer à une vie faste mais fade, tant mieux. Certain passe leur vie à attendre un événement qui la bouleversera, qui lui donnera un sens… L’elfe face à cette attitude se gardait bien de commenter mais pensait très fort au fond de lui-même qu’il suffisait de se lancer dans l’aventure. La vie n’était que choix et risques qui en découlent,

« Je connais une bonne parole qui revient souvent sur ma route… La chance sourit aux audacieux. »

Il tourna la tête en arrière, maintenant Wido tenait à reprendre « sa route ». Il n’aimait pas le temple abandonné, il voulait retourner vers cette nature qui le berce chaque soir vers des songes sans regrets. Le vent forcit de nouveau, faisant danser les feuilles dans les arbres aux alentours. L’elfe leva le visage dans cette direction et acquiesça à un mystérieux interlocuteur…

« On m’appelle… »
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MessageSujet: Re: Sortie du Temple   Jeu 26 Juin - 12:18

Wido attendit quelques instants avant de prononcer des paroles qui se devaient réconfortantes, mûrement réfléchies ;

« Les études à Tara, c’est une véritable chance alors que vous avez. Vous rencontrerez des gens passionnants et découvrirez des choses qui enrichissent l’esprit. Le savoir à porté de main c’est un large horizon pour tout à chacun. Si vous avez soif de connaissance Tara apporte des réponses. Et plus tard évidement vous n’aurez qu’un besoin, celui de découvrir le monde de vos propres yeux. » dit-il tranquillement tandis que la jeune fille acquiesçait.

Il ponctua ses paroles d’un sourire rêveur avant de continuer :


« C’est une vie extraordinaire qui s’offre à vous si vous savez saisir votre chance. Je connais une bonne parole qui revient souvent sur ma route… La chance sourit aux audacieux.»

Merediana s’inclina légèrement, courbant son dos de politesse, même si l’elfe ne pouvait pas le voir. C’était des paroles avisées, à sage conseil, et l’adolescente ressentit une vague de respect pour celui qui les avait prononcés. Il avait raison, bien sûr, et elle ne devait pas déplorer son manque de liberté. Elle avait une chance inouïe de bénéficier de plusieurs professeurs compétents, de savoir écrire, de connaître toute cette culture, même si elle n’userait jamais de ses mains pendant sa vie. Au moins ferait-elle une personne agréable à fréquenter, qu’importe ce que le destin lui réservait, mariage, accompagnement ou autre. Et puis, outre leur effet apaisant, les mots de Wido lui montrait une vie faite de découvertes. Seul sa dernière phrase l’étonnait ; elle, voyager ? Ce serait bien fascinant, mais impossible dans l’état des choses. Mais il avait dit plus tard ; et il était vrai que pour l’heure, elle n’était qu’une jeune fille de dix-sept ans, dépendante, mais cela pouvait changer. Cette pensée redora un peu l’image de son avenir qui semblait soudain moins terne. Mais intuitivement, Mery savait que cela n’était que passager, puisque les serres de sa famille semblaient plantées dans chacun de ses bras. Saisir sa chance… Le pouvait-elle vraiment ? Elle n’en avait nullement l’impression. C’était un espoir stérile. Mais peut-être n’était-elle pas audacieuse, elle ?

Oui. Sage, trop sage, gentiment dans son lit comme une rivière bien bordée. Alors qu’elle avait encore le vague souvenir de son énergie qui l’amenait à désobéir. Avant. Etait-ce l’âge ? La mort de son frère ? Non, c’était des raisons banales. La faute n’était, en fait, qu’à son caractère et à sa docilité écoeurante.


- Vos paroles sont d’une sagesse précieuse, répondit-elle. On devine que votre vie a pu vous offrir toutes ces choses. Je suis heureuse d’étudier à Tara, il est vrai que beaucoup n’ont pas cette chance, et c‘est regrettable. Au moins, comme vous le dites, cela m’apporte une activité sereine et plaisante. Mais même avec tout l’amour que je peux porter à la culture, je doute de pouvoir un jour profiter aussi des voyages. Même si c’est déplorable j’imagine, je me contenterais d’étudier.

La discussion devait probablement s’arrêter là, car Wido eut un mouvement de la tête étrange qu’observa en silence Merediana.

« On m’appelle… » finit-il par lâcher.

- Voulez vous que je vous accompagne jusqu’à la sortie du sanctuaire ? proposa timidement l’adolescente.

Elle ne voulait en aucun cas donner l’impression de l’accompagner à cause de sa cécité, car il devait s’en débrouiller avec une facilité presque magique. Cela aurait été une insulte que de demander pour cette raison, même avec toute la bonne volonté du monde. Se mordillant les lèvres, elle espéra qu’il ne le comprendrait pas ainsi.

[Désolée, vraiment, pour cet immense retard]
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MessageSujet: Re: Sortie du Temple   Sam 12 Juil - 16:34

Il avait écouté avec attention les derniers mots de son interlocutrice, elle avait des doutes sur l’avenir. Rien de plus normal, qui sait de quoi demain sera fait. L’elfe, lui, affectionnait la philosophie qui consistait à laisser les événements venir à lui, cela en gardant un certain recul, ce qui ne signifiait pas pour autant tomber dans l’indifférence. C’était tout un art de vivre, mais si paisible. Il avait conscience de sa chance, celle d’avoir grandit baigné d’enseignements simples mais justes. A cet instant précis, Wido ressentit pour Merediana une certaine tendresse. Elle était de ces gens qui se remettaient en question, de ceux qui au bout du compte avançaient. Elle lui proposa de le raccompagner jusqu’à la sortie du Temple. Il acquiesça voyant en cela un léger prolongement à un entretient aussi inattendu qu’agréable.

Le petit bout de chemin qu’ils parcourent entre les pierres dispersées du Temple força Wido à se concentrer sir l’écho de celles-ci pour mieux les éviter en zigzaguant entre elles. Ce qui eut aussi pour effet d’imposer le silence. Les roches en général sont les éléments parmi les plus discrets de la Nature. Il faut une certaine écoute pour les percevoir, une histoire d’habitude depuis le temps…

Arrivé à la sortie du lieu, symbolisée par ce qui restait d’un muret s’écroulant sur lui-même, et désormais rongé par les herbes folles, leurs pas marquèrent alors une pause.

« Voilà, je vais retourner vers mes occupations, dit-il avec un sourire, la forêt est l’endroit qui convient mieux à mes sens. Qui sait si un jour je ne vous recroiserais pas, Tara revient souvent sous mes pieds. »

Les affaires, c'est-à-dire, les demandes de soins particuliers n’étaient pas rares en effet, et Wido était connu par quelque uns pour son savoir en la matière. Nul doute qu’il serait porté à revenir même si la ville n’était pas son domaine de prédilection. Il salua une dernière fois Merediana en baissant avec légèreté son visage et s’éclipsa bientôt au détour d’une ruelle. D’ici à ce que la nuit tombe il aura déjà quitté les tourments de Tara…
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Sortie du Temple
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