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 Balade anonyme [PV Les BN, heu, les Brownies]

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Fall
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MessageSujet: Balade anonyme [PV Les BN, heu, les Brownies]   Mer 25 Juin - 21:46

L’ennui… Est-ce la folie qui ronge toutes pensées ? L’ennui… Est-ce l’infime maladie qui mord et ronge, gratte et lime, chaque rebord de la raison ? Est ce pour cela qu’un animal, enfermé, adopte un comportement étrange ?

Suis-je animal ?

Il en avait assez. Assez d’attendre, assez de mourir. Assez de supporter. Assez d’apprendre. Assez de se contenir.

Son ennui, il l‘amenait à penser, à y penser, encore et encore. Comme si le milieu n’était pas suffisant. Mais là, toutes ses pensées le dévoraient. Toute cette malsaine rancœur, elle remontait, enfonçant encore plus son âme, son discernement, loin, bien loin. Trop loin pour qu’un jour, il puisse l’atteindre. Et cela l’épouvantait. Quelle horreur… Quelle abjection, quel sort misérable…

Son corps se secoua, tressaillit dans l’ombre. Rien ne savait de ressasser cette douleur, à part l’attiser. Mais son impatience grandissait ; elle dévorait ses membres, son ventre, plus férocement que n’importe quel loup. Il ne supportait plus d’attendre. Tout le conduisait à agir, à changer, même si cela n’était qu’un énième caprice de sa part.

Cette décision le ramena peu à peu la vie. Alors qu’il se laissait, alangui, étendu et perdu dans le marais qui l’embourbait, il se redressa légèrement sur les coudes. La pénombre de la chambre était filtrée par un brin de lumière venant des carreaux volontairement poussiéreux du temps. Son enveloppe légère s’assit, se leva, et finit par s’approcher de la fenêtre, écartant à demi les rideaux. A la dérobée, il observa le ciel, appuyé contre le mur. Seul son visage, un peu avancé et soigneusement orienté, avait accès à la vision des landes, tout en restant paisiblement dans les ombres. Il faisait beau. Comment le soleil pouvait-il tenir, seul dans ce ciel, abandonné de tous ? Comment se permettait-il de briller, alors que lui-même avait l’impression de mourir ?

Mourir. C’était presque cocasse. Comme s’il pouvait mourir. Connaître cette sensation. Il l’avait seulement aperçue, au gré des corps qu’il avait habité. Il l’avait sentie venir, arracher avec douceur l’âme. Et la sensation de vide, d’abysse qui s’engouffrait alors dans ce qui restait. Seulement… Seulement un aperçu.

Brusquement, sa résolution apparut plus forte et s’éloignant de la fenêtre, il retira ses vêtements pour en prendre de nouveaux. Toujours de la même couleur, noirs. Pourtant, il s’était autorisé la fantaisie de sa première sortie à mettre son autre couleur favorite ; le vert émeraude. Il jugeait l’autonomie de son corps, actif et en pleine journée, à quelques heures. Sans grands efforts physiques, il pourrait facilement rester une journée entière à l’extérieur. Parfait. Comme Elle.

Dix minutes plus tard, il était au pied de la Tour, comme n’importe quel humain normal, sans que personne ne sache qui était réellement cette recrue encore inconnue. Il prit un cheval à l’écurie, qui s’effaroucha quelques secondes face à l’essence de son nouveau maître. Comme quoi, les bêtes étaient plus sensibles que les hommes. Stupide. Tout était mal fait, dans ce monde qui ne lui appartenait pas. Dans un sens, c’était mieux ainsi ; cela prouvait qu’il avait raison de mépriser les races mortelles.

Et finalement, il arriva, le plus naturellement du monde, à Tara. Tara la Précieuse, la grande, la belle capitale. Tara qui existait déjà il y a trois milles ans de cela. Tara qui aurait pu lui appartenir. Tout avait changé bien sûr, mais elle avait gardé son prestige. On sentait dans l’air une ambiance de début estival auquel se mêlait une excitation face aux festivités à venir. Oh, était ce pour cela que le soleil brillait malgré son humeur ?

Comme n’importe quel humain, il se dirigea vers la première auberge, mais avant d’entrer, une hésitation l’habita. Etait il tombé si bas pour désirer se mêler à cette population croupie ? Non, absolument pas. Et puis, il n’avait aucune envie d’être dans cette ambiance lourde. Finalement, il préféra errer dans le Quartier Pauvre, symbole de la déchéance à venir. Il lui plaisait assez de voir les misères du monde ; il en ressentait une joie cruelle incompréhensible. Peut-être parce que cela l’aidait à partager un minimum sa colère, sa frustration. Tous ses sentiments trop forts qu’il ne pouvait contenir. Tous ses sentiments insupportables, que son âme divine lui procurait.

Il s’installa confortablement à l’ombre, éternellement caché. Si autrefois, et même encore aujourd’hui, c’était par la stature de sa fratrie, il était désormais obligé de se couvrir, de baisser la nuque lui-même. Tous ça parce qu’il n’avait plus rien. Plus rien que ses propres instruments de torture et cet avatar faible et inutile. Que se passerait-il s’il allait jusqu’au bout de ses limites ? A coup sûr, il trouverait un corps assez vide d’âme pour la prendre, délicatement, comme une effluve que l’on respire. Mais ces gens là étaient tellement gonflés de préoccupations futiles… Ils s’imploseraient de douleur, mourraient… Et ensuite ? Et bien, même si c’était mauvais pour son esprit, il pouvait parfaitement habité un cadavre après tout. S’il contenait la réaction du corps. D’un coup, il regretta l’absence de Mikaël. Regret qu’il oublia bien vite quand il se souvint des difficultés qu’il rencontrait. Il devait impérativement se trouver un nouveau réceptacle, et plutôt joli, si cela était possible… Pour se distraire, il s’amusa à analyser, à sonder chaque passant. Un enfant… Un enfant ça ne pensait à rien, dans le cas où ils étaient issus d’une famille paisible. Mais ce n’était guère pratique pour ce qu’il avait besoin de faire. Alors, l’idée l’effleurait à peine. Il venait d’y penser, probablement à l’écoute d’un petit fou rire et de deux voix gazouillantes appartenant à un duo de petites créatures qu’il n’avait pas encore vu, ce qui n’aurait su tarder.


[Un peu petit, désolé, et pas super aussi. A qui le tour ? =) ]
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Löwen Ezeckiel's
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MessageSujet: Re: Balade anonyme [PV Les BN, heu, les Brownies]   Lun 7 Juil - 13:43

[HRP] Voilà, jai enfin répondu, désolée du retard^^[/HRP]

Frustrant.
C'est bien l'adjectif qui qualifierait cet endroit dans le jeune esprit de la petite Brownie. En entendant « quartier pauvre », elle se serait attendu à voir défiler tout un tant de mendiant, qui lui auraient voué un vrai culte pour une bouchée de pain. Elle aurait cru que toutes sortes de produits interdits circulent ici. Avant même d'entrer dans cet endroit à part, elle avait imaginé des rues malfamées et dangereusement intrigantes, ou le jour n'arrivait pas à percer. Des impasses sombres, des recoins d'où des yeux rouges vous regardaient, menaçants. Elle rêvait de toutes les aventures et bêtises qu'elle aurait pu réaliser ici, les peurs qu'elle aurait eues, mais qu'elle trouvait au final, très amusantes.

Mais voilà qu'elle se trouvait entre deux grands bâtiments, le soleil tapait fort sur ses bras nus. Tout était étonnement bien éclairé. Finalement, la seule chose qui pouvait avoir un point commun avec ce que la fillette c'était imaginé, c'était la saleté. Le désordre prenait le pas sur la route et, de-ci de-là, traînait des objets que l'on aurait eu bien du mal à découvrir leurs sombres utilités. La vue de toutes ces bizarreries excitait l'attention de Löwen, lui faisait exécuter des détours, des virées et des demi-tours. Les yeux grands ouverts, avides de découvrir l'inconnu, elle arpentait le quartier, à la recherche d'elle ne savait quoi. Les pauvres pouvaient cacher bien plus de trésors qu'elle ne l'aurait cru, et après un instant déçu, la jeune fille s'étonnait de tout.

Ses pas s'enfoncèrent bien vite dans les rues et l'emmenèrent dans leurs méandres. Elle n'était pas venue ici pour un quelconque but, à part peut-être l'aventure, l'envie de découvrir ce que lui cachait ces maisons délabrées. « La curiosité est un vilain défaut ! », voilà les paroles que lui avait si souvent crié sa mère adoptive, sous l'emprise de la colère. Mais maintenant qu'elle était libre de ses choix, la Brownie se fichait bien de ces mots. Et puis d'abord, qu'est-ce que c'est qu'un défaut ? Comment pouvait-elle comprendre quelque chose qu'on ne lui avait jamais expliqué ? Et puis, un esprit aussi jeune que le sien avait d'autres chats à fouetter pour se soucier de démêler le sens d'un terme incompréhensible.

Il n'y avait pas pas de mendiants finalement. Les rues étaient désertes. La fillette se serait attendu à en voir partout, mais en réalité, les vieilles maisons étaient belle et bien habitées. Les lieux étaient tellement peu fréquentées que les clochards partaient maintenant vers le marché pour réclamer leur pitance. Désert, tout n'était que désert, et au bout d'un certain temps, découvrir de nouveaux objet lassa quelque peu la Brownie, un peu de compagnie ne lui aurait pas fait de mal.

En parlant de compagnie, un tas d'ordure attira l'attention de la petite fille.

*C'est normal des déchets qui bougent ?*
Et en effet, la montagne de détritus remuait légèrement, comme secouée de l'intérieur. En s'approchant, Löwen n'arrivait toujours pas à découvrir la raison d'un tel mouvement de la part d'objets inanimés. Miracle ou présage inquiétant, peu importait, il fallait absolument que la fillette découvre les rouages de ce subterfuge. Elle devait savoir ce qui se cachait là-dessous.

Un doute la parcourut soudain, et si c'était de la magie ? Et si tout ceci avait été manigancé pour l'enlever ? Et si ce qui se trouvait à l'intérieur de cet amoncellement était sombre et menaçant ?
Tant de questions trottaient dans une si petite tête. Tant de doutes, d'interrogations. Et puis mince ! Si jamais elle se faisait capturer, cela ne ferait que l'amuser. Elle avait toujours rêvé d'être la victime d'un enlèvement. Cela devait être très amusant, se retrouver séquestrée avec plein de gens à sa recherche. Et finalement être libérée, devenir une célébrité pour avoir survécu et résisté aux ravisseurs, avoir une foule d'admirateur. Gah ! Le rêve !
Si il y avait eu quelqu'un qui l'observait à cet instant, il aurait sûrement remarqué avec amusement les yeux rêveurs de la Brownie et sa bouche ouverte dans un grand sourire plein d'envie.

Mais un autre mouvement du tas de déchets la sortit bien vite de toutes ces rêverie. Elle se dirigeait à présent d'un pas décidé droit sur la montagne de saletés. Et s'il y avait un quelconque individu malfaisant là-dessous, elle se jetait dans la gueule du loup.
Elle pouvait à présent toucher les détritus. Elle distinguait, dans la pénombre de la ruelle, un vieux couteau émoussé, une paire de chausses hautes dont il manquait plus de la moitié de la semelle sur l'une d'elle, et de nombreux autres déchets.

Le tas ne bougeait plus à présent, comme à l'affut. On aurait dit qu'il avait senti la présence de Löwen. Un silence lourd et menaçant avait fait son apparition. Le doute s'installa dans la tête de la jeune fille. Et si ce n'était que son imagination qui avait fait bouger l'amoncellement ? Elle ne s'était pas encore posé cette question alors, pour elle, il était clair et net que les déchets avaient réellement bougés.

Mais alors qu'elle réfléchissait au pourquoi et au comment de la chose, les saletés explosèrent littéralement et une boule poilue bondit sur la petite, tel un boulet de canon. Elle ne comprit pas tout de suite ce qu'il lui arrivait. Le souffle coupé, plaquée à terre, quatre points douloureux s'étaient crées au niveau de son estomac et de ses épaule, on lui mouillait méticuleusement le visage, avec quelque chose de râpeux, particulièrement gluant.

La « Chose » sauta brusquement sur le sol et la Brownie resta un moment allongée avant de reprendre ses esprits. Elle entendait alleter à son côté, le « Truc poilu » s'essoufflait ? Un peu revenue sur terre, Löwen s'assit péniblement et se retourna vers ce qui l'avait percuté.


« Un chien ! »
Un vrai cri, mêlé de surprise et de bonheur à la fois, s'échappa de lèvres de la petite fille. En réponse à son exclamation, l'animal se jeta une deuxième fois sur elle, la rejetant au sol presque aussi brusquement que la première fois. S'ensuivit une bataille déchainée où chacune se jetait sur l'autre, essayait d'attraper la queue de l'autre. Tout les deux tournoyaient, courraient, roulaient à terre, trop heureux de s'être trouvé un ami pour se soucier d'autre chose.

Mais au bout d'une bonne demi-heure de jeu, les deux compatriotes, essoufflés et fourbus vinrent à se reposer contre un mur, dans une ruelle tout aussi déserte que la première. Löwen eut ainsi le loisir d'observer son nouvel ami. Il avait toute l'apparence d'un bâtard des bas quartiers. De petite taille, il arborait quatre pattes courtaudes, un poil grisâtre, court, rêche et peu fourni, où l'on apercevait par ci par là quelques taches brunes. Sa queue pendante se logeait fréquemment entre ses membres postérieurs. Sa tête, d'un petit calibre possédait néanmoins de grands yeux noirs, un museau carré et deux oreilles en forme de triangle, pendantes sur les côtés de sa tête.

La chaleur s'insinuait dans les ruelles sombres et le les yeux de la Brownie lui piquait. Une petite sieste n'aurait pas été de refus. Mais un bruit de pas dans la rue voisine lui interdit la somnolence et, plus réveillée que jamais, elle se dirigea à grand pas vers le bruissement. Maintenant, elle avait un chien, un fidèle en plus, qui la suivait depuis qu'ils s'étaient rencontrés. Avec lui, elle ne risquait rien, elle en était sûre et certaine. Il la défendrait.
Ces pensées ne sont malheureusement que celles d'une petite fille optimiste et pleine d'espérances. Un chien des quartiers pauvres s'attache à toute personne qu'il croise, et les délaisse bien vite lorsqu'il découvre un individu plus intéressant. Et jusqu'ici, la Brownie n'a pas encore donné de friandise à la bête, et de toute façon, de la nourriture, elle n'en a pas.

Bien trop innocente pour craindre que l'animal la délaisse, Löwen s'était mit à l'affût derrière un coin de mur, attendant de voir à qui pouvait bien appartenir ces pas discrets. La cadence semblait assez rapide, à moins que la personne n'eut de petites jambes. Elle se rapprochait de plus en plus, et passa le carrefour sans tourner, au grand soulagement de la fillette. L'inconnu continuait donc tout droit, tournant à présent le dos à l'espionne en herbe.

En le voyant, celle-ci eut un haut le coeur. Mais... il avait une queue ! Et la même que la sienne en plus ! C'était décidé, il fallait qu'elle le rencontre. Un Brownie ! Ici ! Elle n'en avait encore jamais vu d'autres qu'elle. Sans réfléchir, elle courut donc droit sur lui, ne se souciant plus des bruits qu'elle pouvait faire. Et, sans lui laisser le temps de réagir, tel le chien quelques instants auparavant, elle lui bondit dessus.


« YAAAAAAAAH !!! »
Fall avait dit entendre un rire, mais ici, c'était un vrai cri de joie. Le cri aigu d'une fillette. L'éclatement de bonheur d'une petite Brownie.

Décidément, Löwen aimait les arrivées spectaculaires.


[HRP] Bon... ben après ça, je ne pourrais pas répondre avant 3 semaines, vacances obligent ^^ Désolée[/HRP]
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Bugy Twite

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MessageSujet: Re: Balade anonyme [PV Les BN, heu, les Brownies]   Mar 8 Juil - 18:52

Le soleil avait fait sortir tous les coursiers qui gagnaient de l'argent de poche en aidant les différents marchands. Ah bien sûr, en étant un habitué, Bugy pensait pouvoir se permettre de gagner un peu plus d'argent que les autres, il pensait qu'on le privilégierait, et bien il pouvait toujours rêver. De puis combien de temps pourtant aidait-il ces gens ? Il ne comptait plus ! Bon, il avait arrêté de compter dès le second jour, mais ça faisait au moins... Il regarda sa main pour compter... Au moins une main qu'il était là. Et pourtant, il n'avait que rarement gagné si peu. Heureusement que l'habitude lui avait fait comprendre qu'il devait toujours garder un petit peu d'argent au cas où. Après tout, il n'avait que sa nourriture à payer hein !

Et ces marchands, ah ces marchand ! Ils n'avaient vraiment que ça en tête : perdre le moins d'argent possible. Il avait beau leur dire qu'il était un futur héros, celui qui suivrait le Grand Sauveur de ces Terres, personne ne le prenait au sérieux. Et ils ne se rendaient pas compte qu'aider un futur héros leur permettrait de dire plus tard : "ce petit, oui, c'est moi qui l'ai aidé à survivre quand il n'était qu'un petit brownie sans maître." Ils étaient tous comme Nathan, le maître de sa mère, des ratés. Tous des ratés !

Sans même s'en rendre compte, Bugy avait quitté le quartier commerçant en bougonnant, boudant comme un enfant de son âge.

Ses humeurs maussades ne duraient jamais très longtemps et il commença rapidement à marcher en observant les alentours. Il marchait, courrait lorsque quelque chose d'intéressant l'attirait vers l'avant, puis recommençait à marcher d'un pas vif.

Le Brownie adorait regarder les gens. Dans le quartier commerçant, il avait déjà remarqué plusieurs comportement différents. Il y avait les gens un peu extérieurs, irrités par tant d'agitation, traversant la foule d'un pas rapide et grognant lorsqu'on les bousculait alors qu'eux mêmes faisaient bouger tous ceux qui se trouvaient sur leur chemin. Il y avait ceux qui justement profitaient de la foule. Bugy avait appris à repérer les voleurs de bourses peu expérimentés. Ils ne pouvaient cacher leur excitation, leur peur avant l'action, le joie lorsqu'il réussissaient. Il en avait suivit un une fois, pendant une petit heure, et avait pu compter le nombre de bourses volées même lorsqu'il ne voyait pas les mains agripper le fruit de leurs méfaits. Enfin il y avait les acheteurs. Soit ils savaient ou aller et ne pouvaient s'empêcher de grommeler lorsqu'on leur coupait la route, soit ils flânaient de stand en boutique et de boutique en stand, sans but. C'était ceux-là qui intéressaient le plus les commerçants. Ceux qui ne savaient pas ce qu'ils voulaient. C'était Nathan qui le lui avait dit.

Mais ici, dans le quartier pauvre, les comportements étaient différents et Bugy n'arrivait pas vraiment à tout analyser. D'une part il y avait ces gens qui faisaient presque peur dans certains coins de rue. Ils ne mendiaient pas mais semblaient se demander si le meurtre valait le coup. Ils dévisageaient les gens, détaillaient leurs vêtements et soupesaient leur bourse des yeux. Heureusement, ils n'étaient que rares mais probablement dangereux car pour la plupart on ne les repérait qu'en les cherchant des yeux. D'autres, longeaient les murs, comme s'ils avaient peur de représailles. C'était d'ailleurs souvent ceux qui semblaient les plus riches qui semblaient le plus craindre tout ce qui les entouraient. Ceux qui marchaient sans sembler craindre quoi que ce soit, avaient soit un poignard pendu au côté, soit tout simplement rien à voler au premier coup d'œil. Et en les observant de plus près, Bugy se rendit compte qu'ils n'avaient réellement rien à voler. D'autre évidemment n'avaient pas peur et semblaient dans leur attitude montrer qu'ils attendaient quiconque serait capable de les effrayer.

Mais les plus intéressants étaient ceux qui n'étaient pas des habitués. Les inconscients se promenaient sans soucis, sans voir qu'on les observait de toutes parts. Les courageux semblaient à l'affut mais calme et confiants. Les autres marchaient les yeux au sol pour être sûrs de ne pas s'attirer d'ennuis. Et puis il y avait Bugy qui observait, regardait, analysait, et s'amusait énormément de ce spectacle.

Il marchait toujours de son pas enjoué et rapide et ne se rendit pas compte que quelqu'un l'observait. Quelqu'un qui n'allait pas tarder à se montrer. Mais Bugy regardait toujours autour de lui, Il venait de se rendre compte que les gens au fenêtres étaient aussi intéressants. Certains observaient comme si la rue leur appartenait et le Brownie se dit que lui, il n'appartenait à personne, mais que ça viendrait, qu'il trouverait son héros.

Un grand cris de joie retentit alors derrière lui. Des pas rapides venaient vers lui. Il jeta juste un œil discret vers l'arrière puis analysa l'image perçue. Il voulait éviter qu'on croit qu'il espionnait quelqu'un. C'était une petite fille, une enfant aux cheveux bleus avec une trace, bleue elle aussi, sur la joue et des yeux assortis. Elle était plus petite que lui mais pas énormément. Elle courrait, elle courrait, ... Vers lui ? Il se retourna d'un bloc à peine avant d'entendre retentir un long cris de joie et de sentir le poids de la fillette sur lui. Il tomba sur le bras car son réflexe de protection était de... protéger sa queue. Et le cri qu'il poussa, donnant échos à celui que l'inconnue avait poussé était plus un cris d'horreur. Il se dégagea en la repoussant légèrement et se mit à sautiller sur place en tournant pour voir sa queue.


Ma queue ! Ma queue ! Elle est pas sale au moins !

Il avait passé plus d'une heure le matin même pour la mettre bien en forme, pour lui donner son bouffant unique et il aimait tant sa belle couleur orange. Si elle avait traîné dans la poussière, elle serait sale et tout ça n'aurait servit à rien. Il se stoppa, s'ébouriffa totalement en se secouant du haut du dos au postérieur dans un mouvement très animal, puis se tourna vers son agresseur. Il écarquilla alors les yeux. Une brownie. Une vrai ! Il n'en avait presque jamais croisé d'autres comme lui. Et en plus, c'était bien une queue d'écureuil qu'elle avait dans le dos. Il se mit à hurler presque de joie, un grand sourire plaqué sur les lèvres, une expression de pure joie dans les yeux et sur le visage dans son ensemble.

WAAAHH !! Une brownie ! Comme moi !! Et un écureuil en plus !!

Et là, ce qui devait arriver arriva. Il partit dans un flot de paroles peu cohérent, ne laissant pas à la fillette le temps de placer un seul mot.

Tu t'appelles comment ?
T'as quel âge ?
Moi c'est Bugy, et j'ai déjà 11 ans ! Je suis tout seul depuis plus d'un an !
Tu es là depuis longtemps ?
Je t'avais pas vue encore, je savais pas qu'il y en avait d'autres !
Je viens pas souvent dans le quartier pauvre ! C'est génial non ? Ils sont drôles les gens !
Oh et puis tu as un tatouage sur la joue toi aussi ?
Moi j'en ai aussi !
C'est parce que ma maman voulait pas que je me fasse la peau toute orange ! Moi j'aime bien le orange ! Toi on dirait que tu aime le bleu !!
Comme tes yeux et tes cheveux !
Moi aussi ils sont bleus tu as vu ? Mais je préfère le orange ! Comme ma queue !
Pourquoi elle est pas orange la tienne ?
Je croyais que les écureuils avaient tous une queue orange !
Ou alors c'est pas un écureuil ?
Ou alors c'est que t'es vieille alors les poils ils sont devenus gris ? Comme les vieux hommes ?
J'ai jamais vu un vieux brownie ! On a les cheveux qui deviennent gris et blancs nous aussi ?


Légèrement essoufflé, les lèvres entre-ouvertes pour avoir une réponse, il ne faisait plus attention à quoi que ce soit autour, autre que les réponses de la fille. Et quoi que ce soit aurait pu arriver à côté de lui qu'il ne l'aurait pas vu !
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Balade anonyme [PV Les BN, heu, les Brownies]
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