AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  Galerie  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 La piste de Danse

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Nathaniel Mor'wan
~> Dépressif Suicidaire A Vie, Cireur de Bottes de Misky et Grand Amour de Fall <~
avatar

Masculin
Nombre de messages : 1352

Citations : Depuis ma naissance et jusqu'au jour de ma mort je n'obéirai qu'a moi même. (ou presque !Hein misky)
Humeur : Dépressif à tendances suicidaires XD

Pièces d'Or : 210


Votre Parchemin
• Camp: Neutre - Maléfique
• Race: Hybride - Bis-Fir
• Pouvoirs:

MessageSujet: La piste de Danse   Sam 12 Juil - 18:02

[ Je poste ce messages et les deux autres en tant que narrateur à part, pas en tant que Nathaniel Mor'wan. Voyez ça comme un message de description d'un PNJ. Vous pouvez poster à la suite. Voir les règles de postage ICI ]


Si les Jardins de la Tour enserrent celle-ci dans un doux écrin, le cercle que forme la végétation n’est pas entier, et il s’ouvre sur une place en pierre blanche agrémentée de coupoles en fer blanc, qui meublent l’entrée et la sortie des voyageurs. Artistiquement torsadée, des plants de vigne vierge grimpent le long du métal froid et aboutissent à une sculpture d’un motif étrange, un croissant de Lune percé d’un poignard. Les rumeurs disent que ce sont là les marques de l’artiste génial qui édifia cette merveille d’architecture, en hommage à la femme qu’il aimait et qui l’avait trahi. Mais pour revenir à cette place, elle est bordée de fleurs et une estrade y a été installée pour l’occasion, n’attendant plus qu’un orchestre pour commencer à jouer des airs entraînants et relatifs à la période de fête qui s’annonce. Le Roi aurait dépensé beaucoup d’argent pour trouver les meilleurs musiciens du pays, et pour que la piste de danse soit accueillante pour son peuple. D’ailleurs, les voici qui arrivent. Mon dernier conseil serait donc : Ecoutez les, et laissez vous emporter par les airs mystérieux et ancestraux qu’ils jouent à vos oreilles dans la plus pure tradition de la Samain.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lemondu38.skyblog.com
Nathaniel Mor'wan
~> Dépressif Suicidaire A Vie, Cireur de Bottes de Misky et Grand Amour de Fall <~
avatar

Masculin
Nombre de messages : 1352

Citations : Depuis ma naissance et jusqu'au jour de ma mort je n'obéirai qu'a moi même. (ou presque !Hein misky)
Humeur : Dépressif à tendances suicidaires XD

Pièces d'Or : 210


Votre Parchemin
• Camp: Neutre - Maléfique
• Race: Hybride - Bis-Fir
• Pouvoirs:

MessageSujet: Re: La piste de Danse   Dim 13 Juil - 15:43

Nathaniel Mor’wan s’appuya contre un des piliers de la coupole qui ouvrait sur les rues de Tara, tout en faisait dos aux Jardins pourtant si accueillants. Il avait mal à la tête. Mauvais présage, selon lui. Et bien qu’il ne croie pas à tous ces racontars de bonne femme, les faits étaient là. Il avait mal à la tête, des images flottaient devant ses yeux depuis quelques jours, ramenant à la surface un visage qu’il voulait oublier et qu’il avait cru chasser en enterrant le corps auquel il appartenait. Visiblement cela ne suffisait pas. Lisbet’h hantait ses jours et ses nuits depuis que son jeune frère était enfin revenu vers son maître. En quittant Tara, il y avait trois semaines de cela, Nath avait parcouru en quelques jours la distance qu’il lui restait à avaler avant d’arriver enfin à la Tour. Pas la Tour de Cristal qui se dressait fièrement derrière lui, non. La Tour Déchirée. Le repère de la Guilde. L’antre de Fall.

A cette pensée, Nathaniel frémit. Fall. Il ne pensait pas que son regard serait aussi entier, son attitude aussi tordue et son esprit aussi … névrosé. Si le jeune homme n’avait pas déploré revoir son maître actuel, cela le laissant presque indifférent à part cette envie de rembourser sa dette, car à présent il avait plus que jamais l'envie d'être libre. Cependant, rencontrer Fall avait été dur pour lui. Mikaël Eoghan n’était, après tout, qu’un être humain. Il rejetait les autres de tout son corps tandis que ses yeux, au contraire, les appelaient. C’était ce qui l’avait poussé à accepter la soumission à cet homme. Il était complètement différent des autres humains insignifiants. Lorsqu’il refusait toute relation, toute marque d’attention envers les autres, il exprimait sans le savoir ses propres sentiments. Avec ses mots froids et méchants, il testait tous ceux qui l’approchaient. Il aimait sans doute croire qu’ils étaient sincères, au fond, une fois l'hypocrisie dûe à son rang passée. Et Nathaniel voulait lui prouver que oui. Qu’il le servirait loyalement jusqu’à sa mort, même s’il aurait pu vouloir changer le cours de sa destinée, il ne se soustrairait pas à son destin. Et, peut être un jour aurait il le pouvoir de guérir son cœur …

Fall, par contre, était une rencontre de laquelle il voulait se protéger. Durant le temps qu’il ne passait pas au dehors, en mission pour la Guilde, il restait à la Tour avec Mikaël, et le Dieu malveillant en profitait toujours pour le tourmenter. Certes, cela ne l’atteignait pas. Ou du moins avait il voulu s’en persuader. Même si ces instants étaient rares, tellement il était harassé de choses à faire pour le compte de son maître, chaque moment de répit était perturbé par l’apparition de Fall, qui s’amusait à prendre l’apparition de sa défunte sœur. Dès le premier jour où il avait réussi à s’incruster dans ses souvenirs, violant la muraille qui les protégeait, le Dieu avait tout découvert de lui. Il avait rit. Puis ses traits s’étaient brouillés et Lili était apparue devant lui. Nathaniel avait du se contenir pour ne pas hurler. Cette rencontre restait gravée en lui aussi nettement que si cela venait de se produire. Lisbet’h lui avait murmuré des mots que seuls lui et elle connaissaient. Le jeune homme avait fait preuve de beaucoup de volonté pour réparer sa protection mentale et rester calme, prenant cette étape comme un test qu’on lui imposait pour rester. Il avait réussi. Encore, et encore. Le mur de ses souvenirs était fragilisé par tant de failles réparées tant bien que mal, mais il tenait toujours. Immuable et dernière protection contre la folie de son esprit.

Par la suite, Mikaël avait décidé de se rendre à la Samain dans l’éventuel but d’élargir leurs rangs, et cette nouvelle avait rendu Nathaniel plus fort. Car la fête se déroulait en plein centre de Tara. Il y aurait de la musique, de l’alcool, des femmes … Gabriel s’y trouverait très certainement. Alors tout n’était pas perdu. Après trois semaines d’absence forcée et de surveillance constante, peut être pourrait il enfin retrouver celui qui l’aidait à tenir face à son bourreau. Son image apaisait son esprit lorsqu’il se réveillait toutes les nuits en sueur, dans un lit perdu quelque part dans la Tour, les draps trempés de sa peur et de sa détresse. Il lui suffisait de se rappeler les aspérités du visage de son ange blond, ainsi que de ses paroles apaisantes, pour pouvoir se rendormir en paix jusqu’au lendemain. Le sourire de Gabriel faisait fuir le rictus de Fall et le sang de Lili, éloignant dans le même temps les larmes de sa mère et les mots gravés sur la tombe de sa sœur. Il avait besoin de le revoir. De le tenir contre lui sans le quitter, pour éloigner les pensées qui le hantaient, pour purifier son âme. Gabriel lui manquait. Viscéralement, et plus fort que personne ne lui avait jamais manqué. Son odeur envahissait encore les narines du jeune homme, le son de son rire perdurait dans ses oreilles et la douceur de ses lèvres était inscrite en lui pour que jamais il ne l’oublie.

Souvent, il avait voulu prolonger certaines de ses missions jusqu’à Tara et frapper à la petite porte de Gabriel. Mais il avait eu peur. Peur de voir ce qu’il redoutait, peur du regard de Gabriel qu’il ne voulait pas voir gêné. Car après tout, et malgré leurs promesses informulées, peut être que Nathaniel n’avait pas autant manqué à Gabriel qu’il lui avait manqué. Peut être qu’à l’instant même il embrassait quelqu’un d’autre. Peut être que …

Nath secoua la tête pour chasser de son esprit toutes ces pensées. Il avait guetté son compagnon tandis que Mikaël lui accordait un peu de liberté, mais rien n’y faisait. La rue restait tristement vide. Du moins était elle remplie de badauds, attirés par la musique et la nourriture. Mais aucune chevelure blonde ne ressortait du lot, aucune silhouette nonchalante ne lui évoquait ce doux sourire qu’il conservait sans cesse à l’esprit. Le jeune hybride baissa le regard, mal à l’aise. Etait il en meilleure compagnie ou bien devait il aller voir chez lui, peut être ? Mais non, c’était inutile. Car Gabriel n’était pas du genre à louper une semaine de réjouissances comme celle-ci. L’endroit, peuplé de jolies jeunes femmes, l’avait très certainement décidé à quitter son appartement pour venir trouver en ces lieux un semblant de divertissement. Et puis, il avait peut être lui aussi espéré le trouver. Dans ce cas, il lui fallait chercher mieux. Persévérer.

Son regard émeraude glissa sur les pierres blanches de la piste, remontant parfois le long de jambes interminables pour croiser le regard intéressé de quelques jeunes femmes ma foi charmantes. Mais Nathaniel n’y prêtait pas attention, il ne prenait même pas la peine de les dissuader d’un regard. Dans ses conquêtes, il cherchait l’insolite, quelque chose qui le surprendrait et le renseignerait sur la gente féminine. Mais depuis quelques semaines, son empressement à s’amuser avait fortement diminué. Gabriel, Lili … Deux personnes occupaient déjà son cerveau sans qu’il se soucie d’en aborder plus. Délaissant du regard les danseurs qui s’adonnaient à des gestes lascifs et parfois déplacés en public, sans honte des qu’en diras t’on –après tout, la Samain possèdait un côté ‘défoulement’- Nathaniel se retourna et admira les Jardins d’un coup d’œil appréciateur. La végétation y était luxuriante et il faisait certainement plus calme à l’abri des haies. Il ne risquait pas de croiser grand monde, si ce n’était des statues ou des couples batifolant, et cela lui convenait. Il avait ainsi une chance de trouver Gabriel en pleine occupation, même si cette idée lui lacérait le coeur, et puis un petit tour lui permettrait de se calmer l’esprit. Plus tard, il reviendrait faire un tour de ce côté, surveillant les étalages d’alcool qu’il n’approchait que pour détailler les clients.

Nathaniel se décolla de son appui d’un mouvement leste d’épaule, déclina l’invitation de deux filles qui venaient l’inviter à danser en groupe, pour se consoler du rejet évident qu’elle allaient recevoir, et il se faufila entre les danseurs pour atteindre la deuxième arcade fleurie, celle qui accueillait les baladeurs en les incitant à pénétrer dans un paradis verdoyant, une île de calme au beau milieu des festivités actuelles. Sur son chemin, il rencontra plusieurs personnes dont une en robe rouge assise sur un banc. Il lui sourit rapidement pour la forme et s’enfonça un peu plus dans les jardins. Que cherchait il ? Un souvenir. Mais le jeune homme était loin de se douter qu’il allait en trouver deux. Et que cela allait lui faire mal. Innocent encore, il marchait les mains dans les poches de son pantalon noir, les yeux dans le vague, effleurant de ses doigts pâles les feuilles des arbustes qui l’escortait et le guidait au gré de leurs envies.


[Direction >> Le post avec Gab et Fall]

_________________


Dernière édition par Nathaniel Mor'wan le Lun 14 Juil - 14:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lemondu38.skyblog.com
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La piste de Danse   Lun 14 Juil - 14:27

Kyltafiel avait voyagé pendant des jours, errant plutôt serait le meilleur des termes. Errer… errance était son mot d’ordre. Tuer, sang, vengeance, nectar rouge et autres… étaient ses envies, ses plaisirs secrets. Pour un bisclaveret qui sentait comme un feu ardent, il ne tenait plus en place. Il se remémorait sans cesse des évènements qu’il aurait préférés oublier et surtout rejeter de toutes ses forces. Mais c’était plus fort que lui, ses souvenirs revenaient sans cesse faisant de lui quelqu’un d’insupportable, de détestable et pourtant qui devenait gentil au bout de quelques heures de discussion. L’errance de son esprit l’avait encore ramené à Tara et quelle chance ou malchance pour lui, cela l’avait amené pendant la période des fêtes du Samain.

Quand il fut arrivé la première chose qu’il en ressortit fut un sentiment de dégoût mais de gène. Il se sentait en trop dans ce monde de joie et de fêtes. Mais quelque chose d’autre attirait son regard, alcool, ennemis et peut-être assouvir un quelqu’un plaisir masculin. Non ce dernier instinct ne l’intéressait guère, il n’avait pas envie d’assouvir une envie qui ne soulagerait jamais ses pensées. Kyltafiel continuait d’errer dans Tara, son esprit l’emmena à un endroit qu’il aurait mieux fais de s’éloigner immédiatement. En effet, son esprit l’avait mené jusqu’à la piste de danse… Quelle chance ! Tu parles d’une chance. Pour le bisclaveret c’était plutôt une malchance et quelque chose de très mauvais.

Le bisclaveret s’avançait sans s’en rendre compte, il voyait ou il sentait la présence de Jeliwyll auprès de lui. Sa sœur, sa raison de vivre, sa moitié qui avait été tuée par leur père, il la sentait près de lui. Et ce depuis quelques jours déjà. Pourquoi est-ce qu’elle le hantait comme ça ? Pourquoi son visage rayonnant comme le soleil faisait son apparition maintenant ? La raison du pourquoi se dessina dans l’esprit du jeune homme, sa sœur était morte à cette période. Jeliwyll était morte pendant la fête du Samain. Si sa mère et ses sœurs étaient parties ce jour là, c’était pour prévoir les achats nécessaires au départ. Un départ auquel Kyltafiel et sa sœur n’auraient pas participé. Ils étaient comme la peste qui ravageait le monde entier. Mais cela ne les avait jamais déranger.

L’esprit du bisclaveret s’enfonçait de plus en plus dans le noir de ses souvenirs. Il marchait sans faire attention aux regards que lui adressaient tous les danseurs. Il traversa la piste, il bouscula les danseurs, il ne s’excusait pas, il ne leur accordait aucun regard, aucun signe d’intérêt. Non il était trop perdu dans ses pensées. S’il devait errer dans cette ville il allait le faire, le soleil n’avait pas encore disparu. Kyltafiel leva la tête vers le ciel, le soleil allait se coucher dans quelques minutes. Il devait se trouver un endroit tranquille, un endroit où personne ne viendrait le déranger pendant toute la nuit. Un endroit où personne ne le verrait se transformer.

Kyltafiel alla donc dans les jardins, il s’assit au niveau d’un parterre de fleur qui l’intéressait grandement. Une femme arriva à ce moment là. Quelle plaie ! Il avait vraiment besoin d’être déranger quelques minutes avant sa future transformation. La jeune femme s’assit près de lui et entama la conversation. Super un pot de colle ! Le bisclaveret soupira et il fronça les sourcils de colère. Il avait envi d’être seul et elle, elle s’installait comme si de rien n’était. Il en avait assez, si elle ne partait dans les quelques secondes, elle serait vidée sur place.

La jeune femme demanda alors à Kyltafiel.


« Vous rester pour la fête ? »
« Non. »
« M’accorderez-vous une danse ? »
« Non. »
« Pourquoi êtes-vous si glacial ? »
« Tu m’emmerdes alors dégage avant que je me fâche. »

La jeune femme lâcha un « Oh ! » surpris et surtout offusquée par l’attitude de Kyltafiel. Elle se leva et partit en direction de la piste de danse. Le bisclaveret soupira de soulagement. Il était temps qu’elle parte parce que le soleil se couchait. C’est alors que la transformation de Kyltafiel commença.

Son visage s’allongea avec la plus grande délicatesse, des babines retroussées et dévoilant des canines très développées et surtout très menaçantes. La couleur marron de ses yeux disparue et laissa place au blanc. Son corps se transformait complètement, il rapetissait, dévoilant un pelage marron, une « crinière » douce et délicate au niveau de son cou. Des oreilles pointues, des griffes acérées. Bref, Kyltafiel était devenu un loup à part entière. Sa seule marque d’être humain était le bracelet qu’il avait à son antérieur droit. Il grogna puis il regarda la Lune dans le ciel.

Sa voix d’humain mélangé à celle de loup se fit entendre.


« Bonsoir amie. »

Kyltafiel se coucha et posa sa tête sur ses pattes avant. Il respirait doucement les fleurs qui se trouvaient devant lui. C’est alors qu’une odeur plus particulière que les autres apparue. Cette odeur était comme celle de Jeliwyll. Encore et toujours les souvenirs qui avaient décidé de venir le hanter. Pourquoi maintenant ? Cela devait-il lui rappeler que c’était en partie de sa faute que sa sœur était morte ? Pourquoi ? Pourquoi ?! Kyltafiel soupira, il ferma les yeux. C’est alors qu’il eut l’impression de sentir une tête se coucher dans sa fourrure. Le bisclaveret se souvenait que sa sœur faisait souvent cela, elle avait toujours mis sa tête dans sa « crinière » comme pour avoir l’odeur de son frère à jamais dans ses narines.

Un grognement s’échappa des lèvres de Kyltafiel, il faisait toujours cela quand Jeliwyll commençait à jouer avec lui, alors que lui il voulait dormir, il était toujours déranger. Un autre grognement s’échappa de nouveau de ses babines mais cette fois il était plus fort et surtout plus réel que le précédent.

C’est alors que ses instincts de loup le réveillèrent. Quelqu’un approchait. Quelle poisse ! Kyltafiel leva la tête et il ouvrit les yeux. Lui qui avait voulu être tranquille, il se retrouvait une nouvelle fois ennuyé. Mais cette fois, cette personne n’était pas une femme mais un homme. Super ! Kyltafiel décida de se mettre debout, il regarda dans la direction où se trouvait l’homme en question. Ses yeux blancs comme la Lune pouvaient être vu par l’invité surprise.
Revenir en haut Aller en bas
Vladimir Taltos

avatar

Féminin
Nombre de messages : 17

Citations : Cafouillage ou baquouillage?
Humeur : Blurb

Pièces d'Or : 100


Votre Parchemin
• Camp: Tendances bénéfiques
• Race: Triton
• Pouvoirs:

MessageSujet: Re: La piste de Danse   Lun 14 Juil - 17:40

Les portes de la ville, immenses, semblaient me toiser hautainement de toute leur présence imposante. Impressionné autant qu’intimidé, je me hâtai de les franchir, en jetant un coup d’œil circonspect sur les gardes – manifestement dépassés par la situation. Evidemment, ils ne me jetèrent pas un regard, ni à la foule oppressante qui m’entourait. Cela aurait revenu pour les deux trouffions à essayer de dénombrer chacune des abeilles d’une ruche. Des gens de tous horizons affluaient des quatre points cardinaux, accompagnés des bœufs, charrettes et marmailles braillardes. Un coude s’enfonça dans mes côtes. Je jetai au coupable un regard courroucé avant que mes yeux ne s’arrondissent d’étonnement. Une créature scintillante m’adressait un sourire d’excuse en tentant tant bien que mal de se faufiler entre ma personne et les sabots d’un cheval

*Sûrement un Fir-Bolg…*

De ma vie je n’avais observé une telle foule, bigarrés, hétéroclite, ni autant de personnes concentrées sur un même but : à savoir, arriver à s’infiltrer le premier par l’immense porte béante. Depuis mon départ de l’étang, j’avais traversé bien des villes. Mais aucune de l’envergure de Tara, qui semblait d’ailleurs la proie d’une agitation extraordinaire. Il m’arriva de surprendre plusieurs fois le mot « Samain » prononcé par leurs voix gutturales. C’était tout à fait possible. En chemin, j’étais arrivé à la conclusion que le calcul du temps que faisait ma colonie était plus que vague. Ainsi, j’avais quitté ma famille au début de notre Samain et je me retrouvais maintenant au début de celle de Tara. Au moins une chose de laquelle je pourrais me vanter en rentrant… si jamais je rentrais, précisai-je avec une pointe de cynisme.
Je me laissais porter par le mouvement de foule et finalement, après plusieurs détours par des rues brillamment éclairées et animées, je me retrouvais en face d’une place. Enfin, je le supposai, si tant est que l’on pouvait appeler « place » le grouillement de centaines de créatures qui se trémoussaient sur un air parfaitement inaudible dans le brouhaha des fêtards. Amusé malgré moi, je décidai de m’y mêler. Je voulais m’approcher de l’estrade et observer les musiciens. Arriver à mettre la main sur une boisson faisait aussi partie de mes objectifs. Malgré la fraîcheur du soir, mon corps réclamait encore à grands cris de l’eau.

Mon pas décidé et plus ou moins martial (comme j’aimais à le penser) s’était progressivement ralenti alors que j’approchais de la musique, dont j’arrivais à saisir quelques notes par instant. En fait de marcher, je jouais plutôt des coudes, encombré par ma cithare au ventre rond, bousculé et presque piétiné par les danseurs. Mais vaille que vaille je progressais. Soudain, je sentis une main s’agripper à ma manche. Je me retournai et me retrouvai nez à nez avec une fille au teint rougi par la danse. Elle m’adressa un sourire, qui se voulait sûrement charmeur mais qui ne valait pas celui d’Elysia. Je m’apprêtais à la saluer et à m’excuser de lui fausser compagnie, mais les corps qui se pressaient autour de nous ne m’en laissèrent pas le temps, et la fille disparut entre eux en poussant un cri surpris, comme une mouche happée par une truite. Un peu ébranlé, je fis mine de continuer. Mon cœur manqua un battement lorsque ce fut mon tour. Avant même de m’en rendre compte je me retrouvai sur le bord de la piste de danse.

Passablement écœuré, je jetais un vague coup d’œil aux alentours.

Un jardin. J’avais atterri dans un stupide jardin pour amoureux transis et Elysia n’était même pas là. Avisant une table garnie de verres et surplombées par un hôtel à Avel, je m’en approchai en faisant le signe qui éloigne le mauvais sort. Saisissant un abricot sec, je le jetais sur les genoux du dieu en guise d'offrande avant de me servir un verre de vin capiteux. Avec les dieux, mieux vaut être prudent… Assoiffé, je vidais ma coupe d’un trait. Mais trop fort pour mon estomac vide, le vin ne tarda pas à me monter à la tête. Les lumières de la fête me parurent plus brillantes et sous mes pieds, le sol était agité de vaguelettes comme si je nageais encore dans le lac.

*Très bien, Vlad… Maintenant, va t’asseoir tranquillement près du buisson, là-bas, vieux, et attends que ça passe*
me dis-je.

Tournant résolument le dos à la piste de danse, je m’enfonçais dans le jardin et m’affalais à même le sol. Je fixai le vide – sûrement pas avec un air très intelligent. Des éclats d’argents attirèrent alors mon attention.

*Tiens. Des lucioles en automne, maintenant… Ca va plus du tout, Vlad. Ne bois plus jamais de cette saleté de vin.*

Puis la forme sombre derrière les lucioles fut parcourue d'un frisson. Un peu dégrisée, je me renfit compte de sa véritable nature.

Une énorme bestiole me toisait depuis les ombres….
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gabriel Jeevas
~> Blondinet débauché de Tara <~
avatar

Masculin
Nombre de messages : 699

Citations : Partenaire particulier cher autre partenaire particulier
Humeur : En manque.

Pièces d'Or : 160


Votre Parchemin
• Camp: Fall, mais se fiche complètement de cette guilde de psychopathe
• Race: Humain
• Pouvoirs:

MessageSujet: Re: La piste de Danse   Lun 14 Juil - 21:08

[Ceci est un post qui compte pour le deuxième jour de la Samain, désolé de le poster entre une probable discussion entre vous deux mais il se trouve ici ^^']

-Gabriel… ?

L’homme était terrifié autant que surpris, acculé contre un mur, la pointe d’un katana sur la gorge.

-Ma réputation me précède. Mais pas ce genre de réputation, je dois l’avouer.

Il répondit d’un ton léger en souriant. Que c’était bon ce regard plein de peur et de surprise quand il endossait son rôle de meurtrier. Oui qui, qui dans Tara aurait pu imaginer que Gabriel le coureur de jupon était aussi un meurtrier très doué ? Personne, ou personne assez courageux pour en parler autour de lui. Oui Gabriel avait de l’expérience dans ce métier et il aimait ça. Cependant qu’on lui demande juste le deuxième jour de la Samain de tuer un homme, ça l’énervait un peu, surtout qu’il n’avait pas la patience requise aujourd’hui pour ça, il allait faire ça rapidement. Tout ça parce qu’à peine Lili partit il avait reçu un message contenant un nom et une bourse de pièce. Gabriel ne manquait jamais à sa parole de tueur. Il allait y aller, surtout qu’il connaissait l’homme en question, il avait déjà fait l’amour à sa femme, et pas qu’une fois. Puissant bourgeois de Tara, il trempait dans des affaires pas nettes et en gênait plus d’un. Surtout un qu’il gênait au point de vouloir le supprimer.

-Mais… Pourquoi ? Je ne t’ai jamais poursuivi pour Lenna et…
-Encore heureux, tu aurais perdu. Rassure toi, je n’ai rien contre toi, moi je fais juste le sale boulot à la place de ceux qui ne sont pas assez doué.

Il ouvrit de grand yeux brillants, son front suintait de sueur.
-Tu ne vas pas… Je te paierais Gabriel, je ferais tout ce que tu veux…

Toujours la même rengaine. Mais Gabriel n’avait pas besoin de leur argent ou de quoi que ce soit. Il avait déjà tout ce qu’il voulait. Il était déjà très riche et donc pouvait presque tout se payer, il avait presque toutes les filles de Tara à ses pieds et surtout, il avait Nathaniel. Du moins il osait le penser. Et tout le temps qu’il perdait avec cet handicapé était déduit du temps de recherche de son amoureux. Il allait vite en finir.

-Je n’ais pas besoin de ton argent, j’en ai suffisamment. Tu m’excuseras, je suis pressé.

Il ne laissa pas le temps à son interlocuteur de crier ou quoi que ce soit. La lame s’enfonça dans sa gorge et un flot de sang en jaillit accompagné d’un gargouillis peu reproductible. Gabriel essuya sa lame et la rengaina dans son fourreau qui était plaqué contre son dos. Il remis son manteau pour le cacher un peu. Mais bon, certaines personnes savaient qu’il avait un katana, pas ce qu’il en faisait… Le jeune blond sortit d’une ruelle après avoir regardé que personne ne faisait attention à lui. Il avait autre chose à faire, mais la Samain était le moment idéal pour les meurtres en tout genre. L’attention de tout le monde disparaissait, noyé dans les festivités et l’alcool. Personne n’était aussi méfiant qu’ordinaire et chaque année la semaine récoltait un taux de morts plus élevé que d’habitude. Chaque fête à ses défauts.
La musique battait son plein. C’était normal, Gabriel avait attiré sa victime dans une ruelle non loin de la piste de danse. Il la traversait à présent. C’était le début de la soirée, plein de jolies demoiselles dansaient accompagné ou non d’un cavalier. Gabriel aurait pu toute les avoir à ses pieds mais depuis ce matin, il ne s’attelait qu’à une seule tache. Retrouver Nathaniel.

Et il avait demandé, demandé à tant de gens, tant de filles qu’il ne les comptait plus. Il avait été saisit d’une immense bouffée d’oxygène quand ayant presque abandonné, une jeune fille lui indiqua qu’elle avait bien vu la veille un jeune homme correspondant à la description. Gabriel était si content qu’il la remercia d’un bisou sur la joue et d’une possible rencontre prochainement. Rencontre qui ne se ferait jamais, mais au moins la jeune était heureuse. Il était là. Si ce n’était pas totalement sur, il cherchait au moins quelque chose. Il s’était éloigné de la fête avait cherché un peu partout toujours sans succès. Mais pourquoi bon sang ne le trouvait-il pas ? L’amour n’était pas plus fort que tout ? Plus fort que la recherche ? Alors pourquoi restait-il invisible ? Gabriel refusait de croire que Nathaniel l’avait vu mais l’évitait. Il n’avait rien fait pour ça, il ne voulait pas que Nathy le méprise ou le laisse tomber sans lui avoir parlé. Il ne devait pas avoir peur de cela. Il espérait qu’il l’aime toujours comme avant. Il ne voulait pas penser au contraire, Gabriel n’avait plus déprimé depuis ses six ans, et ça n’allait pas commencer aujourd’hui, même s’il commençait à se décourager. Ça allait encore se terminer comme la veille, il trouverait une jolie fille à draguer et si possible à avoir sur place pour en trouver une autre juste après. Par dépit, il n’avait plus envie d’être délicat comme avec Lisbeth l’autre nuit. C’était la douceur avec Nathaniel ou le mépris pour les autres. Il le voulait, il devait le revoir avant de devenir fou.

Il s’éloigna de la piste pour de nouveau chercher. Il tourna la tête un instant et quand il regarda de nouveau devant lui, il se trouva nez à nez avec un homme aux cheveux blonds si clair qu’ils en paraissaient blancs. Gabriel s’excusa vaguement, lui il n’était pas de Tara, il s’en serait rappelé, enfin, ce n’était pas important. Si il était là autant lui demander s’il avait vu Nathaniel. Il en fit la rapide description et lâcha son prénom avec un sourire. Et s’il avait bien quelque chose à laquelle il ne s’attendait pas, c’est que l’homme lui réponde qu’il le connaissait. Gabriel retint in extremis sa bouche de s’ouvrir de surprise. Enfin, après tout, ce n’était peut être pas si étonnant, il ne savait pas quels étaient les contacts de Nath dans le boulot qu’il faisait. Son espoir fut tué dans l’œuf quand il fit néanmoins qu’il ne savait pas où il était avec une certaine froideur. Gabriel le remercia d’un sourire brillant en pensant néanmoins que certaines personnes devraient plus s’amuser. Enfin, ce n’était pas tout ça, mais il avait quelqu'un à chercher. Et ce n’était pas en restant statique qu’il allait y arriver. Il le trouverait, même s’il devait pour cela y passer la Samain.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://loli-pamplo.skyrock.com/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La piste de Danse   

Revenir en haut Aller en bas
 
La piste de Danse
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Évènement] Bal de Noël ~ [PISTE DE DANSE]
» Piste de danse
» Festivités étudiantes (prio Lav', libre sinon) [T]
» 02.03/13.L.Crémaillère - Piste de danse
» Une soirée entière pour se faire plaisir...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Erin :: Meath :: TARA, CAPITALE DE MEATH :: GRANDE PLACE DE LA TOUR-
Sauter vers: