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 Méfiez vous des apparences... [Pv Fall]

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Gabriel Jeevas
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MessageSujet: Méfiez vous des apparences... [Pv Fall]   Dim 13 Juil - 14:33

Il était clair que cette fille était la rencontre la plus intéressante de la soirée pour Gabriel. Hormis si d’un seul coup Nathaniel arrivait auquel cas Gabriel la délaisserait complètement. Elle disait s’appeler Lisbeth… Drôle de nom soit dit en passant. Pourtant elle était tout ce que Gabriel appréciait chez une femme. Elle était belle, elle resplendissait. Chez elle, tout était doré. De ses longs cheveux blond roux à ses yeux, qui d’ailleurs lui faisait penser aux paillettes présentes dans les prunelles de Nathaniel. Sa peau était couleur pêche et Gabriel pouvait affirmer de sa douceur pour l’avoir déjà touché. Elle n’habitait pas Tara, ne connaissait pas Gabriel ce qui était d’autant plus amusant de tester son charme sur les jeunes filles qui étaient de passage. Il semblait pour l’instant que cela semblait marcher. La jeune fille ne minaudait pas, ne prenait pas d’air supérieur, elle semblait contente, et prenait par fois plus d’initiative que Gabriel dans la conversation ce qui lui plaisait car elle ne l’avait pas du tout repoussé.

Gabriel avait pu commencer son rentre dedans plus poussé, l’acculant contre les haies avec son sourire ravageur pour la faire tomber… dans ses bras. Sa main se faisait baladeuse dans le dos puis sur les fesses de Lisbeth qui ne bronchait pas. Il s’amusait à la draguer ouvertement et celle si répondait sans hésitation, si seulement elle avait conscience de la chance qu’elle avait que Gabriel s’intéresse à elle plutôt qu’aux centaines d’autres filles présentes ici. Depuis qu’il avait commencé, il y avait déjà une petite demie, Gabriel avait bien sentit les regards haineux de plusieurs ‘ex’ ou filles en direction de Lisbeth. Le jeune blond aurait parié qu’elle les avait remarqué mais semblait bien évidemment s’en ficher. Car pour l’instant, c’était elle qui avait tout l’attention de Gabriel.

Au fur et à mesure de la conversation cependant, Gabriel s’enfonçait dans une espèce de torpeur contre laquelle il luttait. Etait-ce à cause des deux verres de plus qu’il avait prit sur un plateau qui avait passé à côté de lui ? Gabriel tenait plutôt bien l’alcool, même s’il n’en était pas un grand fan, mais là, quatre verres commençaient à lui tourner légèrement la tête. Il se demandait si ce n’était pas aussi la cause de l’espèce de magnétisme que dégageait constamment Lisbeth, en était-elle consciente ? Gabriel se demanda un instant si, lui qui croyait la prendre au piège de sa drague, le contraire ne se produisait pas. Non, jamais Gabriel ne serait autant à genou pour une femme qu’elles le sont en règle générale pour lui. Quand à Lisbeth, elle avait beau avoir bu deux verres à intervalles rapproché, elle semblait aussi fraîche qu’au début.

Gabriel se demanda un instant si il ne pensait pas à Nathaniel en la draguant… Quelque chose dans ses traits, ses expression lui faisait irrésistiblement pensé à celui qu’il aimait plus que tout. Une espèce d’atmosphère propre à lui même… Non, il se trompait complètement, il lui manquait et il croyait le voir partout, c’était uniquement pour cela, oui…

Le visage de Gabriel était très près de celui de Lisbeth et il l’ « emprisonnait » contre la haie. Ce qui ne semblait pas lui déplaire outre mesure. Ce qui était plus que normal. Gabriel n’avait pas connu beaucoup de fille qui aurait résisté à son charme, à sa drague et à ses paroles. Aucune pour ainsi dire.


-Vous avez des yeux magnifiques… Ils me font pensez à ceux d’un… Ami. Nathaniel Mor’wan, vous le connaissez ?

Il n’était pas dans ses habitudes d’interrompre plus ou moins sa drague pour des renseignements personnels, mais au moins il sera fixé. Dans un élan d’espoir, il pensa un instant qu’il lui dirait qu’il le connaissait, qu’il savait ou il était, qu’il n’était pas loin… Une fois de plus l’alcool, ou autre chose le faisait quelque peu délirer. Peut être Nathaniel était là, mais peut être qu’il ne le cherchait pas, qu’il ne voulait pas plus que ça le voir… Non ! Il ne devait pas être aussi défaitiste ! Ce n’était pas dans son caractère, il espérait que ce n’était pas l’alcool sinon c’est clair qu’il n’en prendrait plus jamais. Car si il voulait avoir plus que Lisbeth cette nuit, il lui faudrait accélérer la drague.
Sa drague était tout un art, et il nécessitait un temps de mise en route et de mise en application, sa technique, pour faire craquer n’importe qui, il l’avait peaufiné des années pour qu’elle soit infaillible et la jeune fille blonde n’était pas ‘mure’ pour ce que Gabriel avait à lui dire bien que ses paroles envers Gab n’était pas anodine, elle lui plaisait et il pouvait dire sans prétention que c’était réciproque, du moins il le pensait.
Sa main accentua sa pression sur les fesses de Lisbeth sans pour autant être trop pressant et son autre main lui caressa doucement la joue.


-Vous comptez rester durant toute la Samain ?

Cette phrase n’était vraiment qu’histoire de meubler la conversation jusqu’à ce qu’elle soit à point pour le final. Il fallait remarquer que Gabriel la vouvoyait, pour ne pas qu’il fasse rustre. Ce qu’il était loin d’être. Gabriel était toujours amical au premier abord, bien que beaucoup de femmes disaient qu’il était « Un vrai salopard » Mais ça, c’était juste le matin, il ne faut pas tout confondre. Gabriel déplorait certaine manière de ‘draguer’ de nombre d’homme qu’il connaissait, c’était une véritable insulte à son art. son art qui savait si bien toutes les faire craquer…

[Désolé pas très long, mais j’ai déjà tout raconté dans le topic commun ^^’]
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Fall
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MessageSujet: Re: Méfiez vous des apparences... [Pv Fall]   Dim 13 Juil - 23:06

Fall –ou plutôt Lisbet’h, apparemment- était extrêmement satisfait de ces dernières semaines. Enfin, son esprit brûlant avait trouvé du repos. Ou plus exactement, il s’était trouvé un autre centre d’intérêt, chassant le magma de pensées qu’il n’en pouvait plus de ressasser. D’abord il avait profité d’une excursion vivement intéressante à Tara. Puis à son retour, il avait retrouvé Mikaël, ce dernier accompagné de sa dernière trouvaille ; une fille brune, jeune, belle et… désagréable. Elle n’avait d’intérêt que pour son enveloppe, aussi vide qu’était son serviteur blond. Quand ce dernier serait inutilisable, elle serait particulièrement importante. Aussi avait-il ordonné au jeune homme d’en prendre soin, en attendant cette heure. Puis il avait fait la connaissance du serviteur de Mikaël, aussi jeune que la demoiselle. Très beau, avec un air douloureux sur son visage pâle tellement retenu qu’il n’en était que plus appétissant. Il avait prit un plaisir sardonique à découvrir son passé, ses souvenirs, ses peurs, comme avec toutes les personnes qu’il rencontrait. Par jeu, il avait adopté la forme physique de la personne qui obsédait le plus son passé ; une gamine blonde aux yeux pailletés.

Il avait été si distrayant de jouer avec ce visage et de lire les émotions sur celui de Nathaniel Mor’Wan. Même si cette forme féminine était moins conforme à sa représentation légendaire, c’était agréable de jouer avec ces rondeurs et ses courbes gracieuses. Il avait eu de la chance que l’obsession de Nathaniel soit portée sur une femme au corps somptueux, et non pas sur une créature rabougrie. Dans ces conditions de toutes façons, il ne serait pas amusé. Puérilement, le dieu gardait ses préjugés sur la beauté. La nature était elle-même basé sur ce précepte. Enfin, dans ces grandes lignes. Ce qui était impressionnant devait être beau. Ainsi un paysage, un dieu, l’était. Un insecte ne l’était pas. Et les mortels… Et bien il y avait une classe médiane en ce bas monde.

Trois semaines de « jeux » intensifs avaient eut sur lui un effet revigorant ; il ne s’était jamais sentit aussi bien depuis sa libération, et encore. Trop d’enthousiasme, d’impatience et cette envie de profiter de cette liberté avait été tout aussi obsédant que ses rêves de pouvoirs. Il avait pu subir une douce trêve, dans un esprit parallèle. Car jamais, jamais son esprit ne se détachait de ce qui lui rongeait le cœur. Ses sauts d’humeur s’étaient-ils arrangés ? Ils avaient tous le pouvoir de l’énerver. Un charisme effrayant sur sa personne. Comme des abeilles en été, ils bourdonnaient incessamment près de ses oreilles avec leur ridicule fierté. Il ne pouvait les supporter à la longue.

Et puis était venu le temps de la Samain. Cette période hors de l‘année, ruisselante de magie, cette magie qui suintait de la terre, et de la barrière de l’Autre Monde… Un moment propice aux incantations, à la libération… Un moment qu’il aimait et redoutait. Lorsqu’il avait été décidé d’envoyer les agents de la Guilde au festival pour tâter le terrain, Fall s’était dit, souvenirs de son escapade, qu’il avait bien le droit de s’amuser aussi. Et puisque le corps qu’il habitait était approprié à de telles réjouissances… La Samain aidant, il pourrait contenir son enveloppe quelques jours avant de rentrer, évitant la catastrophe. Si tout se déroulait bien. Il les avait donc suivit, sereinement, jusqu’à la resplendissante capitale, préparée pour l’occasion.

Quelques heures après, il se trouvait dans les jardins, et innocemment, un jeune homme au physique reflétant le sien draguait ce qu’il croyait être une demoiselle. Le corps alangui contre la haie, il se prêtait au rôle avec un plaisir intense ; d’abord parce qu’il adorait tromper les gens, et ensuite parce que c’était agréable de se laisser aller à des pulsions humaines. Il réagissait comme n’importe quel être humain devant une situation aussi aguicheuse. Le rose qui colorait les joues de Lisbet’h n’était pas artificiel, et même s’il prenait rarement ce genre de plaisir sous cette forme de couple, Fall appréciait le contact des mains aventureuses de Gabriel sur ses courbes plus féminines qu’à l’ordinaire. Il bavassait en parfaite jeune femme peu effarouchée, et sûrement pas prude. Sa main errait de temps à autres sur les plateaux lourdement chargés en verres, goûtant les liqueurs de la soirée. Il avait une vue magnifique sur les lèvres au doux contour du jeune homme. Il n’était pas son genre idéal, un peu moins torturé que Nathaniel, probablement, mais il était réellement détenteur d’une beauté fraîche qui lui plaisait.


-Vous avez des yeux magnifiques… Ils me font pensez à ceux d’un… Ami. Nathaniel Mor’wan, vous le connaissez ? baratinait le beau parleur avec qui Lisbet’h-Fall discutait le plus normalement du monde.

Un sourire mental, aigu, prit possession de l’esprit du dieu. Tiens donc, Gabriel connaissait le jeune homme ? C’était d’autant plus intéressant. Oui, il avait probablement vu son image dans l’esprit fiévreux de l’adolescent, sans y prêter réellement attention. Il se souciait plus des raisons du malheur que du bonheur. Mais cette nouvelle… Rendait le jeu encore plus attractif. Plus douloureux… Plus défoulant… Quelle pire vision que celles de deux êtres aimés qui s’amourachaient entre eux ? Etre exclu, honnit, oublié ? S’ils rencontraient Nathaniel, la nuit serait parfaite.

- Non, ce patronyme m’est inconnu, répondit-il d’une voix claire et douce, l’air ingénu que ce mensonge nécessitait sur le visage. Mais merci pour le compliment.

Cette dernière phrase s’accompagna d’un regard brûlant dans les prunelles de Gabriel, puis d’un mouvement de cils qui se rabaissaient, cachant le spectacle doré sous une peau veloutée. En réponse, une pression ferme sur le haut de sa cuisse, un effleurement de la joue. Elle sourit.


-Vous comptez rester durant toute la Samain ?

- Je ne sais pas, déclara t-elle en toute sincérité. Si je ne tiens pas le coup, je rentrerais chez moi. J’ai surtout un faible pour les trois premiers jours… Les cérémonies religieuses me passionnent moins que la vue de vos lèvres.
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Gabriel Jeevas
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MessageSujet: Re: Méfiez vous des apparences... [Pv Fall]   Lun 14 Juil - 13:38

Il se faisait presque tard, pourtant Gabriel n’avait pas envie plus que ça d’accélérer les choses, cette femme était délicieuse et puis, ce n’était que la première nuit. Si elle en faisait uniquement partie, tant mieux pour elle. Car Gabriel était un peu plus flottant à cause de l’alcool et il se voyait mal réitérer une drague aussi attentive cette même nuit alors soit elle succombait, soit le jeune blond devrait déroger à sa règle de drague raffinée, ce qui au final ne changerait pas grand-chose, il aurait une fille dans son lit cette nuit, et c’était même impensable que ce ne fut pas le cas. Sauf en cas d’arrivée inopinée de quelqu'un.

- Non, ce patronyme m’est inconnu. Mais merci pour le compliment.

Un éclat brilla l’espace d’un instant dans le regard de Gabriel. Déception ? Non, remise des pieds sur Terre. A quoi s’attendait-il ? Franchement ? Une similitude entre deux pupilles et sûrement quelque trait du visage ne voulait rien dire et il avait sûrement importuné la jeune femme avec sa question. Il devait se retenir bon sang. Si une voix lui soufflait qu’il n’y avait pas que Nathaniel dans sa vie, une autre lui disait pourtant de ne pas l’oublier et de continuer à chercher. Ce qu’il ferait dès le lendemain matin. Il ne savait rien, il ne savait pas si il était là, et si il était là si il avait l’intention de le voir… Non il n’y avait pas Nathaniel dans sa vie, sinon il serait resté cloitré dans son appart sans bouger, mais alors pourquoi y pensait-il chaque jour ? Pourquoi s’imaginait-il en train de faire l’amour avec lui alors qu’il le faisait avec une femme ? –La pauvre, si elle savait que Gabriel en ce moment pensait à un homme- Si pour Nathaniel il ne pouvait pas décemment abandonner ce qu’il faisait depuis des années, il pouvait y mettre un frein et y mettre beaucoup moins d’entrain.
Car tout en draguant Lisbeth, il espérait à tout moment sentir le frisson qui la première fois lui avait indiqué la présence du jeune homme. Ce frisson provenant d’une filature pourtant fort bien tournée. Mais au fond de lui, il se demandait si il allait le ressentir, avec ses sens obstrué en partie par l’alcool. De plus, son regard se fixait dans les prunelles dorées de Lisbeth en ayant du mal à les détacher. Il espérait cependant que si Nathaniel les voyait ensemble, il viendrait les voir et expliquerait qu’il devait voir Gabriel immédiatement… Mais non ! C’était finit à la fin ! Il n’était pas là et il ne viendrait pas les voir, il fallait arrêter de réfléchir à des choses impossibles !


-Ce n’est pas grave, et de rien, c’est véridique.

Il se pencha un instant et cueillit une fleur orangée avant de la glisser dans la chevelure de Lisbeth. Le coup des fleurs… Gabriel ne l’utilisait pas souvent, il la trouvait souvent dépassée mais là par contre, elle s’inscrivait très bien dans le cadre de l’ambiance.

- Je ne sais pas, répondit-elle à sa dernière question. Si je ne tiens pas le coup, je rentrerais chez moi. J’ai surtout un faible pour les trois premiers jours… Les cérémonies religieuses me passionnent moins que la vue de vos lèvres.

Il était vrai que les cérémonies religieuses n’étaient pas des plus intéressantes, Gabriel l’avait déjà soulignée. Les Dieux semblaient avoir disparu depuis tellement longtemps qu’il doutait qu’ils apparaissent comme ça, comme dans un claquement de doigts. C’était presque ridicule. Il se souvenait que quand il était gamin, il s’entraînait à se battre pour pouvoir tenir tête à n’importe qui. Même à un dieu. Quelle douce illusion d’être un gamin. Même maintenant, se sachant pourtant plutôt très doué au katana et au poignard, un des meilleurs de Tara, se battre contre un Dieu équivalait à un suicide pur et simple. Gabriel se fichait de cette histoire de Dieu, il était bien dans sa vie pépère en dehors de la vie de toutes ses personnes se battant pour revendiquer tel ou tel camps. Gabriel avait le sien. Gabriel était libre et il ne demandait que ça. Jamais, pour rien au monde, il ne s’enchainerait à un quelconque Dieu. Et là, dans le feu de l’action, il aurait pu dire « Plutôt mourir » Mais la pratique ne se passe jamais comme en action. Théorie du Chaos. Tous ces évènements sans aucun lien entre eux mais qui pourtant obéisse à une certaine logique. On pouvait en voir partout. Tient, la présence de Lisbeth ici même. Elle n’était pas de Tara, mais il ne savait pas d’où, peu importait. SI ça se trouvait, elle était là pour quelque chose en particulier sans qu’on la soupçonne, pourquoi ne tiendrait-elle pas le coup ? Et tout ces gens qui riaient et dansaient ? Et ces deux jeunes filles qui discutaient non loin de Gabriel et Lisbeth ? Quel rôle pouvaient-elles avoir ? Gabriel fit un sourire éclatant à Lisbeth comme il en avait le secret. Juste pour se ressaisir. Il pensait vraiment n’importe quoi de chez n’importe quoi. Il ne se souvenait pas quelle boisson il avait ingurgité mais demain il en prendrait moins.

-Pourquoi pensez-vous ne pas tenir le coup ? J’avoue moi aussi avoir une préférence pour les trois premier jours, le reste étant, pardonnez moi l’expression, beaucoup plus barbant…
Il se tue en regardant ingénieusement la belle blonde. Elle lui ôtait les mots de la bouche.
-Je vous retourne la pareille mademoiselle.

Et sans l’ombre d’une hésitation, pour illustrer ses propos, il se pencha en avant et posa ses lèvres contre les siennes, la prenant à la taille pour l’approcher de lui. Ce baiser était vraiment savoureux et surtout, Gabriel l’avait attendu. Pour changer, il pensa à Nathaniel en lui donnant, mais pourtant, s’il demeurait quelque similitude d’aspérité entre les deux bouches, celle de Nathaniel était mille fois mieux. Et son baiser était tellement plus sincère. Mais à défaut il avait Lisbeth, et il allait passer sûrement une très bonne nuit…
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Fall
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MessageSujet: Re: Méfiez vous des apparences... [Pv Fall]   Lun 14 Juil - 14:51

-Ce n’est pas grave, et de rien, c’est véridique, répondit Gabriel avec un tact parfais.

Ben voyons. Fall n’avait pas besoin d’une intuition féminine pour savoir que ce compliment était déjà sortit mille fois des lèvres rosées du jeune homme pour mille autres femmes toutes plus charmantes les unes que les autres. Mais Lisbet’h, elle, rougit délicatement de plaisir en retour, en parfaite connaissance de cause. Près tout, elle était là pour la même chose que lui et ne se leurrerait pas. Mais elle savait jouer le jeu, comme une artiste avant le coup final, juste pour son plaisir d’incarner un rôle et de faire son numéro. La jeune fille apprécia aussi, comme Fall qui s’amusait follement, le geste décoratif qu’eut le blond à son égard. C’était d’un pittoresque pathétique charmant.

En général, lorsque le Dieu prenait l’apparence d’une femme, il préférait prendre divers caractères, mais rarement celui de l’adolescente effarouchée. Lorsqu’il avait, pendant plusieurs siècles, eut un double rôle de l’autre côté de la terre d’Erin, il s’était présenté comme une déesse et non pas comme la divinité masculine qu’il était. Après tout à la base, les dieux étaient asexués. Ils choisissaient juste l’apparence qui les reflétait le mieux. Mais en déesse, il avait gardé exactement le même caractère, lunatique, dominateur et sanglant. Evidement, il n’était pas question pour la Samain de la même chose. La Lisbet’h qu’il avait choisi pour son physique ne suivait pas le caractère et la personnalité de l’originale. Plus audacieuse, folâtre et impressionnante. Il usait de son charisme avec insolence. Pour ce qui était de son aura magique, il la retenait au maximum dans l’enveloppe de la fragile demoiselle, mais il la sentait bouillir contre les pores de la peau, en quête de liberté et d’une apparence qui lui convenait.

Encore une fois, l’âme d’un Dieu était bien trop imposante pour habiter le corps d’un simple humain. Mais sans ses pouvoirs, il n’avait guère la possibilité de prendre une forme durable et assez grande intérieurement pour lui. Il ne pouvait qu’habiter fébrilement, pour un temps court, ses déguisements en dehors de la Tour, au risque de le détruire et de devenir aussi évanescent qu’une brume. Et là, advienne ce qui pourrait. Il serait probablement emporté par la couverture magique qui suintait dans l’air, il en ferait partit… intégralement. Ce serait commode… mais pas pour ses affaires. Il serait dans la totale incapacité de s’en sortir, prisonnier de partout et de nul part. Ce serait… très embêtant.

Lisbet’h porta une main à ses cheveux, effleurant celle de Gabriel qui s’envolait. Son geste se finit par un lissage de mèche, qu’elle coinça derrière son oreille, dégageant ainsi une partie de son visage. La plupart de ses cheveux vénitiens étaient relevés à l’arrière dans une coiffure complexe et sensuelle, quelques mèches bouclées et éparses, lourdes et soyeuses, tombant sur l’ovale de son visage. Elles étaient plus fines au niveau du front, et mêlées à la chevelure tirée avec douceur.


-Pourquoi pensez-vous ne pas tenir le coup ? J’avoue moi aussi avoir une préférence pour les trois premier jours, le reste étant, pardonnez moi l’expression, beaucoup plus barbant… Je vous retourne la pareille mademoiselle.

Et joignant le geste à la parole, ses lèvres fondirent sur les siennes pour les étreindre d’un baiser doux et charmeur. Lisbet’h s’abandonna bien volontiers à cette douceur charnelle, répondant avec expérience, une main sur la nuque dégagée du jeune homme. Lorsqu’ils se séparèrent, elle répondit.

- Les nuits sont longues et les jours bien courts à la Samain, Gabriel. Et étant d’une nature rapidement lasse, si je suis trop fatiguée après ces trois premiers jours, je préférerais rentrer chez moi.

Excuse naturelle, qui remplaçait à merveille la vraie raison.

- En effet, de nos jours ces vieilles cérémonies n’ont plus vraiment de sens.

A quel point.

- Ce ne sont plus que les vestiges d’une religion qui tendra à disparaître. Pour ma part je pense qu’il serait temps de passer à autre chose désormais. Après tout, personne n’a prédit que les Trois Dieux reviendraient.

Et même sans prédiction, ils ne reviendraient pas.


- Je préfère le meilleur de la Samain.

Et elle embrassa de nouveau Gabriel, la pression plus forte au niveau de la nuque, dans un geste élancé, l'autre main caressant les pomettes si bien dessinées de la pulpe de ses doigts. Même si Fall se retenait pour dire tout ce qu’il pensait à propos de sa propre gloire, il apprécia ce contact. Il n’avait rien d’extraordinaire, contrairement aux baisers longuement cherchés d’autrefois. Fort heureusement pour le repos de leurs âmes, le contact soyeux des lèvres ne rappelait plus à Fall, depuis bien longtemps, le souvenir de ses tendres moments. Il les avait abandonnés dans le passé, bien loin de lui, pour profiter mieux de sa vie sans brûler incessamment. Et cela serait sans rancune qu’il continuerait cette nuit et les autres à venir. Après tout… qui avait dit que les dieux n’avaient pas le droit de jouir de leurs attributs et de leur perfection ?
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Nathaniel Mor'wan
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MessageSujet: Re: Méfiez vous des apparences... [Pv Fall]   Lun 14 Juil - 15:55

Deux bouches qui s’unissent, se fondent, dans un ballet sensuel et intime, délicat paysage dévoilé aux yeux les plus avides. Une main sur une taille fine et ciselée, pressante et avide de contact toujours plus poussé. Des yeux fermés sous le charme, une aura se dégageant de deux personnes parfaitement assorties dans l’affection mutuelle qu’ils échangeaient. Et à côté, un jeune homme aux cheveux noir et à la peau pâle qui serrait les poings trop forts, enfonçant sans s’en rendre compte ses ongles dans sa peau lisse et dénuée d’imperfections. Décalé dans la vision paradisiaque, un garçon un peu perdu qui assistait à un échange dont il était exclu, et qui lui faisait bien plus mal que les griffures sur ses paumes. Nathaniel souffrait.

Mais pour le comprendre il fallait revenir en arrière. Quelques minutes seulement, mais qui semblaient avoir duré des heures. Après avoir quitté la piste de danse bruyante, Nath s’était dirigé tout naturellement vers les Jardins pour y trouver un peu de calme. Des pensées plein la tête, il espérait apercevoir l’objet de ses réflexions surgir au détour d’une allée et lui sourire comme dans son souvenir, d’un geste éclatant qui réchaufferait son cœur comme la première fois. Il espérait l’entendre le gronder pour avoir mis du temps, puis lui pardonner d’un baiser. C’était peut être naïf de penser que tout reprendrait comme lorsqu’ils s’étaient quittés, et pourtant c’était le souhait le plus cher de Nathaniel. Il se voyait déjà serrer Gabriel dans ses bras. Celui-ci serait d’abord un peu surpris de sa prise d’initiative, mais bien vite il aurait répondu à son étreinte en le réchauffant de son contact rassurant. Oui, c’était comme cela que devait se dérouler la soirée. Et il devait en être de même toute la semaine. Mais c’était sans compter Mikaël, le Destin, et un certain Dieu qui apparemment se jouait bien des désirs de Nathaniel.

Le jeune homme marchait dans les allées fleuries d’une allure allongée et soutenue, mais il s’arrêtait régulièrement pour faire passer les demoiselles qui se frayaient un chemin entre les hautes haies qui peuplaient la partie la plus reculée des Jardins de la tour. Il avait beau être pressé de retrouver Gabriel, il ne savait pas exactement où chercher, et donc la galanterie naturelle dont il se servait pour séduire ses proies reprenait le dessus, mécaniquement, sur son esprit, pour l’heure occupé ailleurs. Il se demandait ce qu’il ferait si, dans l’optique où il retrouvait Gabriel ce soir, ce qui lui semblait naturel, à force de chercher il trouverait, la ville n’étant pas si grande, si Mikaël le retrouvait en sa compagnie. Sans doute profiterait il du lien qui les unissait pour essayer d’enrôler Gabriel. C’était classique, jouer sur les sentiments était la meilleure manière d’imposer un idéal à quelqu’un, plus efficace encore qu’un vague histoire de politique. Et Nathaniel se plaisait à penser que les sentiments que Gabriel avait pour lui étaient aussi forts que ceux qu’il lui dédiait. Pourtant il n’accepterait pas. Gabriel ne devait pas entrer dans la Guilde. C’était un lieu malsain, avec des missions meurtrières et une atmosphère de soumission complète à Fall.

Fall. La deuxième raison qui poussait Nath à refuser cette idée. Lui se trouvait déjà assez torturé par cet affreux personnage, il n’était pas nécessaire que la personne qu’il aimait le plus au monde le soit. Autant le jeune hybride ne s’avouait pas ressembler à un enfant de chœur, assassin à ses heures et briseur de cœur à d’autres, autant Fall était plus que mauvais, il était maléfique. Il se complaisait à faire souffrir les gens de la manière la plus horrible qui soit, tout en coups tordus et torture morale. Certes les personnes comme Gabriel ou Nathaniel aimaient tromper les femmes, mais ils étaient clairs sur ce qu’ils leur offraient ou non. Ils n’étaient pas saisis d’une perversion et d’un désir insatiable de faire mal. Or, Fall l’était. Nathaniel en avait subit les conséquences lorsqu’il voyait l’image de sa sœur se déhancher devant lui, se coiffer, se balader légèrement vêtue à travers la Tour, lui lançant des regards alanguis et prenant des poses lascives sous son regard horrifié. Mais le pire n’était pas tant voir le corps de son premier amour que de remarquer les changements que le Dieu sadique s’amusait à y appliquer. Même s’il conservait la douceur des prunelles dorées de Lili, son comportement était froid, manipulateur, osé … Le marionnettiste prenait soin de ne pas tout modifier pour que Nathaniel puisse identifier sans peine la femme qu’il avait perdu, tout en la rendant plus … Différente.

Perdu dans ses pensées, Nathaniel ne perçut pas les paroles qui se murmuraient non loin de là, au détour du prochain virage. Il n’eut donc pas le temps de s’en aller sans déranger le couple qui parlait avant de reconnaître les voix. Une voix. Celle d’un jeune blond qu’il avait tant espéré entendre. Un sourire naquit automatiquement sur son visage, pâle reflet de celui que l’humain savait faire naître en lui. Puis cette démonstration de bonheur mourut peu après avoir vue le jour. Il était accompagné, en pleine séance de drague. Mais il avait été bête d’espérer qu’il l’attende sans rien faire. Lui-même avait continué sa vie, pourquoi Gabriel n’aurait pas fait de même ? Simplement, Nath aurait préféré ne pas avoir à assister à cela. Mais tant pis. S’il se montrait, peut être qu’il viendrait le voir … Même si cela devait faire souffrir l’heureuse élue, Nathaniel s’en fichait. Il était égoïste et prêt à tout pour accaparer l’attention de son aimé. Après tout, ce n’était qu’une fille parmi tant d’autres. Il l’avait prévu, même s’il aurait aimé ne pas le constater de ses propres yeux émeraude.

Nathaniel allait s’avancer nonchalamment, composant sur son visage un masque impartial et neutre, quand il prêta un peu trop d’attention à la femme qui accompagnait Gabriel. Il était en effet curieux de savoir comment elle était. Mais il eut le malheur de reconnaître cette voix qui lui avait déjà murmuré des mots doux auparavant. Au vu de la proximité du timbre, les deux tourtereaux devaient se trouver juste derrière la haie qui se dressait à la droite de Nathaniel. Et la jeune femme appuyée tout contre, il pouvait même apercevoir les éclats de quelques cheveux blonds vénitiens au travers du vert de la végétation. Le doute s’installa rapidement dans l’esprit de Nathaniel. Non, ce n’était pas possible. Pas Elle. Il était prêt à passer sur toute autre présence féminine dans les bras de Gabriel, mais pas Elle. Car Elle n’était pas réelle. Elle pouvait se jouer de Gabriel comme il se jouait d’ordinaire des femmes. Elle ne devait pas toucher à Lui. C’était tout ce qui restait à Nathaniel, ce Lui qu’Elle ne devait pas profaner. Dans un état second, le jeune homme contourna la haie et se plaça dans un petit renfoncement de verdure qui le cachait aux regards des deux amants, déjà bien trop occupés pour le remarquer. Enfin, Elle savait sûrement qu’il était là. Et Elle s’en réjouissait probablement, la grimace qui se lisait sur ses traits étant assez perturbée pour la combler.

C’était bien Lui. C’était bien Elle. Superbes, engagés dans un ballet de caresses sensuelles et de mots doux. Il n’entendait plus les mots, focalisé qu’il était sur les gestes qu’ils échangeaient. Malheureusement pour lui, d’ailleurs, sinon son nom aurait pu éveiller quelque chose en lui. Mais seule la vision des mains de Gabriel parcourant ce corps parfait lui importait. Lisbet’h était belle. Timide comme la véritable jeune femme qu’elle avait été, et pourtant bien plus audacieuse que son modèle. La pâle réplique qu’elle était lui vrillait le cœur, comme de nombreuses fois auparavant, à la Tour. Mais là … Les voir ainsi enlacés le laissa tout d’abord interdit et stupéfait, mais très vite il chancela et se rattrapa de justesse à une branche qui passait par là. La tête lui tournait, et le sourire triomphant de Lili s’imposait à son regard, superposé au désir qu’il imaginait dans les prunelles de Gabriel. Pourquoi elle ? Il y en avait tant d’autres … Et pourquoi lui ? Fall avait il cherché cette rencontre pour le détruire un peu plus ? Avait il prévu sa venue en ces lieux ? Si seulement Gabriel n’avait jamais fait partie de sa vie … Lui même n’aurait pas souffert, et Gabriel ne serait pas à l’instant la cible d’un immonde petit jeu malsain né de l’esprit dérangé d’un Dieu en liberté.

Nath vacilla encore, son ventre semblait vouloir jaillir de son corps et ses entrailles se retournant dans son organisme alors que milles et une aiguilles se plantaient dans son crâne, comme une pluie de givre, mordant et lacérant la muraille de ses souvenirs pour les faire rejaillir avec force, piétinant ici et là les bons moments passés en compagnie de Lisbet’h ou de Gabriel. C’était la fin. La fin de sa raison, semblait il. Et alors qu’il croyait avoir atteint le summum de l’horreur, Gabriel se pencha vers Lisbet’h et ils échangèrent deux baisers langoureux et sensuels. Lui qui avait tant rêvé d’être à sa place … Chaque contact multipliait les effets douloureux dans son corps, et ses pensées ne pouvaient plus s’organiser assez clairement pour qu’il se montre ou s’en aille. Rien n’importait que d’oublier. Nathaniel ferma les yeux dans le but d’atténuer les visions, mais c’était pire car il visualisait alors la véritable Lili. Il les rouvrit rapidement et se recroquevilla sur lui-même, par terre, attendant que ce cauchemar finisse sans qu’il arrive à trouver la force d’y mettre un terme. Il était détruit.

Pourquoi ? Pourquoi avoir espéré ? Pourquoi avoir cru ? Etait ce sa punition que d’assister sans rien faire à l’échange qui se déroulait entre deux de ses souvenirs ? Lui qui avait enfin guéri de Lisbet’h voilà que cette dernière lui arrachait la seule chose qui lui donnait encore envie de vivre. Continuer était vain. Mais il avait fait une promesse. Celle de mourir en se battant. Alors il survivrait quelques jours, semaines, mois, qui sait, jusqu’à ce que cela se réalise. Mais à présent il appellerait la mort à lui, dans un dernier grand acte d’égoïsme. Et, tandis qu’il suivait des yeux le mouvement des lèvres les unes contre les autres, une unique larme roula sur sa joue gauche, traçant un sillon de désespoir sur sa peau diaphane. Son cœur s’était brisé pour la seconde fois. Et cela faisait mal.


« Pourquoi ... ? » Murmura t'il imperceptiblement.

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MessageSujet: Re: Méfiez vous des apparences... [Pv Fall]   Lun 14 Juil - 16:41

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Ne l’oubliez pas. Si Gabriel avait appliqué cette maxime, il aurait évité un drame. Si Gabriel avait été en pleine possession de tous ses moyens de tueur, il aurait depuis longtemps repéré cette ombre qui les observait, il aurait remarqué qu’il s’agissait de la personne qu’il avait envie de revoir depuis tant de temps. Il aurait prit congé et aurait couru vers lui, un visage plus illuminé que jamais et l’aurait serré dans ses bras, et au diable les personnes qui le regardait. Il lui aurait chuchoté des mots doux, il lui aurait dit à quel point il lui avait manqué. Il l’aurait emmené danser, ou alors directement chez lui. Il aurait discuté de tout ce qu’ils avaient fait durant ces trois semaines. Ils repasseraient peut être une aussi bonne nuit que la dernière fois. Le lendemain, Gabriel l’aurait forcé à rester avec lui durant les festivités…
Oui, Gabriel et Nathaniel auraient fait ça. Mais ils ne le feront jamais. Ô grand jamais. Car Gabriel ne remarqua pas le moins du monde qu’il les regardait. Il ne comprit pas le mal qu’il lui faisait en restant avec cette jeune femme qu’il ne connaissait pas une heure auparavant. Gabriel était tellement à des lieux de cela… Et son acte venait de le condamner à une sentence horrible pour quelqu'un ivre de liberté mais aussi tellement amoureux de Nathaniel… Mais il n’en était pas là. De cela il n’avait aucune conscience. Pas encore.

Car tout de suite, Gabriel appréciait tellement les lèvres de Lisbeth qui lui répondait avec expérience. Il pouvait d’ors et déjà dire que c’était dans la poche, il allait sans tarder l’emmener dans son appartement. Ses doigts étaient doux contre sa nuque qu’elle agrippait.


- Les nuits sont longues et les jours bien courts à la Samain, Gabriel. Et étant d’une nature rapidement lasse, si je suis trop fatiguée après ces trois premiers jours, je préférerais rentrer chez moi.

Gabriel ne pouvait démentir cette affirmation. Lui même durant cette semaine il ne dormait pas beaucoup et se rattrapait la semaine d’après. C’était durant une rare semaine de l’année ou il ne sortait pas le soir et dormait pour rattraper la semaine de débauche dans la plus grande tradition.

- En effet, de nos jours ces vieilles cérémonies n’ont plus vraiment de sens. Ce ne sont plus que les vestiges d’une religion qui tendra à disparaître. Pour ma part je pense qu’il serait temps de passer à autre chose désormais. Après tout, personne n’a prédit que les Trois Dieux reviendraient. Je préfère le meilleur de la Samain.

Avant que Gabriel ait pu répondre, elle le réambrassa plus fort en appuyant sur sa nuque. Le jeune blond était très satisfait de l’initiative, cette femme lui plaisait beaucoup beaucoup. Et en plus elle avait de la conversation, des positions, ce n’était pas une midinette sans cervelle. Si Gabriel ne pensait pas qu’à l’avoir dans son lit, ils pourraient converser de la situation actuelle d’Erin de façon passionné, car Lisbeth ne savait pas à quel point il pensait comme elle. Il répondit passionnément au baiser, enserrant de plus belle la taille de la belle, la caressant doucement, prenant plaisir à sentir les doigts sur sa pommette. Si cela ne tenait qu’à lui, il aurait tout de suite fait glisser les bretelles de la robe de Lisbeth et lui aurait fait l’amour ici même.
Une fois le baiser terminé, Gabriel répondit doucement avec son sourire étincelant.


-Si vous saviez comme je comprends ce que vous dites. Il paraitrait qu’Erin repose sur les Dieux. Quels Dieux ? On en a pas vu depuis si longtemps. Il y a-t-il encore des gens pour prétendre qu’ils ont un jour existé ? Je suis d’accord, il faudrait arrêter de se prendre la tête avec toutes ces vieilleries. Si la Samain attire autant de monde, c’est bien grâce aux trois premiers jours…

Tout ça c’était la faute aux anciens de Tara quoi tenaient tellement à cette religion. Mais les Dieux ne se manifestaient pas. Et comment les faire revenir ? Où Sont les Gallis que tout le monde attend ? Et les adeptes de Fall ? Il n’en voyait presque jamais et c’était tous des fanatiques que Gabriel jugeait incapable de faire revenir leur Dieu adoré. Il ne s’imaginait pas du tout se battre pour une cause aussi abstraite, incertaine et voué à l’échec. Non, Gabriel était de Tara, il resterait à Tara à faire ses petites affaires et ses petits assassinats.

Gabriel attrapa la main de Lisbeth et commença à l’attirer hors du jardin, le moment était venu d’avoir la nuit qu’il avait tant attendu, avec cette femme si belle et attirante, il fallait croire le jeune débauchée avait fait bonne pioche, à défaut de Nathaniel.

-Vous permettez ? Je pense que mon appartement, qui n’est pas très loin serait plus approprié pour la suite de notre… conversation. En effet, les haies ont des oreilles, autant continuer dans un endroit plus retreint qu’en pensez vous ?

En fait, il se fichait de ce qu’elle pensait, il l’emmenait dans son appartement, un point c’était tout. Il assouvirait ses désirs et la jetterais le lendemain. Il espérait qu’elle était aussi doué dans la drague et la parole qu’au lit. Car ça l’énerverait passablement d’avoir perdu une journée pour finalement coucher avec une femme qui n’était pas douée…
Ils traversèrent le jardin. Et c’était en marchant que Gabriel se rendit compte qu’il devait se forcer pour savoir où il allait et de ne pas marcher de travers. Dans cet état où il ne pensait qu’à emmener Lisbeth chez lui, il ne remarqua pas plus qu’au début la silhouette recroquevillée dans une aspérité de la haie. Il ne vit rien, et certainement pas la douleur qu’on pouvait lire dans le regard de ce jeune homme. Cette personne qu’il avait attendu toute la soirée…
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MessageSujet: Re: Méfiez vous des apparences... [Pv Fall]   Lun 14 Juil - 20:30

-Si vous saviez comme je comprends ce que vous dites. Il paraitrait qu’Erin repose sur les Dieux. Quels Dieux ? On en a pas vu depuis si longtemps. Il y a-t-il encore des gens pour prétendre qu’ils ont un jour existé ? Je suis d’accord, il faudrait arrêter de se prendre la tête avec toutes ces vieilleries. Si la Samain attire autant de monde, c’est bien grâce aux trois premiers jours…

Lisbet’h acquiesça, encore assoiffée des lèvres soyeuses, tandis que Gabriel continuait en lui prenant la main et en l’entraînant :

-
Vous permettez ? Je pense que mon appartement, qui n’est pas très loin serait plus approprié pour la suite de notre… conversation. En effet, les haies ont des oreilles, autant continuer dans un endroit plus retreint qu’en pensez vous ?

-
C’est une excellente idée, ma foi, jugea t-elle en accélérant le pas pour suivre la rapide démarche du jeune débauché. Et puis je préfère les endroits plus intimes lorsque j’embrasse quelqu’un…

Le sous-entendu était facilement repérable et quelqu’un comme Gabriel le remarquerait tout de suite, comprenant le message. En parfaite connaissance de cause, la jeune Lisebt’h acceptait tout ce qui suivrait ces baisers passionnés, que ce soit de continuer ces tendres caresses labiales sur un canapé ou de les étendre sur tout le corps de son compagnon dans un lit… Ce serait une agréable expérience, songeait Fall avec un amusement qui ne le quittait pas.

D’autant plus qu’au même moment où Gabriel lui avait répondu, il avait sentit la présence trouble et pourtant familière d’un certain jeune homme. A force de l’avoir traqué innocemment dans la Tour, le dieu savait reconnaître son aura sans difficultés. Ce fut donc avec un sourire parfait pour Lisbet’h, dont quelqu’un d’attentif aurait pu voir celui, sardonique, sous entendu, qu’il avait écouté son charmant compagnon. C’était un bien pervers, un effet purement méchant. Il ne savait pas comment il avait réagit, mais Falla avait sentit cet aura se ratatiner sur lui-même, comme une fleur brusquement desséchée. Nul doute que la réaction visuelle de Nathaniel avait dû être… alléchante. Quelle merveille que le destin qui avait fait que le jeune brun tombe dans ces jardins pile au bon moment. En même temps, la Samain se déroulait essentiellement près de la Tour, bien qu’elle soit fêtée dans tout le royaume et sur les Trois Continents parallèlement. Dans chaque maison, un petit encensoir brûlait à cette occasion, et les bougies étaient déposées devant les fenêtres. Donc, il n’avait rien d’étonnant à ce que Nathaniel, serviteur de Mikaël, venus tous deux à Tara avec un groupe afin de recruter et sonder la population à l’occasion de la Samain, soit dans les parages. Mais tout de même ! Quel enivrant hasard. Tout comme Gabriel à qui l’alcool flattait l’esprit, la sensation grisante d’une victoire perfide faisait sur Fall une envie d’autant plus pressante de passer une nuit détendue.

Alors qu’ils quittaient le jardin, le visage de Lisbet’h pivota en arrière, libérant ses mèches qui volèrent derrière elle sous le mouvement, et aussi la fleur que Gabriel avait prit le soin de piquer sur sa chevelure. Du bout des doigts, elle la rattrape, regarda avec un sourire moqueur l’endroit où devait à peu près se situer Nathaniel, et jeta l’ornement, négligemment, dans sa direction. Puis prenant le bras de Gabriel, elle se tourna vers lui, toute souriante et fraîche, joyeuse.

Oui c’était un jeu cruel. Mais ô combien plaisant. Pourquoi serait-il le seul à porter le poids de cette douleur ? Il aimait défouler les mêmes passions qu’il abritait sur les autres. De voir leurs réactions, tellement moins contrôlées que les siennes. Oui, qu’ils souffrent pour son plaisir, même si cela n’était que le jeu puéril d’un enfant capricieux et jaloux. Il s’en moquait ; ce qu’ils pensaient n’était pas de son ressort. Avec la me^me froide indifférence de son serviteur, il jugeait les autres et les laissait tomber. Du moins n’était ce qu’une partie de Fall. L’autre savait s’inquéter pour les personnes qu’il appréciait. Mais cette personnalité là, elle était à l’agonie depuis la mort de sa fiancée. Cela ne servait à rien de sauver les apparences. Il se laissait être dévoré vivant par la colère qui le rongeait. C’était ça, se nécroser.

Gabriel l’emmena dans son appartement. C’était un endroit petit, en désordre, bref, le parfais appartement du célibataire endurci. La plupart des meubles étaient en bois, foncés, et apparemment… Il n’y avait que trois pièces. Cela ressemblait étrangement à sa chambre et antichambre, à la Tour. Mais lui, il avait des larbins pour ranger. Cependant, l’endroit était propre. De toutes manières, Lisbet’h s’en moquait éperdument tant que le lit était assez moelleux pour la nuit.

Gabriel et elle discutèrent encore, paroles entrecoupées de baisers et de caresses de plus en plus audacieuses, jusqu’à ce que, enfin, il la fasse tomber sur le lit.
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MessageSujet: Re: Méfiez vous des apparences... [Pv Fall]   Lun 14 Juil - 20:44

Gabriel ouvrit les yeux et les referma rapidement. Il avait mal à la tête. Une douleur pulsait sourdement à ses tempes. Et voila ce qui arrivait quand on buvait trop. Aujourd’hui était un autre jour, il allait se faire plus de femmes et boirait moins… Enfin, il allait essayer, car il fallait dire que le buffet et tous les plateaux plein d’alcool qui tournaient étaient très appétissants et attirants. Le problème, c’est que ce n’est pas une très bonne idée de boire a jeun. Car on ressentait tellement plus vite les effets de l’alcool. Enfin pour l’instant, il gardait les yeux fermés, sentait une douce présence à ses côtés et se remémorant comme il pouvait ce qui s’était passé la veille.

- C’est une excellente idée, ma foi. Et puis je préfère les endroits plus intimes lorsque j’embrasse quelqu’un…
Elle avait répondu exactement ce que souhaitait Gabriel et c’était excellent. Elle avait bien saisit ce que le jeune débauché attendait d’elle et surtout, elle acceptait cela. Parfait.

Oui, il l’avait donc ramené chez lui. Et il était vrai qu’elle ne l’avait pas déçu, loin, bien loin de là. Elle avait très bien accepté que Gabriel ne fut qu’un homme pour elle le temps d’une nuit, elle avait volontiers joué le jeu jusqu’au bout, n’hésitant pas à en rajouter une fois dans l’appartement de Gabriel. La nuit avait été brûlante et très agréable. La seule chose que regrettait Gabriel, c’était son manque de réactivité par moment, tout cela du encore et toujours à l’alcool. C’était à détester la boisson pour la fin de sa vie. Enfin bon. La nuit avait été courte car ni Gabriel, Ni Lisbeth ne semblait ressentir ni fatigue ni envie d’arrêter et il était hors de question que le jeune blond arrête en premier, quitte à se fatiguer encore et encore.
La jeune femme était vraiment magnifique. Gabriel avait prit un malin plaisir à défaire sa coiffure savamment mise en place pour l’occasion, laissant cascader ses cheveux sur sa douce poitrine agréable au toucher. Le ballet des corps était parfait. Des peaux brûlantes se caressant, des lèvres se cherchant, se trouvant, des vas et viens, des gémissements venant des deux côtés, des légères gouttes de sueurs… Ils avaient recommencé encore, cela convenait bien à Gabriel qui aurait du le faire plusieurs fois dans la même nuit. Puis enfin ils s’étaient endormi dans le lit de Gabriel qui avait encore mis ses ressorts à rude épreuves cette nuit. Gabriel d’était endormi peu de temps après, juste le temps de complimenter avec humour les talents de Lisbeth au lit, qui égalait peu de femme qu’il avait jusque là rencontré.

Il avait dormi d’un trait jusqu’à maintenant. Il ne savait même pas quelle heure il était et il s’en fichait. Il ouvrit de nouveau les yeux. Il se sentait fatigué et le corps lourd. Il se tourna vers la belle endormie et lui caressa négligemment la joue. Allait-il faire son salaud ce matin ? Gabriel retint un soupir, il était trop flemmard pour l’envoyer bouler, après tout, elle l’avait très bien satisfait durant cette nuit et elle pouvait mériter l’immense honneur de se rhabiller doucement avant de partir et non de se faire jeter de la voix moqueuse et presque méprisante de Gabriel. Surtout qu’elle n’allait pas faire de caprice, en parfaite connaissance de cause de ce que cette nuit voulait dire.

Il attendit le temps de se réveiller un peu plus puis se redressa et se leva en tenue d’Adam. Il enfila rapidement un jean et un teeshirt et se passa la main dans les cheveux, les recoiffant vaguement. Il jeta un coup d’œil à l’horloge. Onze heures et demie, quand même. Il se servit une tasse de café et s’accouda à la fenêtre. Il n’y avait pas grand monde dans les rues, tout le monde récupérait d’hier pour recommencer ce soir. Tara était belle. Mais grande. Et trouver quelqu'un n’était pas aisé. Gabriel priait silencieusement pour aujourd’hui trouver Nathaniel. Il ne savait toujours pas si il était là ou non, cela l’énervait car il n’avait pas envie de faire des recherches en vain. Il ne tenait pas non plus à ce que Nathaniel le trouve dans les bras de quelqu'un d’autre… Il ne se sentait pas trop coupable de ses actes, mais il apprécierait moyennement de se faire surprendre, car il était quasiment certain que Nathaniel en serait blessé et c’était absolument ce que Gabriel voulait évitait, il l’aimait trop pour ça et ne voulait que retrouver son magnifique sourire. Ce sourire qui avait été le puissant déclic de leur rencontre. Il y arrivait, il interrogerait toutes les personnes pour voir si ils n’avaient pas croisé un jeune homme ténébreux. Il demanderait plus aux femmes, qui sont plus aptes à s’en souvenir… Oui, il le trouverait et la nuit prochaine, il la passerait avec Nathaniel, tout gentiment et agréablement…

Gabriel se retourna pour regarder Lisbeth et fit l’effort de demander :

-Bien dormi ?

Sa voix restait cependant quelque peu moqueuse.

-Il est tard, vous avez sûrement à faire aujourd’hui non ?

Qu’il était aimable et détourné ce matin. C’était fantastique, c’était sûrement l’effet ‘Nath’ Car d’ordinaire il ne s’embarrassait pas de subtilité de la sorte c’était « Au revoir je suis fatigué ». Là il était tout ce qu’il y avait d’hypocrite mais ne blessait pas trop l’amour propre de la jolie blonde. Il était temps pour elle de partir, c’était ainsi. Et Gabriel pourrait faire son planning de la journée en paix…
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MessageSujet: Re: Méfiez vous des apparences... [Pv Fall]   Mar 15 Juil - 11:49

Un dieu ne dormait jamais. Enfin, pas au sens humain du terme. Si pour eux, dormir signifiait se reposer, détendre muscles et cerveaux, afin d’emmagasiner de nouveau une énergie vitale pour la survie, pour Fall et les autres cela n’était qu’un état secondaire dans lequel ils se plongeaient volontairement. Une sorte de transe qui permettait d’acquérir une tranquillité d’esprit, un brassage de souvenirs et de réflexions, cela sans être inquiétés du monde. Le corps, bien qu’immobile et détendu, ne faisait pas les mêmes réactions qu’un être humain. En somme, Lisbet’h dormait paisiblement pendant que Fall, perdu dans sa mémoire, apaisait son esprit, totalement déconnecté du monde. Dans les deux cas, c’était apparenté à du sommeil, mais au cœur de la chose, la différence était subtile.

Fall avait passé la nuit à la plus agréable occupation, sans plus se soucier de Nathaniel qui, après tout, était assez grand pour s’imaginer lui-même la chose. Gabriel était un délicieux amant, et chose rare, l’activité avait profité aux deux protagonistes. Fall sentait mollement le corps de Lisbet’h étendu sur les draps, languissamment, sans se soucier de la vue d’autrui sur sa peau à découvert, les cheveux blonds formant une auréole d’or autour de sa tête, ses cils soyeux cachant les deux soleils de ses yeux. Sa bouche de velours enfin immobile, elle dormait, à quelques centimètres du corps de son amant d’une nuit. Mais il en avait si peu conscience, il s’était tellement éloigné de cet appartement, que c’est à peine s’il ressentit le mouvement qui lui indiqua que le blond venait de se lever. Immédiatement, elle ouvrit les yeux, sans le regarder, deux fentes de chat qui s’abîmait dans la contemplation du drap.

D’un geste indolent, elle fit monter sa main jusqu’à son regard et l’examina. Toujours cette peau pâle et ses doigts effilés. Toujours les mêmes dômes de nacre. La même forme des monts. Oui, heureusement, il était toujours dans le corps de Lisbet’h et sa fatigue mentale n’avait pas lâché prise. Il avait eut la crainte vague de se retrouver sous son corps habituel, auquel son aura était plus habituée, ou même… plus rien, ce qui aurait été extrêmement inquiétant. Il ne doutait pas que durant la nuit –ou plutôt le début de matinée, les formes de Lisbet’h s’étaient légèrement brouillées, un visage supplantant le sien, derrière les traits… Mais Gabriel dormant d’un sommeil de plomb, tout comme elle, cela n’avait guère eut d’importance. Satisfait, il souleva son visage, un bras à plat sur le matelas, l’autre soutenant sa gorge, et ramena dans l’attitude parfaite de la jeune femme le drap sur son corps, étant dans le plus simple appareil. Conscient qu’elle était éveillée, Gabriel, la silhouette désormais vêtue –quel dommage, railla mentalement Fall- se retourna pour demander d’une voix dont le ton narquois restait contrôlé :

-Bien dormi ? Il est tard, vous avez sûrement à faire aujourd’hui non ?

Lisbet’h ne se soucia pas de ses manières cavalières et s’assit, remontant le tissu jusqu’à ses épaules, faussement délicate. Elle prit son temps pour répondre, baissant la main pour attraper ses vêtements qui traînassaient par terre.

- Merveilleusement, assura t-elle dans un mouvement de boucles vénitiennes, la politesse se mêlant à l’ironie. Tout comme vous j‘espère, si votre sommeil était aussi puissant que vos manières de la veille. Et en effet, j’ai des choses à faire, la Samain est tellement courte.

Elle lâcha le drap pour se revêtir de sa tenue de la veille, retrouva son lacet abandonné pour nouer ses cheveux en une basse queue de cheval lâche. Ceci fait, elle se leva, remit de l’ordre dans sa tenue. Elle n’était pas sotte, et de toutes manières comme elle l’avait dit la veille, aucune intention de rester en trépignant. Même si Gabriel ne savait pas ce qu’il perdait, songea moqueusement Fall en minaudant à merveille. Il doutait que celui-ci retrouve une partenaire aussi… divine que sa Lisbet’h.

- Merci pour l’hébergement, continua t-elle, le remerciant sincèrement pour ne pas l’avoir fait sortir sitôt leurs étreintes achevées, ce qui n’était pas le bonheur de tout le monde. Et bonne pioche pour votre prochaine nuit.

Elle sourit malicieusement, approcha Gabriel pour effleurer de la main le coin de ses lèvres et se dirigea vers la porte. Elle ne souhaitait pas incommoder la personne qui lui avait offert une nuit si plaisante, et comme elle l’avait dit plutôt, oui, elle avait des choses à faire. Ils étaient égaux à ce petit jeu de dupe. Gab n’avait en aucun cas de l’influence sur Lisbet’h, car elle était toute aussi libre et habituée que lui. Une sorte de double féminin, en quelques sortes. Le genre de personne qui, si elle s’installait à Tara, satisferait grandement les maris déchus par le jeune homme. Et ce dernier le savait, raison pour laquelle elle n’était pas déjà dehors comme toutes les sottes romantiques qui croyaient qu’une nuit voulait dire l’éternité. Bien sûr, elles ne l’étaient pas toute, mais la Lisbet’h de Fall bénéficiait d’un statut spécial renforcé par son charisme écrasant.

- Adieu Gabriel, lâcha t-elle sereinement en sortant.

Le jeu avait été amusant, mais il doutait revenir à Tara dans le même but. Entre temps, il aurait sûrement trouvé autre chose pour embêter le petit Nathaniel, si fragile.

Des choses à faire… Et si, par exemple, il se mettait en quête de retrouver le brun pour voir sa réaction ? Il n’osait plus dépenser de l’énergie magique de crainte que sa couverture ne tienne plus. Bof, laissons le à Mikaël, Lisbet’h, elle, se mettrait en chasse d’une autre activité redondante après un passage aux sources pour se refaire une beauté.
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Nathaniel Mor'wan
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MessageSujet: Re: Méfiez vous des apparences... [Pv Fall]   Mar 15 Juil - 12:36

Ils étaient partis. Gabriel et Lisbet’h s’étaient éloignés dans le dédale de végétation qui oppressait Nathaniel, se refermant peu à peu sur lui, pauvre loque recroquevillée à même le sol. Ils étaient partis. Le jeune homme imaginait aisément ce qui s’était déroulé après leur départ. Les images défilaient dans sa tête, éveillant en lui une colère incommensurable envers Fall, et brisant les murailles qui contenaient son chagrin, piétinant au passage tout ce qu’il avait mis tant de temps à bâtir. Ils étaient partis. En saccageant ses protections et sa raison, qu’il avait mises de côté, à l’abri, et qu’il croyait intouchables. Mais en ouvrant son cœur à Gabriel, Nathaniel avait signé de son propre sang le contrat qui allait le mener à sa perte. Plus jamais il ne serait le même. Nathaniel était mort pour la deuxième fois, cette nuit. Il lui faudrait changer. Affronter ses chimères et ne plus les dissimuler aux regards, libres d’accès pour qui sait chercher. Il lui faudrait devenir fort.

La pluie commença à tomber, doux réconfort dans la tiédeur de la nuit d’automne. Les Jardins étaient silencieux, le tout un chacun de Tara avait déserté les lieux, l’heure étant trop tardive même pour les plus courageux festifs. Ils étaient à présent tous dans leur lit, serrant contre eux une compagne ou un édredon de plume, faute de mieux. Mais Nathaniel était dehors. Sous la pluie. Ses cheveux noirs d’ordinaire si souples se collaient contre son visage, lui donnant un air encore plus misérable qu’il affichait dans sa posture. Son costume était lourd d’humidité et collait contre sa peau froide, refermant un cocon qui se voulait protecteur autour de sa personne. Enfin, les gouttes de pluie apaisaient ses yeux devenus rouges par des larmes qu’il n’avait pas l’habitude de verser, se confondant au sel de celles-ci qui continuaient leur chemin le long du menton de Nath. La pluie le rendait toujours aussi triste, et ce soir plus que jamais. Quelqu’un lui ferait il un jour la grâce d’être à ses côtés en de telles circonstances ? Il ne savait vraiment pas ce qu’il convenait de faire, à présent. Il n’avait fait que courir après ses sentiments pour s’y retrouver confronté de force, brutalement. Nathaniel ne pouvait pas revenir en arrière alors … Il allait changer. Alors il allait falloir qu’il se montre fort.


« Ne prête pas attention à mes paroles, mon aimé … »

Il parlait seul. Sans véritable conscience du temps qui passait ou de la pluie qui tombait. Il suppliait Gabriel de ne pas écouter les paroles que criaient ses yeux, ces mots de reproches ou de colère qui ne lui étaient pas destinés. Ces derniers ne pouvaient que lui être adressés. Il regrettait de ne pas être revenu plus tôt à Tara. Dans ce cas, peut être que Gabriel lui aurait accordé du temps, et en ce moment ils se trouveraient ensemble quelque part, à marcher côte à côte, se suffisant d’un regard pour se parler, d’un baiser pour s’aimer. Nath ferma les yeux et sourit dans son délire. Oui, il faisait beau, c’était le soir et les dernières lueurs du jour éclairaient les pétales des fleurs qui les entouraient. Ils se trouvaient face à face dans les Jardins, jouant d’un souffle d’air dans une chevelure ou d’une caresse sur une joue. Gabriel souriait devant la frustration feinte de Nath qui cherchait sa bouche, jusqu’à ce que son compagnon la lui offre de bon cœur. Il y croyait si fort, qu’un instant sa raison bascula pour occulter tout le reste, ne laisser place qu’au rêve délicieux qui l’emmenait très loin.

Mais Nathaniel finit par se réveiller, et en perdit son sourire, innocent de toute chose. Comment avait il put être aussi stupide pour ne pas trouver Gabriel à temps ? Fall jouait avec Gabriel comme il jouait avec lui-même, et cela Nath ne pouvait le supporter. Voir Lili embrasser toute autre personne lui aurait fait assez de mal comme cela. Pourquoi donc avoir jeté son dévolu sur la seule personne à qui il tenait encore un tant soit peu ? Ce n’était pas juste. Il avait déjà purgé sa peine d’avoir tenté de tout arrêter en bouleversant les plans du Destin. Celui-ci l’avait suffisamment accablé de torts et de douleur. Ce n’était pas juste. Il avait payé. Et il continuait, inexorablement. Cela n’aurait donc pas de fin ? Etait ce sa malédiction, éternellement renouvelée dès qu’il se sentirait sain d’esprit à nouveau ? Ce n'était pas juste !

Dans le froid de la nuit, un hurlement déchira le silence pesant qui s’était abattu sur la ville. Un hurlement à la Lune d’un animal blessé au plus profond de lui même. Nathaniel hurlait. Il criait sa peine, ses angoisses, ses doutes, ses remords. Il injuriait le Destin et ce qui l’avait poussé à mettre les pieds dans ce lieu. Pire encore, il regrettait d’avoir un jour aimé Lili, d’avoir aimé Gabriel. Toute personne l’approchant de trop près lui était arrachée violemment. Ce raisonnement était égoïste, mais il ne voulait pas les perdre. Surtout que tout cela finissait toujours mal. La mort de Lisbet’h … Qui sait ce qui s’abattrait sur Gabriel pour avoir aimé un hybride maléfique et perturbé ? La Mort, ou quelque chose de plus dévastateur lui était il réservé ? Nathaniel en venait même à se demander s’il ne provoquait pas tout cela. Une part de son esprit dérangé pouvait très bien s’amuser à s’auto détruire qu’il n’en serait pas étonné.

Le jeune homme ramassa mécaniquement quelques graviers qui entraient en contact avec ses paumes déjà meurtries, et serra les poings si fort qu’il aggrava son état en faisant couler doucement des filets de sang au creux de ses paumes et le long de ses poignets. Puis il les porta à son visage et, dans sa démence, les contempla un long moment en silence, comme si rien d’autre n’avait d’importance, comme si la blessure physique occultait le désastre qui se déroulait dans son esprit. Se concentrer sur une chose qu’il connaissait bien. Ne pas penser au moment présent. Il n’avait jamais été blessé, trahi, responsable de sa propre détresse. Jamais. Ce n'était qu'un cauchemar, une méchante illusion. D’un geste redevenu étonnamment calme, son esprit passant de la folie furieuse à celle, tranquille comme la quiétude avant la tempête, il saisit sa montre à gousset et la regarda avec émerveillement. Il était tard. Tôt. Nathaniel ne savait pas véritablement, ayant perdu toute notion pratique. Quatre heures. Du matin, de l’après midi ? Mystère. La pluie coula sur le cadran, brouillant les chiffres, se mêlant au liquide rouge qui avait franchi les poignets pour arrêter le mécanisme de l’horlogerie. Voilà. L’heure de sa mort serait toujours inscrite sur ce mécanisme.

Nathaniel sourit. Il était temps d’en finir. Il tâtonna l’intérieur de sa veste pour en sortir une fine lame aiguisée, qu’il gardait pour les occasions spéciales. Il était temps d'en finir. Gabriel n’avait plus besoin de lui, n’avait sans doute jamais eu besoin d’un homme dans sa vie. Et lui-même avait perdu la seule chose qu’il pouvait avoir la vantardise de revendiquer : sa raison de nouveau intacte après Lili. Mais celle-ci s’était brisée de nouveau, en même temps que son cœur. Et bientôt, son cœur cesserait également toute activité. Nath appuya l’arme contre la peau fragile de son avant bras et s’apprêta à trancher la chair lorsqu’un visage s’imposa à lui. Mikaël. Il ne savait pas pourquoi, mais il devait y aller. Il ne savait pas comment, mais cet homme venait de lui sauver la vie de nouveau. Sans le vouloir, encore une fois. Nathaniel pressentait qu’il se devait d’accomplir quelque chose avant. Mais que le moment qu’il attendait viendrait bientôt. Tout était lié.

Alors Nath se redressa difficilement et, en s’appuyant contre la verdure alentour, trouva le chemin de la sortie, des images déplaisantes plein la tête. Les longs cheveux vénitiens de Lisbet’h plaqué contre le torse en sueur de Gabriel. Un pas après l’autre. Une bouche parcourant fiévreusement une poitrine généreuse. Encore. Leur sourire commun. Avancer. Des mains se baladant sur les deux seuls corps que Nathaniel avait jamais désiré. Lentement. Une jambe qui se remonte, des doigts qui se crispent. Trébucher, se rattraper. Des mots doux murmurés faiblement à la lueur de la Lune. Ecarter d’un geste la pluie et les larmes de ses prunelles. La douce étreinte d’un lit confortable. Sortir des Jardins. Errer à travers Tara jusqu’à trouver la raison qui l’avait poussé à survivre, encore. Malgré lui.

La Lune était pleine, et de son regard de glace elle semblait se moquer ouvertement de Nathaniel Mor’wan, éclairant son visage en pleurs, l’enchaînement des heures lui semblant comme une histoire sans fin.

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