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 Des milliers d'étoiles [ PV Nathy]

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MessageSujet: Des milliers d'étoiles [ PV Nathy]   Mer 24 Déc - 15:40

[ Pardon pour l'attente d'un début, qui est médiocre -.-' ]


Une douce brise soufflait sur la plage. Des cailloux polis remplaçaient le sable sur cette grève. L’océan à l’horizon était calme, comme si il voulait faire partie du moment, de l’instant de calme et de sérénité. Aucuns arbres ne venaient ponctuer la plage. A l’horizon, la mer entrait en contact avec le ciel, dans un magnifique balai nuptial. Le zéphyr emportait avec lui une odeur de sel et d’algues. Les quelques grains de sables présents sur la plage voltigeaient, et se reflétaient au soleil, ressemblants à de petites étoiles. L’endroit était serein. C’est le seul mot qui puisse vaguement exprimer ce que l’on ressent à l’abord de cette plage si … inébranlable. Encore un adjectif pour décrire cette plage. La beauté des lieux me laisse sans contenance, si bien que la description de l’endroit est presque impossible. Alors, je vais me taire. Les évènements peuvent enfin commencer.

Une silhouette arrivait sur la plage. Le rythme régulier de ses pas sur la grève, sa calme respiration, tout cela s’harmonisait avec les lieux. Ses traits devinrent nets lorsqu’elle arriva sur les cailloux. Ses cheveux d’ébènes tombant en cascade sur son dos c’était bouclé à l’approche de l’eau salée. Elle ressemblait en tout points à une humaine. Comme pour contredire cette intuition, elle ouvrit les yeux, laissant au grand jour des pupilles flamboyantes. Marchant souplement sans se douter le moins du monde qu’elle était « observée », Danlo s’approcha doucement et avec prudence des écumes que la mer avait provoqués avec ses remous. Elle enleva ses bottes et les jeta dans les rochers. L’adolescente remonta sa tunique et ses manches et mit les pieds dans l’eau. Le contact glacé de l’eau lui était étranger, mais elle l’appréciait. Lorsque des gouttelettes d’eau arrivèrent sur ses joues, un sourire éclaira son visage. Un rire cristallin sortie de ses lèvres, on ne sait pour quelle raison. Elle défit sa queue de cheval et laissa ses cheveux virevolter au vent. La Sérénité. C’était la première fois qu’elle éprouvait ce sentiment. La première fois que la vraie joie était présente partout dans son être. Et c’était bien. Bien de savoir que toute chose est vivante, que tout est serein et calme, inébranlable.

Depuis qu’elle avait quitté son foyer l’année précédente, Danlo avait parcouru les trois continents d’Erin, et jusqu'à ce moment précis, aucuns évènements n’avaient éclairés sa route. Alors la monotonie du voyage avait pris le dessus, la lassant des grands voyages routiniers. Dan’ sortit de l’eau et partit sur les rochers éclairés par le soleil. Elle essaya de trouver un endroit favorable pour s’asseoir et fini par en trouver un. S’asseyant avec prudence sur le grand et plat rocher, l’adolescente se coucha sur le dos pour savourer la chaleur du soleil sur sa peau. Ses cheveux avaient le parfum de la mer et du sel. S’asseyant pour apprécier la beauté du soleil éclairant la mer, avec ses milles reflets ressemblant à des étoiles, elle savoura le silence. Soudain, ses sourcils se froncèrent et elle ouvrit ses yeux flamboyants. Le silence était trop profond pour en être un vrai. Danlo soupira et se décida finalement à ouvrir la bouche, brisant ainsi l’intense moment de paix.

« Y’a quelqu’un ? »

Elle n’avait pas modelé sa phrase joliment, laissant les mots qu’avait choisis son esprit sortir par sa bouche. Certes, ce n’était guère poli, mais étant pratiquement sûr qu’il n’y avait personne. Pratiquement. Mais, une nouvelle et faible respiration la troubla. Comment se fait t’il qu’elle n’avait pas repéré l’ennemi ? Sûrement le calme des lieux l’avait trompé. Elle grogna dans sa barbe et se leva agilement. Repoussant une mèche de cheveux derrière son oreille, elle regarda aux alentours et ne trouva pas âme qui vive. La respiration se fit plus forte. Mais alors… L’inconnu ne pouvait être qu’a un seul lieu… Elle frissonna en comprenant.

Il était derrière elle.
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Nathaniel Mor'wan
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MessageSujet: Re: Des milliers d'étoiles [ PV Nathy]   Sam 27 Déc - 19:19

[ Bon j'ai fait court aussi, du coup ^^' Et pas franchement mieux XD Je tenterai de me rattraper à l'occasion ! ]

Il était tard. Tôt. Qu’en savait-il ? Nathaniel errait sur la plage de pierre de Dahut, où il ne s’était pas aventuré depuis longtemps. Néanmoins, il en connaissait encore chaque recoin, chaque aspérité dans la pierre calcaire de la falaise qui surplombait le paysage. Le ressac des vagues était lancinant, monotone, absolument et profondément inintéressant. Il était tôt. Tard. Tout dépendait. Le soleil n’était pas encore couché, mais c’était la fin de son règne tyrannique. L’après midi touchait à sa fin, l’astre au dessus de sa tête vivait intensément ses dernières heures, comme s’il ne survivrait pas à la nuit … Et même cette lueur compacte et rayonnante se reflétant sur l’étendue sombre et immuable des flots ne suffisait pas à rendre le tableau intéressant à ses yeux. Nathaniel avançait, sans se soucier de la brise qui jouait dans ses cheveux anthracites, et qui n’arrivait pas à le faire frissonner malgré toute l’application qu’elle mettait à la tache. Le jeune homme faisait à présent face à l’étendue miroitante de cailloux aux milles teintes, rayonnante dans la fin de journée. Lorsque les nuages ne jouaient pas à camoufler l’astre solaire, celui-ci faisait luire la plage renommée de Dahut avec véhémence et détermination.

Nath resta quelques instants immobile, à se demander pourquoi l’homme se plaisait à inventer le mot déterminisme en ce qui concernait la Nature. Tout n’était en effet pas dirigé par une cause, un effet. Quand il observait les aléas de la houle, le jeune hybride sentait bien que jamais l’Homme ne pourrait contrôler cela. Pourtant, cette espèce s’amusait depuis tout temps à s’ancrer à un but inatteignable et prétentieux. Il fallait savoir apprécier la simplicité lorsqu’on la rencontrait. Si Nathaniel en était convaincu, ce n’était pas pour autant qu’il ressentait quoi que ce soit devant la soit disant beauté du paysage. La quiétude de celui-ci ne le touchait nullement, et il restait de marbre devant ce que tant de voyageurs venaient admirer. Las, il se remit en route et parcouru encore quelques mètres avant de bifurquer, dos à la mer, vers un replat rocheux qu’il appréciait tout particulièrement pour son isolement et son calme. Ici, il ne risquait pas d’être dérangé par un visiteur impromptu. Seuls les initiés ou les marginaux s’aventuraient au fin fond de la plage de galets, là où le paysage se faisait moins intense, l’air plus froid, la bise plus mordante …

Une fois assis en tailleur sur le sol de pierre glaciale, Nathaniel soupira, laissant échapper un nuage de buée qui se fondit rapidement dans l’atmosphère ambiante pour bientôt disparaître. Il pensait, comme bien souvent depuis leur rencontre, à Gabriel. Maintenant, les deux jeunes gens étaient enfin ensemble, malgré la Guilde, malgré le regard des autres, malgré les à priori. Cette simple évidence lui apparaissait comme un rare trésor, un cadeau du Destin en contrepartie de tout ce qu’il avait payé … Cela lui semblait pourtant bien généreux, lui qui savait que cette instance ne l’était jamais … Aussi Nath redoutait il des représailles, sans toutefois le laisser paraître pour n’inquiéter personne d’autre que lui-même. Un sourire se dessina sur ses traits. Une de ces rares manifestations d’une réelle satisfaction chez le jeune homme : il repensait à la douceur de l’étreinte de son compagnon, et son absence lui pesait comme jamais auparavant, bien qu’ils ne se soient quittés que deux jours plus tôt. Une mission de dernière minute, un appel urgent … Moyennement quoi il devait attendre le lendemain avant de pouvoir abattre celui qu’on l’avait envoyé occire. Irascible, Nathaniel se releva finalement avec souplesse quand il perçut une présence non loin de là. Son côté prédateur à l’affut, il attendit de voir qui était assez téméraire pour s’aventurer aussi loin de la ville à une heure pareille. Le coin était pourtant réputé pour sa mauvaise fréquentation …

Une silhouette longiligne s’avançait vers la mer, sans retenue. Nath ne pouvait voir son visage, mais il pouvait déjà deviner, grâce à la luminosité qui lui était profitable, que l’inconnu était en fait une inconnue. Sa démarche était gracieuse, ce qui confirmait le fait que cela ne devait pas être n’importe qui pour s’aventurer ici … Car deux hypothèses s’étaient offertes à lui : Une imbécile, ou une rencontre qui valait quelque chose. Toujours est il que la demoiselle s’avança vers la mer, dénuda ses pieds avant de lancer ses chaussures non loin de l’aplomb rocheux qui cachait habilement Nathaniel au regard de la jeune femme, si jamais l’idée lui était venue de regarder vers lui. La silhouette s’enfonça dans l’eau, jubila et détacha d’un geste expert sa coiffe, libérant sa chevelure qui s’empressa d’épouser la cambrure de son dos. Ressortant finalement, au bout de quelques minutes durant lesquelles le jeune homme scruta l’inconnue d’un air suspicieux, cette dernière rebroussa chemin et s’installa sur une pierre plate en dessous de lui, légèrement avancée par rapport à sa position actuelle. Il avait ainsi une vue directe sur sa personne, qu’il supposa tout à fait banale, avant de remarquer, sans avoir le temps de détailler le reste de ses caractéristiques physiques, la rougeur inhabituelle de ses iris, irradiant plus de chaleur que ne le faisait le soleil mourant. Les fines lèvres laissèrent échapper un soupir avant qu’elle ne comprenne enfin et demande :


« Y’a quelqu’un ? »

Nathaniel sourit d’un air narquois en la devinant à l’affut du moindre bruit venant de sa part. Joueur, il intensifia le débit de sa respiration pour signaler sa présence. Ne pensant pas à regarder vers le haut, la demoiselle se retourna d’un air attentif pour voir ses espoirs réduits à néant. Conciliant, Nath se releva tout à fait et sauta de son perchoir pour atterrir souplement, accroupi devant le rocher plat sur lequel s’était installé l’adolescente, de 19 ans tout au plus. Ou plutôt l’Erewent. Car ces yeux ne trompaient pas, elle n’avait d’humaine que l’apparence. Et il aurait senti si elle avait été comme lui un hybride. Il ne restait donc que la race maudite … Intéressant. Dans un raclement de gorge, il répondit sobrement, laissant sa voix sans intonation particulière, sans indications. Neutre, tout comme il se trouvait être.

« Manifestement, oui. »

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MessageSujet: Re: Des milliers d'étoiles [ PV Nathy]   Dim 28 Déc - 16:29

[La première fois de toute ma vie que je fais une page complète de Rp =]

Une voix répondit à sa question. Question qu’elle croyait inutile mais qui finalement se révélait moins futile qu’elle ne le croyait. Sachant très bien quel genre de personnages traversait cette plage, elle se croyait seule pour un bout de temps. Mais bon… Elle aimait tout aussi bien la « bonne » compagnie c'est-à-dire tout le monde sauf les piliers de taverne, les gens ayant l’humour gras et les empêcheurs-de-tourner-en-rond. Et justement Dan’ avait l’impression que la personne qui c’était invitée devant son rocher en était une. La jeune Erewent se releva précipitamment, à cause de le jeune homme qui avait sauté avec une agilité inattendue devant son rocher. Le contact tiède et dur des galets sous ses pieds n’était pas pour lui déplaire, mais c’est un peu gênant d’arriver nu-pieds devant un inconnu. * Bon, bon… Tirons tout cela au clair. * Sa réflexion ne dura qu’un instant avant qu’elle réalise que l’adolescent aux cheveux noirs n’aimait pas la compagnie. Et pourtant il était la, devant elle à attendre une réponse de sa part qui n’arrivait pas. Après le bref sursaut qu’avait provoqué l’arrivée du jeune homme, la respiration de Danlo était revenue à la normale, sa poitrine se soulevant au rythme de ses inspirations. Elle s’écarta de l’inconnu pour aller s’asseoir sur un gros rocher non loin de là. Elle fixa le visage bien dessiné de l’adolescent puis détourna le regard, comme pour ne pas se perdre dans les méandres de ses iris.

Frénétiquement, Dan’ remit une mèche de cheveux aussi noire que ceux de l’inconnu derrière son oreille. Ces pensées reprirent le dessus sur ses actes et elle resta immobile le regard perdu dans le vide. Pourquoi cette personne était-elle venue ici, sur cette plage ? Pourquoi parler à des gens qu’il ne connaissait pas ? Et puis, il se voyait bien que l’adolescent n’aimait pas la compagnie. Il aurait mieux fait de rester avec les siens, les gens qu’il connaissait depuis longtemps, avec qui il pouvait se sentir à l’aise. C’est vrai, pourquoi faire tout le contraire de nos envies et désirs ? Pour se prouver qu’on à un contrôle total de sois ? Pour se prouver qu’on peut relever le défi ? C’est sottises que d’aller à l’encore de ses envies. Si elle avait pu, Dan’ serait restée chez elle, au fin fond d’Erin, avec sa famille. Mais la petite fille lui avait dit de partir. Et elle avait stupidement écouté la petite fille. Elle se rappelait d’elle comme d’une enfant à la beauté irréelle, portant pour tout vêtement une robe à la douce couleur… Quelle couleur déjà… ? Elle ne s’en rappelait plus. Mais qu’importait de savoir la couleur de la robe d’une petite fille qui semblait n’avoir été qu’une illusion ? La futilité de ses pensées lui apparu clairement lorsqu’elle revint dans son corps, lorsque la douce bise revint jouer dans ses cheveux, lorsque les millions d’éclats que le soleil provoquait sur la mer voulaient fasciner ses yeux. Mais sa ne marcha pas. Les traits de l’Erewent restaient comme gravés dans la pierre.

Danlo venait de réaliser que l’étranger faisait sa pour le plaisir. Il aurait pu le faire par méchanceté, par impulsion ou tout simplement ne pas le faire. L’adolescente n’arrivait pas tout à fait à cerner cet inconnu, trop incohérent pour elle. Pourquoi faire tout le contraire de ses envies ? Pourquoi aller à l’encontre de ses désirs ? Par pure désinvolture ? C’était possible avec lui. Enfin, elle croyait. Ce n’était qu’une vague impression. Ses yeux flamboyants étaient préoccupés, un voile de pensées les recouvrait. Elle se releva doucement et fixa la personne qui se tenait devant elle. Ses traits semblaient et étaient impassibles, le ton de sa voix monocorde. L’être qui se trouvait en face d’elle était son contraire. Elle, pensive philosophique, lui calme et inébranlable. Comme s’il cherchait à la … A la déstabiliser. Comme un jeu qu’il opérait sur tout le monde, pour voir les degrés et la diversité des réactions. Le silence régnait sur la plage. Le soleil descendait dans la mer, lentement, très lentement, pour ne pas brûler les tréfonds de l’eu, pour ne pas ébouillanter les coquillages. Sa lueur rougeâtre se reflétait plus que jamais sur les vaguelettes que la brise créait sur la mer, faisant ainsi apparaître des millions de reflets rouges, de petites étoiles pourpres. Plus cette scène vibrante de sérénité durait, plus les souvenirs remontaient à l’esprit de l’adolescente.

Tic tac. Tic tac. Le bruit du temps, qui défilait, ne se souciant point des vies passant au trépas. Ne se souciant pas des dégâts qu’il causait, indomptable. Féroce et sanguinaire. C’était ce qui caractérisait le temps. Peut être d’autres personnes choisirons des adjectifs moins sombres, mais ce n’est pas le cas pour l’instant. Une goutte d’eau tomba dans une flaque. Le temps continue sa route, inlassablement. Sans remords. D’autres la suivirent, de plus en plus fort. Une pluie diluvienne tomba. Suivit de flocons de neige. Le tout se mêlant, formant sur le sol des flaques d’une eau glacial. Une petite fille apparue de derrière un arbre, le visage maculé de boue, mais un grand sourire sur les lèvres. Elle portait une petite robe, ce qui était étrange pour la saison. Malgré son visage juvénile, ses yeux bleus azur reflétaient une sagesse de plusieurs centaines de vies d’homme. Son regard se posa sur une fille qui la rejoignait à pas hésitants, une capuche rabattue sur la tête pour se protéger de la pluie. Cette personne semblait avoir du mal à se retenir d’enlever sa cape et de courir, danser sous la pluie. Elle rejoignit la petite fille et l’interrogea du regard. L’enfant haussa les épaules et lui pointa un objet qu’elle seule semblait voir. Des lèvres rosées de la fillette, des paroles s’échappèrent et semblèrent perturber l’adolescente qui lui répondit d’un ton hésitant. L’enfant éclata de rire mais ne répondit pas. Elle fit signe à l’autre de se baisser, geste qu’elle fit rapidement. Le visage rieur et maculé de bout, la petite fille lui souffla quelques mots à l’oreille. La jeune femme à ses côtés lui répondit par une question auquel la fillette ne répondit que par un regard énigmatique. Puis, relevant sa robe de printemps l’enfant fit un sourire malicieux à la jeune fille et disparu. Un battement de cœur et s’en était finit. La fillette avait disparu derrière un arbre. L’autre couru sur les traces de la petite fille et regarda avec empressement derrière le chêne ou l’enfant avait disparue. Mais comme elle s’y attendait, plus rien. Plus aucunes traces de la chétive enfant. Revenant sur ses pas, la femme sembla réfléchir un instant et murmurer pour elle-même. Enfin, elle s’éloigna du lieu de l’énigmatique rencontre et prit le chemin d’ailleurs. Ici, là-bas, ailleurs. Qu’importe tant qu’on est libre. Pourtant, la vile ironie veut être de la partie. « A la fin, on termine esclave de sa liberté… »

Comment n’avait t’elle pas pu le voir plus tôt ? L’homme devant elle n’était là non pour l’embêter, non pour la déranger, mais par un pur hasard. Le même hasard qui a fait que Danlo a écouté les conseils d’une petite fille. Fille qu’elle n’a jamais revue d’ailleurs. Elle se releva d’un coup, comme prise d’hérésie. Son visage avait perdu toute trace d’une quelconque émotion. Lentement elle s’approcha du jeune homme, perdue dans ses pensées. Peut être allait t’il l’attaquer, peut être allait t’il la tuer. Mais en vrai peu lui importait de son sort. Perdue dans ses pensées, elle venait à peine d’en sortir et n’avait pas remarqué que le soleil était dans la mer, tellement rouge à présent qu’on le croirait en colère de la fin de son règne, que tout sois terminer pour une dizaine d’heures. Elle regarda le jeune homme dans les yeux et posa la question fatidique après sa longue réflexion.

« Pourquoi venir me voir alors que vous n’aimez pas la compagnie ? La plage est grande, il vous aurait suffit de passer votre chemin… »

C'est vrai, pourquoi n'avait t'il pas continuer sa route ? Il ne la connaissait pas, et personnellement elle n'avait pas grande envie de le connaître. Cependant il était vrai que depuis qu'elle était partie de chez elle, personne n'avait croisé son chemin et la compagnie lui manquait. Le soleil commençait à disparaitre dans l'eau, la mer l'avalant tout entier, le dévorant pour maitre fin à son règne. Le seul inconvénient à cela, c'était que maintenant il faisait vraiment froid, et que Dan' n'était vêtu que de son pantalon, sa tunique un leger pull et ses armes. Elle n'avait rien emmené d'autre et ses bottes devaient êtres perdues quelque part dans la plage. Pas bien loin, pour sur mais aller les chercher et s'éloigner de l'adolescent c'était mettre fin à un moment de réflexion, et cet instant ne reviendrais pas avant longtemps...
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Nathaniel Mor'wan
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MessageSujet: Re: Des milliers d'étoiles [ PV Nathy]   Jeu 1 Jan - 21:28

[Bravo Xd Je suis fière de toi ! Bon voilà, enfin répondu. ça vaut ce que ça vaut (waou, c'est profond ça !)]

Sa compagne non désirée eut un geste hâtif de réflexe. Elle se releva sans attendre, sans aucun doute perturbée par son arrivée un peu brutale. Et depuis il était là, sans vraiment attendre quelque chose de sa part, sans être réellement préoccupé par la réponse qu’elle pouvait lui fournir … Son existence n’était pour lui qu’un trouble dans sa fin de journée. Il avait beau être de bonne humeur, il n’avait pas spécialement envie de se retrouver confronté à quelqu’un pour l’heure, tout occupé qu’il était à ressasser certains événements, qui s’étaient déroulés dans un passé proche et regretté. Nathaniel demeurait immobile, suivant d’une oreille le souffle de la dame qui se calmait peut à peu, au rythme redevenu normal des oscillations de son buste. Ses yeux suivirent la démarche de l’Erewent d’aller s’asseoir à quelques pas de lui, rencontrant finalement ceux de celle-ci qui, curieux, venaient à sa rencontre. Il était rare que quelqu’un parvienne à soutenir le vert mystérieux et enchanteur de ses prunelles, les iris peu singuliers se perdant souvent dans le doré de ses prunelles ou détournant le regard prestement. Cette inconnue n’y fit pas exception, elle rompit le contact visuel pour reporter toute son attention sur ses cheveux qu’elle réarrangea d’un mouvement furtif du poignet.

Ce n’est qu’en cette occasion que Nath eut le loisir de détailler un peu celle qui avait débarqué sur un endroit singulier de la plage de galets de Dahut, troublant sa quiétude. Elle était toute en finesse. Sa silhouette, ses traits, tout n’était que longitude et précision, presque douloureuse. Heureusement, et même si ses yeux rougeoyants ajoutaient à la demoiselle un aspect dangereux, le reste de sa personne adoucissait le tout. Sa chevelure, légèrement ondulée à cause de l’humidité ambiante, était noire comme la nuit qui accueillerait bientôt les étoiles qu’on devinait déjà à travers le soleil couchant. Cette noirceur tranchait avec sa peau hâlée et ses lèvres d’un rouge vermeil, qui, loin de lui donner un air distant et vide, lui insufflait des parcelles de vie jusqu’à son sourire, qu’il ne pouvait qu’imaginer, leur rencontre n’étant pas foncièrement propice à de tels débordements … Son regard, si perçant, était à présent perdu dans l’infini de la nuit tombante. Le ciel avait encore une heure ou deux de lumière, avant de sombrer sous le joug implacable de la Lune et de ses gardiennes les astres, et c’est d’ailleurs cet instant qui semblait captiver la jeune femme. Le plongeon du soleil dans une mer agitée, diffusant dans le firmament une couleur proche de celle de ses prunelles. Pourtant, il la devinait ailleurs. Au-delà du spectacle naturel, tout impressionnant qu’il soit, au-delà de la futile considération du monde qui l’entourait …

Tandis qu’il l’observait d’un œil critique, notant toutefois qu’elle n'était pas mal pour une représentante de la race maudite, Nathaniel se demandait à quoi est ce qu’elle pouvait bien penser. Mais cette question l’abandonna bien vite, aussi rapidement qu’elle était venue, pour laisser place à ses propres réflexions. S’il était là, c’était parce qu’il conservait un minimum de politesse dans ses attitudes. Car c’était elle qui avait perturbé sa tranquillité, mettant un terme à un de ces moments de paix, si rares en tant que disciple de Fall. Elle qui avait fait irruption dans sa vie, et qui en ressortirait tout aussi brutalement, il l’espérait. Il aurait préféré se trouver aux côtés de Gabriel, mais voilà, il devait attendre le lendemain avant de rentrer ventre à terre à la Tour, espérant que le jeune humain ne soit pas encore parti en mission. Cela lui faisait penser qu’ils avaient beaucoup de choses à se dire, malgré les efforts fournis et les progrès constatés. Par exemple, que signifiaient les entailles à peine cicatrisées sur le poignet frêle de Nathaniel ? Ou bien, quel genre d’hybride était il ? Car le jeune homme avait forcément perçu qu’il n’était pas véritablement un membre d’une race en particulier … Mais pouvait il lui dire qu’il était à moitié loup ? Non, c’était inconcevable. Surtout que cette part de lui ne signifiait rien pour lui. C’était ce qui le rattachait à son prétendu père, ce qui le séparait de Lisbet’h, mais surtout ce qu'il répugnait. Un homme ne devrait pas avoir la capacité de devenir animal. Ce n’était pas normal.

D’ailleurs, tout cela amenait une nouvelle interrogation, amusante, dans l’esprit du jeune hybride. Certains mots demeuraient en effet longtemps dans son esprit après qu’ils les aient pensés, et Fall était un de ceux là. Il n’était plus sous son emprise, même si ce nom continuait de le faire frémir par moments, et cela lui rappelait que les Erewents étaient traditionnellement dévoués à ce Dieu maléfique. Qu’en était il de la jeune femme en face d’elle ? Elle ne paraissait pas particulièrement douce, aussi se doutait il de la réponse. Mais après tout, les apparences étaient souvent trompeuses. Et lui demander de but en blanc n’était pas forcément la chose à faire. Non pas qu’il se soucie de son avis sur lui, mais cela engagerait la discussion. Et cela, il n’y tenait pas particulièrement. Au moins, ses précédentes paroles avaient eu le mérite de ne rien laisser présager quant à la suite du dialogue. Il ne tenait qu’à la jeune femme de ne pas relancer le problème, et de s’arrêter là. Pourtant il ne pouvait détacher ses pieds des galets inconfortables. Sa curiosité était tiquée par cette femme dont la concentration s’arrachait au monde matériel. Elle semblait à présent si vulnérable, la tête dans les nuages, le regard voilé, les sens probablement perturbés … Il eut un sourire en coin, jusqu’à ce qu’elle sorte de sa « transe ». La fine silhouette se releva brusquement, ses traits se fermèrent et ses pas la conduirent vers Nathaniel qui l’attendit, impassible. Ce dernier commençait à se poser des questions sur la stabilité de la jeune femme, alors qu’elle le fixait sans retenue. Que voulait elle exactement ? Dans quel but n’était elle pas demeurée sur son rocher, laissant poliment passer les quelques minutes que Nath devait admettre de laisser filer avant de se retirer ? Tout aurait été bien plus simple si elle lui avait offert la possibilité de partir. Chacun d’eux serait retourné à son activité flegmatique, et le jeune brun n’aurait jamais eu le loisir de s’esclaffer intérieurement aux paroles qui franchirent enfin les lèvres de la belle :


« Pourquoi venir me voir alors que vous n’aimez pas la compagnie ? La plage est grande, il vous aurait suffit de passer votre chemin… »

Elle se moquait de lui, ce n’était pas possible autrement ! Venir la voir ? Mais était elle si stupide qu’elle n’avait pas remarqué le petit détail qui changeait tout, à savoir que Nathaniel était là bien avant sa venue impromptue ? De quel droit lui collait t’elle l’étiquette de ne pas aimer la compagnie, qui devait pourtant être la seule affirmation sensée de sa déclaration ? Passer son chemin ? Et puis quoi encore ! C’était à lui, peut être, de s’excuser pour l’avoir dérangée ? Le jeune homme était tellement surpris de l’audace de l’Erewent qu’il laissa un certain laps de temps passer avant de réfléchir à une réponse. Mais que pouvait il répliquer ? Comme un gamin « J’étais là le premier » ? Apparemment, c’était la seule solution … Il afficha un sourire, mi moqueur mi dédaigneux, pour prononcer chaque mot d’un air sarcastique :

« Madame veut peut être que je me répande en excuse d’avoir troublé sa promenade ? Madame n’a peut être pas eu l’occasion d’envisager le fait que je sois là depuis un bon moment déjà ? Cela est il venu à l’esprit de Madame que je n’étais pas forcément en tort ? Ou bien Madame est elle trop imbue d’elle-même ? »

C’était rare qu’il parle autant. Surtout pour une première rencontre. Mais il détestait l’idée, non pas qu’elle se fasse de fausses impressions sur lui, il s’en moquait, mais le fait de la laisser dans la foi en sa perspicacité le mettait hors de lui. Il se devait de la remettre à sa place. Qui sait ce que son esprit avait pu imaginer ? Peut être qu’il s’était amusé à venir l’embêter juste par plaisir ? Qu’il s’était finalement présenté à sa vue par pur amusement, et non pas pour lui éviter de chercher partout la présence qu’elle avait fini par déceler au bout de longues minutes ? C’en était risible. Tellement ridicule, tellement signe d’une parfaite et imbuvable confiance en soi … Comme si le monde tournait autour d’elle, et que le mal ou l’ennui qui pesaient sur sa personne venaient des autres. La jeune femme sembla frissonner dans le vent de saison. Il détailla sa tenue, qui restait légère pour le temps qui pesait sur les environs depuis quelques jours. Rieur, il ôta sa veste qui de toute façon ne le réchauffait pas, sa peau étant naturellement froide et donc insensible à ce genre de préoccupations. Puis il franchit la mince distance qui les séparait encore, pour la poser tranquillement sur les épaules de la jeune femme, trop rapidement pour qu’elle se plaigne avant qu’il ait eu le temps d’achever son mouvement. Après quoi il reprit sa position initiale. Finalement, le culot et l’audace de l’inconnue lui plaisaient. Cela était bien différent des donzelles enamourées qu’il croisait parfois. Peut être cela valait il le coup de s’attarder un peu. Peut être pas. Le temps le lui dirait vite. Mais dans tous les cas se disputaient chez Nathaniel son agacement envers la dame et sa considération. Deux sentiments contradictoires qui, pour l’instant, se trouvaient mêlés et représentés en égale quantité. Il était amusant de se demander lequel allait gagner, ou si le détachement l’emporterait finalement …

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MessageSujet: Re: Des milliers d'étoiles [ PV Nathy]   Sam 3 Jan - 20:29

[ Bin; fait selon tes envies, si sa t'arrange de calmer le jeu ou non :) en tout cas, Danlo est choquée XD]

Danlo fixa l’étranger aux iris émeraude. Ses questions avaient provoqués un … une sorte de cyclone. Le jeune homme s’énervait tout seul, ne la lâchant pas du regard. La jeune femme en fut profondément ennuyée. Elle aurait voulu une conversation intime qui ne l’était pourtant pas. Un ballet d’angéliques paroles, une dance fastidieuse de mots mystérieux, un instant ultime de compréhension, ou tout apparait dans le plus simple de sa nature, ou on comprenait tout, ou tout nous comprenait. Où une unité se créait sans soucis d’intimité. Un lieu paradisiaque, une ultime seconde ou tout était tout, ou l’harmonie dominait l’univers de ses douces caresses. Comme lorsqu’on effectue un parfait sot à cheval, lorsque son vœux le plus cher se réalise. Cet instant long et pourtant court, d’harmonie. D’où elle était, la jeune Erewent pouvait apercevoir le courroux dans les beaux yeux verts de l’inconnu. Approximativement, ce dernier devait avoir une tête de plus qu’elle, voir deux. Il était grand et la dominait de sa colère mêlée d’exaspération et le tout mené avec une voix hautaine et pourtant polie. En somme, ce qui énervait le plus la jeune femme.

Les personnes qui sont imbues d’elles mêmes et accusent les autres. Ceux qui on eu un horrible passé, ou d’immondes souvenirs de sang et de guerre, et qui pourtant s’en servent pour se rendre important. * Il se prend trop pour quelqu’un celui là ! * Et ils n’imaginaient pas une seconde que la personne qu’ils insultaient avait peut être eu un passé tout aussi douloureux ou étrange. Se rendre important par la douleur des sentiments. C’était vraiment stupide et égoïste. Les yeux rouges de Danlo semblèrent s’être embrasés lorsque l’adolescent qui devait avoir une vingtaine d’années tout au plus lui lança sa tirade au visage. Elle serra les dents pour contenir sa fureur sachant très bien que ça ne servirait à rien et que le jeune homme n’en serait que conforter dans ses propos qui étaient quand mêmes un peu justes. – Oui, Dane n’aurait pas dû poser cette question, oui elle avait été sotte et non elle ne devait pas s’énervée parce qu’elle serait en faute. Ses joues prirent une teinte rouge, par colère ou par gêne ? Un peu des deux je suppose.

« Madame veut peut être que je me répande en excuse d’avoir troublé sa promenade ? Madame n’a peut être pas eu l’occasion d’envisager le fait que je sois là depuis un bon moment déjà ? Cela est il venu à l’esprit de Madame que je n’étais pas forcément en tort ? Ou bien Madame est elle trop imbue d’elle-même ? »

L’adolescente resta coite devant ces propos. Une rancune enfantine lui fit observer un silence maussade à la suite des paroles de l’inconnu. Et effectivement, Danlo n’avait pas prit en compte l’option qui disait que le jeune homme serait apparu sur la grève avant elle. C’était une erreur et elle le reconnue. C’était injuste de sa part d’avoir accusé l’adolescent d’être venu expressément pour l’incommoder. Et oui – Danlo dut ravaler sa fierté pour le dire – ce n’était pas cet étranger qui était en faute mais elle-même. Danlo aurait put tout simplement conserver un silence poli et attendre que le jeune homme fusse parti pour ne plus être importuné par un visiteur. Les derniers propos du jeune homme par contre, la piquèrent au vif. De quel droit l’adolescent fabulait qu’elle était imbue d’elle-même ?! C’était un grotesque mensonge. Rien qu’un mensonge. Danlo se toucha la nuque au début du cuir chevelu. Une imperfection sur son crâne témoignait d’une ancienne blessure. En touchant cette cicatrice, le souvenir de cet instant revint lui brûler la mémoire, et elle s’en rappelait comme ci c’était hier. Ce souvenir était trop douloureux pour être narrer, mais je puis vous dire seulement que petite fille, elle se promenait dans les bois et d’autres gamins de son village étaient arrivés, et par une stupide dispute, la bande lui lança une pluie de cailloux. Dane ne se souvenait plus trop de la raison mais c’étais en rapport avec ses « origines » de démon. Un feu empli de colère lui consuma les entrailles. Mais comme bien souvent, elle se retint de déclarer la guerre au monde et se contenta d’hausser les épaules aux accusations du jeune homme. Puis, elle releva les yeux et les planta dans ceux de l’homme. Ses iris pourpres brûlaient d’indignation contenue. Elle se racla la gorge et répondit d’une voix calme, cependant sèche et hautaine.

« Oui, c’est ce que Madame veut. »

Elle laissa un instant sa phrase en suspens puis reprit, sa langue était devenue celle d’une vipère.

« Mais peut être est-ce vous qui n’avez pas envisagé que mes questions étais de pure forme ? Et vous, avez-vous déjà commit une erreur ? Je suppose que tout le monde vous le reprochait, vous relançait à la figure votre faute ? Et cela est il venu à l’esprit de Monsieur que personne n’est son laquais ? Ah non ! Je suppose que Monsieur ne l’a même pas envisagé, car Monsieur savait déjà qu’il n’était jamais en tort et que Monsieur était un être parfait. Ou bien Monsieur est il trop imbu de lui-même ? »

C’était étrange d’entendre Danlo parler ainsi. D’habitude elle était compréhensive et se répandait en excuses au moindre faux pas, même ci ce n’était pas de son fait. Sa nature calme et posée avait donc reprit de « dessus » lors de son périple à travers les trois continents d’Erin ? C’était possible, vu que comme dit un proverbe, ‘‘ L’aventure forge le caractère.’’ Ses pensées l’avaient mené beaucoup plus loin qu’elle ne le pensait. Cette altercation lui rappelait des souvenirs de son enfance. Des souvenirs qu’elle ne voulait pas forcément se rappeler. C’était étrange, la flamme de colère et d’indignation qui brûlait il y a quelques minutes avait disparu. Ses yeux étaient redevenus indéchiffrables et son visage sans aucunes expressions. Du regard, elle cherchait ses bottes et les aperçue à quelques pas de la. La brise était devenue mordante et Dane commença à frissonner plus qu’elle ne l’aurait voulu. Elle fit quelques pas et prit vivement ses bottes. L’adolescente revint à coté du jeune homme et remit ses bottes. Tout en se relevant, elle prit le temps de plus le détailler. Il était grand et fin, et les traits de son visage s’harmonisaient. Il possédait de beaux yeux vert émeraude et des cheveux noir anthracite, comme les siens. Malgré le froid apparent qui la glaçait, elle resta droite et ne fit aucuns mouvements pouvant signaler qu’elle commençait à avoir froid. Elle fixait le regard du jeune homme, sans vraiment attendre de réponse de sa part. En vérité, peu lui importait sa réponse. Mais elle ne pouvait le laisser croire des choses complètement fausses sur elle. Se rapprochant encore plus, elle murmura une lexie au vent, n’ayant cure de savoir si l’adolescent l’avait entendue. Cette phrase était à part, ne méritait pas de réponse. Une réponse briserait la magie du moment.

« Monsieur a-t-il envisagé que d’autres personnes avaient une vie pleine de souvenirs tristes et douloureux ? »

Elle allait continuer à parler, balancer toutes ses pensées, le recouvrir de ses souvenirs douloureux. S’épancher. Tout dévoiler, jusqu’aux tréfonds de son âme. Elle se reprit au dernier moment, revenant à la réalité. Elle ne le connaissait pas, lui non plus. Alors pourquoi lui raconter toute sa vie, le laisser lire en elle comme une feuille de papier mise au soleil et qui dévoile tout ses secrets à travers elle-même. Elle allait rouvrir la bouche, pour dire une chose incompréhensible, mais le jeune homme déposant avec une fulgurante vitesse sa veste sur ses épaules la laissa bouche fermée. Son regard allait de ses épaules à présent recouvertes au jeune homme qui la fixait d’un air… Amusé. Comme ci le spectacle d’une fille ayant froid était un objet de rigolade. Sans qu’elle puisse y opposer une quelconque volonté, ses joues prirent une jolie teinte rougeâtre et ses lèvres devinrent une mince ligne vermeille en travers de son visage. * Mais ma pauvre ! Depuis quand tu deviens une fraise ? Depuis que tu l’as rencontré ?! Alors t’enlève directos cette couleur de tes joues et tu te reprends ! Gare à toi ma vieille !* Même sa raison et ses vaines menaces n’arrivèrent pas à lui redonner des couleurs normales. C’était…En dehors de sa portée. Plus elle fixait la veste, plus les effluves du doux parfum imprégnant la veste lui montaient au nez, plus son visage devenait rouge. Apparemment, son teint d’habitude pâle deviendrait bientôt aussi rouge que ses yeux. Vexée de reconnaitre que le garçon la faisait rougir, la faisait devenir timide, plus elle conservait un silence maussade et gêné à la fois. C’était tellement insupportable de savoir qu’on est sensible au charme des autres ! Elle toucha discrètement une de ses joues, et se rendit vite compte de la température brûlante de sa peau. Plus elle essayait de redevenir normale, plus elle sombrait dans les méandres du « Rougissement » …
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Nathaniel Mor'wan
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MessageSujet: Re: Des milliers d'étoiles [ PV Nathy]   Sam 10 Jan - 21:35

[ Ouf enfin répondu ! J'ai été gentil, quand même ^^' J'ai eu pitié XD ]

Les paroles mordantes de Nathaniel firent mouche. Le regard de la demoiselle s’enflamma comme un brasier d’herbes sèches. Son air furieux calma un peu le jeune homme. Il était rare pour lui d’observer de telles émotions sur un visage féminin. D’ordinaire il n’obtenait que sourires mielleux, petites moues boudeuses ou fausse indignations. Lui si friand de découvrir les réactions des autres était pour une fois ravi, car comblé. Que n’aurait il pas donné pour admirer avant le silence colérique qu’observait son interlocutrice ? Les traits déformés par le courroux, le ressentiment, et à la fois l’expression maîtrisée pour ne rien laisser paraître. Au fur et à mesure de ses paroles, ce fut le calme qui prima, jusqu’à sa dernière phrase. Car si tout le reste n’avait été que vérité plaquée comme évidence, la fin de sa tirade était plus personnelle, plus acide. Pourtant ce n’était pas totalement inventé pour exaspérer la jeune femme. Car quelqu’un qui pense à elle avant d’envisager le monde des autres, quelqu’un qui rejette la faute sur un inconnu avant de se remettre en question … Cette personne ne correspondait elle pas parfaitement à cette description ? Nath en était convaincu. Peut être n’était ce pas un état permanent chez la jeune Erewent, mais en cette occasion, elle s’était montrée d’un égocentrisme rare. Et cela avait l’air de la perturber, au vu de son geste machinal de passer ses doigts sur sa nuque fine. Tout comme lui voilait son regard en repoussant une mèche de cheveux lorsqu’il était troublé ou réfléchissait, les femmes avaient souvent comme habitude d’arranger leurs cheveux, de caresser leur cou ou bien leur nuque, ou encore de remettre en place un bijou désobéissant. Mais le ressentiment se tut bien vite, laissant place à une expression impassible et un haussement d’épaules sous ses dires vengeurs. Enfin, elle le regarda. Et si tout son être transpirait la maîtrise de soi, ses prunelles rougeoyaient de rage et d’indignation.

« Oui, c’est ce que Madame veut. »

Dieu qu’il aimait le caractère sulfureux de sa nouvelle rencontre ! Rien que pour l’entendre encore lui répondre sur un ton dédaigneux comme elle faisait, il l’aurait bien poussée plus loin dans ses retranchements. C’était si rare de pouvoir faire enrager quelqu’un ! Mikaël, hors de question. Gabriel, c’était ridicule d’y penser. Et les autres filles étaient trop attachées au désir de faire bonne impression pour se laisser aller. Au moins, ce soir, il s’amusait, et ce contre toute attente. C’était peut être complètement fou de jouir de la colère de la jeune femme, mais cela le remplissait d’une rare satisfaction qu’il savourait avec plaisir. Durant le silence qui suivit, Nathaniel en profita pour répondre d’un ton sarcastique avant de s’incliner bien bas en une révérence exagérée :

« Eh bien les désirs de Madame sont des ordres »

Soudain, les deux incendies des yeux de la jeune femme s’éteignirent sans prévenir. Les traits se lissèrent, reflétant la quiétude contrôlée qu’elle n’avait pas réussi à afficher auparavant. Le silence dura, les deux individus se disputant du regard la palme de l’impassibilité. La lutte muette fut brisée par les paroles de la dame, mais Nathaniel était persuadé qu’elle pourrait bien le battre à ce petit jeu là …

« Mais peut être est-ce vous qui n’avez pas envisagé que mes questions étais de pure forme ? Et vous, avez-vous déjà commis une erreur ? Je suppose que tout le monde vous le reprochait, vous relançais à la figure votre faute ? Et cela est il venu à l’esprit de Monsieur que personne n’est son laquais ? Ah non ! Je suppose que Monsieur ne l’a même pas envisagé, car Monsieur savait déjà qu’il n’était jamais en tort et que Monsieur était un être parfait. Ou bien Monsieur est il trop imbu de lui-même ? »

Monsieur. La copieuse … Nath du se retenir de ne pas éclater de rire. Toute rancœur avait disparu, ne restaient que l’amusement et le détachement complets face à ces paroles. Une question de pure forme était tournée pour être polie, pas pour agresser son interlocuteur. Mais sans doute le savait elle déjà et était elle bien trop imbue d’elle-même … Pourtant sa question suivante le fit revenir sur son affirmation. Et ce que lui avait déjà commis une erreur ? Etait ce une façon de reconnaître la sienne sans l’avouer directement ? Si oui, c’était bien tourné. Légèrement agressif, mais bien tourné. Il réfléchit sérieusement à la question. Des erreurs. Bien sûr que oui … Un instant, son visage neutre s’assombrit et il replongea dans le cercle vicieux des souvenirs. Lili, Gabriel … Oui, des erreurs il en avait fait. Oui, on lui avait déjà reproché certaines choses. Sa mère, entre autres, d’avoir fait l’erreur de venir au monde et de ressembler à son père. Après cela, il s’était détaché du reste du monde pour éviter justement ce genre de problèmes … Son laquais ? Nathaniel pouffa et répondit négligemment, comme si tout le reste n’avait déjà plus d’importance.

« Mon laquais ? Madame, quel plaisir ce serait de vous avoir à mes ordres … Une femme de caractère au service d’un homme sur qui vous vous méprenez et qui, par ailleurs, sait reconnaître son imperfection … Mais cela serait inconvenant. Je ne vous laisserais jamais vous ridiculiser pour quelqu’un imbu de lui-même, Madame … »

Ses paroles se voulaient gage d’apaisement, même s’il souhaitait intérieurement une réaction … intéressante, de la part de la jeune femme dont il ne connaissait toujours pas le nom. Il eut à peine le temps de finir qu’elle s’éloigna chercher ses bottes pour mieux revenir. Tout en se chaussant, elle le détailla sans ciller et Nathaniel se laissa faire, une moue amusée sur les lèvres. Il était amusant de voir l’épiderme des bras de sa compagne se crisper sous la brise glaciale de cette fin d’après midi, sans pour autant qu’elle ne montre aucun signe de malaise. C’est sans doute ça qui allait le décider à lui poser sa veste sur les épaules. Mais avant, l’Erewent s’approcha de lui pour murmurer une phrase sibylline qui se perdit dans l’atmosphère. Il ne voulait pas s’en moquer. Le regard perdu de la demoiselle et la détresse qu’on pouvait y lire le retint de répliquer vertement. Car, s’il envisageait sa vie comme une suite d’échec jusqu’à Gabriel, il était loin de se plaindre et de s’envisager seul au monde à souffrir. S’il déplorait la tournure qu’avaient prise les événements depuis son enfance, il ne s’imputait la faute qu’à lui-même, sans chercher plus loin. Il ne fallait pas répondre. La mélancolie de cette phrase n’appartenait qu’à elle, il n’en faisait pas partie et ne devait pas y entrer de force. Ce fut pourtant dans le but de briser cette tristesse lointaine que Nath couvrit le dos de la jeune femme, bien trop exposée à la température du soir. Cela eut pour effet de faire mourir des mots sur ses lèvres, sans que le jeune homme ne puisse les entendre. En plus de cela, les pommettes de l’Erewent se colorèrent subitement d’un rouge carmin, faisant battre ses tempes un peu plus vite, illuminant la nuit comme ses yeux se plaisaient à le faire un instant plus tôt. Amusé, Nathaniel toussota et reprit d’un ton faussement inquiet :

« Tout va bien, Madame ? Votre teint se réchauffe de manière inquiétante, voulez vous vous asseoir un moment ? Ou bien serais je la cause de cette soudaine timidité ? »

Il la provoquait, se pensant volontairement comme l’auteur de cette douce coloration, histoire qu’elle réagisse, d’une manière ou d’une autre. Il jouait entre la naïveté et l’autosuffisance, accompagnées d’un air innocent et charmeur. Ce genre d’expression qui lui allait si bien, lui collant à la peau comme un vêtement parfaitement ajusté. Car Nathaniel Mor’wan était fait pour l’échec et la tristesse dans sa vie, mais pour le charme et l’attraction dans son jeu social. C’est ce qui faisait de lui un être paradoxal et souvent incompréhensible, même pour lui. Mais maintenant tout allait un peu mieux, un de ses caractères rattrapant l’autre. Maintenant qu’il n’avait plus la nécessité de retenir perpétuellement ses souvenirs. Le mur qui le protégeait de ceux-ci était brisé, et les images du passé en découlaient régulièrement, sans violence, pour s’unir avec le reste de son esprit. Il guérissait.

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