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 [Quête 1 : Recrutement]

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Aisleen Dryail

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Citations : L'horreur qui fascine, transporte ... C'est cette horreur là qui importe.
Humeur : Au bord du suicide *Ah merde, je suis déjà morte ...*

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MessageSujet: [Quête 1 : Recrutement]   Dim 11 Jan - 19:08

Les cheveux blonds du jeune homme flottaient autour de son visage ovale, caressant les pommettes dénuées de toute coloration carmin, et ses yeux fixaient quelque chose que lui seul pouvait voir. Sa peau semblait froide rien qu’à la regarder, à cause de sa carnation pâle et de l’aspect macabre qu’elle dévoilait. Les épis de blés sur son crâne voguaient au gré d’un vent imaginaire, par delà l’imagination d’Aisleen. Cette dernière admirait avec un pincement au cœur un visage qu’elle n’oublierait jamais, comme ceux de tous les autres. Les autres races peuplant Erin n’avaient conscience que de quelques éléments de leurs histoires, leur inconscient refoulant sans qu’ils en prennent conscience tous les souvenirs désagréables que le corps rejetait. Le refoulement. Si seulement la jeune tasmante y avait droit. Oublier. Connaître le calme, arrêter de revoir les visages de ses « victimes » partout autour d’elle. Ainsi que ceux de leur conjointe, mère, épouse … Elle aussi aurait voulu ne pas avoir à briser ainsi les cœurs des pauvres gens qu’elle rencontrait. Mais qu’y pouvait elle ? Se rendre à la mort une seconde fois était exclu, elle se devait d’accompagner les âmes perdues dans ces contrées. Depuis des siècles, tel était son rôle auprès des tasmants. Leur expliquer leur condition, tout faire pour qu’ils puissent choisir en toute connaissance de cause … C’était donc pour ça qu’elle faisait couler les larmes de la trahison chez les autres. Pour les autres ? Oh non, plutôt par égoïsme et par peur d’abandonner ce qu’elle avait promis de mener à bien. En plus de cet engagement personnel, voilà qu’elle se trouvait avec la mission de libérer une Déesse oubliée … A cause d’elle, de son intervention, des gens avaient été blessé, et Aisly se demandait si cela en valait la peine …

Ravalant ses interrogations vaseuses, la jeune femme fouetta l’eau claire de la fontaine en pierre blanche en face d’elle pour faire disparaître le visage du dernier malheureux en date. Son expression était plus claire que jamais, d’autant plus que son crime avait été plus odieux qu’auparavant. Pour la deuxième fois en très, très longtemps, Aisleen Dryail avait pris une vie. Sciemment. C’était si simple … Répéter le schéma habituel puis aspirer, aspirer cette vie hors de ce corps … La faire sienne, la posséder, l’utiliser pour se rendre à nouveau presque humaine … Jalousie de cette enveloppe si vulnérable, de ce battement de cœur dans la poitrine, de l’amour qu’il contenait avant qu’elle ne l’oblige à s’arrêter … Lorsque Aisleen se retrouvait aussi faible qu’elle l’avait été, il lui fallait la vie d’un homme jeune et désespérément amoureux, et aimé en retour. La jeune femme n’avait pas eu le choix … Ou du moins le croyait elle. Seulement elle devait continuer, et sa névrose la contrôlait totalement, elle en avait pris conscience voilà maintenant une dizaine d’années, autrement dit rien dans la vie d’une tasmante, qui plus es la première du nom.

Et voilà, depuis qu’elle l’avait remarqué, sa maladie avait renforcé son emprise sur elle, l’obligeant à lutter contre des pulsions qu’elle ne contrôlait pas. A chaque fois qu’elle voyait un homme, son inconscient la poussait à lui voler son énergie et à le laisser faible, autant de corps que de cœur. Pour contrer ses instincts qu’elle n’approuvait pas, Aisly devait faire appel à toute la volonté qu’elle s’était forgée au cours des civilisations qui changeaient autour d’elle. Se résoudre à la vérité, l’affronter en face, ne lui était d’aucune utilité. Elle avait d’ores et déjà tenté de réprimer ses idées noires, son besoin d’être soutenue … Mais la malédiction des tasmants pesait plus lourd dans la balance, et Aisleen avait mourut pour connaître les regrets éternels, la déception lancinante au sein de son esprit et les tourments incessants qui l’accompagnait … Et renaître, aussi sensible et naïve qu’au premier jour. Si son intelligence et sa connaissance du monde et des races grandissait, sa capacité à sentir la trahison restait inégalée, tout comme le dégoût mêlé d’admiration vis-à-vis de son nouveau corps, auquel elle aurait pourtant pu s’habituer vu le nombre de siècles qu’elle avait vu passer à l’intérieur.

L’eau était redevenue lisse à la surface de la fontaine, qui lui renvoyait à présent son image pitoyable, et plus celle de tous ceux et celles qu’elle avait pu blesser. Détachant son regard violine si singulier de l’élément qui l’avait toujours fasciné, dans la vénération et la hantise, pour caresser des yeux la place. Il était encore tôt, le pâle soleil d’automne venait de se lever, et seul le vent courait dans les ruelles de Tara, mordant tout sur son passage, mis à part la peau de la tasmante, maintenue froide par les bourrasques perpétuelles d’un autre monde. Sa robe blanche se soulevait à peine au contact des brises matinales, l’état d’humanité de sa propriétaire n’étant pas totalement récupéré. Il était cependant bien suffisant pour exister à nouveau, et non se sentir basculer la frontière sans réellement la passer, demeurant dans la solitude de l’entre monde durant quelques instants, chacun d’eux lui semblant pourtant être une éternité toute entière. Le souvenir de cet endroit suffit à alléger sa culpabilité, donnant l’opportunité à son inconscient de lui souffler à nouveau de viles paroles. Depuis toujours, ces deux personnalités s’affrontaient chez Aisleen, qui n’en avait jamais tenu compte jusqu’à prendre la vie de ce malheureux, aux cheveux aussi souples que l’herbe qu’elle avait foulée pour arriver ici.

La jeune femme se trouvait sur une placette de Tara peu fréquentée, surtout en cette heure si matinale … La capitale s’éveillait autour d’elle, Aisly entendait les cris des commerçants, le branle bas de combat pour installer le marché du matin, la lavandière réprimander sa fille pour sa maladresse … Tout ceci était familier à ses oreilles, chaque son était connu et identifié. Et elle, au milieu de toute cette agitation des rues environnantes, restait dans le silence. Les habitants de ce quartier n’étaient pas encore levés, et les rares riverains tombés du lit s’empressaient de quitter l’endroit pour éviter cette fille étrange revenue de la mort. C’était saisissant de voir le contraste entre « son » époque, et celle là. Il y a bien des années, même sous le froid qui suivait la Samain, les enfants faisaient la loi dans cette contrée. Tara n’était alors qu’un village de campagne, entourée de champs et d’exploitations céréalières. Ainsi, les garnements se couraient après dans de grands éclats de rire sous l’œil attentif et attendri de leurs parents, qui les laissaient découvrir les joies de la Vie, auxquelles ils devraient renoncer un jour pour grandir, devenir raisonnable. Aisleen se souvint être déjà venue ici, en cette époque. La sœur de sa mère adoptive habitait au nord de Tara, elle avait du lui rendre visite pour l’aider le temps d’une saison particulièrement difficile. Morgann était venue avec elle, lui promettant qu’à deux le travail serait plus amusant, et surtout plus vite accompli.

Rien n’avait d’égal à ses yeux que les moments de paix comme ceux qu’elle avait pu vivre avec son amie … Et pourtant, un goût amer demeurait dans sa bouche, comme si les vieilles rancoeurs refaisaient surface à la vue de ce paysage familier et en même temps incertain, car éternellement changeant. Mais après tout, goûter aux absurdités de la mort était sans doute son ultime punition … Ses sentiments ne s’étaient pas estompés, et le souvenir de Morgann lui déchirait le cœur. Mais la souffrance allait de paire avec l’amour et l’affection, c’est pourquoi Aisleen devait se montrer forte et aller de l’avant. Jusqu’au jour … où elle la reverrait. Ces élans de tendresse étaient réprimés par le contrôle incessant sur ses pensées, aussi ne durèrent t’ils pas longtemps, juste assez pour qu’elle puisse se rappeler d’Elle. Après, son esprit fit le reste, et son attention se reporta sur les événements des derniers jours. Sitôt sa régénération entamée, elle avait fuit la lande où elle était restée de longues heures, savourant le calme et le silence parfaits qui lui avaient permis de fuir sa culpabilité, avant de retourner à Tara. Elle y avait des choses à faire, notamment se rendre à la Bibliothèque la plus réputée d’Erin, pour tenter de trouver quelque chose sur la prison de Mor.

Après de longues heures de recherche infructueuse accomplie dans la plus grande solitude, le bibliothécaire surmonta son appréhension pour lui venir en aide. C’est ainsi que, de fil en aiguille, Aisleen fut menée devant le Roi Celte en personne. Sa race et sa cause étant en effet respectées, mais surtout redoutées, on ne pouvait songer à remettre en doute sa détermination, et le souverain lui ouvrit les portes des archives bien gardées de la Bibliothèque. La jeune femme sourit à ce souvenir. Le Roi lui avait promis une escorte dès qu’elle aurait trouvé où aller. Une escorte. Ce serait sans doute utile, car, si les tasmants ne craignent pas le fer ou le feu, les compagnons qu’elle arriverait peut être à rassembler seraient sans doute soulagés de cette assurance. C’est ainsi qu’elle commença à chercher, sans manger ni dormir. Au bout de quelques semaines, elle dénicha un vieil ouvrage complètement oublié, à la reliure abîmée et aux lignes presque effacées. Quelle ne fut pas sa surprise de retrouver un langage qu’elle avait cru oublié, entre les pages du livre. Le vieux celte lui avait été inutile depuis tant de siècles … Et voilà qu’elle pouvait à nouveau en lire ! Cela ne l’étonna donc pas que personne ne soit tombé sur ce livre auparavant, la légende était écrite dans une langue morte, et aucune indication utile n’était indiquée en langage courant. Après quelques heures passées à lire l’ouvrage, Aisly commençait à deviner où et comment trouver Mor. Roeg. La clé de Roeg. Ce nom lui était totalement inconnu, jamais auparavant elle n’avait eu vent d’une telle légende. Mais rien concernant le lieu où la trouver n’était stipulé. Agacée, Aisleen avait refermé brutalement le volume lorsqu’un parchemin rongé par les mites s’en échappa. Une carte.

La jeune femme finit par se frictionner les avant bras sous le coup d’une bourrasque de vent un peu trop forte dans le monde dans lequel elle ressentait les choses, le monde qui n’était pas matériel, visible, pas même connu des hommes. La mer du vide, comme elle l’appelait. Car tout était sombre, froid et vide à la fois, oppressant et dangereux. Elle détestait cet endroit plus que tout, et c’était une des seules choses à part elle-même dont elle avait peur. Bien loin de s’en soucier pour le moment, elle sentait à présent la carte la brûler à travers son vêtement, et le poids de la responsabilité qui lui incombait à présent l’effrayait un peu. Jamais au grand jamais elle n’avait pensé à autre chose qu’elle-même. Et maintenant, elle se devait de s’engager dans une quête dont elle ne connaissait pas le dénouement. Songeuse, elle chassa de son esprit les images de la Bibliothèque, qu’elle avait fini par quitter la veille, et se concentra de nouveau sur le moment présent. Il lui fallait retrouver l’escorte promise sur la place centrale, là où Mor s’était manifestée. L’endroit avait été déserté pendant un certain temps, après la Samain, mais le temps du commerce était revenu, et les cris des poissonniers et boulangers retentissaient à nouveau à travers a place. La tasmante se dirigea donc en direction du lieu de rendez vous, avant de se faire interpeller par un elfe aux cheveux roux, qui lui demanda d’un air inquiet si elle était bien celle qui avait appelé à l’aventure. Une fois qu’elle lui eut répondu, celui-ci s’empressa de lui promettre son aide. C’est ainsi qu’ils se dirigèrent vers la place, où quelques badauds flânaient autour de la garde royale d’un air curieux.

Le recrutement commençait bien. Déjà, quelques personnes approchaient d’elle en regardant autour d’eux, comme s’ils attendaient un signe. Aisleen comprenait leur hésitation, elle était morte. Une morte à la recherche d’une croyance … Cependant, elle commençait à avoir un petit groupe de gens disparates derrière elle. Il y avait les adultes, sûrs et sages, croyants sans nul doute en le bien fondé de cette mission. Il y avait les déviants étranges, certainement pas intéressés par le sort d’Erin mais plus par la récompense … Ceux là, Aisly allait devoir les avoir à l’œil pour savoir s’ils étaient capables de tout pour que tout cela leur rapporte quelque chose, au quel cas elle se devrait de les mettre hors d’état de nuire. Et enfin, il y avait les jeunes hommes fougueux qui discutaient entre eux, à distance respectable d’elle, comme s’ils sentaient le danger qui émanait de sa silhouette envoûtante. Elle avait du les mettre en garde de l’importance de la quête, sans pour autant entrer dans les détails. Ceux là aussi étaient à surveiller, pour leur propre sécurité … Car ils cherchaient la gloire, la reconnaissance, et cela pouvait les mener à l’erreur. Leurs visages enjoués et confiants lui rappelait Kirin … Son cœur se serra à l’évocation de son prénom. Il lui manquait. Elle s’inquiétait de savoir s’il allait bien, ce qu’il devenait … S’il viendrait. Aisleen voulait attendre encore quelques jours ici, sans bouger. Elle avait prévenu tout le petit monde près d’elle, pour qu’ils la rejoignent dans trois jours pour de plus amples explications, histoire qu’ils puissent décider si oui ou non ils prendraient part à cette aventure. Dans le froid qui s’installait peu à peu sur la ville, Aisly soupira, anxieuse, et murmura


« Viens. S’il te plaît, viens. »


Elle n’avait aucun moyen de le contacter, aucun espoir qu’il se remette si vite, et encore moins celui qu’il vienne comme par hasard ces jours ci. Et pourtant, elle l’espérait. Et le redoutait en même temps. Que dire, face à lui ? Elle qui l’avait laissé tout seul, à moitié mort ? Elle qui n’avait même pas pu le soigner correctement ? Et surtout, comment se comporter vis-à-vis de lui ? Les tasmants ne rêvaient pas, et pourtant elle revoyait souvent l’expression de son visage lorsqu’il lui avait juré de l’attendre, de la sauver. Cette quête en serait elle le moyen ? Peut être. Mais l’amour lui était interdit dans son état, elle le savait et pourtant elle l’avait oublié, pensant être capable de passer outre et de défier le Destin. Quelle imbécile elle faisait ! Il ne fallait pas lui donner de faux espoirs, cela les blesserait tous les deux. Mélancolique, Aisleen secoua la tête pour s’empêcher de penser à lui. Elle avait plus important à faire que de songer à son histoire d’amour. Et alors que les premiers arrivés commençaient à s’éparpiller, parlant d’aventure et de récompenses, la jeune femme resta seule sur la place, immobile en son centre, à attendre d’autres fous pour venir en aide à une déesse disparue.

_________________
Tout commença avec ma mort. Et tout continue, inexorablement.

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Kirin Keydan

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MessageSujet: Re: [Quête 1 : Recrutement]   Sam 7 Fév - 15:42

Enfin. Kirin était aux portes de Tara. Après une bonne dizaine de jours de marche, Bugy et lui étaient enfin arrivés à la capitale de Meath. Les gigantesques portes blanches, immaculées, se dressaient devant lui. Elles étaient déjà grandes ouvertes, deux gardes de chaque côté de l'entrée. C'était étrange, mais ils ne semblaient pas le reconnaître... Sans doute qu'ils étaient à ce poste lors de son passage sur l'estrade sur la place de Tara. Mais même s'ils ne le reconnaissaient pas, ils le remarquèrent bien assez. Son cataplasme sur son torse s'était durci durant son voyage et était devenu une espèce de coquille de ciment qui s'effrite avec le temps. Au final, il montrait à présent une poitrine meurtrie par la cicatrice que lui avait infligé Fall. Il n'avait même pas pu trouver de nouveaux vêtements. Enfin... il lui restait pas mal de pièces... grâce aux voleurs de grands chemins qui voulaient s'en prendre à lui et à Bugy. Il se rattraperait à l'intérieur de Tara. En tout cas, on voyait bien qu'il n'avait absolument pas pris soin de lui durant ce voyage. La poussière avait créé un hâle sur sa peau, le rendant beaucoup moins pâle. Le sang séché de sa cicatrice n'était pas parti, le dessous de ses ongles étaient noirs... Même ses cheveux n'étaient plus aussi parfait. Cette fois ci, ils étaient uniquement "beaux". Ce physique actuel étonna suffisamment les gardes pour les mener à lui demander des explications. Kirin prétexta un combat contre des bandits des grands chemins, et ils purent entrer en ville, avec en prime, des précisions sur un certain médecin qu'ils trouveraient au quartier commerçant. Certes, c'était le premier chemin qu'ils empruntèrent, mais ils n'allaient pas avoir besoin d'un quelconque médecin.

Bugy, je vais te laisser seul un moment. Ne t'attire pas les foudres d'autres personnes, hein. Je dois me préparer et je vais essayer de trouver Aisleen. Je pense qu'on va se retrouver à la place.

Puis le Fir-Bolg abandonna son Brownie au milieu de la foule naissante du matin, dans le quartier commerçant. Aussi, il put aller se laver dans des bains publiques. Le vert du cataplasme laissé sur son torse et le brun du sang séché partirent plutôt rapidement. Ce qui avait pris le plus de temps, c'était bien entendu le fait qu'il doive laver ses cheveux. Il défit les quelques nœuds et retira la couche de poussière en une vingtaine de minutes. Enfin, il était propre. Il coiffa ensuite ses cheveux en tresse basse, tombant sur ses omoplates, avec deux longues mèches blanches tombant devant son visage. Ce n'était pas du tout le type de coiffure d'un combattant, mais il valait mieux cacher son appartenance à l'aventure pour un moment. Il verrait plus tard, quand il chercherait la clé de Roeg. Puis en vingt minutes, il trouva enfin de quoi se vêtir, qui fut à son goût. Il y avait un haut sans manches, près du corps, comme l'ancien, mais sans col. Tant pis, il gardait tout de même la sangle de cuir qu'il avait anciennement. Mais surtout, il avait trouvé une longue et large cape noires aux bordures argentées. Ainsi, il pourra caché le reste de son corps lorsqu'il serait en ville. Mais surtout, on ne verrait pas ses armes. Alors, tout en remerciant intérieurement les bandits qui lui avaient si gentiment permis de pouvoir se payer un tel ouvrage, il se vêtit des derniers vêtements en accrochant cette fois-ci l'arbalète à sa taille, à côté du carquois. Ce n'était pas aussi pratique qu'avant, lorsqu'il la portait derrière son épaule gauche, mais il ne pouvait pas se permettre de faire autrement.

En ayant pris autant de temps pour se préparer, ce ne fut qu'après s'être habillé qu'il remarqua l'évolution de l'environnement. La naissance de la foule du quartier commerçant était devenue effective: l'amas de personnes était devenu adulte et commençait déjà à la bousculer tandis qu'il tentait à présent de trouver de quoi manger. Il réussit tout de même à entrer dans une taverne pour boire un instant et se restaurer avec un peu de pain et du jambon. Il ne lui restait à présent qu'une petite pièce. Il comptait s'en servir pour trouver une chose à offrir à Aisleen...
Ah... Aisleen... Elle lui manquait encore. Cela ne faisait jamais qu'une dizaine de jours qu'ils ne s'étaient pas vus... mais il ne pouvait déjà plus se passer d'elle. Ce n'étaient que quelques baisers, et il en avait déjà une addiction. Que lui offrir? Elle lui avait donnée son humanité... il ne pourrait rien trouver qui puisse égaler un tel présent... Enfin, il avait déjà cette idée de demander la vie à Mor. La Tasmante deviendrait humaine, et ils pourraient vivre leur amour pour de vrai. Tant pis, ce présent qu'il achèterait aujourd'hui serait juste pour marquer leurs retrouvailles!

Mais tandis qu'il pensait encore à ce qu'il pourrait trouver à offrir à la femme qu'il aimait, Kirin sentit comme une légère excitation dans la taverne. A ce moment, il vit le monde comme divisé en deux. A sa droite, il y avait ceux qui semblaient l'avoir reconnu, mais du genre à être mesquins et violents. Il remarqua leurs sourires en coins, qui traduisaient une certaine appartenance aux gens mauvais: ceux qui suivaient Fall. D'autant plus qu'un Erewent était parmi eux. Et à sa gauche, il y avait trois autres personnes. Elles aussi avaient porté un intérêt certain au Fir-Bolg, mais elles, n'avait pas l'air d'être du genre mauvais. Bien sûr, l'habit ne fait pas le moine, mais ici, il ne pouvait pas se permettre d'essayer de les connaître pour les juger. C'était suffisamment dangereux. D'autant plus que les chuchotements commençaient à être troqués contre des paroles plus ou moins hautes. Des mélanges de "c'est Kirin, le héros" et de "c'est Kirin, le type qui a provoqué Fall". Bon... il n'allait pas pouvoir se permettre de revenir auprès d'Aisleen à moitié estropié. Non pas qu'il se voyait perdre, mais il avait d'autres obligations. Alors il sortit de la taverne et s'empressa de rejoindre le grande place de la tour. Dommage, Aisly n'aurait pas de cadeau. Mais un baiser suffirait. Du moins, il l'espérait.


Pas de combats provoqués finalement. Il s'en sortait plutôt bien. C'était étrange: pour une fois, il évitait le conflit. Il voulait devenir un héros et maintenant qu'il était proche d'en devenir un, il avait l'obligation de se cacher... Si ce n'était pas contradictoire pour un Fir-Bolg! Enfin, il pourrait se montrer enfin quand il aurait libéré Mor. Cela viendrait bien assez tôt. Mais le plus important, c'était pour l'instant de trouver sa tasmante. Et ce fut rapide. Elle était là, au milieu d'un tas de personnes, divisées en différents groupes traduisant un caractère bien défini. Il y avait les téméraires, les sages, les jeunes à la recherche d'aventure... Mais voilà, il y avait surtout elle. Et pourtant, il ne s'empressa pas immédiatement de la rejoindre. Il était encore là, à la contempler. Elle restait belle, même dans l'immobilité. Il se déplaçait un peu autour d'elle et traçait un peu mieux son attractive silhouette. Ce n'est qu'en passant près d'un groupe, lorsqu'il entendit une brève phrase mais suffisamment percutante, qu'il se décida à la rejoindre. "Elle est jolie, la morte." Plus qu'un affront, c'était une flatterie maladroite, mais une flatterie tout de même. Personne mis à part Kirin ne devait la trouver belle! Elle était celle qu'il aimait, et personne ne la toucherait!

Alors il pressa le pas en se dirigeant vers elle. Ses sandales en cuir résonnaient dans la foulée de ses pas, comme s'il marquait son arrivée dans la place. Il n'avait pas seulement l'air de l'homme amoureux jaloux des propos d'un autre, il était aussi le héros de Tara qui s'en allait rejoindre la communauté qui trouverait la clé de Roeg. Il était à présent derrière elle. Elle ne se retournait pas. Sans doute qu'elle ne l'avait pas entendu arriver. Ou mieux encore, elle l'avait entendu arriver et elle allait se laisser enlacer... Alors il l'enlaça. Il passa sa main droite sur le ventre d'Aisly, puis la gauche sur sa poitrine, sentant ainsi sa respiration légère et si attractive. Suffisamment attractive pour qu'il se sente porté par elle même et s'en aille poser ses lèvres au creux de son cou si doux, et pourtant légèrement froid. Enfin, lorsqu'il eut achevé son plaisir, il porta ses lèvres à l'oreille droite de la tasmante pour lui chuchoter son retour.

Tu vois, je t'avais dit que je serais là. Tu m'as manqué.

Il la serra un peu plus fort dans ses bras. Oh oui, c'était clair qu'il l'aimait. Et ce n'était plus seulement pour la gloire qu'il allait sauver Mor, c'était avant tout pour qu'Aisleen retrouve une nouvelle vie. Il la serrerait jusqu'à ce qu'elle s'en lasse et veuille quitter son étreinte pour enfin commencer leur aventure. Il ne voulait pas la lâcher maintenant. Alors il resta encore là. Ils allaient dans trop peu de temps commencer une véritable bataille contre un démon. Kirin pouvait se permettre de la serrer un instant...

[Voici! Ce n'est pas le meilleur de mes posts, mais il marque le commencement du recrutement ^w^]
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MessageSujet: Re: [Quête 1 : Recrutement]   Ven 27 Fév - 18:34

[Un vieux RP digne de moi ? Vous allez être servis XD]

++

Aujourd’hui est le jour du changement.
Aujourd’hui est le jour de l’Engagement.
Hier, aujourd’hui, demain.
Du soir au matin,
Je serais là,
Rien que pour toi.
Derrière mon regard de déesse,
Emplie d’une fausse gentillesse,
Un démon se cache.
Et ton cœur il arrache.
Attention petite fille, la nuit recèle bien des dangers…
Aujourd’hui est le jour du changement.
Aujourd’hui est le jour de l’Engagement.

++

Tara.

Ville tant aimée. Ville tant redoutée. Emplie d’une couche de mystères et de doutes. Elle fait chavirer tous les cœurs, des plus viles aux plus vaillants. Dans cette ville, une Quête se préparait. Non une petite quête quelconque pour aller retrouver le garçon du fermier qui c’était perdu dans les bois. Une quête qui aboutirait à la délivrance d’une Entité. A l’aide de la fameuse et mystérieuse Clef de Roeg. Sur la place de la ville, une jeune femme dans une robe blanche attendait les preux qui s’engageraient au péril de leur vie pour l’aider à ramener la Clef de Roeg. Mais tout cela, notre jeune Erewent l’ignorait. Pour le moment, elle était dans les sombres ruelles de la ville, toute ruisselante de pluie et à demi évanouie. Sous un ciel grisâtre qui tout le temps menaçait d’un orage, elle avait marché, marché, marché. Jusqu'à arriver à Tara. Ses longs cheveux noirs étaient collés à sa peau depuis longtemps privée de son éclat de pêche. Cela faisait des jours et des jours que Danlo marchait en direction de la ville. Normalement, elle y serait arrivée sans grands dommages. Normalement. Mais malheureusement, elle avait rencontré une bande de malfrats. Ils étaient deux, trois armés de courtes dagues usées mais tranchantes. Malheureusement pour la jeune femme, elles étaient faites d'un matériaux auquel elle était sensible... L’Erewent c’était défendue de son mieux avec ses mains et ses pieds, ayant oublié sa dague dans la Forêt de Taur, lancée aux pieds de Kirin, pour lui prouver sa bonne volonté. Hélas, ce fut une grande erreur. Les bandits lui avaient entaillés les bras et tandis qu’elle se battait contre l’un d’entres eux, un autre en avait profité pour faire le malin et lui faire une longue et profonde estafilade sur le flanc droit. Malgré le sang qui coulait à flot de sa blessure, elle s’était sentie poussée des ailes et avait emprisonné les bandits dans des cauchemars. C’était la première fois qu’elle y arrivait en dix-sept ans d’existence. Les malfrats, terrifiés hurlaient à tue tête et l’adolescente en avait profité pour leur voler une dague. Dan’ l’avait enfoncée dans le cœur de l’un des bandits, l’avait retirée et avait fait subir le même sort aux autres. Tandis que chacun d’entres eux s’abattaient au sol, la jeune femme effectua quelques pas avant de s’effondrer, vaincue par la douleur et la fatigue.

De ses yeux rouges, elle fixait le plafond. Allongée sur un lit de plumes, ses cheveux noirs en mèches emmêlées et les joues brulantes de fièvre, Danlo se demandait comment elle avait pu arriver dans cette chaumière. Des milliers de questions s’interposaient dans son esprit lorsque des pas se firent entendre. Une vieille dame entra dans la pièce. Malgré que ses orbites soient profondément enfoncées, la jeune Erewent discernait de magnifiques yeux bleus azur. Captivée par ce spectacle, elle ne remarqua pas le petit sourire amusé que la vieille femme arborait. Elle s’approcha du lit de la convalescente et appliqua ses mains fraîches sur la tête de Danlo. Tout de suite, la jeune femme ressentit un grand soulagement et ses joues reprirent une teinte naturelle. La migraine qui l’assaillait depuis le petit matin avait disparut d’un coup. Les mains de la paysanne l’avaient stoppée.

« Tu es guérie jeune damoiselle. Va, et sauve Erin.»

Des centaines et des centaines de questions se bousculaient derrière les lèvres vermeilles de l’adolescente. Qui était donc cette étrange femme ? Comment une personne de son âge avait-elle pu l’amener jusqu’ici ? Et comment se faisait-il que la vieille femme sache autant de choses sur Erin ? Elle-même ne savait rien de la Quête. Elle se releva brusquement sur les coudes et regarda avec suspicion la vielle dame. Ce n’était certes pas naturel ni normal qu’une femme d’un âge aussi vénérable soit assez forte pour tirer Danlo de l’endroit de son traquenard jusqu'à sa chaumière. Et ce n’était non plus pas très clair qu’une vieille paysanne parle de sauver Erin alors que Danlo elle-même ne savait rien de tout cela ? Que se tramait-il sur son continent bien-aimé ? Quels évènements mystérieux c’étaient produits pendant sa soudaine absence du monde civilisé ? Quels affronts le commun des mortels avait-il commit comme Fall ? L’avait-t-il menacé ? A cette pensée, la jeune Erewent serra les points tout en se jurant intérieurement qu’elle ferait périr ceux qui s’opposaient à la suprématie de son dieu bien-aimé. Elle les tuerait tous ! Du plus jeune enfant à l’homme le plus vieux, du bébé à la mère…Elle tuerait tous ceux qui s’opposeraient à la domination de Fall…Tous ! Qu’ils crèvent dans les flammes de l’enfer ! Toute fatigue oubliée, la jeune femme se releva d’un coup, manquant de bousculer la vieille paysanne. Cette dernière eu un discret sourire amusé devant cette jeune femme pleine d’impatience. Seulement, elle sentait une énergie néfaste en son cœur. Alors elle s’approcha et lui dit juste avant que la fille aux yeux rouge ferme la pote pour courir vers Tara.

« La Vie surprend le Destin. Alors bat toi. Non pour ce que tu es, mais pour ce que tu crois juste. Ne te laisse pas appâter par quelques hauts faits. A Tara, tu ne peux faire confiance à personnes. »

Elle posa la main sur son cœur.

« Que les Dieux te protègent. Tous autant qu’ils sont… »

[…]

Danlo réfléchissait encore aux paroles de la paysanne lorsqu’elle atteignit les portes de la ville. C'est-à-dire quelques heures après être partie de la ferme. Danlo elle-même s’étonnait d’avoir récupérer aussi vite. Au souvenir du sang et de la violence de son attaque, elle frémit de dégoût. Mais avant qu’elle puisse repenser à son attaque, elle arriva devant les portes de la ville. Tous les badauds qui se promenaient ici et là l’évitait. Non à cause de ses yeux d’une étrange couleur, mais de son apparence et de son odeur. Elle avait tout l’air d’une de ces filles de mauvaise vie, qui s’offrait à tous contre une misère. Il était sur qu’avec ses vêtements à demi déchirés qui laissaient entre-apercevoir quelques courbes, elle était loin des filles de bonne famille… Les joues de la jeune femme se colorèrent vite en rouge. Et tandis qu’elle se faisait toute petite, la jeune femme aperçu une auberge qui avait l’air normal. « Au Dragon Vert » qu’elle s’appelait cette auberge. Prenant les choses en main, elle entra dedans et demanda une chambre ainsi qu’un bain. L’aubergiste lui donna tout ce qu’elle désirait avec un sourire poli. Une fois en haut, elle se détailla dans un miroir et se frappa le front d’un air désespéré. Ses longs cheveux noirs étaient crasseux et sa peau était d’une couleur très louche, mélange de rouge, de noir, de poussière et de sueur. En courant, elle partit dans son bain et se frotta comme une démente.

[…]

Dehors, il devait être à peu près quinze heures. Une haute silhouette élancée se dirigeait vers la place de la Tour. Entourée dans une cape à la longue capuche qui lui retombait sur le nez, la silhouette narguait le rassemblement. Ses cheveux d’un noir anthracite étaient attachés en une longue et élégante tresse de guerre. Son visage était harmonieux, d’une beauté lancinante. Ses fines lèvres vermeilles et ses hautes pommettes lui donnaient un air fier. Ses yeux étaient rouges flamboyants, mais sous le capuchon, cela ne se voyait pas. Ses mains agiles étaient aussi cachées par ses longues manches. Son pantalon de cuir soulignait sa taille gracile. Tout en elle respirait la beauté et la fraîcheur. Lentement, elle s’approcha de la tour et remarqua avec stupeur un homme aux longs cheveux immaculés. Un Fir-Bolg. Qu’elle avait déjà rencontré.

Kirin.


Dernière édition par Danlo Belassiel le Sam 28 Fév - 19:46, édité 1 fois
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Aisleen Dryail

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MessageSujet: Re: [Quête 1 : Recrutement]   Sam 28 Fév - 11:43

Trois jours. Trois longues journées s’étaient écoulées, dans le silence malgré la foule perpétuelle. Aisleen tenait promesse, elle attendait. La tasmante était confiante, on la reconnaîtrait. Et même dans le cas contraire, personne n’aurait de mal à la trouver. En effet, son immobilité depuis son arrivée avait attiré plus d’un badaud, qui commençaient maintenant à s’habituer à sa présence. Les gosses de Tara s’amusaient à venir tirer sur les bords de sa robe avant de partir en courant, tandis que leurs parents tremblaient d’inquiétude de voir leur progéniture s’approcher d’une morte. Autour d’Aisleen, Tara vivait. Les commerçants criaient, les gardes du roi faisaient leurs rondes, la place se remplissait et se vidait au rythme de la course du soleil. La seule chose immuable était la fontaine centrale, qui coulait tranquillement, sans qu’Aisly la remarque pour autant. Les yeux mi clos, elle regardait son ombre évoluer sur le parvis de la place et, au fur et à mesure qu’elle s’étalait sur le sol, Aisleen priait. Elle ne savait pas qui, ni quoi, mais elle priait. Pour que quelqu’un vienne, quelqu’un d’autre que ceux qui venaient déjà se joindre à elle. Elle souhaitait voir un visage familier. Mais en même temps, elle en avait peur.

C’est le matin du troisième jour que son vœu fut exaucé. Alors que le soleil venait de se lever, et la capitale de s’animer, elle sentit dans l’air un parfum différent de la veille. Au début, Aisleen prit cela pour un goût d’aventure qui stimulait ses troupes, qui passaient de temps à autre vérifier encore et encore pour quel jour le départ était prévu. Oui, aujourd’hui même, venait elle de répondre à un curieux avant de se renfermer dans un mutisme évocateur. Après midi, lorsque le soleil commencerait à décliner derrière les premiers bâtiments, ils partiraient. Il fallait pourtant avant tout qu’elle leur explique le but et le déroulement de la quête. Puis qu’elle vérifie que l’escouade de soldats mise à sa disposition par le roi soit au complet. Mais pour l’instant, il lui restait bien 5 heures devant elle. Alors qu’elle soupirait de résignation, une ombre se profila autour d’elle. Une silhouette fine, à en juger par la fluidité du vêtement qui entourait l’inconnu. Ou l’inconnue, car ses cheveux étaient longs. L’ombre bougea sur le sol, tournant autour d’elle comme tant d’autres l’avaient fait la veille et l’avant-veille. Finalement, le mouvement de l’ombre s’arrêta, et Aisly crut que le curieux allait enfin faire demi tour et la laisser tranquille. Mais non, au contraire. Il s’approcha.

Ceux qui ont eu le bonheur de savourer ce sentiment qu’est l’amour pourront la blâmer de ne pas avoir reconnu dans cette ombre celle de celui qu’elle attendait, mais il faut comprendre que tout espoir avait quitté le corps d’Aisleen Dryail depuis sa mort, et que le pâle reflet de ce sentiment était constamment refoulé. Pourtant, la présence derrière elle de celui qu’elle avait prit pour un habitant de Tara un peu trop curieux la figea sur place. Non. Ce n’était pas possible. Il était loin d’elle, qu’est ce qui avait pu le faire revenir à temps ? Le hasard ? Ou bien le Destin s’amusait il à lui jouer un tour ? Ne sachant que faire, ni que ressentir, Aisleen hésitait entre joie et frayeur. Et lorsque son prince charmant l’enlaça, elle eut un instant envie de s’abandonner dans ces bras si chaleureux. Sans réagir, elle le laissa prendre possession de sa silhouette fine, sentant le contact de ses paumes sur son ventre et sa poitrine comme deux brûlures vives, témoin ardent d’un sentiment qu’elle redoutait. Toujours immobile, Aisly courba la nuque pour recevoir le chaste baiser d’un héros retrouvé, et entendre de bien douces paroles à son oreille.


« Tu vois, je t'avais dit que je serais là. Tu m'as manqué. »

L’étreinte du jeune homme se fit plus insistante, mais les mots de Kirin avaient réveillés Aisleen. De surprise, elle se dégagea des bras de celui qu’elle aimait sans accepter de se l’avouer, et lui fit face. Il était toujours aussi élégant, même après sa blessure normalement mortelle. Une cape qu’elle ne lui connaissait pas recouvrait sa silhouette élancée, le mettant en valeur. Aisleen bafouilla quelques mots incompréhensibles, avant de rougir, gênée. Pourquoi avait elle fui ? N’espérait elle pas depuis trois jours la venue de Kirin ? Le doute avait il prit le pas sur son affection à son égard ? Elle ne savait pas. Mais des retrouvailles si soudaines, si tendres, alors qu’elle prenait un peu plus conscience chaque jour de sa condition, de son avenir tout tracé. Dans son état, Aisleen ne pouvait rien apporter de bon au fir bolg. Et elle ne devait pas laisser ses émotions lui dicter son comportement, comme la dernière fois. Dans son esprit, c’était très clair, même si l’information avait du mal à être matérialisée. Rien ne pouvait advenir entre eux tant qu’elle ne pouvait pas se montrer à la hauteur d’une relation normale. Et puis, elle venait de tuer un être humain par égoïsme, comment pourrait elle supporter de voir le reflet de son image dans les yeux de celui auquel elle voulait plaire, tout donner sans limites ? Il fallait d’abord qu’elle accepte ce qu’elle était, ou alors qu’elle fasse un trait sur sa fierté, seule part d’humanité qui lui restait. D’une voix peu assurée, Aisly prit la parole en fuyant le regard de Kirin :

« Euh … Je … Tu as fait bon voyage ? »

Tu as fait bon voyage ? Mais quelle question stupide ! Il avait été grièvement blessé, elle ne savait pas comment il s’en était sorti ni pourquoi il était revenu à Tara. Que pouvait elle demander de plus idiot que cela ? Au moins aurait elle pu s’enquérir de son état de santé … Pendant que ses joues se coloraient d’un rouge brique, une arrivée inespérée vint couper court à tout embryon de discussion entre les deux jeunes gens. Tant mieux, au moins Kirin n’aurait il pas besoin de répondre à une question sans aucun intérêt … Une autre personne arrivait sur la place, une autre cape virevoltait dans le vent matinal qui se levait. D’elle, on ne voyait que la fin d’une tresse de cheveux noirs et un menton décidé. Le reste était caché sous le tissu tombant sur un visage sans conteste féminin, d’après la sensualité que dégageait son allure et la finesse de sa taille, que le cuir venait admirablement bien mettre en valeur. C’est sur cette nouvelle venue, encore à quelques mètres d’eux, que le regard d’Aisleen se concentra, détournant les yeux de ceux de Kirin. Aisly ne voulait pas y lire sa réaction, sa déception. Elle préférait chercher des prunelles sous le capuchon d’une cape, comme une invitation muette à avancer et se joindre à eux.

[So, next one ^^' ]

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Bugy Twite

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MessageSujet: Re: [Quête 1 : Recrutement]   Dim 8 Mar - 13:33

Une dizaine de jours étaient passé depuis leur départ de la forêt de Taur. Une dizaine de jour avec Kirin, une dizaine de jour pour renforcer un peu leur amitié, pour se transformer en une équipe inséparable, et bien sur, pour avoir des ampoules aux pieds, des égratignures à cause des bandits et être sales... bien sales... Ses vêtements, ses cheveux et sa peau avaient prit une teinte brune avec la poussière et au niveau des aisselles ses vêtements se durcissaient à cause de la sueur... Sans plus le détailler pour ne pas choquer les âmes sensibles, quiconque aurait été à la place de Bugy aurait immédiatement couru vers un bain, nettoyé ses vêtements ou bien même jeté tant ils étaient abimés.
Kirin et son brownie se séparèrent dans la rue principale du quartier commerçant et Bugy regarda son maître s'éloigner dans la foule. L'agitation que connaissait la ville quelque temps auparavant s'était bien calmée, mais l'ambiance était tout de même différente de celle des jours passés dans Tara avant la Samain. Bugy commença par errer sans but dans le quartier. Les passants étaient peu dépensiers, un peu méfiants, et leur attitude rendait les lieux inquiétants parfois, d'autant plus lorsqu'on s'aventurait dans des ruelles plus étroites. Le brownie essaya de prendre quelques nouvelles fraîches mais on le repoussa très vite à cause de son manque de propreté. Il repéra donc une fontaine et s'y plongea.

Plus exactement il procéda ainsi :
Ses mains entrèrent dans l'eau, créant un léger nuage trouble dans le liquide. Il les frotta un peu et le nuage devint brun. Il ôta les vêtements qu'il portait sur le torse, les plongea à leur tour dans le bassin et le nuage s'élargit. Il frotta alors plusieurs minutes en regardant le nuage changer de forme. Tantôt un singe, tantôt un écureuil, un oiseau ou un poisson, et lorsqu'il ressortit ses vêtements de l'eau, celle-ci avait une étrange teinte brune. Le nuage, quant à lui dessinait un visage. Il était d'ailleurs très bien dessiné. Il avait des moustaches, un visage rond et les cheveux courts. Plusieurs rides barraient son front, ses sourcils étaient broussailleux et ses yeux étaient bleus. Bleus ? Comment un nuage brun pouvait faire des yeux bleus ?
Un homme l'observait et lorsque Bugy le regarda il lui sourit. Il lui proposa de venir faire tout cela chez lui, il pourrait faire chauffer l'eau et sécher les vêtements pendant qu'il se laverait. Sans plus réfléchir, le brownie accepta et suivit l'homme. C'est donc chez lui qu'il put se refaire une beauté, brosser sa queue d'écureuil et laver ses vêtements. Il put même échanger une tasse de breuvage chaud avec l'homme qui semblait sincèrement intéressé par le petit être. "Comment tu t'appelles", "as-tu un maître", "qui est-il", "que venez vous faire en ville", s'il n'y avait pas mis la forme, la conversation aurait pu ressembler à un interrogatoire. Et les yeux de l'homme brillaient presque autant que ceux de Bugy lorsque ce dernier parlait de Kirin. C'est seulement lorsqu'il quitte l'hospitalité de l'homme que Bugy se demanda s'il avait bien fait d'en dire autant. Mais, insouciant, il se dirigea vers la Grande place.

L'ambiance y était différente. Un petit attroupement s'était formé au centre et Bugy reconnu immédiatement la silhouette de l'aimée de Kirin. Juste à côté d'elle, le héro était aussi là, coiffé et habillé de propre. Bugy ne fit pas attention à la personne encapuchonnée qui attirait l'attention d'Aisleen et couru vers les deux amants avec un grand sourire aux lèvres.


KIRIIIIN !!
ça y est, t'as retrouvé ton amoureuse ? Elle est jolie !!


Il s'était finalement téléporté juste à côté de la tasmante qu'il dévisageait sans gêne

oooh
T'as l'air triste.
T'inquiète pas, Enora a terminé de soigner Kirin
Il va super bien maintenant
On est revenu pour aider à trouver la clé
Y'a plein de gens ici, ils vont nous aider ?


Le regard du brownie se posa alors sur la silhouette féminine qui s'approchait. Il eut une légère sensation de déjà vu... S'approchant donc d'un bond, il lui sauta dans les bras dès qu'il la reconnu, ne faisant aucunement attention au danger qu'il aurait pu courir.

Waaah
la madame qu'on a rencontré dans la forêt !
Elle est gentille elle, elle est gentille !
Tu nous aides aussi Danlo ? Tu viens avec ?


Il recommença alors à sautiller en tout sens, tout excité de retrouver des visages connus mais aussi de savoir qu'il allait bientôt partir pour une quête historique. Il bougeait dans tous les sens, se téléportant à côté de Kirin puis sur la statue, en l'air pour tomber sur un petit mètre, puis au sol, à l'endroit, à l'envers, dans tous les sens, en se disant à lui même à vois basse : "On va partir, sauver le monde, on va partir et sauver le monde. On va partir, sauver le monde, on va partir et sauver le monde."
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Kirin Keydan

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MessageSujet: Re: [Quête 1 : Recrutement]   Dim 19 Avr - 20:27

Kirin ne put profiter plus longtemps de l'étreinte qu'il avait créée autour de son amour. Car en effet, Aisleen s'était bien vite dégagée de ses bras pour lui faire finalement face. Elle rougissait. Le Fir-Bolg ne savait s'il devait s'en féliciter ou non. Que s'était-il passé durant son absence pour qu'elle paraisse aussi gênée en sa présence alors qu'il y avait plusieurs jours, ils s'étaient avoués un amour commun? Où était le problème? Ils s'étaient enfin retrouvés, Kirin était heureusement en vie, Aisly était là... tout aurait dû se passer parfaitement. Ce qu'attendait le héros, c'était une étreinte longue, traductrice de tout l'amour qu'ils ressentaient l'un pour l'autre. Mais au final, tout ce qu'il eut, ce fut la fuite du regard de la tasmante, qui allait se perdre un peu plus loin sur le sol... Puis vint une question un peu saugrenue... Pas vraiment le genre de question que l'on pose à son amoureux lorsqu'il revient depuis longtemps après avoir réchappé à la mort...

Euh … Je … Tu as fait bon voyage ?

Vraiment, elle n'était que trop gênée... Il ne savait pas vraiment quoi répondre. Il comprenait tellement peu cette situation qu'il cherchait si cette question avait un sens caché qu'il se devait de trouver. Mais il vit rien. Quant à son amoureuse, son regard était allé se poser sur un inconnu. Une inconnue, plutôt. Kirin avait reconnu quelques caractéristiques féminines sous cette large cape. Mais l'atmosphère que dégageait cette personne, il la connaissait. Il avait le sentiment de déjà la connaître. Il tenta de la détailler un peu plus, mais un autre personnage était venu faire une réapparition sur la place de la tour. C'est dans un cri qu'il entendit son nom en voyant venir Bugy, cet écureuil un peu trop hyperactif à son goût. Mais bien qu'exaspérant, le petit Brownie n'avait pas été SEULEMENT énervant à ce moment là. En effet, parmi le flot de paroles qu'il avait encore une fois laisser échapper, Kirin eut la capacité d'analyser certains dires qui le firent suffisamment réfléchir pour comprendre ce qu'avait Aisly... Ainsi, elle était certainement triste parce qu'elle n'avait pu que le laisser seul face à la mort. A cette réflexion, il profita du court silence de Bugy - lorsque ce dernier jeta un regard sur la personne encapuchonnée - pour prendre encore une fois Aisleen dans ses bras. Il passa sa main gauche dans son dos et posa la droite derrière sa tête, la laissant ainsi se coller contre sa poitrine, porteuse de la cicatrice de Fall.

C'est bon, mon amour. Ne culpabilise pas. Tu n'avais pas d'autre choix que de partir de la place. Et puis, c'est grâce à toi si je suis en vie.

A ces mots, il rapprocha son visage du sien, lui offrant un rapide baiser sur la joue, suivi d'un second, langoureux, sur ses lèvres. Ce fut presque un réflexe, tant il l'aimait. Comment ne pas profiter d'une telle douceur et d'une telle pureté? Aussi, après de longues secondes de tendresse, il relâcha son étreinte après lui avoir dit, avec un ton particulièrement doux et sincère.

Merci.

Ce moment aurait pu être bien plus beau et allégorique du mot "tendresse" lui même, si seulement Bugy n'avait pas rappelé sa présence dans un second cri. Mais cette fois-ci, ce ne fut pas vraiment un cri. Plutôt un étonnement. Le genre de chose que l'on pousse lorsque l'on est émerveillé. Kirin aurait pu se passer d'écouter les paroles de l'écureuil ambulant si seulement il n'avait pas utilisé le nom "Danlo". Dès qu'il entendit ce nom, son regard se leva, abandonnant le visage d'Aisleen pour aller se poser sur la personne encapuchonnée qu'elle regardait justement. Coïncidence? Certainement pas! Ensemble, ils avaient partagé un repas et passée une partie de la nuit. Qu'attendait-elle de lui? Que faisait-elle ici? Comment pouvait-elle savoir qu'un groupe se créait pour aller chercher la clé de Roeg? Une espionne, sans doute! Elle les avait suivis, lui et Bugy, pour atteindre la capitale et s'immiscer dans cette quête! Pendant un court moment, la théorie de l'adversaire avait traversé l'esprit de Kirin. Mais vite, il comprit que cela n'était pas possible. Même si elle avait su, dans la forêt de Taur, quelle était leur quête, elle aurait pu réussir sans peine à les affronter et les mettre hors d'état de nuire. Bugy était mourant à ce moment là, Kirin grièvement blessé, Enora absente. Si cette dernière était revenue, sans doute qu'elle n'aurait pu faire face à une Erewent... Mais surtout, si elle était vraiment une sbire de Fall, il était improbable qu'elle vienne se joindre à eux. Même en tant qu'espionne. Très vite, parmi ces centaines de suivants qui comblaient la place, elle n'aurait pu faire face. Oui, seulement elle dans tout ce groupe, il était improbable qu'elle puisse oser agir pour le compte de Fall. Du moins, Kirin l'espérait. Bien qu'il gardait principalement cette idée en tête qui semblait la plus plausible, il comptait garder un œil sur elle.
Mais, pour l'instant, il fallait être certain qu'elle ne serait pas un adversaire. Et surtout... que Bugy arrête de se téléporter sans cesse! Très vite, en pleine téléportation, Kirin attrapa la queue de l'écureuil alors que ce dernier se trouva juste à côté de sa tête pour le suspendre au dessus du sol, la tête à l'envers.


Bon sang, Bugy, ce n'est pas un jeu! Calme toi! Et puis évite de trop te téléporter. Enora t'en a parlé. Si tu continues, tu peux faire tes adieux à ta jolie queue toute douce!

Bref... C'est sur ces mots qu'il avança vers l'Erewent, la main sur le pommeau de son épée d'argent, par précaution. Lorsqu'il suffisamment proche d'elle, il passa sa main libre tout près du visage de la femme pour faire tomber la capuche et dévoiler le beau visage de cette dernière. Enfin, il pouvait voir ses yeux rougeoyants. Il profita de cette nouvelle vue pour exiger des explications.

Danlo... Alors tu savais pour cette quête? Tu nous as suivis depuis la forêt?
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MessageSujet: Re: [Quête 1 : Recrutement]   Sam 25 Avr - 12:09

  • Après tout ce temps, après toutes ces épreuves, Danlo était enfin parvenue jusqu’à Tara. Avant d’y arriver, elle avait longuement réfléchi aux conséquences. Si elle se joignait aux aventuriers qui allaient chercher la Clef de Roeg, Fall et toute la Guilde pourraient prendre cela comme une trahison de sa part. Seulement…Un dieu égocentrique et névrosé pouvait-il se mettre à la place d’une simple Erewent ? Certes, elle était de la race démoniaque mais éprouvait tout de même des sentiments, comme tout être humain. Peut être ne voyait-elle pas le monde exactement de la même manière que Enora, Kirin ou même Bugy, mais…Elle le voyait quand même à sa façon. Plus son esprit ressassait tout cela, plus la jeune fille s’enfermait dans ses souvenirs. Le souvenir de la vieille femme qui l’avait accueillie chez elle après son embuscade lui semblait tellement lointain…Et pourtant, si proche. Les paroles pleines de bon sens de la paysanne revenait sans cesse en boucle dans sa pensée. Vis-à-vis de cela, une question avait tourmentée l’adolescente aux prunelles de feu. Devait-elle participer à cette quête pour le compte de Fall et lui servir de bon chien qui rapporte chacun des faits et geste des membres du groupe, ou y aller pour elle-même ? Pour le Mal ? Pour le Bien ? Ou tout simplement pour elle-même ? Et une même énigme la tourmentait : L’accepteraient-ils ? Que d’interrogation pour une si petite conscience. Cependant, toutes étaient nécessaires si Danlo voulait avancer un temps soit peu dans la Vie. En mettant ses sentiments à l’épreuve et surtout, en choisissant sa destinée. Soit c’était vivre pour vivre, soit vivre pour le Mal donc pour Fall (ce qu’elle se refusait évidemment à faire) ou pour le Bien. La belle soupira. Encore une belle journée gâchée par toutes ces interrogations. Malgré que s’apitoyer sur son sort soit une échappatoire assez tentante, la jeune fille ne devait pas se laisser dévorer par ses craintes et doutes. Avant de s’engager pour la quête, Danlo devait choisir obligatoirement son côté. Gagner la confiance de Kirin et des autres en s’engageant pour le bien d’Erin ou finir à la potence pour ses choix maléfiques et sa nature. Cependant, après cette épopée, la jeune fille pensait partir sur les routes. S’exiler de ce monde de fous par tous les moyens. Peut être recroiserait-elle ce mystérieux jeune homme aux cheveux couleur de nuit… Ou simplement resterait-elle seule jusqu’à la fin de ses jours. Ce qui n’était pas pour lui déplaire. Vivre pour soi-même. Vivre pour vivre.

    « Waaah, la madame qu'on a rencontrée dans la forêt ! Elle est gentille elle, elle est gentille! Tu nous aides aussi Danlo ? Tu viens avec ? »

    Un choc quelques peu violent fit sursauter la demoiselle qui reprit ses esprits d’un coup. Elle reconnu le petit Brownie qui s’appelait Bugy. La jeune fille l’avait rencontré dans la forêt en même temps que Kirin et Enora. Lorsque Bugy se téléporta encore une autre fois, lui dégageant alors le champ de vision, Danlo que le Fir-Bolg était en compagnie de sa belle. Voyant qu’aucuns des compagnons ne faisait vraiment attention à elle, la jeune Erewent se replongea dans ses sombres pensées. Un tumultueux mélange de frustration et de colère l’envahie lorsqu’elle vit que cette décision n’était pas aussi facile à prendre qu’elle ne l’avait initialement cru. Cela l’engageait forcément d’un côté, mais…Mais elle n’avait envie d’être d’aucuns côté. Son actuelle position lui sciait très bien. La jeune fille leva ses prunelles rougeoyantes et fixa un instant les personnes de toutes les races venues faire serment d’allégeance à la demoiselle en robe blanche. Eux, avait depuis longtemps choisit leur camp. Danlo devait en faire de même si elle voulait rester de ce monde. Car personne n’aime les neutres. On ne sait pas ou ils se situent, s’ils sont de simples mercenaires qui travail au plus offrant ou si c’est bien plus profond que cela. Effectivement, la jeune fille comprenait ce dilemme que tous les humaines ressentent, mais n’était pas philanthrope elle-même, ce point de vue lui échappait. Machinalement, sa main caressa le manche de sa nouvelle dague de grande manufacture. Cependant, elle n’eu t pas plus le temps de réfléchir. Le monde revint autour d’elle lorsque Kirin s’approcha. D’un coup de main souple, il fit tomber sa capuche, laissant apparaître au regard de tous son visage. Elle arqua un sourcil interrogateur mais son visage redevint aussi indéchiffrable qu’une statue de marbre au fil des paroles du Fir-Bolg.

    « Danlo... Alors tu savais pour cette quête ? Tu nous as suivis depuis la forêt? »

    Toutes les idées de se confier à ce jeune homme sortir en vitesse de l’esprit de l’Erewent. Malgré le fait qu’elle ne l’ai pas attaquer et ai même prouver sa bonne foi en lui donnant son ancienne dague et restant sans défenses en face de lui, il ne pouvait pas la comprendre. Tout ce qu’elle dirait, dans chacun de ses gestes, il chercherait à apercevoir une quelconque trahison. Peut être même la prenait-il pour une espionne de Fall. Certes, ce Dieu était dans ses plus grandes croyances, mais cela n’allait pas jusqu’à la fidélité complète et aveugle. Cette divinité était pernicieuse et manipulatrice. Enfin, cela n’est pas le sujet de la discussion. Lorsque les paroles de Kirin firent leur effet, elle lui lança un regard courroucé avait de lui répondre d’un ton cynique.

    « Kirin…Je pensais que tu aurais assez de bon sens pour savoir que si j’avais su pour cette quête, je vous aurait tous tués cette soirée là. Tu étais grièvement blessé et n’aurait pas pu me faire face. C’est par un autre moyen que j’ai appris pour cette aventure. Je te rassure tout de suite, déclara t’elle d’un ton narquois, si je participe à cette quête, ce n’est pas pour le compte d’une quelconque divinité. Je sais quels pensées tu as sur les Erewent, qui sont pour la pluparts fondées, mais, la jeune fille releva la tête, avec une lueur de défi dans le regard, cette fois ci, je participe seulement pour moi et pour le bien que cela pourrait apporter. Cependant…même si je ne le fait pas pour Fall, le reste de sa phrase fut juste un murmure, pour que seul Kirin puisse l’entendre. Il se pourrait qu’à un certain moment je te fasse faux-bon. Après tous, je ne suis qu’une Erewent. »

    [Relativement court, mais c'est le mieux que je puisse faire avec le temps que j'ai =3]
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MessageSujet: Re: [Quête 1 : Recrutement]   Lun 27 Avr - 12:59

[c'est court mais c'est juste pour qu'on sache où se trouve Bugy et un peu ce qu'il fait. Parce que par définition là, il ne fait rien d'important ^^"]

Bugy apparu à côté de Kirin qui lui saisit la queue.. Qui lui saisit la queue ! Le brownie sentit une main se refermer sur sa belle queue d'écureuil et ses yeux s'écarquillèrent et se bouche s'entrouvrit de surprise. Lorsqu'il le lâcha et que Bugy toucha enfin le sol, la remarque de Kirin lui était totalement passée au dessus mais le garçon avait prit une teinte légèrement blanchâtre.

Comment... avait-il...osé... une larme perlait à l'œil droit de Bugy.

*Je... je te déteste !*

cette cinglante pensée avait été envoyée comme une lame vers Kirin, et même la voix de son esprit était chargée de larmes.

Il se téléporta une dernière fois, sur le sol, face à un mur. Il s'assit en silence et amena sa queue devant lui. Toujours aussi vexé, il commença à en caresser le pelage. Sa doigts saisirent alors un poil à l'endroit où Kirin l'avait saisit et il le redresse légèrement. Un par un, les poils se redressaient sous ses doigts, il les remettait en place. Il les prit ensuite par petite poignée. Il fallut donc un certain temps pour tout remettre en place. Il n'avait pas fait attention à Kirin qui parlait à Danlo, à la réponse de l'erewent où aux réactions de la tasmante. Lorsqu'il releva la tête, Danlo venait de finir sa phrase et Bugy s'ébroua comme ne savent le faire que les animaux, des cheveux au bout de la queue. puis d'un air digne il se rapprocha de son maître... Mais il repensait à cette pensé mauvaise qu'il lui avait envoyé et les larmes recommençaient à perler. Il ne pensait pas du tout ce qu'il avait "dit" et il ne voulait surtout pas que Kirin croit que c'était vrai, qu'il le détestait réellement. Con dos se courbait légèrement plus à chaque pas...

Comme un enfant, lorsqu'il arriva à côté de son maître, il tira légèrement ses vêtements, puis colla sa tête contre lui. Il avait tout de l'enfant repentant. Et par définition, un enfant repentant est soit mignon, soit particulièrement désagréable selon la situation dans laquelle on se trouve...
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MessageSujet: Re: [Quête 1 : Recrutement]   Dim 3 Mai - 16:05

Le silence, la gêne éprouvée au contact de Kirin, disparut bien vite, grâce à l’arrivée d’un … animal ? Non, un brownie, apparemment bien dynamique. Il apparut à côté d’elle sans crier gare, la fixant sans retenue. Un peu désappointée, la tasmante ne réagit même pas lorsque la petite boule de poil lui parla à un rythme incroyable, à peine imaginable. Si elle était triste ? Sans doute, oui. C’était ce que signifiait sa morosité, son impression d’être une idiote. Et oui, elle voyait bien que Kirin allait bien. Tant mieux. Mais Enora ? Qui était elle ? En tout cas, elle lui devait la bonne santé, et probablement la présence de Kirin en ce jour, en ce lieu. Elle eut envie de répondre à l’adorable brownie qui lui parlait sans interruption mais lui, n’attendant pas une quelconque réponse, il se précipita vers la nouvelle venue en lui sautant au coup, ce dont Aisleen ne se formalisa pas vu le tempérament du compagnon de Kirin, en lui parlant sans qu’elle entende. Kirin avait l’air perdu, mais il se reprit bien vite une fois son brownie partit discutailler. Encore une fois, il la prit dans ses bras, amenant le visage de la jeune femme contre son torse cicatrisé. D’un ton qui reflétait toute la tendresse du monde, il déclara :

« C'est bon, mon amour. Ne culpabilise pas. Tu n'avais pas d'autre choix que de partir de la place. Et puis, c'est grâce à toi si je suis en vie. »

Aisleen avait envie de pleurer. Pourquoi était il si gentil, pourquoi sa prévenance lui causait elle une douleur au ventre ? D’ici, elle entendait battre le cœur de Kirin. Elle eut envie de fuir, une fois de plus. Mais ne s’en sentant pas la force, elle resta immobile, subissant plus que recevant le baiser qu’il déposa sur sa joue, la faisant déglutir difficilement. Lorsqu’il approcha de nouveau son visage du sien, Aisly faillit baisser la tête. Mais le regard intense de Kirin la paralysa, et elle se laissa embrasser comme on ne l’avait jamais fait. Mais … non ! C’était dangereux. Aisleen maîtrisait ses pouvoirs de façon très incertaine, et lorsqu’elle était aussi perturbée que maintenant, son esprit avait tendance à l’abandonner, et ses pouvoirs à déraper. Insidieusement, ceux-ci pompèrent quelques secondes l’humanité de Kirin, rien de trop grave cependant. Rien de perceptible, à l’extérieur comme pour sa victime. Il n’y avait qu’elle qui se rendait compte du changement, la rappelant à l’ordre. Et la voix douce et tendre de son aimé ne parvint qu’à peine à ses oreilles :

« Merci. »


Il ne comprenait rien. Pourtant elle ne releva pas. Comme une poupée, elle restait là, sans volonté. Les deux parts se disputaient sous son crâne et, incapable de se décider, Aisleen était complètement amorphe. Heureusement, Kirin se désintéressa de son visage, qu’elle peinait à conserver stoïque, son regard balayant à présent la silhouette de la nouvelle venue. A ce moment là, le brownie de Kirin se remit à faire des siennes en sautillant de gauche à droite, se téléportant dans tous les sens dans un festival de bruits et de couleurs. Il fut stoppé net par son maître, qui l’attrapa par la queue et le réprimanda vertement. Aisleen, en spectatrice, regardait le petit tableau se former, avec le même regard de curiosité et d’étonnement que les membres de leur escorte qui passaient par là. Le futur héros de Tara se dirigea donc vers celle qui avait captivé l’intérêt de la tasmante, afin de descendre son capuchon d’un geste assuré mais méfiant. La jeune femme n’eut que le temps de voir deux éclats rouges que Kirin adressait déjà la parole à cette fille qu’il semblait connaître.


« Danlo... Alors tu savais pour cette quête ? Tu nous as suivis depuis la forêt ? »

Danlo. Aisleen pouvait au moins mettre un nom sur ce visage. Cependant, elle ne comprit pas à quoi faisait allusion Kirin. La forêt ? Etait ce là qu’il s’était abrité pour récupérer ? Comment avait il rencontré cette étrange beauté aux yeux effrayants ? Qui lançait d’ailleurs un regard hautain et indigné, avant que la jeune femme ne se justifie sur sa présence ici. Aisly, reprenant le statut de chef de groupe qu’elle incarnait, retrouva ses esprits et chassa les sentiments de son esprit. Elle n’était pas là pour ça, mais pour veiller au bon déroulement de la quête. Et si quelqu’un en qui elle avait confiance se montrait méfiant vis-à-vis d’un autre arrivant, elle se devait d’écouter et de juger par elle-même. Elle parlait de les tuer ? C’était une Erewent ? Les préjugés d’Aisleen revenaient en flèche. Car, même si elle avait connu des temps de paix sur Erin, cette race avait toujours constituée un mauvais présage, inquiétants et fourbes étaient leurs représentants. Elle parlait d’un but personnel, d’une raison particulière de mener cette quête : « pour elle », hein ? Le nom de Fall attira l’attention d’Aisleen, qui prit garde au reste de la phrase mais qui, même en tendant l’oreille, ne put la percevoir entièrement. Elle se devait de se renseigner, de demander à Kirin ce que manigançait cette étrange jeune femme aux yeux de sang. Ce sui signifiait lui adresser la parole.

Encore une fois, le compagnon de route de Kirin fit son retour, après être allé bouder quelques mètres plus loin, la larme à l’œil. Il arriva, la bouche en cœur et avec l’attitude misérable d’un gosse demandant le pardon. Il lui rappelait Löwen, cette gamine rencontrée sur cette même place. Ce même regard dynamique, ce même visage changeant et animé d’une palette impressionnante d’expressions. Aisleen lui adressa un regard, le gratifiant d’un grand sourire lumineux, avant de se redresser et de se rapprocher des deux jeunes gens. Il était l’heure. D’ailleurs, les autres participants à la quête affluaient de tout Tara vers la place centrale, se regroupant autour des trois compagnons. Ils n’étaient pas beaucoup, mais cela suffirait. Il fallait maintenant qu’elle tourne un regard confiant vers eux, afin de leur prodiguer encouragements et surtout informations. Attirant tout son petit monde vers un coin de la place, elle prit grand soin de ne pas poser les yeux sur Kirin, et déclara naturellement :


« Je suppose que vous savez pourquoi vous êtes ici. Le Roi Celte m’a permis de faire quelques recherches, et en deux mots, nous partons à la recherche de l’instrument de la délivrance de Mor. Je ne peux pas vous en dire plus pour l’instant, la suite viendra lorsque j’aurai pu vérifier vos motivations en cours de route. Je vous propose de partir dès à présent … »

Sans doute aurait elle pu vérifier les motivations avant de partir. Peut être aurait elle du prendre plus de temps pour apprendre à connaître chacun d’eux. Mais c’était une première pour elle, grande solitaire, et bien qu’elle ne veuille rien en montrer, Aisly était peu assurée, un peu anxieuse et surtout déstabilisée. Elle leur fit un sourire timide, jeta un coup d’œil à la dénommée Danlo, à qui elle devait faire attention, et se dirigea d’elle-même vers les portes de la capitale, invitant les autres à la suivre. Au bout de quelques jours, elle le savait, beaucoup d’entre eux auraient abandonnés, effrayés par l’ampleur de la tâche et les conditions dans laquelle elle allait être accomplie. Sans doute que la récompense ne suffirait pas à motiver certains esprits … En tous les cas, elle allait apprendre à leur faire confiance, à les guider et les soutenir. Tel était son rôle. Et maintenant, elle les emmenait vers un endroit hypothétique qu’elle seule connaissait à ce jour. La clé de Roeg les attendait.

_________________
Tout commença avec ma mort. Et tout continue, inexorablement.

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