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 A l'aube d'une nouvelle rencontre | Declan |

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Elyon L. Evanesca

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MessageSujet: A l'aube d'une nouvelle rencontre | Declan |   Lun 23 Fév - 15:59

    La course de la louve s'était maintenant étendue sur plusieurs continents, son périple lui en avait davantage appris sur sa race, mais également sur la façon de chasser qui lui convenait le plus. Elle arrivait à étancher sa soif, et en se fondant dans le décor le plus humain qui soit. C'est cela qui l'amusait, faisant tourner les coeurs le jour, s'en déléctant la nuit. En effet Elyon était devenue une créature indifférente à l'égard des autres, et cela lui convenait, au fond, c'était moins cruel.

    Ses pas l'avaient mené sur le continent de Meath, réputé pour être malfammée de part les créatures qui y vivaient. C'est ce qui avait attiré l'attention d'Elyon, rongée par sa luxure, elle convoitait à présent un sang différent que celui d'un humain. A vrai dire, l'odeur du sang humain commençait à la répugner, cette odeur de rouille emplissait ses narines sensibles, ce qui lui donnait d'affreuses migraines. Mais c'était avant tout les réminiscences pérpetuelles qui la traquaient sans aucuns répits qui l'avait pousser à fuir ce qu'elle pouvait appeler autrefois, ses semblables. Elyon était une créature complexe, sans buts ou ambitions réels. A vrai dire, elle ressemblait plus aux Tasmants, et il n'en serait pas étonnant qu'elle sombre ainsi un jour. La demoiselle était une damnée, ou du moins son existance était maudite. Et ceci n'était que la genèse de son inhumanité.

    Elle s'arrêta dans une forêt isolée, plus vers le sud se trouvait les Ruines du Vieux Temps, là où elle avait entendu dire que ses semblables se rassemblaient, et elle ne souhaitait pas vraiment les côtoyer plus qu'elle ne côtoyait les humains. Il était donc étonnant que sa route la menère en cette direction, peut-être qu'au fond, la curiosité la guettait, quoi que celle ci soit quelque peu dangereuse pour elle. Surtout par préservation de son égo, elle n'était qu'une jeune louve après tout. La féline aurait du mal à accepter une supériorité quelquonque, ne serait-ce qu'une infime prétention. Elle ne connaissait guère le caractère de ses pairs, mais elle les méprisait d'office, comme tout être vivant sur cette terre. Son mépris envers les espèces humaines n'était autre que le reflet de son propre mépris, et elle l'acceptait.

    Elyon se percha sur un rocher, regardant le ciel sombre s'éclaircir. C'était bientôt l'aube. La lune aussi indiquait ce changement, son reflet bleuet sur le pelage blanc comme neige de la louve s'atténuait peu à peu. Pelage qu'elle haïssait tant il était pur, tant il ne lui ressemblait plus. La chasse cette nuit avait été vaine, ce qu'il l'irritait profondément, car elle n'avait pu souiller la pureté qu'elle arborait. L'humeur de la demoiselle se manifestait sensiblement, les poils hirsutes. Il ne lui fallait donc plus qu'attendre le levé du soleil pour retrouver sa peau fraîche et imberbe.
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Declan Ziresh

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MessageSujet: Re: A l'aube d'une nouvelle rencontre | Declan |   Lun 23 Fév - 16:28

Ce ne fut que le quatrième jour après la mort de Ren. Le quatrième jour après que Declan aie renié à jamais son clan, sa famille et qu’il ait tué son père. C’était avant son arrivée à Ys, accompagnée de sa rencontre avec Neil, celui qui allait l’aider à trouver Fall. C’était avant, encore, sa rencontre avec Leah Falk, celle qui lui ressemblait, qui avait l’air d’un monstre. Pour lui, c’était le premier monstre qu’il rencontrait, qu’il voyait semblable à lui. Mais en vérité, il y en avait eu un autre. Simplement, ce dernier avait des points communs avec le Bisclaveret qu’il était. Mais… il était aussi complètement opposé à lui.
Declan était rentré à Tara le deuxième jour. Le bar, quartier général où se trouvait avant l’ancien gang de son père, Les Foudroyés, était à l’abandon. Certainement qu’en voyant la mort de leur chef, ils ne savaient plus vraiment quoi faire. Et aussi, certainement que d’autres gangs avaient appris cela et avaient démantelé le reste du clan. En tout cas, cet endroit n’était plus rien de ce qu’il était. Avant, il était plein de lumières, d’alcools, de femmes et de luxure. Mais maintenant, il était devenu terriblement sombre. Il n’y avait plus cette vivacité qui y régnait avant. Rideaux déchirés, bouteilles cassées, meubles brisés… Quand il était entré dans les quartiers du gang, il ne trouva presque plus rien. Mais au moins, il eu de quoi se vêtir et abandonner ses vêtements tâchés de son sang, celui de Ren et surtout, celui de son infâme père. Une longue écharpe déchirée, de même qu’un pantalon noir. De nouvelles bottes de cuir, toujours noires, mais de meilleure qualité. Une grande cape légèrement miteuse, noire, qui recouvrait tout son corps. Et enfin, un grand chapeau avec lequel il pouvait cacher son visage. Il conclut ses recherches par les trouvailles d’un sac en bandoulière brun et d’une lance à la pointe d’acier. Pas la meilleure arme, mais c’était celle qu’il savait le mieux utiliser. De toute façon, il n’en aurait certainement pas besoin, mais son voyage serait certainement parsemé d’embûches et de combats. Puis, après avoir rassemblé l’argent du gang qu’il avait volé avec Ren, il quitta Tara. Certainement à tout jamais.

Il ne savait même pas vraiment où aller. Ce qui était certain, c’était qu’il voulait trouver Fall. Lui demander comment sauver Ren. Bien sûr, il s’en doutait, ce dieu maléfique n’allait pas le faire gratuitement. Alors, dans ce cas, il le servirait du mieux qu’il pourrait. Ensuite, il lui demanderait son unique dû. Et alors, ils vivraient ensembles, comme des musiciens sur l’île de Sûl. Ce qu’ils s’étaient promis tous les deux. Mais si ce dernier le trahissait, alors il se tournerait vers Douar. Et si les trois bons dieux ne voulaient pas l’aider, à cause de son passé, de ses origines, ou, tout simplement parce que jouer avec la vie et la mort était mal vu, alors il marchanderait avec l’Ankou, lui-même. Et sinon, il le tuerait, prendrait sa place, et agirait comme bon lui semblerait.

Mais pour l’instant, il n’avait qu’une vague idée de l’endroit où il pouvait être : certainement pas à Meath. Fall s’était montré pour la dernière à la Samain, à Tara. Et il avait fait une apparition des plus angoissantes pour le peuple. Un pauvre Fir-Bolg avait failli payer de sa vie et sans doute qu’il risquait une certaine rébellion. Non, Fall n’était définitivement par à Meath. Ailleurs, certainement. Alors Declan avait décidé de voyage vers le continent de Dahut, à Ys. Mieux et plus utile que le portail de téléportation, il utiliserait ses jambes pour mieux repérer les lieux autour de lui. Après tout, il n’était libre que depuis deux jours, et ce, au prix de la vie de son unique ami. Et puis… il avait certainement plus de chance de rencontrer un homme connaissant le moyen de parler à ce démon en voyageant de cette façon qu’en utilisant un raccourci. Et c’est le quatrième jour de son voyage qu’il y pensa. Cette légende le concernant lui et sa race qu’il maudissait. Les Bisclaverets.

On disait qu’il existait un lieu où se rassemblaient énormément de gens de cette race. Des maudits, des monstres comme lui. Sans doute trouverait-il des alliés là bas, des personnes capables de l’aider dans sa quête. Alors il y alla, confiant. Il était à peu près certain de ne pas se voir obligé de se battre. D’autant plus qu’en plus d’être un bisclaveret, il en était un plus fort que la moyenne, aussi bien en forme humaine qu’en forme animale. La nuit du quatrième jour était tombée plus lentement que d’habitude. A moins que cela aie été une illusion, de part ce voyage qui s’éternisait. Il s’était habitué à ce genre de problème qui était particulièrement de devoir toujours changer de vêtements. Le sac en toile était alors quelque chose de très utile. Avant sa transformation, il avait mis toutes ses affaires dedans et avait enroulée la bandoulière de façon à laisser le sac sur son dos. Quant à la lance, elle était coincée avec la sangle, entre le sac et son dos, laissant la pointe de métal entre ses omoplates. Alors, sa transformation en loup de le gênait pas. Sinon, peut-être, y avait-il le souci du froid, les quelques minutes avant l’apparition de la lune. Mais il s’y était habitué. A présent, il parcourait des bois qui lui étaient inconnus, mais dont on lui avait indiqué la présence des Ruines du Vieux Temps. Mais même au lever du soleil, au crépuscule, il ne l’avait pas trouvé. Cependant, sa nuit ne fut pas dénuée d’intérêt. Il avait eu la chance de trouver deux lapins qui lui constitueraient les repas du lendemain, bien plus succulents lorsqu’ils sont cuisinés et avalés en tant qu’humain. Mais surtout, il remarqua une autre personne. Et c’était à peu près certain pour lui, à ce moment là, qu’elle puisse l’aider.

Une louve, perchée sur un grand rocher, blanche, presque représentative de la pureté. Et, bizarrement, des yeux azurs. On aurait dit un Bisclaveret créé par Douar. En rien il n’avait l’air aussi menaçant que Declan. Declan, qui, lui, arborait un pelage argenté, reflétant la lune sur son dos, et scrutait la louve d’un œil rouge et luisant. En tout cas, elle était clairement une Bisclaveret. Ses yeux et sa taille en témoignaient. Il se montra alors face à elle. Heureusement, son pelage cachait ses cicatrices. Seule celle qui survolait son œil droit était vraiment visible. Il la scruta un instant et remarqua… qu’elle n’avait aucune affaire. Alors cela voulait dire… qu’elle serait nue face à lui ? Que ce serait gênant ! Immédiatement, il secoua son dos jusqu’à faire tomber son sac et sa lance. Il sortit sa grande cape et alla rejoindre en un gigantesque bon la place de la louve avant de poser le vêtement devant elle. Ensuite, alors, il sentit ses poils disparaître, laissant place à sa peau. Il se dépêcha de reprendre ses affaires pour se cacher derrière un grand arbre avec un tronc suffisamment large pour se vêtir derrière sans qu’elle ne voie rien. Il n’avait pas sa cape… il ne pourrait pas cacher ses cicatrices mais… tant pis. Elle était comme lui, un monstre polymorphe. Elle serait suffisamment tolérante. Du moins, il l’espérait. Il n’eut alors que son pantalon, ses bottes, son écharpe et son chapeau. Au moins, il cacherait son visage. Il avait beau être un loup comme elle, lui était bien plus déformé qu’elle. En tout cas, il le pensait, même s’il avait une certaine forme de beauté en lui, malgré ses marques de guerre.
Quand il fut enfin habillé, il accrocha sa lance dans son dos et mit son sac en bandoulière. Il vit alors juste une seconde la nudité… plutôt alléchante de la jeune louve. Elle était à peu près aussi bizarre que lui. Non pas à cause de sa difformité, mais elle aussi avait ses particularités. Elle avait un… très beau corps… c’était vrai… Mais c’était surtout son visage qui était intrigant pour Declan. Des lèvres noires, des cheveux azurés, comme ses yeux… Que d’excentricité ! Mais il était à peu près certain qu’elle n’était pas comme cela depuis longtemps. Certainement une particularité physique de sa nouvelle race. Pour oublier ses vêtements lorsque l’on est Bisclaveret, il fallait l’être depuis peu de temps, d’ailleurs.
En tout cas, la seconde où il vit le peu de nudité le gêna profondément. Heureusement, son chapeau et son écharpe lui permettait de cacher ce problème. Elle penserait peut-être qu’il ne l’avait pas vue… du moins, il fallait espérer.


« Vous ne devez pas être Bisclaveret depuis longtemps pour oublier vos vêtements durant une transformation, vous. »

Malgré sa toute nouvelle liberté où il pouvait enfin nouer de nouveaux liens, il avait démarré cette rencontre avec une légère moquerie. Mais il se sentait assez capable de plaisanter dans cette situation. Même si son horrible voix grave de loup résonnait. A vrai dire, il avait toujours usé d’une grande politesse avec son entourage, pour compenser avec son physique inspirant la peur. Mais ici, avec une personne de son espèce, il espérait pouvoir user de la familiarité.
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Elyon L. Evanesca

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MessageSujet: Re: A l'aube d'une nouvelle rencontre | Declan |   Lun 23 Fév - 18:30

    Il s'avérait que l'aube n'arriva pas seule ... Effectivement une présence étrangère s'approcha de la jeune louve. A en juger par son aspect, aussi semblable qu'elle, à la différence, un pelage argenté et l'iris vermeil de son seul oeil visible, il était de toute évidence un Biclaravet. Les babines de la louve frémirent et ses poils devinrent hirsutes l'espace de quelques secondes, et pour cause, elle ne se croyait pas si près des Ruines du Vieux Temps ... L'humeur n'était pas à son beau fixe non plus, la chasse n'avait déjà pas été agréable durant cette nuit, il fallait qu'en plus elle supporte une présence étrangère. Mais il fallait croire qu'Elyon était d'humeur plus versatile que l'on ne pouvait croire, car il lui suffit d'hûmer l'odeur de son semblable pour y soudain éprouver de l'intérêt. Son arôme était extrêmement intense qu'elle attisa la curiosité de la louve. Et ce dernier ne se privait pas de parfumer les environs avec ses déplacements. Le Bisclaravet mâle déposa un long morceau de tissus avant de s'éclipser quelques mètres plus loins, derrière un grand arbre.

    Elyon comprit à cet instant, lorsque les premières lueurs du jour vinrent fouetter son pelage et entammer sa métémorphose. Sa fourrure blanche laissa place à sa peau blême et à son corps d'humaine. Sans oublier sa chevelure topaze qui brillait à la lumière du jour. Un rire cristallin s'exhala de sa voix, celui-ci rententit dans la clairière tel un glas, un souffle de vent qui faisait sonner les carillons. Son rire paraissait presque ... Spectrale. Puis les lèvres ébènes de la demoiselle prirent une teinte plus naturelle, légèrement roses. Bien que n'étant qu'une Eve, Elyon se tourna en direction du mâle qui l'épiait timidement. Elle s'assit, genou par dessus l'autre, logeant son menton dans sa paume l'air intéréssé, tandis que le mâle prit la parole afin d'entammer la conversation avec une petite boutade. Son rire retentit à nouveau, laissant afficher sur les traits fins de ses lèvres un implaccable sourire. Elle lui répondit alors, de façon telle qu'elle paraissait délécter ses paroles.


    " Disons que la nuit a surpris la grande méchante louve plus tôt que prévu. Les jours ont l'air plus courts à Meath ... Moi en revanche, je ne savais pas que les Bisclaravets étaient pudiques. "

    En effet, cette constatation était étonnante pour Elyon. Elle était toute aussi nue qu'elle ne l'avait été avant le levé du jour, et pourtant ce Bisclaravet semblait éprouver un semblant d'humilité. Décidemment, la demoiselle n'avait pas finie d'en apprendre sur sa race d'adoption ... Mais ce n'était plus l'heure de s'adonner à ses réfléxions, elle avait enfin de quoi se divertir, et n'allait certainement pas s'en priver. Elyon prit alors le vêtement qui lui avait aimablement déposé, et se drapa avec. La jeune femme s'approcha alors de son semblable, d'un pas gracieux, et fantômatique presque, et ce jusqu'à rapprocher son visage du sien. Lui sussurant alors à l'oreille d'un ton glacial, voir presque menaçant.

    " ... Et je ne savais pas non plus que vous étiez dénués de toute méfiance envers les semblables qui vous sont inconnus. "

    Elyon ne se priva pas en passant de s'enivrer de l'odeur plutôt alléchante de ce mâle, ni d'éxhaler son haleine fraîche contre la peau de ce dernier. Son instinct de prédatrice sensuelle avait étrangement repris le dessus, et cela faisait un moment qu'elle n'avait pas céder à ses sulfureuses pulsions. Cela ne dura cependant que quelques secondes, jusqu'à ce que ses fines lèvres s'assombrissent, conséquence qui la fit reculer derechef. Elle entreprit toutefois de faire passer ce soudain recul comme naturel, étant quelque peu déroutée de sa maladresse. Elyon tourna la tête et mordilla sa lèvre encore bouillante, et ne put qu'admettre sa faiblesse et son manque de maîtrise de soi. Elle pensait pourtant mieux retenir son don funeste, celui qui lui avait causé tant de tord, elle l'avait privé de plus grands moments de divertissements. Ce fut le cas en ce moment même.

    L'incident était clôt pour elle, elle se contentera à l'avenir d'être plus prudente avec sa nouvelle attraction, si toutefois celui-ci le lui permetterai ... Bien qu'elle n'avait nullement l'intention de lui demander la permission. Enfin, Elyon observa ce dernier, et elle y décela quelquechose d'étrange, de différent. Peut être étaient-ce les quelques cicatrices qui marquaient sa peau, ou alors la demoiselle n'était tout simplement que troublée par l'odeur et l'aura que ce dernier émanait.

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Declan Ziresh

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MessageSujet: Re: A l'aube d'une nouvelle rencontre | Declan |   Lun 23 Fév - 20:03

Un rire en réponse... Un rire d'ailleurs très particulier. Comme Declan n'en avait pas entendu depuis un moment. C'était un rire qui avait la particularité d'évoquer la curiosité des vivants, et surtout de faire peur à certains. Mais le Bisclaveret avait déjà affronté pire que des rires. Alors au fond, il le prit bien. Après tout, le ton d'une voix ne traduisait pas tout le caractère d'un personnage. Il en était la preuve vivante, lui qui faisait résonner ses cordes vocales tel le plus viril de tous les barytons chantant. Et pourtant, il ne chantait pas. Mais lorsqu'il deviendrait musicien avec Ren, quand il l'aurait ressuscité, il attiserait encore certaines curiosités! Toujours était-il qu'elle avait répondu. De façon plutôt plausible d'ailleurs. En tout cas, Declan aurait tenté d'emporter ses vêtements avec lui, dans sa gueule, suite à une telle transformation. Mais de toutes évidences, cette jeune femme devait vouloir se mêler à sa race puisqu'elle voyait cette dernière comme n'étant pas... "pudique". En tout cas, cela confirmait ce qu'il pensait. Elle n'était pas Bisclaveret depuis longtemps. Bien au contraire. Il s'apprêta à lui répondre, utilisant toujours une certaine répartie ironique, comme il le faisait si bien, mais la louve se jeter du rocher pour se placer devant lui. Puis elle approcha son visage, de façon presque sensuelle. Sensualité qui fut encore une fois transmise dans d'autres paroles, pourtant sensées être à la fois froides et menaçantes. Un étrange mélange de ton et d'atmosphère qui plut bizarrement à Declan.

" ... Et je ne savais pas non plus que vous étiez dénués de toute méfiance envers les semblables qui vous sont inconnus. "


Une haleine fraîche vint caresser légèrement son visage, mais toucha son torse avec un peu plus de force. Il en frissonna. Qu'essayait-elle de faire au juste? Elle le séduisait? Lui qui était vu comme un véritable monstre à Tara, couvert de cicatrices, la peau imprégnée par le sang de plus d'un millier de combattants, de membres de plusieurs clans et de gangs, de bonnes personnes, de mauvaises... Si c'était son odeur là qu'elle ne pouvait cesser de respirer avec autant d'intérêt, alors elle n'était pas seulement une Bisclaveret, elle était aussi une véritable vampire!
Mais elle fit un mouvement de recul après un instant. Peut-être réalisait-elle alors que le physique de Declan n'était pas aussi intéressant qu'il ne laissait paraître. Un colosse arborant des cicatrices à l'odeur du sang et à la voix d'un monstre ne pouvait pas éveiller autant d'intérêt. Cela relevait plus de la curiosité. Ou de la faim? Le loup d'argent y pensa, il y avait des lapins dans sa sacoche. Sans doute qu'elle avait faim, et elle était une prédatrice, comme lui. Il eut un petit soulagement intérieur, puis il repensa aux paroles de la prédatrice. Il était tant pour lui de répondre à ces propos.


"En ce qui me concerne, j'ai beau être un Bisclaveret, j'ai toujours vécu en ville. Mais je sais qu'être de cette race ne veut pas forcément dire que l'on est libertin. Cela confirme ce que je pensais, vous n'êtes pas de cette race depuis votre naissance. Quant au manque de méfiance dont vous pensez que je fais preuve, je dirais simplement que je saurais me défendre si vous aviez osé vous attaquer à moi."

Mais pourquoi ce soulagement intérieur? Pour une fois, il était accepté par quelqu'un? C'était une forme de séduction assez intrigante, mais il appréciait tout de même... Il ne comprit pas lui même... En tout cas, elle, elle ne devait pas faire partie des Ruines du Vieux Temps depuis longtemps pour avoir de tels propos envers sa propre race. Il était à peu près clair qu'elle ne pouvait pas l'aider, qu'elle ne connaîtrait certainement pas Fall aussi bien qu'il en aurait eu envie. Mais elle n'était pas non plus dénuée d'intérêt. Elle était belle, c'était vrai... mais elle l'intriguait aussi. Par Douar! Quels cheveux étranges! Et puis, peut-être que justement, n'ayant pas vécu seulement dans ces Ruines, elle connaissait bien le monde. Certainement mieux que lui, en tout cas, qui avait toujours vécu dans ce bar. A Tara.

"Vous n'avez pas l'air de vivre dans les Ruines du Vieux Temps. Je les cherche aussi. Du moins, je cherche Fall avant tout. A moins que vous ayez des informations sur lui, je compte aller dans ces Ruines pour en trouver."

Certainement qu'ils feraient le voyage ensembles. En tout cas, lui en avait assez envie. Très envie en fait. Et puis, même si cette forme de séduction le gênait, ce n'était pas vraiment cela qu'il cherchait. C'était surtout de nouer des contacts avec certaines personnes. Des personnes autres que son meilleur ami: un mort. Et aussi, autres qu'un dieu maléfique qui s'en prend à son propre peuple. Et puis, il avait sans doute certaines choses que elle, devait chercher. Les choses auxquelles il pensait, c'était justement ces lapins qu'il avait réussi à chasser la nuit. Deux lapins. Cela aurait dû durer deux repas, mais avec elle, cela n'en ferait qu'un. Ce n'était pas vraiment un problème. S'il pouvait lui parler un peu plus, ça irait de toutes façons.

"Et puis... J'ose imaginer qu'un tel voyage dans la nudité, puisque vous semblez affectionner cet habit d'Eve, vous aura donné faim. Nous pouvons voyager ensembles."

Toujours une de ses boutades, sur le ton de la rigolade. Encore une répartie plutôt bien ficelée. S'il continuait, elle allait finir par le manger tout cru! Du moins, il ne s'en certainement pas plain. Mais, avant de se faire dévorer, il avait une personne à ressusciter. Nouer des liens, c'était un luxe qu'il pouvait maintenant se permettre dans cette toute nouvelle liberté, mais il ne pourrait en profiter pleinement que lorsqu'il aurait sauvé Ren. Ce dernier avait toute l'éternité devant lui, mais Declan n'avait jamais qu'une vie.
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Elyon L. Evanesca

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MessageSujet: Re: A l'aube d'une nouvelle rencontre | Declan |   Lun 23 Fév - 21:32

    Malgré son erreur de parcours, il semblait que son petit tour de séduction avait fonctionné. Le mâle était quelque peu dérouté par ce comportement si soudain, et cela ne manqua pas d'amuser la demoiselle. Pourtant, il ne s'agissait aucunement d'une feinte, pour une fois même, l'habile manipulatrice ne désirait rien de son semblable, car c'était lui l'objet de sa convoitise. Jamais elle ne s'était délectée d'une odeur pareil, elle semblait telle une fragrance que même l'odeur rouille de tout le sang qu'avait fait coulé le Bisclaveret ne semblait entacher. Sa lubie l'étonnait elle-même, mais ce ne fut qu'encourager sa curiosité envers ce mâle dont le mystère de l'odeur planait dans son atmosphère. La femelle était tellement enivrée, que les stigmates du jeune homme ne paraissait même pas exister. Pour la première fois depuis longtemps, Elyon était impatiente d'en apprendre plus à son sujet, comprendre pourquoi était-il irrésistiblement attractif, et surtout envers elle, misanthrope de nature. Était-il lui aussi pourvu d'un don ? D'une malédiction autre que celle qui le condamner à l'état de bête la nuit ? Si c'était le cas, il était bien chanceux au fond, et la jeune femme l'enviait énormément. Mais ce n'était que des supputations, rien ne prêtait encore à dire qu'il était un être aussi damné qu'elle ne l'était. Lorsque ce dernier pris la parole, la jeune femme fut toute ouïe. Il était évident que ce Bisclaveret avait de la verve, ce qui était tout en son honneur, car Elyon ne fut pas le moins du mode irrité, contre toutes attentes. En réponse, elle n'afficha qu'un simple rictus amusé. Puis celui-ci poursuivit, révélant alors sa présence dans ces lieux.

    "Vous n'avez pas l'air de vivre dans les Ruines du Vieux Temps. Je les cherche aussi. Du moins, je cherche Fall avant tout. A moins que vous ayez des informations sur lui, je compte aller dans ces Ruines pour en trouver."

    Dans un premier temps, la demoiselle grinça des dents, une pincée d'irritation vint prendre sa place naturelle sur son pâle visage, et s'empressa d'ajouter d'un ton sec " Je ne les cherche pas. " Dans un second temps, elle exprima de la déception. Celui-ci avait mentionner le nom de Fall, ce qui ne lui plaisait guère. Lorsqu'elle regarda le jeune mâle, elle avait l'impression de voir l'allégorie du Mea Culpa. On ne cherchait pas Fall par hasard, et nul ne le cherchait sans raison qui vaille moins que la vie. La demoiselle afficha alors un air boudeur, jalousant alors l'entité de Fall qui s'apprêtait à lui dérober sa trouvaille. Elle maugréa alors à peine audiblement, " Tss, quel gâchis ! " . Elle reprit cours la conversation, ne laissant guère le temps à son interlocuteur d'objecter quoi que ce soit à sa dernière réflexion, si jamais celui-ci l'avait entendue, ce qui ne la surprendrait pas.

    " Je ne connais pas plus de choses sur Fall que les rumeurs locales traitant son retour. Je ne sais pas ce qui vous amène à le chercher, mais vous faites une grossière erreur. Quoi qu'il en soit, ceci ne me regarde pas. "

    Elyon lui fit part de sa naturelle franchise, sans toutefois se soucier vraiment de ses motivations. De toutes évidences, quelqu'un prêt à se repentir de n'importe quelles façons qui soient ne reculerait pas devant la mise en garde d'une insignifiante Biclaveret qu'elle était. Cette pensée égratigna son égo, mais c'était une évidence qu'elle ne devait pas ignorer. Qu'était-elle au fond sur cette terre ? Rien qu'une créature méprisable de plus, conclut-elle.

    Le Bisclaveret lui lança une nouvelle moquerie, qui en vérité, cachait une proposition des plus alléchantes, au point que la lueur de ses prunelles topaze se ravivèrent un instant ... Mais si les Ruines du Vieux Temps était l'une de ses destinations, cela risquait de lui poser un problème. Elyon afficha alors un air sombre, un affreux dilemme se posait devant elle : Suivre l'objet de sa convoitise et par conséquent supporter une meute entière de créature abjecte comme elle, ou alors abandonner ce mâle à l'odeur affriolante pour retrouver sa précieuse solitude ? La réflexion était si dure qu' Elyon s'en mordit les lèvres. Qu'allait-elle faire ? Passer une fois de plus entre les mailles du filet ? Elle espérait sincèrement que sa ruse face au dilemme
    .

    " Voyager ensemble ? ... Cela n'est pas dans mes mœurs, mais je risque de le regretter si je n'accepte pas. En revanche, il me sera difficile de vous accompagner aux Ruines, il y aura trop de ... Enfin je n'y serais pas à mon aise. "

    Elyon finit sa phrase par une grimace, rien que l'idée de s'imaginer entourée d'une meute entière lui donnait la nausée. Elle en ressentit même un désagréable frisson qui lui traversa l'échine. De plus, elle était forcée de constater qui lui était nécessaire de s'approvisionner en vêtement, se balader aussi court vêtu en plein jour parmi les humains n'était pas une idée très judicieuse, et il fallait admettre que dans ce corps ci, elle n'était pas aussi à l'aise dévêtue.
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Declan Ziresh

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MessageSujet: Re: A l'aube d'une nouvelle rencontre | Declan |   Lun 23 Fév - 22:28

"Tss, quel gâchis !"

Ce ne furent que quelques mots. Ce qui est à peine audible pour un humain était très, voir trop audible pour un Bisclaveret dont les sens sont bien plus développés. Vraiment, cette femme n'était pas de cette race depuis longtemps. Mais ces mots témoignaient certainement d'une forme de haine pour Fall. De toutes évidences, ce ne serait pas elle qui l'aiderait à rejoindre le démon. Dommage pour lui. C'était vrai qu'elle était attirante, mais pas assez pour l'empêcher de suivre sa quête de la résurrection. Il ne pouvait compter que sur un dieu dont les pouvoirs étaient encore actuels pour ressusciter son ami. Se tourner vers Douar aurait été futile, voir même, idiot. On ne peut compter sur les morts après tout. Même les Tasmants étaient traqués par l'Ankou et n'avaient rien à faire sur Terre. Ils avaient déjà tout perdu en quittant leur vivant.
En tout cas, ces mots traduisaient une forme de haine pour Fall, mais aussi une forme d'attirance pour Declan. A moins que cela ait été les lapins... Quelle voracité cette jeune femme! Aurait-elle peur que de tels gibiers qui furent en si bonne santé passent entre les mains d'un démon? Vraiment! Ce n'était pas un problème, il ne cherchait pas le diable pour partager un repas avec lui!


" Je ne connais pas plus de choses sur Fall que les rumeurs locales traitant son retour. Je ne sais pas ce qui vous amène à le chercher, mais vous faites une grossière erreur. Quoi qu'il en soit, ceci ne me regarde pas. "

Eh bien, c'était encore plus clair. Elle ne devait vraiment pas aimer Fall. Mais ce n'étaient pas les paroles d'une demoiselle, aussi attirante et intrigante soit-elle, qui changeraient ses ambitions. Abandonner son meilleur ami qui avait sacrifié sa vie pour sa liberté, juste pour satisfaire une femme en tenue d'Eve? Non, il y avait de bien meilleures tentations sur Erin qui n'auraient pas donné une once d'hésitation au loup argenté et au regard rubis.
Il pensa d'ailleurs un instant à la franchise dont elle avait fait part. Dans de tels moments, il avait cette étrange habitude de penser à sa dissimulation permanente. Il l'avait vue nue, elle avait montré toutes ses pensées accompagnée de tout son caractère: à savoir qu'elle était quelque peu sensuelle, vorace et qu'elle n'aimait pas Fall. Lui, de son côté, n'avait montré qu'une certaine répartie. C'était idiot, et il était trop peu méfiant. Sans doute qu'il avait toujours compté sur sa force si cette absence de méfiance le menait droit vers les problèmes. Mais c'est sur cette pensée qu'il abaissa son écharpe, dévoilant sa bouche qui laissait entrevoir ses canines lorsqu'il parlait, tout en relevant son chapeau, dévoilant à son tour un peu mieux les mèches grises tombant sur son visage et son œil rouge flamboyant. Et alors, il se dévoila un peu mieux, annonçant son ambition. Que d'imprudence qui le manipulait... Mais c'était sans compter sur la rapidité de la louve à enchaîner les répliques.


"Voyager ensemble ? ... Cela n'est pas dans mes mœurs, mais je risque de le regretter si je n'accepte pas. En revanche, il me sera difficile de vous accompagner aux Ruines, il y aura trop de ... Enfin je n'y serais pas à mon aise."

Elle devait vraiment... mais alors vraiment avoir faim, cette demoiselle. Mais surtout, elle n'aimait pas les Bisclaverets. Il l'avait compris, il n'était pas dupe. Maudissait-elle sa propre race? Ce n'était pas les Bisclaverets qu'il fallait haïr, c'était la malédiction! Ou peut-être était-ce le fait que cette race soit une propriété de Fall qui l'aie dégoutée. Sans doute, mais on n'y pouvait rien après tout. Peut-être se haïssait-elle elle même. Cela aurait été paradoxal mais plausible. Elle était devenue Bisclaveret, c'était clair, mais elle n'était pas née ainsi. Là était toute la différence. Sans doute qu'elle s'était fait une image pessimiste de cette race avant de devenir ainsi... Mais Declan ne voulut s'étendre sur le sujet. Pour le moment, il allait rattraper la coupure de la demoiselle.

"Si je cherche Fall, c'est parce que je ne peux me tourner vers les dieux morts. Et il n'y a qu'un dieu qui puisse ressusciter les hommes."

Au moins, c'était clair. Et c'était à peu près certain qu'ils ne reparleraient plus encore de cette histoire: la raison pour laquelle il cherchait Fall. Mais le problème actuel était qu'elle n'allait pas l'accompagner. Bien que cela ne soit pas vraiment un problème en soit. Il trouverait les Ruines seul, de toutes façons. Cependant, il aurait vraiment aimé être accompagné de cette étrange créature. Mais il était clair que si elle n'aimait pas les Bisclaverets, cela se sentirait et elle aurait des problèmes là bas... enfin, ce n'était pas le sien, de problème. Elle saurait se tenir.
A vrai dire, ce n'était vraiment qu'elle qui pouvait y perdre quelque chose. Un repas, en soit. A moins que cela ne soit plus, chose qui semblait transparaître légèrement dans son regard azuré, traduisant une certaine convoitise accompagnée, toujours, de cette sensualité permanente. Non, vraiment, être aussi sensuelle pour un repas... Elle devait avoir particulièrement faim.


"Eh bien, je ne vous forcerais pas à m'accompagner. Ce n'est qu'un repas que vous perdrez. Mais dans ce cas, je vais récupérer ma cape. Puisque vous aimez la nudité, je suppose qu'aucun d'entre nous ne va vraiment s'en plaindre. Mais vous pourriez certainement trouver votre bonheur aux ruines."

Et voilà qu'il faisait des sous-entendus maintenant. Quel homme vil il devenait, enfin! Bon... de toutes façons, c'était à elle de choisir si elle le suivrait ou non. Dans tout les cas, il devrait récupérer sa cape à la fin de leur voyage. Et elle aussi, elle aurait besoin de récupérer des vêtements. Il y en avait certainement aux Ruines. C'était habité par des Bisclaverets, cela ne voulait pas dire qu'il ne pouvait pas y avoir de civilité. Non vraiment, il imaginait tout à faire des marchands itinérants là bas. En tout cas, cela aurait été vraiment encore plus étrange que la demoiselle rende sa cape au loup d'argent pour ne vivre qu'en total harmonie avec la nature.
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Elyon L. Evanesca

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MessageSujet: Re: A l'aube d'une nouvelle rencontre | Declan |   Mar 24 Fév - 1:34

    Ce fut pour une raison lui étant inconnue, que le jeune homme baissa son écharpe, l'un des nombreux tissus dissimulants son visage. Ce geste n'échappa pas à la demoiselle, et ne fit qu'accentuer sa lubie, scrutant alors les parcelles du visage qui lui avait été révélées. Ce dernier exhibait alors sa bouche, et quelques de ses mèches grises, qui lui rappelèrent bien entendu le pelage de ce dernier. A cette pensée, la demoiselle ne put que se sentir différente, en rien sa toison blanche était assimilable à sa chevelure azure. Une tare ? Pour un Bisclaravet, sans nul doute. En ce qui concernait son humanité, cela ne relevait guère plus de l'anomalie, et cela, elle l'avait compris depuis fort longtemps. Mais elle se tira de ses réflexions pour reprendre l'analyse de sa nouvelle obssession. Elle remarqua alors davantage l'orbe rouge qui siégeait dans son iris, la seule encore visible, elle était elle aussi, toute aussi fascinante que celui qui la possédait. Elyon la fixa longtemps, perdant tout le fil de la conversation tant elle était absorbée, magnétisée même.

    Mais la voix de son objet vint perturber son attention si intense, celui-ci dévoila alors les motifs qui faisait qu'il était à la recherche du démon Fall. Elyon n'était guère surprise, ayant par avance deviné si facilement les intensions du jeune homme. Mais elle n'en tirait aucun mérite, ni aucune satisfaction, car elle n'estimait pas avoir fait preuve d'extralucidité, simplement de bon sens et de perspicacité. Elle n'exprima alors qu'un rictus amusé, presque narquois. Pourtant, elle était bien déçue de ses révélations, la demoiselle ne comprenait guère comment pouvait on miser tout ce que l'on avait de plus cher, pour un démon de cette espèce. Pour elle, il était inimaginable que ce dernier fasse quoi que ce soit pour lui, c'était un être de la pire espèce. Tout ce qu'il ferait, serait d'user de ce Bisclaravet comme un pion, jusqu'à ce que la partie soit finie. Les promesses de Fall ne sont pas celles dignes de confiances. C'est là où était tout le gachis à ses yeux. Ce mâle à la fragrance si envoûtante allait tomber entre les mains de Fall, et cela, la prédatrice avait du mal à l'accepter. C'était
    sa proie - en quelque sorte- . Dès lors où elle s'était imprégnée de son odeur, elle était prête à s'engager dans la partie pour disputer au démon, l'objet de sa convoitise. Cela faisait longtemps qu'un évènement aussi excitant ne lui était arrivé, elle s'était déjà lassé des traques aux humains, de leur sang en récompense. Là, le gibier était plus gros, mais la récompense elle ... Elle n'arrivait pas encore à la définir. Elyon n'était pas capable de comprendre pourquoi elle était tant attiré par ce semblable. Ce dernier était, il fallait le dire, un Adonis meurtrit par les stigmates de son passé, mais étrangement, encore, cela ne lui importait que peu. La louve le ressentait, il y avait quelquechose de bien plus attirant à la clé, et pour la première fois, l'idée de perdre la partie ne l'inquiétait pas, ne la chiffonait pas. Car c'est durant le jeu qu'elle se délécterait le plus, non de sa victoire. Vu ainsi, Fall n'était pour elle plus qu'un simple adversaire.

    C'est alors que la voix animale de son semblable raisonna de nouveau, tonalité qui par ailleurs, ne manquant pas de plaire à la demoiselle. Le ton lui aussi était significatif. Voilà qu'à présent, sa présumée proie semblait également apprécier jouer avec elle.


    "Eh bien, je ne vous forcerais pas à m'accompagner. Ce n'est qu'un repas que vous perdrez. Mais dans ce cas, je vais récupérer ma cape. Puisque vous aimez la nudité, je suppose qu'aucun d'entre nous ne va vraiment s'en plaindre. Mais vous pourriez certainement trouver votre bonheur aux ruines."

    " Qu'un repas " pensa la louve, sa lubie se trompait bien lourdement. A ses yeux, il était bien plus que cela. Bien qu'ils ne parlaient sensiblement pas de la même chose, la demoiselle trouvait cela particulièrement amusant. Elle manqua de souligner le labsus, s'abstenant à la dernière minute, préférant alors jouïr égoïstement du quiproquo et affichant alors son rictus narquois de nouveau. Enfin, il était évident pour elle, qu'elle le suivrait, quitte à se retrouver entouré de ces clébards de semblables. Mais si elle acceptait de façon conventionelle, elle perdrait l'occasion de jouer avec sa lubie. " Sa lubie ", était ce qu'était au final devenu ce Bisclaravet à ses yeux, sa propriété en somme.

    Elyon s'approcha de nouveau vers lui, de façon telle qu'un infime courant d'air les séparait. Son regard lubrique s'attarda cette fois sur le chapeau du jeune homme, et un sourire malicieux vint s'étirer sur ses lèvres. Avançant une fois encore son visage prêt du sien, elle lui chuchota.


    " Récupérez donc là, il est vrai qu'aucun d'entre nous ne s'en plaindra. "

    Sur ce, elle lui déroba son chapeau pour le poser sur sa tête, et ouvra la marche de ses pieds blancs et nus. Le peu de chemin qu'il restait jusqu'aux Ruines allait sensiblement être désagréable, bien que n'étant pas douillette, la louve n'aimait pas trop abîmer son enveloppe charnelle humaine, elle lui était que bien trop utile dans sa perfection. Elle se consola en pensant qu'au moins la peau blême de son visage conserverait sa paleur à l'abris du chapeau de son nouveau compagnon de route et chère lubie. Puisse-t-il ne pas trop lui en vouloir pour ce petit emprun, mais après tout, c'était le prix à payer. Les arguments ne manqueraient aucune à Elyon pour le faire capituler. Mais cela était le cadet de ses soucis, ce qui l'inquiétait le plus, c'était le moment où ils arriveraient aux Ruines du Vieux Temps. Il était déjà rare pour elle de laisser quelqu'un la côtoyer, mais là il ne s'agissait pas d'un seul Bisclaveret, mais de plusieurs ... Mais en réalité, Bisclaveret ou pas, ce n'était pas ce qui la mettait le plus mal à l'aise, c'était plutôt le nombre. La foule, les vas et vient pérpétuels lui donnaient le tourni, la nausée. Plus encore, la demoiselle n'aimait personne en général. Elle était déjà une créature étrange pour les humains, mais pour sa race, il en était autant. Être recluse ne la dérangeait plus, elle s'était habituée à demeurer une paria et l'assumait parfaitement. Elle était plus libre ainsi, estimait-elle.
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Declan Ziresh

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MessageSujet: Re: A l'aube d'une nouvelle rencontre | Declan |   Mar 24 Fév - 12:36

En dévoilant son visage, Declan n'aurait jamais pensé éveiller un tel intérêt chez la louve blanche. Chose plutôt impressionnante et coupant toutes les idées qu'il avait eues quant à sa voracité et son envie de dévorer quelques lapins: elle le scrutait, lui. Et ce n'était pas un regard de curiosité, c'était clair. Jamais il n'avait eue cette impression, mais il se sentait presque magnétique. Oh non, ce n'était vraiment pas les lapins qu'elle convoitait tant. C'était bien lui, le loup d'argent. Chose peu commune, encore. Comment pouvait-on aimer ces yeux rouges, ces canines protubérantes, ces marques révélatrices de centaines de combats? Même chez un Bisclaveret, il devait forcément exister une part d'humanité pour être légèrement rebut par ce type de physionomie. Mais elle, c'était tout à fait différent. Ce fut un tel magnétisme qu'elle avait même coupé la fil de la conversation dans son observation du loup. S'il avait encore porté sa cape, il était à peu près certain que la demoiselle l'aurait retirée elle même. Non pas pour se couvrir, mais plus encore pour le regarder. Et tant ces regards semblaient caresser les stigmates si nombreux de son corps, il eut un imperceptible mouvement de recul. Seuls deux types de personnes avaient jamais touché Declan: ses adversaire et son meilleur ami. Une adversaire? Non, simplement, il n'était pas encore habitué à ce genre d'environnement. Vraiment... la liberté était pleine de surprises...

Quand Declan avait expliqué le pourquoi de sa quête, elle avait esquissé un léger sourire. Était-ce vraiment amusant que l'on donne sa vie pour un ami? Inconsciemment, le loup comprenait ce rictus. N'importe qui aurait dû savoir que Fall n'accordait rien, étant un trop mauvais démon. Il était impossible, voir même drôle et compréhensible dans l'ironie que le démon veuille bien accorder ne serait-ce qu'une seule faveur à un vivant. Il le comprenait au fond de lui, mais sa volonté de sauver son ami était bien trop forte pour l'empêcher de commencer à abandonner cette idée et se tourner ce qui semblait le plus probable.
Plus tard, il lui proposait de voyager ensemble, encore une fois. Elle, en réponse, s'était encore une fois approché de lui. Toujours ce souffle frais qui venait s'appuyer contre sa poitrine, mais plus légèrement sur son visage. Le tout accompagné d'un regard manifestant un certain intérêt pour la luxure, voir l'érotisme... Mais il finit par se poser... sur son chapeau? Vraiment, il comprenait maintenant que ce n'étaient pas les lapins qui l'intéressaient. Mais ce chapeau, enfin, ce n'était jamais qu'un chapeau! Declan, qui s'était senti légèrement mieux en voyant un tel intérêt à son égard, et accessoirement, plutôt mutuel, éprouva une légère déception. Mais il se rappelait un peu: elle n'arrêtait pas de jouer avec lui, dans ses attitudes sensuelles, ses doubles sens, cette luxure. Sans doute était-ce encore un jeu. Drôle de jeu. Si jamais elle jouait avec lui pour s'approprier les deux lapins, alors elle devait avoir bigrement faim!


"Récupérez donc là, il est vrai qu'aucun d'entre nous ne s'en plaindra."

Et maintenant, elle lui volait son chapeau et ouvrait la marche. Vraiment! Elle voulait absolument jouer avec lui! Voilà où en était encore réduit Declan. Il y avait de cela encore cinq jours, on jouait, on pariait sur lui, s'il réussirait à démanteler tout un gang à lui seul. Encore une fois, il avait réussi, mais il ne gagnait rien. Aujourd'hui, on jouait encore avec lui. Si c'était pour les lapins qu'elle faisait tout ce cinéma, alors elle devait vraiment avoir très envie de manger! Mais plus le temps passait, et plus il comprenait que c'était avec lui qu'elle jouait. Qu'elle éprouvait cet intérêt pour lui seul, et non pas quelques gibiers. Sans doute qu'elle aurait pu d'avance s'enfuir en ayant volé les produits de sa chasse nocturne. Non, vraiment, on ne peut pas être aussi sensuel pour acquérir un repas! C'était bien lui qu'elle tentait de... manipuler? Si c'était bien une manipulation. Mais il n'avait absolument aucune envie d'être le jouet et de ne pas pouvoir jouer, lui même. Vraiment? Elle voulait jouer avec lui? Eh bien, lui aussi allait pouvoir s'amuser. Lorsqu'elle fut un peu plus loin, il la suivit, pressant un peu le pas pour la rattraper. Puis, lorsqu'il fut un peu plus près, derrière elle, il lui répondit enfin.

Vraiment?

Il était à peu près certain qu'elle l'accompagnerait jusqu'aux ruines. Mais en attendant, hors de question qu'elle aie l'avantage et que lui, soit encore une fois utilisé comme avant. Si elle voulait jouer, alors lui ne se priverait pas de participer au jeu. Il se rapprocha un peu plus derrière elle, jusqu'à presque coller son corps au dos de la jeune femme. Puis il passa ses gros bras par dessus ceux de la louve avant de placer ses mains au dessus de ses seins, puis au dessus de la poitrine. Il détacha alors le cordon qui servait à faire tenir la cape autour du cou de la séductrice, de ses griffes noircies. Puis il la retira pour la revêtir d'un coup, la passant derrière lui pour mieux couvrir ses épaules. Elle était à nouveau nue, mais cette fois-ci, cela ne le dérangea pas. Ce n'était pas de l'obscénité, c'était un jeu qu'il voulait gagner. C'était à son tour de la manipuler comme elle le faisait, le scrutant dans ses moindres recoins. Ensuite, il la dépassa dans sa marche et récupéra son chapeau pour le placer sur sa tête. Mais cette fois-ci, un peu plus en arrière, dévoilant mieux son œil rubis et ses canines.
Enfin, il conclut son action avec une toute simple question, comme si cette nudité ne le dérangeait pas. Du moins, elle le dérangeait moins qu'avant, lorsqu'il n'avait pas encore saisi le personnage qu'était cette femme. Il avait l'avantage, cette fois-ci. S'il avait été un peu plus vil, il aurait passé ses mains sur le corps nu de la demoiselle. Mais il n'était pas comme cela. Même dans ce gang, lorsqu'il avait été élevé par le mal, il gardait les valeurs que lui avait inculqué Ren. Cette fois-ci, ce n'était qu'un petit jeu. Il s'en persuadait. Vraiment, ce ne devait pas être les lapins qu'elle convoitait pour user d'une telle sensualité.


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MessageSujet: Re: A l'aube d'une nouvelle rencontre | Declan |   Mar 24 Fév - 17:56

    " Vraiment ? "

    Etait ce que le jeune Bisclaravet avait seulement prononcé sous des airs de défi. Cela semblait amuser la blanche louve, alors persuadée que la partie allait être encore plus divertissante qu'elle ne s'était imaginée. Ainsi donc, le loup argenté était tenté par ce jeu et n'eût guère de difficulté à s'immiscer. Elyon le sentit approcher, son odeur emplissait ses sensibles narines, ce qui fit frémir une fois encore ses lèvres. Cette dernière était pour elle complètement inqualifiable, inconnue même, devenant à ses yeux, ou du moins ses narines, une fragrance inédite, rare, et donc par conséquent précieuse. Ce fut ensuite son corps qu'elle pouvait presque sentir contre le sien, puis ce furent ses bras qui l'emprisonnèrent. A ces gestes, la demoiselle échappa un rire cristallin, le même. Son semblable l'avait sensiblement prise au mot, ce qui, quelque part l'en réjouit. L'intérêt qu'elle portait à son égard ne cessait de se décupler, et il ne serait guère étonnant que le sujet passe de lubie à obsession.

    C'était donc par surprise que le loup argenté fit irruption dans la partie, et bien qu'un poil déstabilisé par ce magistral revirement de situation lui donna de la suite dans les idées. Echec à la reine, Elyon l'admettait avec le sourire en fait, car elle avait désormais un gibier digne de son envergure, et une défaite n'était alors plus rien pour elle, même pour son égo. Sa lubie la rendait elle plus sociale ? En surface il semblerait, mais pour combien de temps ? Cela ne l'inquiétait guère, elle ne pensait pas se lasser avant un bon moment. Du moins, pour en revenir aux faits, le Bisclaravet lui ôta sa cape pour s'en vêtir de nouveau, et rendre à la demoiselle sa tenue d' Eve. Le seul inconvénient, et qu'elle perdait le tissu impregné de son doux parfum, mais elle se consola de la courte étreinte qu'il exerça sur son petit corps d'apparence frêle. La victoire du mâle était donc proche, et certaine, mais la jeune femme estima plus juste de laisser celui-ci la savourer davantage. Ainsi, elle ne risquait pas de perdre sa proie bêtement, et par ailleurs, elle admit alors que sa victoire était bien méritée. Elyon ne broncha donc pas, et continua de marcher naturellement.

    Ce dernier brisa alors le silence, pour alors se présenter. C'était vrai, ils s'en avait oublié les politesse, ou du moins elle les avaient oubliés. En temps normal, les noms l'indifféraient complètement, mais là, il s'agissait de l'objet de sa convoitise dont elle n'avait absolument pas songé qu'il puisse porter un nom, or il se nommait Declan Ziresh. Un nom qu'il portait bien à son goût, ce dernier lui évoquait l'authenticité du personnage. Le pourquoi de cette impression ne lui était évidemment pas évocable rationnellement, mais elle s'en fichait éperdument. Declan. Elle eût l'impression qu'on lui avait révélé beaucoup sur sa lubie, alors qu'il ne s'agissait que d'une appellation. Mais la demoiselle se rappela subitement que le jeune homme n'avait pas évoqué le sien, car, ce qui l'avait encouragé à le lui révéler était de connaître son nom à elle. La louve encore éprise de son odeur faillit inopinément en dévoiler trop à son propos, ce qui la mettait en danger.


    " Elyon Lém... Elyon L. Evanesca, mais Elyon suffira. "

    Cette gourde la fit tressaillir, grimacer opiniâtrement même, et la demoiselle fut en proie à un sentiment de colère, envers elle même. Elle avait faillit commettre une erreur qui lui vaudrait cher, et cela elle ne se le pardonnerait jamais. Pour la première fois, Elyon espéra que le jeune homme n'en tiendrait pas rigeur, cela lui éviterait d'entreprendre d'habiles et difficiles prouesses. Cette simple petite erreur pouvait l'amener à perdre la partie d'office, comme s'il était disqualifiée. Quoi qu'il en était, elle avait intérêt à rattraper sa gaucherie. Et ce fut avec une chance divine que les deux loups arrivèrent à la lisière de la forêt, aperçevant alors ce qui était certainement les Ruines du Vieux Temps. La demoiselle s'accapara alors de la situation, pour en même temps couronner le vainqueur de la manche. Espérant alors que le subterfuge suffise à ne pas poser de questions qu'il lui semblerait embarrassante.

    La demoiselle prit refuge derrière un arbre, lançant des regards furtifs envers leur destination et affichant un air résigné.


    " Je ne tiens pas spécialement à attirer le regards de nos pairs, et à vrai dire, je préfère laisser l'exclusivité au plus méritant. "

    Le ton était mit, un délicat mélange d'abdication et de séduction. Néanmoins, elle n'avait pas manqué à sa naturelle franchise, lui révélant ouvertement que son intérêt pour lui était entièrement exclusif. Objectivement, elle s'en était plutôt bien tiré, mais serait-ce suffisant pour sa farouche lubie ? Ce Declan était plutôt imprévisible, et elle devait s'attendre à tout. Cette particularité s'était ajouté à la panoplie son authenticité à ses prunelles, car pour la première fois, elle ne pouvait pas prévoir aisément les gestes et les intentions de sa propriété.
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Declan Ziresh

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MessageSujet: Re: A l'aube d'une nouvelle rencontre | Declan |   Mar 24 Fév - 20:35

Il s'attendait bien à une telle réaction venant de la louve. Même suite à un évènement aussi peu commun que celui de déshabiller une autre personne. Elle avait rit. Toujours ce rire cristallin, qui devait effrayer les "personnes normales". Mais Declan, lui, l'apprécia plus qu'autre chose. Sans doute était-ce une façon de marquer un étonnement. Il l'avait prise par surprise, et il se délectait de la petite victoire de cette petit bataille du petit jeu sensuel que la louve lui avait proposé. Elle, de son côté, étant donné l'intérêt qu'elle avait pour lui, devait avoir laissé échapper ce rire de par un certain contentement si ce n'était pour marquer sa surprise. Et cela, Declan s'en félicitait encore plus. Bien que ce soit assez... étrange qu'il intéresse une demoiselle aussi raffiné quand il se voyait comparable aux monstres des histoires que l'on raconte aux enfants, pour leur faire peur et leur donner un intérêt ludique.
Il s'était aussi délecté du corps nu de la demoiselle avant de la dépasser dans sa marche. Mais lorsqu'elle se présenta, elle eut un quasi imperceptible moment d'inattention. Inattention qui faillit en dire un peu plus sur elle même. Même si cela ne semblait pas aussi important. Elyon Lém... Evanesca. Restait à savoir quelle était la fin du second prénom, mais ce n'était pas le plus important. On l'appelait Elyon, alors soit. Declan l'appellerait Elyon, et elle, l'appellerait Declan. Pas besoin d'étendre ce petit jeu taquin jusqu'aux appellations! Même si, encore, cette petite maladresse qu'avait eue la demoiselle sembla l'embêter suffisamment pour la faire tressaillir. Bon, et bien le loup d'argent mettrait cela sur le compte de la nudité dans un froid certain et les pieds nus sur un sol comportant certaines branches pointues.

Peu de temps après, ils arrivèrent aux Ruines de l'Ancien Temps. Jamais il n'y était allé. Il ne connaissait de ce lieu que des légendes. Comme quoi les Bisclaverets s'y rassembleraient, que les humains s'y faisaient dévorer... Mais surtout, que c'était les restes d'une ancienne ville prestigieuse. Eh bien... c'était surtout des restes aux yeux du loup d'argent. Des ruines, des rochers taillés, ayant certainement servi à la construction des bâtiments qui s'avéraient maintenant être de pauvres vestiges. Un peu de bois dans certains coins, des toiles dans d'autres. C'était ces petites additions qui laissaient tout à fait penser que d'autres personnes y vivaient. Et des personnes civilisées. Il ne fallait pas penser que ces loups n'étaient que des créatures bestiales! Au fond, même s'il y en avaient qui restaient de nature monstrueuse, comme Declan, certains savaient tout à fait réfléchir comme il en convenait. Ces ruines témoignaient de cela. Il était dommage que les autres races ne veuillent se risquer à s'aventurer ici. Même si ce n'étaient que des ruines, le loup d'argent était certain de la civilité qui se trouvait ici.
De l'endroit la lisière où il se trouvait, en scrutant les bouts de vestiges, il devinait certaines habitations et même certains marchands. Cette race déchue avait aussi besoin de chasser, de manger, de s'habiller, de se battre contre les maraudeurs certainement fréquents qui devaient passer ici... Et... certainement qu'Elyon pouvait y acheter quelques vêtements. A cette heure, chaque loup avait abandonnée sa forme. Declan n'était qu'une exception qui faisait de lui un monstre permanent. Ils n'avaient certainement rien à craindre. A moins qu'un de ces loups n'aie pas assouvi de pulsions sexuelles depuis un moment. Auquel cas, Elyon passerait... dans la gueule du loup? Et c'est justement sur cette réflexion que cette dernière s'arrêta en se cachant derrière un gros arbre. Declan ne manqua pas de passer un oeil lubrique sur le corps nu de la demoiselle, quand elle laissa échapper quelques paroles.


"Je ne tiens pas spécialement à attirer le regards de nos pairs, et à vrai dire, je préfère laisser l'exclusivité au plus méritant."

Décidément, elle ne connaissait vraiment pas sa race. Et pourtant, ces quelques mots étaient emprunt d'un érotisme encore une fois très présent. Alors comme cela, il était le plus méritant pour attirer les regards des autres loups? C'était elle qui disait cela, alors qu'elle complètement nue! N'importe quelle personne, et n'importe quel loup aurait posé son regard sur les formes dessinées de la demoiselle. Dans tous les cas, elle attirerait les regards, même habillée. Et surtout, elle n'avait d'autre choix que de rentrer dans ces ruines.
Après tout, si elle le suivait nue, elle marquerait une image pas tout à fait gracieuse d'elle même au sein de sa race. Si elle le suivait avec une cape pour seul vêtement, elle marquerait encore une drôle d'image, mais suffisamment bonne. Et elle pourrait s'habiller. Si elle restait là, ce serait nue, et dans tous les cas, les Bisclaverets avaient des sens suffisamment développés pour la sentir aux alentours. Alors les prédateurs canins mais aussi, peut-être, sexuels, viendraient s'attarder sur elle. Encore une fois, c'était Declan qui avait l'avantage. Et il allait en profiter pleinement.
Il s'approcha encore une fois d'elle, derrière l'arbre, à l'abri des regards. Tant Elyon était axée vers érotisme dans la parole et l'attitude, tant Declan, lui, ne sachant pas utiliser de telles propriétés, userait plus de la virilité que de la sensualité. Une virilité accompagnée, d'ailleurs, d'une répartie toujours à la hauteur de ses espérances. Il laissa son regard glisser le long du corps nu de louve blanche, puis laissa échapper sa main droite, parsemée de cicatrices. Les ongles firent contraste sur la peau blême de la femme, mais ils glissèrent sans peine, survolant, frôlant les épaules, la poitrine, plus légèrement les seins, puis le ventre. Ensuite alors, il approcha son visage de celui de la femme, laissant une haleine bien plus chaude caresser son buste, le tout accompagné de sa répartie inégalable.


"Je ne savais pas que les Bisclaverets étaient pudiques."

Sur ces mots, il ôta encore une fois sa cape pour couvrir le corps frêle de la demoiselle. Bien sûr, il ne se priva pas de cet instant pour user, à son tour, d'une sensualité plus particulière, bien à lui. Jamais il n'avait séduit, et jamais il n'avait été séduit. Mais en voyant la demoiselle et ses réactions, il avait deviné légèrement le principe. Ayant ôté la cape, il fit tourner Elyon de sa main gauche, la mettant ainsi dos à lui. Puis il plaça la cape sur les épaule de la louve avant de mieux l'enrouler, cachant ainsi les parcelles de chair qu'on voyait encore à travers la fente que laissait le tissu. Ainsi, il avait passées ses mains autour du buste de la séductrice, puis de sa taille. Et, enfin, en attachant le cordon, sur le col, il laissa librement ses mains glisser le long du corps de celle-ci, sentant un peu mieux encore les formes dessinées de la femme aux cheveux azurés. Vraiment, elle avait voulu jouer en le manipulant lui. Mais il avait décidé de ne pas se laisser faire comme il avait toujours fait. Bien sûr, il avait une certaine attirance pour elle. Mais jamais il n'aurait agit ainsi si elle, n'avait pas eu un tel comportement à son égard. A présent, le maître du jeu, c'était lui, et personne d'autre.
Sur ces dernières pensées, il s'écarta du corps d'Elyon pour se diriger ensuite vers les ruines. Il était certain que les autres loups sentiraient leurs odeurs et devineraient d'office leurs races. Ils n'avaient certainement rien à craindre. Pour l'instant, avant de cueillir les renseignements. Lui, chercherait un Bisclaveret susceptible de vendre des vêtements. Ou, au moins du tissu...
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Elyon L. Evanesca

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MessageSujet: Re: A l'aube d'une nouvelle rencontre | Declan |   Mar 24 Fév - 22:48

    Le loup argenté ne sembla pas se satisfaire uniquement de la capitulation de sa comparse. Ce qui ne manqua pas d'amuser cette dernière, contre toute attente, séduite du revirement de situation. En effet, Elyon n'avait jamais rencontré un être à sa hauteur, si ce n'est même plus. Et malgré sa présomption innée et son ego démesurée, la demoiselle avait su naturellement faire profil bas afin de se délecter pleinement des évènements. C'était vraiment un jeu pour elle, et il était évident que tout deux étaient la proie du concept du " croyait pris qui croyait prendre " sans fin. On pouvait aisément comparer leur petit jeu à une balance se déséquilibrant sans cesse, d'un côté comme de l'autre. D'ailleurs, en ce moment, la balance penchait plutôt en la faveur de Declan, et ceux de plus en plus et dès le moment où il s'approcha de la demoiselle dénudée. Les rôles ayant été échangés, ce fut ce dernier qui soumettait la demoiselle à l'état d'objet, de proie. La prunelle rubis du jeune Bisclarveret semblait dévorer le corps nu de la femelle, sa main elle ne fit que s'en approprier. La sensualité avait presque atteint son paroxysme, maintenant que le jeune homme s'était immiscé dans la partie et avait su miser à la hauteur de la blanche louve. Cette fois, ce fut lui qui approcha son visage du sien, qui embauma celui-ci de son haleine chaude et enivrante. En cet instant Elyon était passée à l'état de chose, complètement influencée par la fragrance dont le corps de Declan tout entier était imprégné. Sa voix elle aussi, était devenue la maîtresse de son corps à elle, et l'usage qu'avait pris celle-ci pour imiter Elyon était tout en son habileté. La jeune femme était impuissante, résignée à accepter qu'il existait un autre être pour lui être fatal.

    " Je ne savais pas que les Bisclaverets étaient pudiques. "

    Cette phrase résonna, instigatrice de nombreuses réminiscences emplissant le corps de la demoiselle d'une substance venimeuse, voir douloureuse. Non, ce n'était pas ses précédentes palabres qui avaient accéléré les battements de cœur de la femelle, c'était simplement l'idée d'être éprise de Declan comme Lémuria le fut autrefois d'Eden. Cela l'effrayait quelque part, mais elle se bornait à s'assurer que ceci n'était qu'un jeu. Qu'elle n'était pas Lémuria, que Declan lui n'était pas Eden, et que ce qui reliait les deux êtres ici présents n'était qu'une attractivité charnelle, une alchimie différente des sentiments humains. De toutes les manières, elle se savait - ou se croyait - ne plus être humaine, pourquoi donc s'inquiéter de telles futilités ? A croire que les fantômes du passés n'était jamais bien loin ... Seule explication plausible à ses yeux.

    Mais Elyon n'avait guère plus le temps de s'égarer dans ses songes absurdes, car elle n'était plus que la petite chose entre les pattes de son semblable, qui de sa bonté l'enroula de sa cape, sans toutefois se priver de laisser sa main galber le corps de la jeune femme. Ainsi, la femelle ne réagit que par un petit rire, bref, mais très révélateur en somme. Elle décida alors de faire entorse au règlement, une fois, juste une, afin de rappeler à son semblable, que la balance pouvait toujours pencher de son côté. Sa douce main, s'agrippa alors au bras de Declan, et, étant ici un peu plus petite que lui, se mit sur la pointe des pieds pour approcher ses lèvres de son oreille, et alors lui susurra avec volupté.


    " Merci, Declan. "

    La louve, délivra le mâle de ses griffes, le laissant alors emboîter le pas vers les Ruines. Elle le rattrapa rapidement, affichant un sourire jubilatoire sur ses fines lèvres teintées de rose. Sourire qui ne dura pas longtemps tant l'odeur qui emplissait les alentours la rebutait, à cela, il fit place à une moue opiniâtre qui semblait durcir davantage le visage de la demoiselle. Elle enfouit donc avec précaution son nez sous un pan de la cape de Declan, regorgeant de son odeur. A présent, elle était prête à affronter la présence de ses semblables sans être prise de nausées, mais cela n'empêchait nullement ses nerfs de lui procurer des maux. Mais soit, c'était déjà mieux que rien, elle devra alors s'en accommoder ...[

    Au fur et à mesure que le tandem avancait, l'attention de leur semblable ne laissait pas à désirer, en effet en quelques pas, ils étaient tout deux devenus le centre d'attention d'un grand nombre de regards fauves et curieux. Quelque part, la demoiselle éprouvait une certaine fierté à se tenir aux côtés de Declan, qui malgré son visage meurtrit, dégageait un charisme qui se faisait de plus en plus rare. Néanmoins, c'est le regard mauvais, qu'elle dévisagea ses pairs. L' Elyon à l'état brute était de retour, et n'était pas prête de perdre la face devant ces chiens galeux. Et contre toute attente, les Ruines du Vieux Temps n'était en rien ce qu'elle avait imaginé, un gros tas de pierre, en somme. Non, les lieux étaient certes vétustes, mais ils étaient animés et rafraîchit par le peu de civilisation qui y séjournait. Cela ravie la demoiselle, bien que n'étant pas une citadine de nature, elle allait certainement pouvoir trouver un commerce lui permettant de faire des achats nécessiteux. Le seul problème résidait dans le fait qu'elle n'avait sur elle pas un seul sou. A cette pensée, sa tête se tourna vers Declan, l'air hésitante, et après avoir afficher une mimique agacée, elle s'enquit à ce dernier.


    " Dois-je demander l'aumône, te séduire cette fois pour une raison pratique ou bien alors me remettre à ta générosité ? "

    Elyon parut fougueuse en ces dernières paroles, franchissant alors les barrières qui limitaient les deux jeunes gens d'étranger à proche. Elle l'avait tutoyé avec un naturel presque exaspérant, car après tout, la louve avait toujours envoyé les politesses à Fall, tellement cela ne lui était pas indispensable. Mais après tout, et étant donné les circonstances des deux loups, il n'y avait aucune profanation. Ce dernier avait partagé l'intimité de la demoiselle, à son insu, certes, mais c'était un fait que personne ne pouvait contredire.

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MessageSujet: Re: A l'aube d'une nouvelle rencontre | Declan |   Jeu 26 Fév - 13:52

Toujours cette voix sensuelle. Il n'eut même pas le temps de sortir de la lisière qu'une étreinte se créait autour de son bras et que cette voix était susurrée à son oreille. Un remerciement, tout simple, mais comme depuis le début de leur rencontre, cela restait encore dans une sensualité et une séduction qui touchait Declan. Plus ou moins, en tout cas. Bien sûr, cette louve lui plaisait, même si cette excentricité capillaire n'était pas de ses meilleurs goûts. Et accessoirement, jamais il n'avait eu de confrontation avec quelques filles, en dehors de certains combats organisés par son père, où il se devait d'être impitoyable. Mais dans tous les cas, il restait encore centré vers son but ultime: la résurrection de Ren.
Car c'était bien là son but ultime. Pas même celui de survivre, d'être heureux, comme n'importe quel être vivant. Lui, il privilégiait ceci. Alors cette demoiselle aux cheveux azurés, elle devenait plus un obstacle qu'autre chose. Oh, oui, il l'appréciait, et cela semblait réciproque. Mais il avait une personne à sauver. Ensuite, peut-être. Mais pour l'instant, c'était un non catégorique. Enfin... "catégorique"? N'était-ce pas lui qui avait palpées les formes de la jeune femme? Si, si... Oh, il pouvait se permettre quelques écarts après tout... Ren pouvait attendre l'éternité. Pas lui. Et cela n'impliquait pas un abandon de sa quête!

Toujours était-il qu'ils avançaient droit vers les ruines, après cette légère étreinte. Declan avait bien vu. Des vestiges encore habités, légèrement "reconstruits" ou "décorés". Des toiles en guise de toits sur certaines ruines, ou encore des assemblages de paille et de bois: choses très utiles pour l'isolation. Aujourd'hui était un matin encore tempéré, malgré cette légère fraîcheur, et il arrivait en cette saison qu'il y ait des pluies plus ou moins conséquentes. Mais ce genre de toiture était assez bien étudié. Oh, bien sûr, ces ruines n'allaient pas protéger les loups qui les habitaient aussi bien qu'une véritable maison. Mais, après tout, leur fourrure, leur robustesse, c'était un don que d'autres races ne possédaient pas. Et Declan, lui même, avait souvent dormi le soir en dehors du bar, dans une cage, sous de nombreuses intempéries. Ce n'était pas confortable, bien sûr, mais c'était supportable. Même lorsqu'il était enfant.
Il remarquait aussi certains objets plus ou moins insolites pour un tel endroit. Des meubles de très bonne facture, par exemple. Ce n'était que du bois, et pourtant, le lustrage a permis une conservation de celui-ci assez impressionnante. Mais surtout, il y avait beaucoup de coffres. Chose plutôt logique si les loups voulaient garder leurs objets à l'abri dans des habitations dont la sécurité laissait autant à désirer. Mais l'on pouvait voir très facilement celles qui servaient à la vente d'article, grâce à tous les objets disposés sur ce qui servait de bureaux et ce qui était accroché aux murs. C'était d'ailleurs plutôt étrange qu'il y ait des magasins laissant leurs articles en évidence... étant donné qu'une assez faible minorité de loups devaient vivre ici. Mais Declan ne se posa pas la question plus longtemps. Tout en parcourant la rue, d'apparence "marchande" où il avait finalement abouti, il subissait les regards plus ou moins intrigués des autres Bisclaverets. Sans doute qu'ils n'avaient pas eu de nouveaux venus depuis un moment. Mais ils n'étaient pas hostiles, donc tout allait bien. Il profitait de cette paix certaine, suivi par Elyon, en regardant les divers objets exposés. On y trouvait vêtements, meubles, objets quelconques, parties d'armures, armes... Il aurait pu acheter nombre des armes qui étaient plus belles, bien conservées et d'apparence faciles à manier. Mais il n'en avait nullement besoin. Sa lance lui suffisait. Par contre, il y avait une autre personne qui avait certainement besoin d'argent. Declan n'y avait pas pensé, mais c'était vrai qu'Elyon était trop nue pour transporter quoi que ce soit.


"Dois-je demander l'aumône, te séduire cette fois pour une raison pratique ou bien alors me remettre à ta générosité ?"

Cette fois-ci, elle fut claire dans ses propos. Plus de sensualité ou de doubles sens, cette fois-ci, elle disait clairement qu'elle l'avait séduit. Cela avait plus ou moins marché. Mais cette demande provoqua une certaine hésitation chez le loup d'argent. Il avait arrêté sa marché et regardé plus attentivement autour de lui. Des vêtements, il y en avait. Des plus chers et des moins chers... Son argent, normalement, devait servir au voyage jusqu'à Sûl, de Ren et de lui même. Bien sûr, cela aurait demandé un certain temps avant d'arriver à cette résurrection. Mais il n'avait aucunement envie d'utiliser cet argent pour satisfaire les besoins d'une femme, aussi séduisante soit elle. Mais il ne pouvait pas non plus lui retirer cette cape et la laisser nue, au milieu de tous ces prédateurs. Alors, après une longue hésitation, il accepta tout de même cette requête. Mais à une condition.

J'ai de l'argent. Tu peux continuer de me séduire si tu le souhaites et je t'accorde un petit prêt. Mais je n'ai aucune envie que tu épuises toutes mes ressources. Donc tu n'auras droit qu'à des chaussures, et le strict minimum.

Sur ces dernières paroles, il passa derrière elle, lui infligea (ou offrit) une légère et furtive caresse sur ses fesses, avant de se diriger vers le stand où étaient exposées les armes qui avaient attisé son œil et son intérêt. Après certaines questions à propos de l'origine de ces armes, certains compliments quant à celles qui étaient forgées par le loup marchand, et d'autres conversations à propos de combats, maniements d'armes et autres choses plus ou moins intéressantes, le loup d'argent en arriva au sujet dont il voulait traiter en priorité. Fall. Mais bien évidemment, le vendeur, quoiqu'un peu surpris dans un premier temps, ne put donner aucun renseignement à Declan. "Bien qu'ayant naturellement une affinité envers Fall, il restait un dieu. Et peu de dieux restaient accessibles." Il ne trouverait alors rien ici. C'était plutôt logique, en même temps. Ces loups ne vivaient que reclus de la société. Personne n'osait approcher ces ruines. Comment le dieu maléfique, qui naturellement détestait le monde entier, pouvait encore s'intéresser à une race qui le déshonorait indirectement en restant ainsi dans l'ombre? Non, c'était un dieu mauvais, mais un dieu fier. Declan n'aurait pu que le trouver ailleurs, dans un autre lieu. Il pensa à une autre capitale. Tara était là où il était venu en dernier. Mais c'était aussi là où il était apparu et avait menacé toute la population... Non, il ne pourrait que le trouver ailleurs, dans une autre capitale. Et alors il pensa immédiatement à Ys.
En quittant ces ruines, il irait là bas, à pieds, ne pouvait laisser passer certains lieux qui pourraient tout de même regorger d'intérêts et de liens avec ce démon. Mais pour l'instant, c'était vers Elyon qu'il se dirigeait.
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MessageSujet: Re: A l'aube d'une nouvelle rencontre | Declan |   Jeu 26 Fév - 19:11

    La requête de la demoiselle sembla provoquer une mine facilement déchiffrable sur le visage de Declan. Ce dernier était hésitant, ce qui révélait au delà de ce sentiment, qu'il n'était pas enclin à donner de l'argent facilement. Avare le loup d'argent ? Après tout c'était compréhensible, car il avait sensiblement d'autres louves à fouetter que de gaspiller son argent. Il fut clair dans ses propos, bien qu'acceptant de lui acheter des vêtements, il stipula que ceci n'était qu'un prêt. Parfait ! Elyon détestait être redevable de quelqu'un. Cependant, une expression alerta la demoiselle. " Le strict minimum ", qu'entendait il par là ? Son amusement laissa place à de la méfiance, car il était hors de question qu'elle se vêtisse de haillons. Plutôt rester nue ! La blanche louve n'avait pas l'intention de quémander des choses coûteuses, mais elle était quelque peu exigeante concernant sa tenue. Elle se contenta alors de grimacer. Puis Declan se permit allègrement de frôler les fesses de la demoiselle, ce qui lui rendit son vil sourire. Elle s'esclaffa derechef d'un ton malicieux.

    " Oh ! Il fallait une permission ? Mes excuses Messire. Enfin ... Je n'ai pas pour habitude d'avoir des dettes envers qui que ce soit. Ton argent te seras rendu, dans trois jours au plus tard. "

    Elyon laissa alors partir son semblable, et vaqua donc à sa chasse aux vêtements. Il y avait là de nombreuses étoffes plaisant à la demoiselle, mais une seule lui avait attiré l'attention. Parmi les tissus bleutés, émeraudes, elle trouva ce qui était plus dans les tons qu'elle avait pour habitude de porter. Il s'agissait d'une robe assez exubérante, d'un rose éclatant. Celle là lui siérait à merveille ! Une vraie Reine des Glaces ! Elle le savait. Elyon aimait porter des couleurs froides, c'est ce qui mettait sa chevelure azure en valeur, sans toutefois être aussi attirante que le reste. Pour elle, autant attirer l'attention de la tête au pied. Ou plutôt, c'était une façon de leurrer la captivante crinière turquoise qu'elle arborait, ainsi donc, les regards ne dévisageait pas seulement ses cheveux, mais la dévisageait elle, ce qui la dérangeait beaucoup moins. Cette robe était assez coûteuse, et Declan refuserait certainement de la lui acheter. Pourtant c'était elle qu'elle voulait, et quand elle souhaitait quelquechose, nul ne l'empêcherait de l'obtenir, tout comme il en était pour Declan, c'était sa lubie, à elle. La demoiselle grimaça alors et s'engagea dans un marchandage avec le vendeur d'étoffe. Bien entendu, il fallait entendre " Séduction et Manipulation " dans " Marchandage ", car quand la demoiselle souhaitait quelque chose, tout les moyens étaient bons. Ce ne fut guère difficile d'ailleurs, hormis l'odeur que celui-ci dégageait, un étrange mélange de houx et de laurier. Encore une odeur que la demoiselle dénigrait, jusqu'à intensifier sa migraine et engendrer des éternuments. Eternuments qui par ailleur lui étaient fortement profitables, crédibilisant alors sa feinte. Elyon réussit à obtenir la robe et des bottes marrons en prime pour un coût plutôt raisonnable. Sa fierté ne fit que croître en elle, s'affichant sur un visage gracieux qui lui était rare de la voir arborer. Ceci fait, elle chercha son comparse du regard, il n'y avait pas grand monde, mais suffisament pour ne pas l'aperçevoir du premier coup d'oeil. Après un tour d'horizon plus ou moins rapide, elle distingua la silhouette humaine et pourtant encore animale de Declan. Elle s'excusa - faussement - auprès du venteur d'étoffe, et avanca à grand pas en sa direction. Ce fut à ce moment qu'elle percuta l'un de ses pairs, un mâle à la chevelure couleur bronze, et aux traits presque parfaits. A ce contact, la louve blanche retroussa ses lèvres et hémit un feulement révélant sa nature animale, qui n'était pas mise en doute, certes, il aurait été étonnant qu'une race étrangère vaquerait comme bon lui semblerait dans un nid de Biclaveret. Quoi qu'il en fut, la nature misanthrope de la demoiselle ressortie de façon fulgurante. Son regard était perçant, glacial, comme le suggérait ses prunelles. De l'autre côté, cette attitude amusa le Bisclaveret, affichant alors un sourire en coin qui déplut à la jeune femme. L'échange de regard fut bref, et il n'eut aucuns échanges verbales, comme s'il n'en avait jamais eu besoin. Elyon resta sur la défensive, tout en se détachant de l'accorchage afin de rejoindre Declan. Son visage et ses traits étaient marqués par son irritation, comme si elle était prête à bondir afin d'attaquer un adversaire, son humeur était vraiment massacrante. Mais ... Lorsqu'elle s'approcha dans le périmètre de Declan, son ressentit s'envola, alors submergée par son odeur, une odeur toujours indescriptible, elle, tout comme l'était son détenteur. Elyon se laissa alors emportée, elle ne devait pas céder à ses pulsions habituelles, pas maintenant. La louve héla alors le nom de son comparse. La louve exposa alors à Declan de sa voix cristalline le prix pour lequel elle avait pu négocier sa nouvelle garde robe, espérant que celui-ci n'était pas aussi crochu qu'il ne l'avait laissé l'apercevoir.

    " J'ai réussi à obtenir de quoi me vêtir pour un prix plutôt abordable, enfin je l'entend ainsi... Et toi, tu as obtenu ce que tu souhaitais ? Un plan pour la chasse à Fall ou un sous-fîfre se chargeant du recrutement démoniaque ? "

    Elyon avait fait preuve d'humour de façon plus osée pour la première fois, quoique la dérision était toujours aussi présente, tout comme son habituel cynisme. Ses dernières paroles avaient l'air d'obstruer la gorge de la demoiselle, mais étaient finalement arrivées à sortir. Son petit rire lui, carillona dans les alentours, d'une façon un peu plus naturelle. Mais elle se demandait vraiment si Declan avait pu obtenir quelquechose sur Fall. Quelque part, elle espérait que non, cela retarderait l'échéance à laquelle sa lubie tomberait dans les mains du Dieu Démon. De son avis, c'était vraiment du suicide, n'avait-il donc pas jaugé le peu d'éventualités qui s'offraient à lui, ou ne les connaissait pas et se contentait alors de prendre la plus suicidaire ? S'il ne s'agissait pas de sa Lubie, Elyon en ricannerait. Mais les choses en étaient autrement, et celle-ci se demanda si l'aidait ne serait-il pas la manière la plus efficace pour préserver Declan et ainsi alimenter sa posséssivité. Elle avait la clé d'une autre alternative, bien que cela relevait d'une hypothèse, cela pourrait marcher. A cette idée, un vil sourire se dessina sur ses lèvres, lèvres qui ne dévoileraient rien jusqu'au moment le plus opportun.
    Elyon venait d'ajouter un As de trèfle dans son jeu.
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MessageSujet: Re: A l'aube d'une nouvelle rencontre | Declan |   Mer 4 Mar - 16:52

" J'ai réussi à obtenir de quoi me vêtir pour un prix plutôt abordable, enfin je l'entend ainsi... Et toi, tu as obtenu ce que tu souhaitais ? Un plan pour la chasse à Fall ou un sous-fîfre se chargeant du recrutement démoniaque ? "

A défaut n'avoir obtenu aucun renseignement quant au chemin qu'il devrait emprunter pour rejoindre Fall, c'était un joli compagnon de route qu'il avait acquis, quoiqu'un peu provocante sur les bords, il l'appréciait de plus en plus. Mais c'était un lien futile puisqu'elle n'aimait pas Fall et qu'elle n'allait donc jamais le suivre, ni le mener à ce dernier. Leurs chemins devraient certainement se séparer ici. Mais rien de ne pressait. Enfin... si, pour Declan, puisqu'il était mortel. Ren avait l'éternité devant lui, pas le loup d'argent. Mais il pouvait se permettre quelques arrêts, tout de même. En ce qui concernait les propos de la louve aux yeux azurés, il n'y répondit que par un petit rire et un sourire en coin, pensant accessoirement qu'elle ne pouvait comprendre réellement sa situation. Dans tous les cas, il achèterait cette robe pour Elyon, passerait au maximum une heure, voire deux avec elle. Puis il partirait à Ys. Le prix lui paraissait encore un peu élevé. Il voulait garder cet argent pour son voyage à Sûl avec Ren, mais après tout, il avait la possibilité d'en gagner encore d'avantage en travaillant pour Fall. Alors tout irait plus ou moins bien. Il pour se permettre un tel achat.
Il emboita alors le pas vers le stand du marchand d'où venait Elyon, la prenant par la main et constata alors le prix initial ainsi que la robe. Il s'étonna de voir que le prix qu'avait obtenu la louve blanche était la réduction des trois quarts de celui-ci... avec les bottes en prime! Mais il comprit vite. Après tout, lui aussi avait été émoustillé par la nudité de la jeune femme ainsi que son théâtre de séduction! Elle était une experte dans le genre. Il marqua une certaine hésitation pour payer la robe et les bottes, pensant encore à Ren, mais fit tout de même cette action. Mais ce ne fut pas tout. Il en profita pour acheter un sac en toile blanc à la louve. Se retournant vers elle, il lui donna de plus amples explications.


"Voilà. Au moins, avec ce sac, tu ne risques pas de perdre tes vêtements encore une fois. Et je n'aurais pas à t'en racheter encore une fois."

Puis un sourire se dessina sur les lèvres, révélatrices de certaines idées légèrement... perverses? C'était la première et peut-être dernière fois qu'il la verrait, et ce, même si elle promettait de le rembourser en temps voulu. Elle n'allait pas le suivre jusque chez la guilde de Fall. S'ils devaient se revoir, ce ne serait que dans très/trop longtemps, certainement lorsqu'il aurait sauvé Ren. A moins que le Dieu Démon ne se montre plus clément qu'il n'en avait l'air et permette alors une certaine liberté au Bisclaveret. Sur ces pensées, il prit encore une fois Elyon par la main et emboita le pas au sein des ruines. Scrutant un lieu qui serait à l'abri des regards. C'est sans peine qu'il en trouva un, tout au fond des Ruines du Vieux temps, ouvrant la vue sur le reste de la forêt, mais fermant celle des ruines grâce à un grand mur. Une fois arrivé, il colla la louve au dit mur et détacha à nouveau la cape, dévoilant encore une fois la nudité si attrayante de la femme.
Et dire qu'il n'avait jamais connu le plaisir charnel! Et pourtant, il avait déjà éprouvé une addiction pour ce dernier. Les seuls corps qu'il avait jamais touchés, c'était ceux de ses victimes ainsi que le reste de son gang. Mais cette fois-ci, c'était un corps de femme. Et ce n'était plus avec violence qu'il touchait ce dernier, c'était avec douceur, malgré ses griffes et ses gestes légèrement brusques.


Je vais bientôt partir pour Ys. Nos chemins se séparent ici. Je suis à peu près certain de trouver Fall dans une capitale autre que celle de Tara. Mais... j'aimerais voir ce que donne le vêtement que j'ai acheté lorsqu'il est porté par un corps aussi magnifique que le tien.

Sur ces paroles, il reprit ses caresses, se faisant de plus en plus intimes. Il en vint même jusqu'à respirer le corps de la prédatrice. Il n'avait pas pris le temps de s'y attarder avant, mais pourtant, il jugea qu'elle était bonne. C'était une odeur ni trop forte, ni trop douce, avec un parfum légèrement fruité. Chose plutôt étonnante pour une telle prédatrice de séduction. Lorsqu'il eut cessé de la caresser, ce fut pour prendre la robe et la lui faire enfiler, tout en attachant le corset dans son dos, ne se privant pas, au passage, de galber les courbes de la demoiselle. Enfin, s'agenouilla, frôlant cette fois-ci les jambes dans toute leur longueur, jusqu'à atteindre les fesses. Il lui fit enfiler les bottes en dernier, tout en caressant au passage l'intérieur des cuisses, s'en tenant tout de même à ne pas aller explorer quelques territoires qui lui restaient inconnus. Elle était habillée, enfin, pour la première fois depuis leur rencontre, et cela ne la dénuait pas du premier intérêt qu'il lui avait trouvé. Les caresses ne s'étaient pas stoppées, mais les sarcasmes non plus.
En effet, leur jeu ne s'était toujours pas arrêté, et cette petite manipulation ne devait pas montrer à la louve qu'elle possédait Declan, il était suffisamment intelligent pour s'extasier devant ce corps sans pour autant devenir le jouet de la femme. Alors c'est en continuant ses caresses qu'il plaisanta encore une fois, se moquant d'elle à nouveau.


Tu n'as pas peur de te faire flécher à vue avec une telle robe. Mais quoi qu'il en soit, tu pourrais te faire recruter par n'importe quel parti en portant un décolté aussi plongeant. Même, dans un "recrutement démoniaque".
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MessageSujet: Re: A l'aube d'une nouvelle rencontre | Declan |   Sam 14 Mar - 21:48

    Declan paraissait songeur, hésitant même. Au point que la demoiselle finit par se demander s'il allait changer d'avis. D'une part, cela l'embêtait, elle désirait cette robe. Et elle s'était démenée pour obtenir un prix descend ... Mais de l'autre, s'il refusait, elle garderait sa cape. Et elle pourrait s'enivrer de la fragrance douce et tiède de Declan. Douce et Tiède, voilà tout ce qu'elle avait pour l'instant pour caractériser son odeur, qui restait encore un mystère à ses yeux. Ou plutôt à ses narines. Enfin quoi qu'il advienne, elle sera à moitié déçue, à moitié ravie. Et la réponse ne tarda pas, car à peine elle eût le temps de se tirer elle-même de ses réflexions, que Declan prit la peine de le faire en lui attrapant la main. A ce contact, la louve sentit un frisson parcourir son échine, tandis qu'elle se laissait emporté. Il arrivèrent ainsi devant le marchand d'étoffe, et elle parvint à déceler chez ce dernier une déception. L'origine n'était pas bien compliquée à deviner, la demoiselle s'exhibait à présent main dans la main avec un autre loup. Celui-ci comprit donc qu'il avait été berné, et ce fut aisément lisible sur ses traits. Cela provoqua un sourire malsain chez la demoiselle, qui exaltait, jubilait même de voir ce pauvre Biclaveret dans un état pareil. Il n'y avait donc rien de changé chez elle, et cela la confortait. Elle s'était juré, et était d'ailleurs persuadé que nul ne briserait sa prison de glace. Pas même la fortuite rencontre qui l'avait tant déstabilisé dans son comportement. Bien qu'elle se comportait de façon différente avec lui, elle restait la même.

    Declan finit par lui acheter sa nouvelle garde robe, et un sac de toile blanc en prime. La raison de cet achat de dernière minute ne fut pas une question sans réponse bien longtemps.



    "Voilà. Au moins, avec ce sac, tu ne risques pas de perdre tes vêtements encore une fois. Et je n'aurais pas à t'en racheter encore une fois."


    C'était bien pensé. Et ses paroles avaient été elles aussi très intéressantes, ce qui ne manqua pas de faire sourire la demoiselle à nouveau, jusqu'à en dévoiler la blancheur de ses canines. Elle remarqua que Declan lui aussi souriait, mais ce n'était visiblement pas pour les mêmes raisons qu'elle. Elyon se demanda à quoi pouvait bien penser le mystérieux Bisclaveret en cet instant ... Mais une fois de plus, il ne la laissa pas vaquer à ses songes, et repris sa main de nouveau et l'entraîna là où il l'avait décidait. La louve blanche se laissa guider, comme une enfant tirée par sa mère. Peut lui importait où l'amenait Declan, du moment qu'elle pouvait encore sentir son odeur. Enfin, ils arrivèrent à l'orée des Ruines, un endroit isolé. Et contre toute attente son compagnon la plaqua soudainement contre un mur, et détacha - une fois encore - la cape. Elle, dans un élan tenta de s'agripper à celle-ci, non pas pas peur de se retrouver dans un état vulnérable, face au prédateur qu'était l'homme devant le corps nu d'une femme, non. Cela ne la dérangeait toujours pas, le motif de cette pulsion était tout simplement ce qui se rattachait à ce vêtement. Il était devenu quelque chose de précieux, et n'était toujours pas résolue à s'en séparer. Mais son emprise lâcha lorsque le loup argenté avait délibérément cesser de lutter contre la tentation. Ses mains parcouraient son corps en de douces caresses, douces malgré la sensation de ses griffes. Étrangement, la demoiselle trouvait cela agréable, et n'émit aucunes répulsions. Declan lui confessa alors ses intentions sans toutefois briser ce qu'il avait commencé.

    Je vais bientôt partir pour Ys. Nos chemins se séparent ici. Je suis à peu près certain de trouver Fall dans une capitale autre que celle de Tara. Mais... j'aimerais voir ce que donne le vêtement que j'ai acheté lorsqu'il est porté par un corps aussi magnifique que le tien.

    Qu'il lui annonce qu'il parte ne la déstabilisa pas plus que cela, et pour cause, elle avait déjà relever quelque chose dans ses paroles qui confortait son désir ardent de rester à ses côtés. Désir qui devenait de plus en plus brûlant lorsque Declan poursuivi ses sensuelles caresses et respira pleine son odeur. Elle pouvait ressentir le sien plus intensément que jamais tant ils étaient proches l'un de l'autre. Elyon se laissait faire, sans agir, comme une parfaite petite poupée. En réalité, elle attendait. C'était le tour de son adversaire, quoi de plus normal de le laisser s'exalter de sa position de force. Et ses mains cessèrent de simplement parcourir son corps en de fines caresses pour en manipuler son corps et les morceaux de tissus. Il l'habilla alors, maître de tout ses mouvements. Quel drôle de jeu. Ou plutôt, c'était drôle de voir Elyon se plaire dans ce jeu. Elle qui avait cru trouver le jouet parfait, comprenait qu'elle l'avait réellement trouvé, bien que ce ne fut comme elle l'attendait, c'était mieux. Declan était le seul qui s'avéra faire de la louve blanche un objet, et c'était certainement aussi le seul qui pouvait la rendre plaisante au jeu. Mais malgré cela, elle ne pouvait continuer à rester une frêle poupée entre ses mains, il fallait bien qu'elle agrémente le jeu de quelques difficultés ...

    La main blanche de la louve s'enroula autour du cou de Declan, laissant ses ongles agresser la peau de celui-ci, sans toutefois le blesser. Elle l'attira alors son visage au sien, jusqu'à lui souffler son haleine, jusqu'à caresser ses lèvres de ses souffles. Sa main, elle glissa dans les cheveux argentés du Biclaveret, l'autre longea le bras de Declan en une douce caresse jusqu'à rejoindre sa sœur. Et comme une mélodie, le refrain revint et Elyon revint à respirer tout près des lèvres de Declan, si près, qu'elles les avaient frôlées, jusqu'à ce qu'elle échappe au contact avec une habileté impressionnante. C'est alors qu'elle poursuiva la chanson, imitant Declan de sa voix chantante.


    " ' Et je n'aurais pas à en racheter encore une fois.' Tu l'as dis toi même. Nos chemins se recroiseront tantôt, à Ys. Je ne te laisserais pas tomber dans les mains de Fall si tôt. "

    Elyon renversa alors la situation, et ce fut cette fois elle qui plaqua Declan contre le mur, l'emprisonnant alors, et affichant un sourire plein de malice s'afficha sur ses lèvres, révélant alors qu'elle possédait peut être quelque chose qui empêcherait Declan de poursuivre le chemin qu'il suivait. Elle regretterait certainement de laisser couler les choses comme à son habitude, Declan n'était pas un être parmi tant d'autre, il était sa lubie, et elle sentait qu'elle devait au moins tenter de le conserver le plus longtemps possibles à l'abri des griffes de Fall. Elle savait ce qu'elle allait faire avant de le retrouver. Elyon allait délibérément tenter d'aider Declan dans sa quête, mais ce n'était évidemment pas par bonté, mais par égoïsme.

    La louve blanche cessa de réfléchir à ses desseins pour en revenir aux délectations des derniers moments avec sa lubie. Lubie qui ne cessait de lui lancer des sarcasmes qu'elle fit exprès de prendre au sérieux, élargissant alors son sourire.


    " Peur ? De qui ? ... Du grand méchant loup ? Ha ! ... Enfin, si je n'ai d'autres choix, ce décolleté plongeant me servira plus que ce que je ne l'escompte. "
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Declan Ziresh

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MessageSujet: Re: A l'aube d'une nouvelle rencontre | Declan |   Sam 21 Mar - 13:44

Contre toute attente, alors que Declan semblait avoir le dessus dans cette confrontation charnelle, les rôles s'inversèrent. Oh, bien sûr, tous les deux semblaient apprécier ce petit jeu du "tel est pris qui croyait prendre". Un petit mélange réussi d'érotisme, de tendresse et de mesquineries. Il voulait lui montrer qu'elle ne pouvait le manipuler en allant jusqu'à la séduire de lui même plutôt que de se laisser faire. Mais il s'était vite trouvée une addiction pour cette attraction charnelle. Si bien que lorsqu'Elyon avait décidé de reprendre le dessus, il s'était laissé faire. Un frôlement de lèvres plus tard, elle répondit à ses légers sarcasmes par des nouveaux, bien à elle.

" ' Et je n'aurais pas à en racheter encore une fois.' Tu l'as dis toi même. Nos chemins se recroiseront tantôt, à Ys. Je ne te laisserais pas tomber dans les mains de Fall si tôt. "

Et voilà que c'était maintenant lui, qui était plaqué contre le mur. Toujours à subir les caresses de la demoiselle en fushia. Car oui, c'était bien "subir". Oh, il appréciait tous ces mouvements et ces caresses qu'il n'avait jamais connues auparavant. Mais à présent, il se retrouvait à nouveau victime d'une manipulation. Manipulation qu'il avait déjà vécue depuis sa naissance, bien que sous une autre forme. Cependant, cette courte pensée nocive disparut lorsqu'elle répondit à son nouveau sarcasme qui fut de critiquer la couleur de sa robe et ce décolté. Car elle avait répondu comme si elle l'avait pris au sérieux. Et cela rendit à Declan tout son espoir d'avoir le dessus sur elle. D'être maître de cette attraction mutuelle. Il ria alors légèrement, de sa voix grave, puis lui répondit encore une fois d'une petite critique, à la fois flatteuse et pourtant si mesquine.

"C'est plutôt à moi qu'il va servir."

Décidément, ce jeu ne cessait pas. A présent, c'était de nouveau lui qui prenait le dessus. Il ne voulait pas être une pseudo victime de cette attraction. Le loup d'argent voulait profiter d'elle. Alors, cette fois-ci, il fit tourner le corps svelte de la demoiselle pour se coller à ses dos. Ses mains parcouraient alors le ventre et la poitrine d'Elyon, non sans retenue quant à l'exploration de nouvelles parcelles de peau. Mais ce n'est pas tout. Cette fois-ci, il plongea aussi son visage dans le creux du cou de la femme, caressant légèrement ce dernier de son souffle, puis de ses lèvres, pour finalement assumer un peu plus cet acte en y laissant glisser ses crocs et sa langue. Sa voix grave résonnait encore un peu plus, laissant transparaître cette fois-ci un peu plus son désir, son envie d'aller plus loin. Mais... non, il ne pouvait pas le faire. En effet, même si l'envie de lui manquait pas, il ne pouvait se permettre de stopper son voyage pour créer de nouvelles relations aussi facilement. Il devait sauver Ren. Ensuite, seulement, il se permettrait d'aller plus loin avec Elyon. Et puis... s'il tombait encore dans ce jeu d'attraction, il ne pourrait plus s'en sortir. Et encore une fois, il appréhendait une manipulation dont il serait la victime. Elle l'avait dit elle même après tout. Elle ne voulait pas le laisser rejoindre Fall.

Oh, bien sûr, Fall allait le manipuler. Il le savait. Il ne pouvait que passer par l'état de serviteur, voire d'esclave, du Dieu Démon. Mais il n'avait d'autre choix. Après tout, Ren était mort par sa faute, selon lui. Il ne pouvait pas décider qu'il soit mal d'agir pour Fall alors qu'il était responsable de sa mort. Et pas seulement la sienne, il avait dû tuer des innocents sous les ordres de son père. Declan n'était après tout qu'un monstre dénué d'humanité. La seule humanité qu'il aie réellement eue, ce fut celle que Ren lui avait donnée en acceptant d'être son ami. Alors comment, après tous ces actes inhumains, pouvait-il se permettre de dire qu'agir pour les desseins de Fall était mal? On dit que Fall est mauvais, mais il n'a jamais fait qu'emprisonner Douar. Lui, n'avait jamais vraiment tué autant. Oui, vraiment, agir pour Fall, c'était son seul moyen de se racheter. Il ne pouvait laisser Elyon l'en empêcher. Et surtout pas se laisser manipuler par elle même. Alors il fit preuve d'un certain sadisme. Si l'on pouvait appeler cela ainsi. Tout dépendrait de comment la louve blanche allait réagir.


On pourra se retrouver à Ys, si tu le souhaites. Mais tu ne m'empêcheras pas de rejoindre Fall.

Des morsures et des caresses légèrement plus insistantes. Et voilà que maintenant, une légère couche de sueur commençait à recouvrir ses épaules. Il était terriblement excité. Il savait qu'il n'irait pas jusqu'au bout, mais il ne pouvait s'empêcher de la désirer. Sa main droite fit rabattre le décolté pour laisser apparaître un des magnifiques seins de la louve. Sein qui fut alors immédiatement caressé puis palpé par cette même main qui l'avait dévoilé. L'autre, elle, caressa son ventre pour descendre un peu plus bas. Si bas, même, que cette fois-ci, elle releva le tissu de la robe pour aller s'aventurer dans quelques contrées qui furent encore inconnues au loup d'argent. Mais cette nouvelle exploration fut si intense que le corps de le demoiselle se courba, tandis qu'elle restait sous l'emprise du colosse. Et c'est alors qu'en se penchant ainsi, tout en gardant forme humaine, ils semblèrent se transformer en un mélange de deux créatures sauvages. Ce plaisir procuré excita encore un peu plus Declan. Chose presque dangereuse, puisque cette fois-ci, il alla un peu plus loin qu'il ne l'aurait imaginé. Penchés ainsi, ils finirent par s'agenouiller sur le sol, puis le loup d'argent retourne le corps d'Elyon pour que finalement, les deux bustes se rencontrent à nouveau tandis qu'il s'allongeait sur elle, sur l'herbe verte de la périphérie des ruines. Ses mains caressèrent encore le corps de la louve, mais cette fois-ci, Declan rajouta encore une forme de provocation.

Je vais devoir partir.

Oh, vraiment, il n'en avait pas envie. Mais il devait le faire pour ne pas tomber dans ce piège. Cependant, il se laissa porter par un tout nouveau désir. Celui du baiser. Tout en cessant peu à peu ses caresses, il se pencha pour poser ses lèvres sur celles de sa victime. Un baiser maladroit, comme il n'en avait jamais fait. Légèrement violent aussi, d'ailleurs. Mais plein de désir et de tendresse inavoués.
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MessageSujet: Re: A l'aube d'une nouvelle rencontre | Declan |   Jeu 26 Mar - 18:55

    Le rire grave de Declan avait longtemps résonné dans la poitrine de la louve blanche. C'était un son rauque et chaud à la fois, tant il représentait la nature du Bisclaveret. Ce dernier lança un nouveau sarcasme à la demoiselle, qui répondit avec un sourire si large que ses canines blanches dévoilaient sa nature bestiale, prédatrice. Par ailleurs, Elyon remarqua que son comparse devenait à sa présence un homme plus avenant qu'il ne l'avait été auparavant. Sa gestuelle si délicate mais pourtant si gauche était amusante, agréable même. Il semblait exister une certaine démesure entre les deux êtres, tantôt l'un était maître de lui, tantôt il était maître de l'autre.

    Declan reprit alors l'avantage, et la jeune louve ne protesta aucunement, complètement enivrée et captive de son désir, de son comparse entre autre. C'était pour elle une expérience nouvelle, que jamais elle n'avait eut l'idée de tenter, tant sa fierté était grande. Mais il fallait le reconnaître, elle se plaisait à être l'objet manipulable et façonnable du loup d'argent. Elle en ignorait encore la raison, et bien que c'était une question particulièrement destabilisante pour sa personne, elle s'efforçait d'en faire abstraction. Le temps était compté, et Declan allait bientôt s'en aller.


    On pourra se retrouver à Ys, si tu le souhaites. Mais tu ne m'empêcheras pas de rejoindre Fall.

    En un souffle, Elyon laissa échapper son rire cristallin, laissant également apparaître un rictus sur son visage. Elle était particulièrement amusée par la conviction des propos de Declan, car elle savait pertinemment qu'empêcher Declan de rejoindre Fall était inéluctable. La seule chose qu'elle remettait éventuellement en question, était le temps qu'il mettrait à rejoindre le Dieu Démon. Non pas qu'elle souhaitait le ralentir dans sa quête, mais elle estimait préférable d'envisager les autres options. Chose qu'elle contestait d'ailleurs. C'était pour elle aberrant de se jeter dans la gueule de Fall ainsi. A la rigueur, cela aurait été un dernier recours, pas une première tentative. Elyon estimait que Declan était complètement inconscient, et il était clair pour elle qu'il ne connaissait pas aussi bien le monde d'aujourd'hui. Enfin, cela le regardait.

    " T'empêcher de rejoindre Fall n'est pas dans mes moyens, ce qui l'est en revanche, est, tu l'as dit toi même, c'est un atout pour un recrutement démoniaque. "

    La blanche louve afficha un sourire malicieux, tandis que ses yeux topazes semblaient être aussi perçants que la surface de ladite pierre. Mais ses prunelles furent très vite dissimulées par le voile de peau qu'étaient ses paupières, la prévenance de Declan devenait au fur et à mesure plus bestiale que sa propre nature. Ses crocs s'enfoncèrent dans sa chair, comme si elle n'était plus que le gibier du loup d'argent. Sa fine peau translucide frissonna et devenait de plus en plus fébrile, puis le loup d'argent fit preuve de plus d'humanité. Leur rapport charnel devenait plus celui que partage habituellement un homme et une femme. Cela était amorcé par l'attitude de Declan lui-même, qui de par son propre désir, palpa les courbes ballonantes du corps d'Elyon. A ce moment précis, la louve blanche se sentir plus femme que jamais elle ne l'avait été. Sensation tellement paradoxale avec la nature des deux êtres, et pourtant ...

    Les deux corps s'étaient d'eux mêmes entremêlés sur le sol, quoique peut être dictés par leur désir respectif et pourtant si commun. Alors que Declan était de plus en plus entreprenant, il annonça qu'il allait devoir la quitter, ce qui fit sourire la jeune femme. Le dire ne signifiait pas pour autant en être capable, telle était sa pensée. A défaut d'être capable de l'empêcher de partir, ce dont elle était capable en revanche, c'était d'accroître le désir de Declan de façon telle qu'il puisse encore la désirer par la suite. Créer chez lui un besoin, une addiction. Bien sur, ce n'est pas une chose aussi facile à faire, mais Elyon en tant que femme était capable de par ses vertues de générer un désir chez l'homme qu'était Declan. Ce désir ne serait certainement pas aussi fort que celui que possède le loup d'argent pour délivrer son ami des Enfers, mais c'était suffisant.

    La blanche louve enroula alors sa jambe sur le corps de Declan, cherchant à tout prix le contact de sa peau parfumée, de cette odeur si addictive. Ses mains s'étaient faufilées sous les vêtements du loup d'argent, caressant tantôt son dos avec passion, erraflant tantôt celui ci de ses ongles avec fougue. Leur respiration était haletante, au grand plaisir d'Elyon, qui reçevait le souffle chaud de Declan sur sa peau, devenant de plus en plus ivre de cette odeur. Son coeur, lui, battait si fort, que l'on pouvait croire qu'il était prêt à transcender sa poitrine. Il était clair que la jeune femme était complètement éprise de son semblable tant elle s'offrait comme gibier. Declan était incontestablement le prédateur qui se nourrissait de sa chair. Et la comparaison pouvait aller plus loin, tant les tentatives du gibier étaient vaines pour se dégager de l'emprise de son prédateur. Elyon elle, mordillait le cou de Declan. Mais en vérité, la proie ne tentait guère d'échapper à sa mort, elle la cherchait. Jamais elle ne s'était sentie aussi vivante de toute sa propre vie. Sa plénitude était à son paroxysme, et cela lui suffisait à accepter le déclin qui l'attendait. Sa vie de damnée aura au moins été clémente une fois avec elle.

    " Je ne savais pas que les loups laissaient leur gibier vivant ... "

    Mais Elyon ne se doutait pas le moins du monde de ce qui allait arriver, de la brutalité de son apogée. Le visage de Declan se rapprocha doucement du sien, tandis que ses caresses commençaient à cesser. Et elle, complètement ivre de l'atmosphère et captive de son désir, n'était pas assez lucide pour se rendre compte de la dangerosité de la situation. Comme si cela avait été inéluctable, Declan posa ses lèvres sur celle d'Elyon, emportée alors dans son baiser. Mais une fois encore, les rôles allaient changer, tout comme la teinte des lèvres de la louve blanche. Ainsi, un noir d'ébène vint colorer les lèvres de la jeune femme, tout comme cela était arrivé tantôt. Il ne suffit que d'une seconde.

    En revanche, il ne suffit que de la seconde suivante pour que le courroux de la malédiction d'Elyon s'abatte sur Declan. Et en cette même seconde, Elyon fut plus lucide que jamais, mais sur la mauvaise fréquence néanmoins. Elle ressentait tout, ce sentiment si chaud et lumineux affluait dans son corps entier. La demoiselle put elle-même voir le visage d'un homme, et elle comprit qu'il était l'essence même de cette onde de chaleur. Ce sentiment si doux était pourtant tellement douloureux pour elle. Elle venaît d'ôter un fragment de bonheur à l'homme qui l'embrassait, et s'apprêtait dangereusement à lui en ôter d'autres. La jeune femme était en train de le vider, et de se remplir elle-même d'un venin douloureux. Cette douleur vint à l'inciter de repousser Declan violemment. Instinctivement, elle s'écarta, tremblante, le regard fuyant. Qui des deux étaient plus monstrueux que l'autre ? Pour Elyon, il n'y avait pas de doute possible. Sa monstruosité était sans nom, la façon dont celle-ci se prononçait était de la pire espèce. Ôter le bonheur des autres est certainement la chose la plus horrible que l'on puisse faire à autrui. Et c'était ce mal qui rongeait la louve blanche, donnant naissance à un stade de culpabilité trop avancé pour qu'un être humain ne puisse la supporter. Pour elle, elle était en cet instant même, une chose qui ne devrait pas avoir de place dans ce monde, elle n'avait pas sa place. Elle avait beau mépriser les gens, elle ne pouvait décidément pas s'empêcher de leur faire du mal, Declan en était la preuve même. Son malaise était si fort qu'elle n'osa point lever le regard en sa direction, il était encore plus dur de regarder la réalité dans le reflet de ses prunelles à lui.

    Le regard d' Elyon était vide, opacifié par les réminiscences. C'était comme avec Eden, et cette fois-ci, elle était plus coupable. Le monstre qui l'habitait avait lui même brisé sa prison de glace, celle qu'elle avait tant peiné à bâtir pour protéger les autres de cette chose, et pour se protéger elle-même. Elle était vulnérable et pathétique, voilà ce qu' Elyon était. Mais elle devait se ressaisir, lutter contre cette chose écœurante. Ce fut donc la haine qui prit la place de la culpabilité. Et dans la nécessité d'exprimer sa vague d'émotion, la jeune louve planta ses crocs dans ses lèvres ébènes. Après tout, c'était par ce moyen là que la chose exerçait son inhumanité. En cet instant, la douleur n'existait pas, à croire que la haine était un substitut à l'adrénaline.
    Alors que ses blanches canines s'enfonçaient dans la chair pulpeuse et noire de ses lèvres, jaillit non pas du sang, bien que la consistance paraissait proche, mais une sorte de liquide aussi bleu que l'était ses cheveux, avec un effet nacré en plus. Des gouttes tombèrent sur le sol, ce qui incita Elyon à porter la main à ses lèvres. Cette substance était aussi étrange pour elle que pour n'importe qui. Mais cela lui inspira un dégoût encore plus prononcé pour cette chose, cette chose qu'au final elle était. La louve blanche prit une grande respiration, et d'une voix grave, elle lança à Declan sans toutefois lui adresser un regard.


    " Tu devrais partir ... Je suis un gibier trop dangereux."

    Drôle de Mea Culpa. Elyon étouffa un petit rire , imbu de cynisme, dévoilant alors tant elle était frappée par la fatalité de sa vie. Elle avait beau s'être sentie plus vivante que jamais quelques instant auparavant, jamais elle n'avait eût tant désiré de rejoindre les Enfers, bien que même là-bas, elle s'avait pertinemment qu'elle n'y avait pas sa place. Au fond de son être, elle entendait résonner les rires du monstre qui l'habitait, il jubilait, jouïssait même. Ce dernier n'avait jamais été aussi proche de la liberté.

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MessageSujet: Re: A l'aube d'une nouvelle rencontre | Declan |   Dim 19 Avr - 15:58

Un court baiser. Il avait apprécié le contact de ses lèvres contre celles d'Elyon, bien que cela ne dura que l'espace d'une seconde. Oh, il aurait aimé que cela dure. Mais il était clair que son destin ne pouvait pas être orienté vers un existence banale, emplie d'amour et d'un calme incontestable. Il devait saucer Ren de l'Ankou. Et ce baiser lui avait fait rappeler. Il avait aimé ces lèvres pendant une seconde. Mais... la seconde suivante... de bien tristes souvenirs étaient revenus faire leur apparition. L'espace de cette seconde, il revécut de nombreuses choses. Des allégories de la misère elle même, pour ainsi dire. Il était en train d'oublier ces instants passés avec la louve blanche. Elle n'était plus cette femme avec qui il avait commencé ce jeu de manipulation. Elle n'était plus rien, en fait. Ces sentiments naissant avaient été dissimulés derrière toutes les nouvelles pensées qui étaient revenues dans le but de le torturer. Car c'était bien une torture. Lui rappeler pourquoi il était là. Pourquoi il était en liberté, lui. Pourquoi il était avec cette femme plutôt qu'avec Ren. Il l'avait promis. Il devait emmener son ami sur l'île de Sûl. Et à présent, Declan s'était retrouvé dans les bras d'une autre femme. Une traîtrise. Purement et simplement. Le bisclaveret fut alors repoussé. Mais, en vérité, c'était une chose qu'il s'apprêtait à faire. Il ne comprit pas vraiment pourquoi Elyon l'avait bousculé ainsi, elle qui l'aguichait et se laissait aguicher depuis si longtemps. Mais il ne chercha pas à savoir. Il resta là, couché sur le sol, non loin d'elle, remémorant des bribes de son passé. Des bribes qui le firent progressivement grimacer. Il passa du visage heureux d'avoir assouvi quelques plaisirs charnels au visage triste, de grosses larmes au bord de son œil gauche.

Qu'est ce qui m'arrive?

***


Encore une fois, Declan s'était retrouvé au milieu d'une dizaine d'ennemis. Un autre gang rival. Toujours. Son père l'avait envoyé ici, et il n'avait d'autre choix que de se défaire de ses ennemis. Il faisait jour cette fois-ci. Aussi, il ne put avoir la "chance" d'être affublé de sa capacité à encaisser les coups aussi facilement qu'il pouvait arracher certains membres en un coup de crocs. Mais il restait un combattant hors pair, et le nombre d'assaillants importait peu. Cette taverne allait être mise à sac et ne représenterait plus le QG de ce gang mais plutôt la nouvelle propriété de son père, le "Boss Ziresh". Un premier coup fut porté vers sa tête, facilement esquivé pour que le bisclaveret s'empare du sabre de son ennemi et passe derrière lui pour mieux lui trancher les tendons. L'arme fut ensuite plantée dans la nuque de l'humain avant d'être projetée dans la gorge d'un autre. Il ne suffit que de trois secondes pour que Declan ait commis deux meurtres. Et cela n'allait pas se terminer là. Car la colère était à son paroxysme parmi le groupe d'humains. Mais ses mains elles seules suffirent à mettre à terre trois autres adversaires en quelques secondes. Cela avait commencé par une charge violente écrasant un autre de ces humains contre un mur, suivie d'une autre charge allant poser cette fois-ci sa main sur la poitrine du quatrième adversaire pour mieux le projeter au sol, déformant le parquet lui même. Quant au cinquième, il subit un gigantesque coup de poing le projetant derrière le guichet de la taverne, brisant une mâchoire, un crâne ainsi qu'une colonne vertébrale lorsqu'elle s'écrasa contre les bouteilles de la taverne.
Plus que cinq. Cette journée s'annonçait plus facile à terminer que prévue. Et en effet, il n'eut qu'en un éclair, à subtiliser l'épée d'un ennemi pour effectuer une attaque en arc de cercle et lacérer les poitrines de chacun de ses assaillants, brisant au passage deux autres épées qui avaient voulu barrer le chemin de leur sœur. Il s'apprêta à sortir de la taverne pour annoncer le succès de sa mission au reste des Foudroyés, mais c'est alors qu'il vit un jeune homme courir vers lui.
Ren.
Il criait son nom en arrivant jusque vers lui. Que voulait-il? Un air à la fois désolé et emprunt d'un grand sentiment d'urgence était venu orner son visage. Il était maintenant à un mètre de lui... et pourtant, il ne s'arrêtait pas. Declan, ne s'attendant pas à une telle action, fut alors tout de même déséquilibré dans la bousculade, malgré sa carrure. C'est alors qu'il eut une vision d'horreur. Une effusion de sang. Il se tenait là, contre son ami, observant la scène avec effroi...


Ren! Qu'est ce que tu as fait!

La main de l'adolescent était passée derrière le dos du Bisclaveret pour encaisser et stopper la lame du poignard d'un ennemi. C'était de lui que venait ce sang. Ren releva le visage, transperçant les deux yeux de son ami d'un regard à la fois désolé et en colère. L'assaillant un de ceux que Declan avait attaqués dans son attaque circulaire. Il fallait croire que le loup d'argent n'était pas parfait...

Je te sauve! Imbécile!

La colère du loup fut intense. Il ne suffit que d'une seconde pour qu'il se retourne et inflige un de ses gigantesques coups de poings à l'humain qui avait osé meurtrir son ami. Le brigand fut projeté comme son autre collègue dans les bouteilles de la taverne, le corps maintenant déformé par le coup. Declan, quant à lui, reporta son attention sur son ami.

Désolé Ren! J'aurais dû faire attention! Pardon!

C'est bon, c'est rien. Ça arrive. Et puis on a vu pire.

Excuse moi Ren! C'est ma faute!

Declan, j'vais pas faire la gueule pour ça. Ça fait mal, mais ça ira... On est amis après tout.


***


Ces derniers mots étaient repassés au travers de l'esprit du loup d'argent. Durant un instant, il avait remémoré tout de moment là, en embrassant la louve blanche. Mais maintenant, il se souvenait bien de ces mots. "On est amis après tout." Et lui... il était là, à embrasser et tripoter une femme alors qu'il s'était promis de le ressusciter. Il avait donnée sa main pour le sauver d'un coup qui aurait pu être fatal à Declan. Et il avait donnée sa vie pour sa liberté. "On est amis après tout." Ces derniers mots retentissaient encore dans sa tête. Et maintenant, il pleurait. Il pleurait comme il n'avait jamais pleuré depuis sa mort, laissant jaillir un flot de larmes de son œil gauche, mais aussi un flot de sang de son œil droit. Un flot qui le força à retirer son cache-œil pour mieux laisser passer sa souffrance. "Tu devrais partir..." disait Elyon. A ces mots, il se retourna, dévoilant son visage tiraillé par la tristesse.

Oui... Tu as raison...

Sa voix n'était plus celle d'une créature. Elle était, d'un coup, devenue bien plus humanisée, quoique toujours aussi grave et triste. Elle tremblait sous le flot de larmes qui ruisselait encore le long des joues du loup pour se rejoindre sur son menton et couler. Suite à ses derniers mots, il se releva, récupérant au passage sa cape, sa lance et tout autre objets qu'il possédait et avait laissé sur le seul durant leurs ébats. Puis il se dirigea vers la forêt qui environnait les ruines du Vieux Temps, laissant Elyon avec pour seule indication le fait qu'il aille jusqu'à Ys. Il ne s'était pas retourné et avait continué de pleurer pendant plusieurs heures. Ce jour là, il avait répété sans cesse...

Excuse moi, Ren...

[Mmmh en fait, je m'en suis bien mieux sorti que ce que j'aurais pensé!]
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